Nature en ville Flux

A propos des espaces verts surtout bétonnés de Puteaux

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Avez-vous remarqué combien les espaces dits "verts" de Puteaux sont surtout très bétonnés ? Vous trouverez dans la ville plein d'exemples de lieux supposés être des jardins... et dont les espaces sont en fait très majoritairement dallés ou  goudronnés. 

Alors que le minéral domine largement notre environnement, rien ne diffère dans les jardins municipaux. C'est le cas par exemple du "Jardin aux Camélias" (photo ci-contre), rue Roque de Fillol. Mais regardez aussi la place des Marées sur le haut de la ville, le jardin du Sud (rue Voltaire) ou bien encore le jardin du Conservatoire : 80% des surfaces sont bétonnées, contre seulement 20% d'espaces verts et bien souvent sous la forme de parterres surélevés (jardin du sud) ou d'alignement de pots en plastique (place des Marées - photo ci-dessous). Il y a peu de végétaux et peu de plantations de pleine terre.

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Nous devons absolument inverser cette proportion. Avec ma collègue Bouchra Sirsalane, au sein du groupe Puteaux Futur,  nous proposons des jardins avec 80% d'espaces verts de pleine terre, pour seulement 20% de minéral réservé aux cheminements. Ainsi, nous parviendrons à faire de Puteaux une ville nature. C'est important pour notre bien être, pour l'environnement et pour réaliser de fortes économies.
Christophe Grébert


TRIBUNE : Réservons l'île de Puteaux aux promeneurs et aux sportifs

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Tribune du groupe Puteaux Futur au conseil municipal à paraître dans le Puteaux infos de mars 2019 :

La piste du stade de l'île de Puteaux est l'un des spots les plus fréquentés par les coureurs franciliens.

C’est ce que révèle “STRAVA”, une application qui permet aux passionnés de course de partager parcours et performance. Ces applis géolocalisées sont intéressantes, car elles nous indiquent comment les espaces public sont utilisés : dans un secteur très urbanisé, les runners viennent chercher nature et calme.

Nous avons besoin de lieux proches de notre logement ou du bureau pour nous détendre et faire du sport. L’île est parfaite pour cela.

Encore faut-il que nous la protégions de toute bétonisation. Ce n'est malheureusement pas le cas : après y avoir limité le vélo, la municipalité a décidé d’y réaliser 45 nouvelles places de parking ! Quelle est la logique, alors que nous construisons une passerelle pour venir sur l’île… sans sa voiture ?

Image009Stoppons ce chantier de nouveau parking. Réduisons l'automobile et le béton sur l’île de Puteaux, pour le plaisir des promeneurs, des cyclistes et des coureurs.

Christophe Grébert et Bouchra Sirsalane

www.puteauxfutur.com


La bétonisation de l'île de Puteaux se poursuit : la ville va y créer 45 places de parking supplémentaires

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La municipalité engage de nouveaux travaux sur l'ile de Puteaux, poursuivant sa bétonisation. Le parking près de la piscine va en effet être étendu, pour accueillir 45 nouvelles places pour les automobiles et 10 places supplémentaires pour les motos.

Plus de places pour les voitures, cela signifie plus de flux et de bouchons, donc plus de nuisances (pollution, bruit) et d'insécurité pour les cyclistes et les promeneurs de l'unique poumon vert de notre commune.

Plusieurs milliers de m2 d'espaces verts vont aussi être supprimés pour créer ces nouveaux stationnements.

Il est regrettable que la municipalité reste à ce point hostile à la nature en ville et ne pense qu'en terme de circulation automobile.

Rappelons qu'elle a aussi décidé d'interdire les vélos de la future passerelle qui doit relier la ville à l'ile, alors que le pont de Puteaux, une autoroute de 2 x 3 voies, est dangereux à emprunter pour les cyclistes.

Tant d'erreurs interrogent sur les capacités de l'actuelle majorité municipale à préparer le futur de Puteaux.

Je voudrais déjà commencer par dire que ce chantier de parking n'a jamais été discuté en conseil municipal. Je le découvre comme vous !
Et si au lieu de bétoniser sans fin l'ile de Puteaux, on la rendait à la nature ? Réduisons au maximum la place de l'automobile. Réalisons des parcours libre de toute circulation motorisée. Faisons de l'île un lieu de détente. Autorisons-y les piques-niques !
Dans notre projet municipal (*voir photo ci-dessous), la passerelle piétonne, en cours de construction, devait être la base d'une transformation de l'île en un lieu réservé aux promeneurs, aux coureurs et aux cyclistes.
Nous le ferons. A vous de décider.
Christophe Grébert

6a00d8341c339153ef022ad3c2906f200b-800wiArticle sur l'ile de Puteaux tiré de notre journal de campagne "Puteaux pour vous" en 2014. 


Puteaux distribue du sel de déneigement à qui en demande. Une pratique qui n'est pas sans danger pour l'environnement et notre santé

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Durant tout l'hiver et lors de chaque alerte "neige et verglas", la ville de Puteaux déverse des tonnes de sel sur les chaussées et les trottoirs. La commune distribue aussi du sel de déneigement à chaque personne qui en demande. Mais cette pratique est loin d'être sans risque pour l'environnement et notre santé.

Il faut 75 kilos de sel par km de chaussée à traiter en cas d'alerte, précise les services de la ville de Puteaux, qui disposent d'un stock de 200 tonnes de sel de déneigement (soit l'équivalent de 5 kilos de sel par habitant). La ville met ce sel à disposition de chaque personne qui en réclame, dans la limite  de  "10 kg par foyer ou par copropriété" précise la maire (photo ci-contre). Est-ce bien raisonnable ?

LE SEL DE DÉNEIGEMENT EST DANGEREUX POUR L'ENVIRONNEMENT :

Par réaction chimique, le sel libère les métaux (plomb, zinc, aluminium) qui se trouvent dans l'asphalte. Ces polluants vont se diffuser ensuite dans les sols et les eaux.
- Les caractéristiques du sol sont modifiées avec une diminution de sa perméabilité et donc une circulation plus difficile de l’eau et de l’air.
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Ceci a pour effet une limitation de la croissance des plantes et arbres, une perturbation de leur cycle, une chute des feuilles et parfois le dépérissement des végétaux. Selon le WWF, le sel de déneigement serait responsable de la disparition, chaque année, d’un million d’arbres.
- Les caractéristiques des eaux des rivières sont aussi modifiées avec pour effet la disparition de la faune et de la flore.

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LE SEL DE DÉNEIGEMENT EST DANGEREUX POUR NOTRE SANTÉ :

- Le sel de déneigement est irritant pour la peau et peut provoquer des brûlures. Mettez des gants si vous devez en répandre sur le sol et ne laissez pas les enfants jouer avec ce dernier.
- Attention aussi aux pattes des animaux. Il est recommandé de les laver après toute promenade si les trottoirs et allées empruntés ont été salés.

- Le sel de déneigement est un poison en cas d’ingestion.
L’absorption de seulement quelques grains de sel peut provoquer des troubles digestifs tels que nausée, vomissement et douleurs abdominales, notamment chez les enfants, plus fragiles que les adultes.
En plus grande quantité, il y a un risque d’empoisonnement mortel. Attention aux enfants qui mettent la main à leur bouche après avoir touché du sel. En cas de symptômes, contactez au plus vite le centre antipoison au 0 825 812 822 ou les secours (112).

QUELLE ALTERNATIVE ?

- La solution est de déneiger le plus rapidement possible pour éviter que la neige ne se transforme en glace.
Avant de saler, évacuez et raclez la neige. Vous pourrez ensuite saler en utilisant le produit avec parcimonie.- Préférez la cendre, la sciure ou les copeaux de bois.
Mais il vous faudra ensuite les évacuer en balayant les sols concernés, pour éviter de boucher les évacuations d'eau de ruissellement. Vous pourrez ensuite intégrer les déchets ramassés à votre compost ou les répandre directement dans votre jardin. 

L'UTILISATION DU SEL DE DÉNEIGEMENT EST INTERDITE OU LIMITÉE AILLEURS

La ville de Sceaux (Hauts-de-Seine) préfère mélanger le sel de route avec du sable, avec un ratio de deux tiers/un tiers.

En Allemagne, Finlande ou encore en Suède, la réglementation limite fortement l'utilisation du sel sur les routes et l'interdit même dans certains secteurs considérés comme vulnérables.

Il n'est pas question d'interdire du jour au lendemain le salage des routes et des trottoirs. Car cette solution permet de réduire les risques d'accident. Cependant, on voit que ce n'est pas une solution idéale. Des alternatives existent et doivent être utilisées. Mais nos propres comportements doivent aussi évoluer. Ainsi on ne peut pas faire comme si les saisons n'existaient pas et exiger que les routes et les trottoirs de nos villes soient également accessibles été comme hiver.
A chacun donc de s'équiper en conséquence : pneus hiver ou chaussettes pour les voitures, des pelles (à neige) dans les copropriétés, et grosses chaussures à semelles anti-dérapantes, voire bâtons de marche, pour les piétons. Tout simplement !
Plutôt que de donner du sel à tout le monde sans contrôle, la municipalité ne devrait-elle pas améliorer la sécurité globale de nos chaussées et trottoirs et/ou encourager les équipements individuels de base des automobilistes et des piétons ?
Il en va de notre santé et de celle de nos enfants. Il en va aussi de l'avenir de notre planète et de notre bien être à tou.te.s dans une ville plus en phase avec la nature.

Christophe Grébert

SOURCES DE CET ARTICLE :