Logement Flux

VIDEO Marie toujours obligée de dormir dans sa voiture à Puteaux

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La situation de Marie de Puteaux est toujours inchangée. Depuis 4 mois, cette retraitée de 71 ans est obligée de dormir dans sa voiture faute de logement. La maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud refuse de l'aider et même de simplement lui accorder un rendez-vous.

Je ne m'explique toujours pas ce manque total d'empathie de la part de la maire LR de Puteaux.

Sarah FRIKH, lanceuse d'alerte pour les femmes SDF, est allée à la rencontre de Marie et a diffusé cette vidéo sur Youtube.

Une pétition pour demander à la mairie de Puteaux et à la préfecture des Hauts-de-Seine de tout faire pour lui obtenir un logement HLM dans sa ville rassemble plus de 100.000 signatures.


Logement insalubre : quand Le Parisien recopie les communiqués mensongers de la mairie de Puteaux

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Cela arrive malheureusement  régulièrement : Le Parisien des Hauts-de-Seine recopie les communiqués mensongers de la municipalité de Puteaux, sans enquêter sur la réalité des faits présentés.

Dernier exemple en date, le 19 décembre, le quotidien régional a relayé telle quelle une information du cabinet de la maire de Puteaux sur la mise en place d'un "permis de louer" pour "lutter contre l'habitat insalubre".

Dans cet article, le journal ne s'interroge absolument pas sur la pertinence de cette "information" municipale.

Car si cette mesure, déjà appliquée par d'autres communes d'Ile-de-France, peut paraître utile, soulignons que pour Puteaux  :  

1/ il ne s'agit que d'une expérimentation de 6 mois. Or ce genre de mesure n'a d'efficacité que dans le temps.

2/ l'expérimentation ne concerne qu'un seul quartier (sur 10) de Puteaux. Or, les bâtiments dont nous signalons depuis plusieurs années la vétusté ne sont pas situés dans ce quartier !

3/ Cette mesure n'est accompagnée d'aucune autre action sociale. En effet, à quoi sert-il d'interdire de louer un bien, si la mairie ne s'occupe pas de reloger ceux qui se retrouvent à la rue faute de logement digne disponible ?

LE PARISIEN ne parle pas de notre amendement présenté en conseil municipal le 13 décembre : nous avons soumis au vote un amendement demandant que ce "permis de louer" soit appliqué pleinement (sans phase d'expérimentation inutile) et sur l'ensemble de la ville (pas dans un seul quartier moyennement exposé).

LE PARISIEN aurait pu préciser que la majorité municipale a vote CONTRE cet amendement de bons sens.

LE PARISIEN aurait pu aussi indiquer que cette mesure annoncée soudainement par la municipalité de Puteaux survient - comme une réaction improvisée et ne répondant pas à l'urgence et la gravité du sujet - 3 semaines après la publication de notre tribune demandant d'agir en urgence contre le logement insalubre :

LE PARISIEN aurait pu enfin signaler que ce soudain intérêt de la municipalité de Puteaux pour la lutte contre le logement insalubre intervient une semaine après la diffusion sur M6 d'une enquête montrant exactement le contraire :

LE PARISIEN semble donc, dans ce cas, avoir simplement participé à une campagne de désinformation de la municipalité de Puteaux. Nous le regrettons. Car nous croyons encore à la mission des journalistes pour instruire les citoyens sur les manipulations dont ils sont victimes.
Christophe Grébert


Question au maire de Puteaux sur une dame de 71 ans qui dort dans sa voiture

6a00d8341c339153ef022ad37da8d2200c-800wiLors du conseil municipal de Puteaux, jeudi 13 décembre, je poserai une question à la maire sur la situation de Marie qui dort depuis 1 mois et demi dans sa voiture.

Voici ma question adressée ce jour à Joëlle Ceccaldi-Raynaud : 

"Depuis fin octobre, c’est à dire depuis un mois et demi, Marie - 71 ans, 1.300 euros de retraite, vivant à Puteaux depuis 30 ans - dort dans sa voiture faute de logement. Cela fait 14 ans qu’elle demande un logement social à Puteaux, en vain. Chaque jour ou presque depuis 1 mois et demi, elle vient à la mairie pour demander à vous rencontrer, en vain également.
La situation dans laquelle cette dame âgée se trouve scandalise beaucoup de personnes. Une pétition de soutien recueille actuellement plus de 105.000 signatures et cela augmente chaque jour.

Marie, qui vit seule, demande à pouvoir rester vivre à Puteaux, où elle a ses amis, son réseau de connaissances, ses médecins, ses commerces.... Elle ne se voit pas refaire sa vie ailleurs à 71 ans. Toutes les personnes qui ont son âge comprennent cela.

L’hiver est là. Le froid aussi. Marie dort dans sa voiture. Combien de temps encore sa santé résistera, selon vous ? 
La semaine dernière, le chef de la police municipale a mis Marie à la porte de la mairie en jetant ses affaires par terre. Cela a été violent. Elle a été très choquée. Avez-vous donné cet ordre à cet agent municipal ?

Puisque vous avez la faculté d’attribuer des logements HLM, voilà une bonne raison de le faire, Madame la maire. Vous engagez-vous à agir, et selon quel délai, pour loger Marie dans une HLM de Puteaux ?"


Question au maire après l'enquête d'M6 sur le logement social à Puteaux

Capture d’écran 2018-12-10 à 14.23.08Lors du conseil municipal du jeudi 13 décembre, j'interrogerai le maire de Puteaux sur les conditions d'attribution des logements HLM de Puteaux, après un reportage de Bernard de La Villardière diffusé sur M6 révélant un système clientéliste et des irrégularités.

VOIR LE REPLAY DE CETTE ENQUETE SUR LE SITE D'M6 (À PARTIR DE LA 48E MINUTE ET JUSQU'A 1H05)

Voici ce que je compte dire au maire : 

"M6 a diffusé la semaine dernière une enquête du journaliste Bernard de La Villardière sur le logement social à Puteaux, révélant un système clientéliste et plusieurs faits anormaux.

On y voit Monique, une maman de 2 enfants âgés de 5 et 7 ans, payant 700 euros par mois pour un logement dans un immeuble insalubre situé à 200 mètres de l’Hôtel-de-Ville. Il y a des rats, un escalier qui menace de s’écrouler, des colonnes de gaz délabrées, des installations électriques qui ne sont plus aux normes.

“Monique vit la peur au ventre”, déclare Bernard de La Villardière qui en a pourtant vu bien d'autres au cours de ses nombreux reportages. 
“Pourquoi Monique est-elle ici ? Elle est pourtant prioritaire avec son dossier DALO. Y aurait-il un dysfonctionnement dans l’attribution des logements sociaux ?”, s’interroge le journaliste. Monique attend depuis des années un logement HLM, en Vain.

Un jeune putéolien, Romain, témoigne aussi dans ce reportage. Il a 24 ans et gagne 1.200 euros par mois. Il est hébergé par une amie. Il ne dispose que de quelques m2. Il a fait une demande de logement HLM, lui aussi en vain.

Un Putéolien vivant en HLM, interrogé par une journaliste d’M6, raconte une discussion qu’il a eu avec vous. Vous lui auriez dit : “Pour avoir un logement, c’est moi qui commande”. 
M6 publie effectivement un document montrant que vous avez attribué en 3 jours seulement (!) un logement HLM, sans passer par la commission d'attribution :

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Ces dysfonctionnements et irrégularités au sein de l'office HLM de Puteaux ne sont pas inconnus ou nouveaux. En 2016, un rapport de l’ANCOLS, l’agence chargé du contrôle des offices HLM, avait déjà pointé cette situation. L’office que vous présidez a été condamné pour cela à une amende de 80.000 euros.

M6 révèle aussi que 6 de vos adjoints (sur 12) sont logés en HLM à Puteaux. L’un d’eux est haut-fonctionnaire et gagne 8.000 euros nets par mois. Ses revenus dépassent le plafond autorisé pour profiter d’un logement social. Un autre adjoint est logé en HLM alors qu’il est multi-propriétaire dans la ville.

Malgré plusieurs demandes, vous avez refusé de répondre aux questions d’M6. Bernard de La Villardière est venu assister à une réunion publique organisée dans cette mairie : vous avez fait semblant de ne pas le voir et de ne pas entendre ses questions.

Je vais donc à mon tour tenté de vous interroger :

Comment se fait-il, Madame la maire, qu’à Puteaux certains de vos adjoints ayant des ressources très élevées ou étant multi-propriétaires profitent de logements HLM de grandes surface à des prix faibles, alors que d’autres habitants de la ville, comme Monique et Romain, qui eux sont en situation d’urgence et ont des revenus faibles, doivent vivre dans des logements chers, petits et dangereux, malgré des années de demande et d'attente de logement social  ?"

Je ne m'attends pas à ce que Joëlle Ceccaldi-Raynaud réponde ou me donne une réponse honnête.