Logement Flux

50.000 personnes signent la pétition en faveur de Marie de Puteaux qui attend un logement HLM depuis 14 ans

Capture d’écran 2018-11-15 à 13.52.25Je viens d'avoir Marie au téléphone. Cette dame de 71 ans, seule et à la rue, est toujours dans l'attente d'un logement HLM à Puteaux. Elle campe encore dans le hall de la mairie de Puteaux.

Elle y reste jusqu'à ce que la maire la fasse expulser à la fermeture des bureaux. Ce soir et ce week-end, elle dort chez des amis. "Mais lundi soir, je serai à nouveau à la rue. Je suis de plus en plus fatiguée. A mon âge, c'est dur", me dit-elle.

Marie me dit de transmettre ses remerciements aux nombreux signataires de la pétition diffusée sur change.org pour la soutenir dans sa démarche. Ils sont plus de 50.000 !

Nous demandons à la mairie de Puteaux et à la préfecture des Hauts-de-Seine de tout faire pour lui obtenir un logement HLM dans sa ville. A 71 ans, cette dame ne mérite pas - comme d'ailleurs personne ne mérite - de dormir dehors.


Tribune : des immeubles vétustes risquent de s'effondrer à Puteaux

IMG_9852A Marseille, 8 personnes sont mortes dans l’effondrement de 3 immeubles. Un drame qui pourrait se produire à Puteaux. Dans notre ville, des dizaines de familles sont logées dans des bâtiments menaçant ruine. Par exemple, dans cet immeuble de la rue Agathe (photo ci-contre).

La loi donne les pouvoirs au maire pour assurer la sécurité des habitants :
- Article L. 2212-2 du Code des collectivités : le maire a pour responsabilité la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques.
- Article L.2212-4 : en cas de danger, le maire fait exécuter les mesures de sûreté.
- Articles L. 521-1 et suivants du Code de la construction et de l’habitation : en cas de carence d'un propriétaire, le maire doit héberger ou reloger les occupants d'un immeuble en péril.

La législation existe donc. Nous avons les moyens financiers. Ne manque que la volonté d’agir pour mettre à l’abris ces familles en danger

En tant qu'élus de l'opposition, notre rôle est d'alerter. Nous faisons aussi des propositions sur l’habitat. Vous pouvez les consulter ici : www.monputeaux.com/logement

Grebert-sirsalane
En cette fin d'année de fêtes, notre pensée particulière va à tous les Putéoliens mal logés.



Christophe Grébert
et
Bouchra Sirsalane

CETTE TRIBUNE DU GROUPE PUTEAUX FUTUR SERA PUBLIÉE DANS LE MAGAZINE MUNICIPAL "PUTEAUX INFOS" DE DÉCEMBRE 2018


Expulsée de chez elle, à 71 ans, Marie campe devant la mairie de Puteaux pour obtenir un logement HLM

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Depuis plusieurs jours, une petite dame campe le soir devant la mairie de Puteaux. Expulsée par son propriétaire, Marie, 71 ans, espérait obtenir un logement HLM dans sa ville. Cela fait 14 ans qu'elle en fait la demande. En vain. La maire refuse même de la recevoir !

Cela fait 30 ans qu'elle habite Puteaux. Marie y a toutes ses connaissances, ses médecins, ses commerçants... A son âge, elle ne se voit pas recommencer une vie ailleurs.
Et puis en 3 décennies à Puteaux, Marie a vu de très nombreuses personnes obtenir un logement HLM de la ville. Des personnes bien plus riches qu'elle. Marie, qui vit seule avec une petite retraite, se pensait prioritaire. Son dossier loi Dalo avait d'ailleurs été validé par la préfecture des Hauts-de-Seine. Malgré cela, elle s'est retrouvée à la rue, expulsée par un huissier et des policiers.

Depuis, sa voiture et un box, où elle a stocké ses meubles, sont ses domiciles. Chaque jour, Marie passe à la mairie pour réclamer un rendez-vous de Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Mais la maire Les Républicains de Puteaux refuse même de la recevoir. Marie est priée de sortir de l'Hôtel-de-ville et de rester dans le froid. Et quand le Parisien publie un article pour raconter son histoire, une personne de la municipalité l'avertit que "cela aggrave un peu plus son cas". Son "cas" ?

Puteaux, la ville la plus riche de France ; Puteaux où un ami du maire peut obtenir un logement HLM en seulement 5 jours ;  Puteaux, la ville des cadeaux ; ce Puteaux là ne veut pas de Marie. Trop pauvre, trop âgée, trop seule, pas assez Ceccaldiste ?

Ce n'est pas l'image que nous nous faisons de notre communauté. Puteaux mérite mieux que cette indifférence municipale pour les personnes isolées.
Mon soutien à Marie et à tous les Putéoliens rejetés par un système froid et injuste.
Christophe Grébert

Par solidarité, un habitant de Suresnes a lancé une pétition sur Change.org pour un logement pour Marie de Puteaux. MERCI À LUI


Des dizaines de familles toujours en attente d'un relogement, au milieu du chantier des Bergères à Puteaux

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2.200 logements sont en cours de construction sur le haut de Puteaux, autour du rond point des Bergères. Au milieu de ce vaste chantier, des dizaines de familles occupent encore de vieux immeubles qui ont été rachetés par la commune ou les promoteurs pour être démolis.
Le sort de ces Putéoliens est ignoré de la municipalité, qui refuse de les reloger alors qu'elle en a pourtant l'obligation. 
Lors du conseil municipal du 21 juin 2018, la conseillère Modem Bouchra Sirsalane est intervenue pour demander au maire de fournir un rapport sur la situation de ces familles. En vain. En séance, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a osé affirmer que ces familles préfèrent rester dans ces immeubles en ruine.

Extrait de l'intervention de Bouchra Sirsalane devant le conseil municipal : 

"Lors de la séance du conseil municipal du 8 mars 2017, nous avons présenté un voeu pour réclamer la création d'une mission de relogement des habitants de la ZAC des Bergères, considérant l’obligation de relogement encadrée et définie par les articles L314-1 et suivants du code de l’urbanisme.
Vous avez rejeté notre voeu en nous garantissant que ces familles étaient accompagnées. Or, ces familles occupent toujours actuellement des logements insalubres et impropres à l'habitation.
Nous vous avons exposé plusieurs situations pour attirer votre attention et vous inciter à mettre en oeuvre des mesures adaptées.
Nous sommes en contact avec des dizaines de familles occupant ces logements dégradés, impropres à l’habitation. Elles ne bénéficient d’aucun suivi de vos services, d’aucun accompagnement vers un relogement, d’aucune proposition de relogement. Comment expliquez-vous cela ?"

Cela fait de nombreuses années que nous dénonçons les méthodes de la municipalité de Puteaux vis-à-vis des habitants expulsables de la ZAC des Bergères. Tout est fait pour les amener à partir et à renoncer au relogement auquel ils ont pourtant droit.
Attitude détestable de la municipalité qui, encore une fois, ignore la loi et le principe de solidarité.
Christophe Grébert