Espaces verts Flux

Puteaux Futur : pour des écoles végétalisées

Capture d’écran 2018-10-30 à 17.36.53Pour lutter contre les pollutions, diminuer les effets des canicules et pour assurer le bien être de nos enfants... lors du dernier conseil de Puteaux, la conseillère Bouchra Sirsalane a présenté un voeu du groupe Puteaux Futur en faveur de la végétalisation des écoles de la commune.

La majorité municipale a malheureusement et encore voté contre notre proposition.

Voici le texte de l'intervention de Bouchra Sirsalane :

"La nature est essentielle pour notre développement et notre bien être. Avec les constructions en cours, notre ville se "bétonise" laissant peu de place aux arbres, aux plantes, aux pelouses... aux verts. Nous sommes favorables au développement de la nature en ville.

C’est pourquoi nous demandons que la ville s’engage à :
• Végétaliser les façades et toitures des écoles,
• Préférer les pelouses aux sols en matériaux non naturels,
• Créer des jardins potagers bio.

Les avantages de la végétalisation sur la biodiversité sont reconnus. De plus, elle permet de retenir les eaux pluviales et améliore l’isolation thermique".

EN LIRE PLUS SUR LE SUJET : A Paris, des cours de récréation végétalisées pour que les enfants jouent au frais


Visite du quartier Petitot à Puteaux : "Ici, on est comme dans une prison"

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Le haut de notre ville est essentiellement constitué de grands ensembles, dont beaucoup d'immeubles de l'OPH de Puteaux (office HLM communal), à l'image du quartier Petitot, du nom de sa petite école communale Eugène Petitot.
C'est là que la ville vient de tronçonner 11 arbres dans un square pour enfant, parce que "les oiseaux qui y nichaient salissaient le sol avec leurs fientes". Samedi dernier, je suis allé visiter ce quartier où les habitants se disent être "comme en prison".

Quand on entre dans ce quartier, situé entre la rue des Fontaines et la rue Berthelot, c'est par l'un des passages contrôlés. Tout le quartier est en effet grillagé. Et à l'intérieur, il y a encore des grilles qui isolent chaque espace public.

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Petitot

"On est comme dans une prison", me dit spontanément un habitant quand je l'interroge sur l'ambiance du quartier. Cette phrase revient souvent au cours de ma visite. Il faut dire que l'espace est saturé de clôtures, de grilles, de barrières... Même le plus petit morceau de gazon est interdit par un grillage. Une femme soulève son petit chien et le dépose dans l'un de ces espaces clos de verdure. Pratique. Ailleurs, ce sont des enfants qui jouent dans un square entouré par une triple grille : un espace de jeux fermé à l'intérieur d'un espace réservé à l'une des résidences HLM, à l'intérieur de la clôture délimitant le quartier !

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Certains aménagements paraissent absurdes, comme ce petit morceau de gazon grillagé, avec une porte pour laisser passer un improbable jardinier-gardien de prison :

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Au nord du quartier, un grand espace public - la place des Marées - sert occasionnellement aux évènements : fête de la musique, vide-grenier. Au centre, une fontaine, qui ne fonctionnait pas ce jour là. Des arbustes dans des pots (évidemment), quelques bancs sur les côtés. Des grilles, bien sûr. Un espace entièrement bétonné. "Flippant", me dit une jeune fille qui vient là parfois avec ses copines pour discuter. Elle semble découvrir le lieu quand je lui demande ce qu'elle en pense.

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C'est dommage que la nature soit si contrainte, car le quartier possède aussi des espaces de verdure bien agréables.

Le manque de logique des aménagements se retrouve également dans la diversité du mobilier urbain. On cherche un style entre un puit en pierre pastiche, une colonne Morris 19ème siècle, des lampadaires années 70/80 et des feux tricolores contemporains : 

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Ce quartier semble avoir été confié depuis des décennies à une personne qui ne sait pas faire et pour qui la nature en ville ne veut rien dire. Nous y mobiliserons des urbanistes, des jardiniers et des sociologues pour revoir, avec les habitants, l'aménagement de ce quartier qui a beaucoup de potentiel, afin que la vie y soit plus agréable.
Christophe Grébert


11 arbres abattus dans un petit parc du haut de Puteaux

Photo0-5Les habitants sont choqués par ce spectacle de désolation : 11 arbres d'un square pour enfant situé à côté de la résidence HLM du Carré Vert et de l'école Petitot, sur le haut de Puteaux, ont été tronçonnés vendredi dernier, sans aucun avertissement de la municipalité. Explication d'un représentant de la ville : les oiseaux qui nichaient dans ces arbres cinquantenaires produisaient des fientes qui salissaient le sol !

A terme, la municipalité compte fermer et détruire entièrement le square afin d'arracher les souches.

Un habitant du quartier témoigne : 

Vendredi, je suis parti à mon travail tôt le matin. A mon retour en soirée, stupéfaction et désarroi : les arbres du petit square "Petitot" situé au pied de la tour Moissan et des immeubles du Carré vert, avaient été rasés...
Quel spectacle de désolation... Il ne reste rien, hormis les racines.
Une ancienne du quartier a pleuré. Mais cela n'a pas été le cas d'autres riverains à l'origine, dit-on ici, de cette demande : ils se plaignaient des oiseaux qui nichaient dans les arbres et des feuilles tombées au sol. 
Petitot1C'est une horreur d'avoir saccagé ce petit endroit verdoyant qui oxygénait le quartier. Quand les feuilles repoussaient au printemps, cela faisait chaud au cœur... Nombre de personnes aimaient s'y arrêter pour faire une pause à l'ombre des grands arbres cinquantenaires. C'était un lieu idéal pour passer une heure ou deux, avec les enfants ou en famille. Ce coin ombragé était bien agréable.
Il n'y a eu aucune consultation. Les habitants du quartier n'ont jamais été consultés. Ces arbres anciens ont été sacrifiés sur l’autel d’idées fausses. Mme le Maire n'a eu aucun état d'âme et ne s'est posée aucune question ! Je vous invite, Monsieur Grébert, à venir voir l'état misérable de ce petit square livré désormais aux seuls rayons du soleil.

La mairie de Puteaux fait exactement le contraire de ce qu'il faut faire. Nous manquons d'espaces verts à Puteaux. Il faut donc  planter de nombreux arbres et pas les abattre ! Les arbres renouvellent l'air que nous respirons et rafraîchissent naturellement l'atmosphère dans nos villes polluées et étouffantes.
Nous avons fait des PROPOSITIONS pour le retour de la NATURE EN VILLE. Ce n'est pas une lubie, c'est une question de santé et de bien être. 
Christophe Grébert

(photo ED)


VIDEO La ville de Puteaux interdit les pique-niques

Pique-nique"C'est la seule pelouse de Puteaux où on peut s'installer. Cela veut donc dire que les pique-niques sont interdits dans toute notre ville", constate amère un Putéolien venu profiter du soleil en famille et avec des amis, dimanche après-midi, dans le parc de l'île.

Quelques minutes plus tôt, des policiers municipaux étaient venus leur dire que pique-niquer dans les parcs de Puteaux était interdit et qu'il fallait qu'ils remballent toute leur nourriture. Les policiers municipaux ont fait le tour du parc, allant de groupe en groupe, pour s'assurer que personne ne mange. Je demande à un Putéolien s'il accepte de témoigner pour ma vidéo. Il refuse : "J'ai peur des représailles du maire", me dit-il spontanément !

Que pensez-vous d'un tel règlement ?

Nous manquons d'espaces verts à Puteaux et nous ne pouvons même pas librement profiter de notre seul grand parc. Je propose de changer ce règlement. Une aire de pique-nique pourrait être aménagée sur l'île, éventuellement avec quelques tables en bois, pour que les familles puissent librement profiter de ce coin de nature.
Christophe Grébert