Sante Flux

Puteaux est mal préparé à affronter la canicule, notre commune est un îlot de chaleur géant

Capture d’écran 2019-06-22 à 20.15.44

Le département des Hauts-de-Seine est placé depuis dimanche après-midi en alerte canicule. Puteaux est particulièrement touché. Notre ville, de par son urbanisation dense (45.000 habitants sur 3km2), ses immeubles de grandes hauteurs (Des millions de m2 de bureaux sur la Defense) et l'absence d'espaces verts, est en effet un "îlot de chaleur" géant.

La bétonnisation de notre commune, qui a été accentuée ces dernières années, fait que la température à Puteaux est supérieure de 2 à 3 degrés par rapport aux zones périphériques. Lors d'une vague de canicule, comme celle que nous allons connaître cette semaine, la différence peut même atteindre 10 degrés en température ressentie.

En cause : la forte concentration des immeubles, mais aussi des sols entièrement pavés ou goudronnés qui captent et stockent la chaleur du soleil.

Il existe pourtant des solutions pour lutter contre cet effet bien connu d'îlot de chaleur :

  • construire autrement : en prenant en compte les circulations d'air, les expositions au soleil, les formes architecturales et les matériaux utilisés ;
  • et remettre de la nature en ville : notamment en végétalisant les toits et les sols.

Depuis 5 ans, nous avons fait de nombreuses propositions en ce sens devant le conseil municipal de Puteaux. Notre série d'articles et de voeux en témoigne :

Très concrètement et sans devoir attendre l'évolution urbanistique de notre commune, nous avons aussi proposé une série de mesures pour anticiper les épisodes caniculaires pour les personnes vulnérables et dans les écoles de Puteaux.

Malheureusement, ces différentes propositions ont toutes été rejetées par la majorité municipale.

La mairie de Puteaux ne sait pas (ne veut pas ?) agir. Toute sa politique repose sur la délivrance de permis de construire et sur la passation de marchés publics lucratifs pour quelques grosses sociétés. Elle se contentera donc toute cette semaine de communiquer (car, quand on ne fait rien de réel, il ne reste plus que la communication pour faire croire qu'on agit) et de distribuer des milliers de bouteilles d'eau... en plastique !!!!

(Source de la carte : les îlots de chaleur urbains, APUR)

Voici quelques recommandations pour affronter cette vague de chaleur : 

* En cas de malaise ou de troubles du comportement, appelez un médecin (ou faites le 15).
* Si vous avez besoin d'aide appelez la mairie (Puteaux : 01 46 92 92 92 et CCAS :01 46 92 95 95).
* Si vous avez dans votre entourage des personnes âgées, souffrant de maladies chroniques ou isolées, prenez de leurs nouvelles ou rendez leur visite deux fois par jour. Accompagnez les dans un endroit frais.
* Pendant la journée, fermez volets, rideaux et fenêtres. Aérez la nuit.
* Utilisez ventilateur et/ou climatisation si vous en disposez. Sinon essayez de vous rendre dans un endroit frais ou climatisé (Le centre commerciale des 4 Temps par exemple ou les bâtiments communaux restés ouverts) deux à trois heures par jour.
* Mouillez vous le corps plusieurs fois par jour à l'aide d'un brumisateur, d'un gant de toilette ou en prenant des douches ou des bains.
* Adultes et enfants : buvez beaucoup d'eau, personnes âgées : buvez 1.5L d'eau par jour et mangez normalement.
* Ne sortez pas aux heures les plus chaudes (11h-21h).
* Si vous devez sortir portez un chapeau et des vêtements légers.
* Limitez vos activités physiques.


L'alimentation BIO reste trop limitée dans les cantines de Puteaux

Ecoles_sem_14Nous n’avons pas forcément le même point de vue sur les aliments issus de l’agriculture biologique, mais nous savons qu’ils sont bons pour nos enfants et pour l’environnement.

Malgré des progrès réalisés grâce à nos propositions faites en conseil municipal, la part de nourriture BIO dans les cantines scolaires de Puteaux reste très faible.

Selon les menus affichés devant les écoles (voir photo ci-contre-, le BIO se limite à :
• des carottes râpés ou des concombres, 

• des carottes poêlées ou des haricots verts ou des épinards à la crème, 

• un yaourt ou un fruit, et parfois un fromage.


Ce sont les mêmes aliments - certains industriels - qui sont servis alternativement chaque mois.

Pour la municipalité, servir du BIO dans les cantines consiste à introduire 1 aliment pour compléter un repas, mais la mairie n’a aucune volonté de composer globalement des menus BIO et sains.

Selon nous, s’engager à offrir à nos enfants une alimentations de qualité, c’est aller vers du 100 % BIO et local, en favorisant les producteurs franciliens plutôt que les grands groupes industriels.

La question du bien-être de nos enfants doit devenir une priorité. C’est pourquoi nous proposons :

• la création d’une ferme BIOLOGIQUE dans notre domaine de la Falaise (Yvelines), afin de fournir les cantines de Puteaux en produits sains et locaux,
• de parvenir rapidement vers une nourriture 100% BIO et non industrielle dans nos cantines.

EN LIRE PLUS : https://www.monputeaux.com/bio/

Bouchra Sirsalane


Les runners franciliens, connectés à Strava, adorent l'ile de Puteaux

IMG_0572

Selon l'application Strava, la piste de l'ile de Puteaux est l'un des spots les plus fréquentés par les coureurs franciliens connectés.

Strava est un réseau social qui permet aux passionnés de course et de cyclisme de se connecter entre eux, de partager  leurs parcours géolocalisés et leurs performances. 

L'application vient de publier une étude sur les parcours préférés de ses utilisateurs en Ile-de-France durant l'année 2018. Dans les Hauts-de-Seine, la piste sur l'île de Puteaux est parmi les "segments" les plus fréquentés par les coureurs à la recherche d'un endroit calme pour courir et performer, dans un secteur très urbanisé.

Voilà une étude qui illustre une nouvelle fois les besoins de la population de nos villes : des endroits aménagés, proches des bureaux et des habitations, pour se détendre et faire du sport.
L'île de Puteaux est un endroit idéal pour cela.
Encore faut-il que nous préservions ce lieu de toute bétonisation. Ce n'est malheureusement pas le choix de la municipalité de Puteaux qui envisage d'y construire 45 nouvelles places de parking, tout en dépensant 12 millions d'euros pour une passerelle piétonne reliant l'ile à la ville (on cherchera la logique entre ces 2 décisions).
Si nous devenons un jour majoritaire à la mairie de Puteaux, nous ferons de l'île un lieu de nature réservé aux promeneurs, aux cyclistes... et aux runners. Ces applications utilisant la géolocalisation sont très utiles : elles montrent aux élus et aux aménageurs ce que veut la population de nos villes.
Christophe Grébert


Puteaux distribue du sel de déneigement à qui en demande. Une pratique qui n'est pas sans danger pour l'environnement et notre santé

Capture d’écran 2019-01-30 à 11.47.17

Durant tout l'hiver et lors de chaque alerte "neige et verglas", la ville de Puteaux déverse des tonnes de sel sur les chaussées et les trottoirs. La commune distribue aussi du sel de déneigement à chaque personne qui en demande. Mais cette pratique est loin d'être sans risque pour l'environnement et notre santé.

Il faut 75 kilos de sel par km de chaussée à traiter en cas d'alerte, précise les services de la ville de Puteaux, qui disposent d'un stock de 200 tonnes de sel de déneigement (soit l'équivalent de 5 kilos de sel par habitant). La ville met ce sel à disposition de chaque personne qui en réclame, dans la limite  de  "10 kg par foyer ou par copropriété" précise la maire (photo ci-contre). Est-ce bien raisonnable ?

LE SEL DE DÉNEIGEMENT EST DANGEREUX POUR L'ENVIRONNEMENT :

Par réaction chimique, le sel libère les métaux (plomb, zinc, aluminium) qui se trouvent dans l'asphalte. Ces polluants vont se diffuser ensuite dans les sols et les eaux.
- Les caractéristiques du sol sont modifiées avec une diminution de sa perméabilité et donc une circulation plus difficile de l’eau et de l’air.
- 
Ceci a pour effet une limitation de la croissance des plantes et arbres, une perturbation de leur cycle, une chute des feuilles et parfois le dépérissement des végétaux. Selon le WWF, le sel de déneigement serait responsable de la disparition, chaque année, d’un million d’arbres.
- Les caractéristiques des eaux des rivières sont aussi modifiées avec pour effet la disparition de la faune et de la flore.

DyGRW0WWoAIUklB

LE SEL DE DÉNEIGEMENT EST DANGEREUX POUR NOTRE SANTÉ :

- Le sel de déneigement est irritant pour la peau et peut provoquer des brûlures. Mettez des gants si vous devez en répandre sur le sol et ne laissez pas les enfants jouer avec ce dernier.
- Attention aussi aux pattes des animaux. Il est recommandé de les laver après toute promenade si les trottoirs et allées empruntés ont été salés.

- Le sel de déneigement est un poison en cas d’ingestion.
L’absorption de seulement quelques grains de sel peut provoquer des troubles digestifs tels que nausée, vomissement et douleurs abdominales, notamment chez les enfants, plus fragiles que les adultes.
En plus grande quantité, il y a un risque d’empoisonnement mortel. Attention aux enfants qui mettent la main à leur bouche après avoir touché du sel. En cas de symptômes, contactez au plus vite le centre antipoison au 0 825 812 822 ou les secours (112).

QUELLE ALTERNATIVE ?

- La solution est de déneiger le plus rapidement possible pour éviter que la neige ne se transforme en glace.
Avant de saler, évacuez et raclez la neige. Vous pourrez ensuite saler en utilisant le produit avec parcimonie.- Préférez la cendre, la sciure ou les copeaux de bois.
Mais il vous faudra ensuite les évacuer en balayant les sols concernés, pour éviter de boucher les évacuations d'eau de ruissellement. Vous pourrez ensuite intégrer les déchets ramassés à votre compost ou les répandre directement dans votre jardin. 

L'UTILISATION DU SEL DE DÉNEIGEMENT EST INTERDITE OU LIMITÉE AILLEURS

La ville de Sceaux (Hauts-de-Seine) préfère mélanger le sel de route avec du sable, avec un ratio de deux tiers/un tiers.

En Allemagne, Finlande ou encore en Suède, la réglementation limite fortement l'utilisation du sel sur les routes et l'interdit même dans certains secteurs considérés comme vulnérables.

Il n'est pas question d'interdire du jour au lendemain le salage des routes et des trottoirs. Car cette solution permet de réduire les risques d'accident. Cependant, on voit que ce n'est pas une solution idéale. Des alternatives existent et doivent être utilisées. Mais nos propres comportements doivent aussi évoluer. Ainsi on ne peut pas faire comme si les saisons n'existaient pas et exiger que les routes et les trottoirs de nos villes soient également accessibles été comme hiver.
A chacun donc de s'équiper en conséquence : pneus hiver ou chaussettes pour les voitures, des pelles (à neige) dans les copropriétés, et grosses chaussures à semelles anti-dérapantes, voire bâtons de marche, pour les piétons. Tout simplement !
Plutôt que de donner du sel à tout le monde sans contrôle, la municipalité ne devrait-elle pas améliorer la sécurité globale de nos chaussées et trottoirs et/ou encourager les équipements individuels de base des automobilistes et des piétons ?
Il en va de notre santé et de celle de nos enfants. Il en va aussi de l'avenir de notre planète et de notre bien être à tou.te.s dans une ville plus en phase avec la nature.

Christophe Grébert

SOURCES DE CET ARTICLE :