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Les Ceccaldi de Puteaux échappent à un procès pour corruption dans l'affaire de la chaufferie de la Défense

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Après 18 ans d'enquête, je croyais l'affaire enterrée pour toujours, mais non... L'AFP a révélé ce week-end que le parquet de Nanterre avait, en toute discrétion durant le mois d'août, demandé un procès pour les soupçons de corruption dans l'attribution du marché du chauffage et de la climatisation des 3 millions de m2 de bureau du quartier d'affaires de la Défense.

Plus de 5 millions d'euros de pot-de-vin auraient été versés.

Charles Ceccaldi, l'ex-maire de Puteaux, était au coeur de l'enquête. Il présidait le syndicat intercommunal - le SICUDEF - qui a attribué cette délégation de service public. Il était placé en examen depuis 12 ans pour favoritisme et corruption.

Mais... Charles Ceccaldi est décédé le 18 juillet dernier, à l'âge de 94 ans.

2 semaines après (!), le 2 août, le Parquet de Nanterre a donc demandé que 5 personnes soient -enfin- jugées : les seuls responsables des entreprises concernées... mais aucun politique ! 

Dans cette affaire, Joëlle Ceccaldi a été entendue comme témoin assisté : une partie des commissions aurait pu transiter par un compte à son nom au Luxembourg. Compte dans lequel les enquêteurs ont trouvé la trace des fameux 102 kilos d'or.

Mais aucune charge n'a été retenue contre l'actuelle maire de Puteaux : les enquêteurs n'ont pas su prouver que cet argent caché dans un paradis fiscal était celui de la corruption présumée du marché de la Défense.

Quel commentaire peut-on faire ? Disons que le Parquet de Nanterre a pris son temps dans cette affaire : 18 ans d'instruction, un record ! Remarquons également que nos institutions n'ont pas été très efficaces pour lutter contre la corruption, particulièrement dans les Hauts-de-Seine sous l'ére Sarkozy.

Espérons au moins que ce procès -lorsqu'il aura lieu- mettra en lumière les mauvaises pratiques de certains de nos élus. Car rappelons-le : les millions détournés dans ces affaires de marchés publics le sont à notre détriment.

Christophe Grébert

L'ARTICLE DU MONDE RESUME BIEN L'AFFAIRE : https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2019/09/14/affaire-de-la-chaufferie-de-la-defense-le-parquet-veut-un-proces-apres-18-ans-d-enquete_5510510_1653578.html

MON DOSSIER SUR LE CHAUFFAGE URBAIN DE LA DÉFENSE : https://www.monputeaux.com/chauffage_urbain/


Pose de la 1ère pierre de la tour Hekla Jean Nouvel à Puteaux : encore plus de bétonisation !

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Une cérémonie s'est déroulée ce matin à Puteaux, sur le site de la Rose de Cherbourg, pour la pose de la 1ère pierre de la Tour HEKLA signée du célèbre architecte Jean Nouvel.

Cette nouvelle tour, qui va être construite à la limite du quartier de Paris la Défense, fera 220 mètres de haut, comptera 48 étages pour 76.000 m2 de bureau pouvant accueillir 5.800 employés. Elle sera - si tout va bien - livrée en 2022. Mais le projet lancé en 2016 a déjà 2 ans de retard sur le calendrier annoncé alors.

La première conséquence de cette nouvelle tour sera une bétonisation accrue de Puteaux

Cette nouvelle tour, qui s'ajoute à une autre tour géante The Link bientôt construite aussi sur Puteaux, va en effet obliger la commune à construire encore plus de logements, par compensation au déséquilibre Est-Ouest de la région parisienne.

Mais de cela, dans son communiqué, la maire de Puteaux n'en parle pas du tout. Joëlle Ceccaldi préfère affirmer que cette nouvelle tour va "renforcer l'attractivité de Paris la Défense". Elle souligne par ailleurs les "performances environnementales" de ce projet, sans préciser lesquelles.

Je ne vois pas en quoi un bâtiment qui n'est vivable que grâce à une usine géante fabriquant 24h/24h du froid et du chaud peut revendiquer des "performances environnementales" ?!?! 


11.800 places de parking sont vides à la Défense

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C'est un nouveau rapport de la Chambre régionale des Comptes sur la gestion de la Défense qui l'affirme : les parkings publics du quartier d'affaires ne font plus recette. Sur 21.900 places, 54% sont inoccupées, soit 11.800 stationnements pour voiture vides aux portes de Paris !

Le quartier a été conçu dans les années 60 sur le modèle du tout voiture. On imaginait que les salariés des tours et les clients des galeries commerciales viendraient en voiture. 20.000 emplacements sont alors construits sous la dalle.

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Ces parkings sont réalisés par l'aménageur (l'Epad) qui en confie l'exploitation à un délégataire. Celui-ci reverse une redevance à l'Etablissement d'aménagement de la Défense qui en tire sa principe ressource pour entretenir les espaces publics du quartier.

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Mais voilà, les temps ont changé : on vient de plus en plus à la Défense par le RER, le Transilien, le Tramway, le Métro, en bus, à vélo ou à pied... et de moins en moins en voiture. Résultat, la fréquentation des parkings baisse année après année inexorablement. Le chiffre d'affaires de l'exploitant continue de progresser uniquement du fait d'une hausse régulière des tarifs : +20% en 5 ans.

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C'est un cercle vicieux : plus les prix des parkings grimpent, plus les automobilistes renoncent à venir à la Défense. Ils vont faire leurs achats ailleurs ; ou ils vont se garer sur les communes environnantes (augmentant les nuisances locales, comme dans le quartier Bellini à Puteaux) ; ou bien encore ils abandonnent la voiture pour les transports en commun...

Ladefense4La Sepadef, société qui exploite les parkings de la Défense, affirme être en déficit, malgré 34 millions d'euros de chiffres d'affaires. Elle continue de verser environ 20 millions d'euros de redevance annuelle à "Paris la Défense" (qui a succédé à l'EPAD devenu ensuite l'Epadesa et Defacto). Mais pour combien de temps ? Ce déficit "fait peser un risque sur la continuité d’exploitation de la délégation", alerte la Chambre Régionale des Comptes. 

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Les élus de Paris la Défense - et notamment le président des Hauts-de-Seine et les maires de Puteaux et de Courbevoie - nous avaient bien caché cette situation. Peut-on compter sur eux pour trouver une solution à cette crise ? Ne construisent-ils pas encore des parkings souterrains sur tout le territoire (5 sur les 10 dernières années rien que sur Puteaux), comme si de rien n'était ?
Ce sera à nous de réinventer la Défense pour en faire un vrai quartier de vie et trouver un nouvel usage à ces immenses espaces abandonnés. 
Christophe Grébert

Ce reportage de l'ORTF datant de 1967 montre l'utopie technocratique du quartier de la Défense. Un projet extraordinaire mais dépassé

(source photo)


30 millions d'euros d'argent public pour rebaptiser le stade U Arena de la Défense

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Le stade U Arena (photo), inauguré l'an dernier à la Défense, pourrait être rebaptisé "Paris la Défense Arena", du nom de l'établissement public "Paris la Défense" qui a remplacé l'EPADESA. Ce changement de nom va coûter plus de 30 millions d'euros, selon Le Parisien. Ces 30 millions d'euros d'argent public n'auraient-ils pas été plus utiles à l'amélioration des équipements publics de la Défense ?

Cela s'appelle du "naming". En 2015, le Palais Omnisport Paris Bercy avait ainsi été rebaptisé «Accorhotels Arena POPB». Il y aussi l’Orange Vélodrome de Marseille, l’Allianz Riviera de Nice et le Groupama Stadium de Lyon.... Jusqu'ici, ce genre de contrat publicitaire n'était passé qu'avec des entreprises privées. C'est la première fois qu'un établissement public se porte candidat.

"Paris la Défense" espère, grâce à cette publicité géante, faire connaître son nom. U Arena, dirigé par le président du Racing 92 Jacky Lorenzetti, percevrait de l'établissement public plus de 30 millions d'euros, à raison de 3 millions par an sur 10 ans.

On remarquera que ce montant est plus élevé que les autres accords de "naming" observés ailleurs en France et que le président du Racing 92 Jacky Lorenzetti, pour construire son stade, avait déjà bénéficié d'une part de l'aide de l'EPADESA qui lui a vendu un terrain à la situation exceptionnelle au pied de la Grande Arche et d'autre part de l'engagement financier du conseil départemental des Hauts-de-Seine : le département a mis 200 millions d'euros au pot pour y transférer son siège ! Une affaire privée financée par de l'argent public... tellement pratique.

Le conseil d'administration de "Paris la Défense", composé majoritairement d'élus du conseil départemental des Hauts-de-Seine et des maires de Puteaux, Courbevoie et Nanterre, doit se prononcer sur cet accord commercial le 17 mai prochain.

Dépenser 30 millions d'euros d'argent public pour appeler ce stade "Paris la Défense", est-ce un investissement prioritaire pour l'établissement public PLD qui peine à entretenir correctement les espaces publics du quartier d'affaires ? Cet argent ne serait-il pas mieux dépensé pour réparer les ascenseurs en panne ou embellir des sous-sols et des couloirs sinistres ?
Je demande aux administrateurs de l'établissement public, dont ce sera la première décision importante, de bien réfléchir à la manière dont ils dépensent l'argent de nos impôts.

Christophe Grébert