Environnement Flux

Travaux rue Rouget de Lisle à Puteaux : une rue pavillonnaire aménagée comme une autoroute

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La rue Rouget de Lisle à Puteaux est une rue pavillonnaire qui longe la voie ferrée. Elle est en travaux depuis plusieurs mois. La chaussée et les trottoirs ont été refaits et re-modifiés en cours de route. Des habitants m'ont invité à venir voir, tant ce chantier leur paraissait mal conçu et anormalement long.

Ce qui est amusant, c'est qu'en arrivant dans la rue, je tombe nez-à-nez sur l'ancienne directrice de l'urbanisme de la ville de Puteaux. Celle-ci - toujours employée au cabinet de la maire de Puteaux - habite le quartier. On pouvait donc s'attendre à ce que la rénovation de cette rue ait été particulièrement soignée. 

Effectivement, les matériaux pour les trottoirs et les bordures sont parmi les plus chers. Mais ce qui m'interpelle en premier n'est pas là.

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La rue - longeant la voie ferrée - est naturellement toute droite. Une ligne droite en sens unique où la limitation de circulation à 30km/h était difficile à faire respecter. Or, cette rénovation est faite pour l'automobile : une même ligne droite qui permettra aux automobilistes les plus imprudents de foncer sans retenue, des emplacements nombreux pour stationner sa voiture... Mais rien pour le vélo : ni piste cyclable, ni stationnement sécurisé.

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Des barrières, des grosses bordures... pour bien séparer l'espace entre les autos et les piétons. C'est une véritable "autoroute". Un aménagement approprié aurait pu permettre de casser cette impression de voie autoroutière, afin d'amener naturellement les automobilistes à circuler paisiblement dans cette rue de maisons familiales et de petits immeubles.

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Je demande à plusieurs habitants s'ils ont été consultés avant le lancement des travaux, pour donner leur avis entre différents scénarios d'aménagement ? Ils me disent qu'une réunion a effectivement été organisée par la mairie, mais à un horaire qui ne leur permettait pas d'y assister. La consultation n'a donc pas été réelle.

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Ces riverains s'interrogent sur ce qui semble avoir été des travaux mal préparés. Il a fallu défaire et refaire plusieurs fois ce qui avait été fait, me dit un habitant. Ce chantier ,qui ne devait durer que quelques semaines, se prolonge depuis des mois, occasionnant des nuisances bien plus grandes qu'attendues. C'est malheureusement une triste habitude à Puteaux. Cela engendre des surcoûts et donc un gaspillage d'argent public énorme.

Je demanderai à la municipalité de me dire quel était le coût prévisionnel de ce chantier et quel est son prix définitif, considérant qu'il faudra revoir son aménagement dans le futur pour l'adapter aux nouveaux modes de déplacement en ville ! Quelle est l'expression déjà ? "Ni fait, ni à faire" ?
Christophe Grébert

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Puteaux distribue du sel de déneigement à qui en demande. Une pratique qui n'est pas sans danger pour l'environnement et notre santé

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Durant tout l'hiver et lors de chaque alerte "neige et verglas", la ville de Puteaux déverse des tonnes de sel sur les chaussées et les trottoirs. La commune distribue aussi du sel de déneigement à chaque personne qui en demande. Mais cette pratique est loin d'être sans risque pour l'environnement et notre santé.

Il faut 75 kilos de sel par km de chaussée à traiter en cas d'alerte, précise les services de la ville de Puteaux, qui disposent d'un stock de 200 tonnes de sel de déneigement (soit l'équivalent de 5 kilos de sel par habitant). La ville met ce sel à disposition de chaque personne qui en réclame, dans la limite  de  "10 kg par foyer ou par copropriété" précise la maire (photo ci-contre). Est-ce bien raisonnable ?

LE SEL DE DÉNEIGEMENT EST DANGEREUX POUR L'ENVIRONNEMENT :

Par réaction chimique, le sel libère les métaux (plomb, zinc, aluminium) qui se trouvent dans l'asphalte. Ces polluants vont se diffuser ensuite dans les sols et les eaux.
- Les caractéristiques du sol sont modifiées avec une diminution de sa perméabilité et donc une circulation plus difficile de l’eau et de l’air.
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Ceci a pour effet une limitation de la croissance des plantes et arbres, une perturbation de leur cycle, une chute des feuilles et parfois le dépérissement des végétaux. Selon le WWF, le sel de déneigement serait responsable de la disparition, chaque année, d’un million d’arbres.
- Les caractéristiques des eaux des rivières sont aussi modifiées avec pour effet la disparition de la faune et de la flore.

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LE SEL DE DÉNEIGEMENT EST DANGEREUX POUR NOTRE SANTÉ :

- Le sel de déneigement est irritant pour la peau et peut provoquer des brûlures. Mettez des gants si vous devez en répandre sur le sol et ne laissez pas les enfants jouer avec ce dernier.
- Attention aussi aux pattes des animaux. Il est recommandé de les laver après toute promenade si les trottoirs et allées empruntés ont été salés.

- Le sel de déneigement est un poison en cas d’ingestion.
L’absorption de seulement quelques grains de sel peut provoquer des troubles digestifs tels que nausée, vomissement et douleurs abdominales, notamment chez les enfants, plus fragiles que les adultes.
En plus grande quantité, il y a un risque d’empoisonnement mortel. Attention aux enfants qui mettent la main à leur bouche après avoir touché du sel. En cas de symptômes, contactez au plus vite le centre antipoison au 0 825 812 822 ou les secours (112).

QUELLE ALTERNATIVE ?

- La solution est de déneiger le plus rapidement possible pour éviter que la neige ne se transforme en glace.
Avant de saler, évacuez et raclez la neige. Vous pourrez ensuite saler en utilisant le produit avec parcimonie.- Préférez la cendre, la sciure ou les copeaux de bois.
Mais il vous faudra ensuite les évacuer en balayant les sols concernés, pour éviter de boucher les évacuations d'eau de ruissellement. Vous pourrez ensuite intégrer les déchets ramassés à votre compost ou les répandre directement dans votre jardin. 

L'UTILISATION DU SEL DE DÉNEIGEMENT EST INTERDITE OU LIMITÉE AILLEURS

La ville de Sceaux (Hauts-de-Seine) préfère mélanger le sel de route avec du sable, avec un ratio de deux tiers/un tiers.

En Allemagne, Finlande ou encore en Suède, la réglementation limite fortement l'utilisation du sel sur les routes et l'interdit même dans certains secteurs considérés comme vulnérables.

Il n'est pas question d'interdire du jour au lendemain le salage des routes et des trottoirs. Car cette solution permet de réduire les risques d'accident. Cependant, on voit que ce n'est pas une solution idéale. Des alternatives existent et doivent être utilisées. Mais nos propres comportements doivent aussi évoluer. Ainsi on ne peut pas faire comme si les saisons n'existaient pas et exiger que les routes et les trottoirs de nos villes soient également accessibles été comme hiver.
A chacun donc de s'équiper en conséquence : pneus hiver ou chaussettes pour les voitures, des pelles (à neige) dans les copropriétés, et grosses chaussures à semelles anti-dérapantes, voire bâtons de marche, pour les piétons. Tout simplement !
Plutôt que de donner du sel à tout le monde sans contrôle, la municipalité ne devrait-elle pas améliorer la sécurité globale de nos chaussées et trottoirs et/ou encourager les équipements individuels de base des automobilistes et des piétons ?
Il en va de notre santé et de celle de nos enfants. Il en va aussi de l'avenir de notre planète et de notre bien être à tou.te.s dans une ville plus en phase avec la nature.

Christophe Grébert

SOURCES DE CET ARTICLE :


Toutes les villes favorisent le recyclage des textiles... sauf Puteaux

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Poursuivons notre enquête pour faire de Puteaux une ville Zéro Déchet, Zéro Gaspillage. Dans n'importe quelle ville, vous pouvez recycler vos vêtements et textiles en les déposant dans des conteneurs gérés par des associations. Sauf à Puteaux.

Le site www.lafibredutri.fr/je-depose recense tous les conteneurs permettant de déposer des textiles. Quand on y inscrit le code postal de Puteaux, le résultat est... vide (photo-ci-contre).

On peut constater que toutes les communes voisines proposent une solution de proximité pour recycler ses textiles. Pas la nôtre.

La municipalité de Puteaux n'en veut pas pour une simple raison esthétique : la maire trouve ces conteneurs "pas jolis". La déchèterie mobile permet peut-être de déposer les vieux vêtements, mais les horaires ne conviennent pas à des actifs.

Il y a bien des aspects critiquables sur la politique "déchets" de Puteaux : conteneurs de verre peu développés, collecte trop fréquence des encombrants (nous sommes les champions de France !). Cette politique a une stratégie très claire : celle d'évacuer les déchets le plus vite possible (et dans des conditions très mauvaises) pour ne pas que les usagers les voient. Cela a un coût économique : 5,7 millions d’euros cette année au budget communal, soit 260 euros par ménage putéolien. Mais le coût environnemental et social est lui aussi très important, entre la masse de textile recyclable qui termine dans les ordures ménagères et l'absence de soutien à des entreprises d'insertion.

Consulter notre dossier ZERO DECHET à Puteaux

EN SAVOIR PLUS : En France, 600.000 tonnes de vêtements sont mises sur le marché chaque année. Seules 210.000 tonnes sont annuellement collectées dans l'un des 40.000 points d’apport du territoire. Par personne, cela fait 9 kilos de vêtements achetés par an, pour 3 kilos collectés et triés. Les 2 tiers disparaissent donc dans la nature... et plus encore à Puteaux. 

MISE A JOUR SAMEDI 9 FÉVRIER 19 : Comme régulièrement, la ville de Puteaux répond à mon article via les réseaux. Elle affirme que 1.300 kilos de vêtements ont été récupérés dans les écoles communales en 2018.
Cela représente 0,3% de la masse des vêtements achetés sur une année par l'ensemble des Putéoliens.

Les habitants de Puteaux achètent 400 tonnes (400.000 kilos) de vêtements par an (9 kilos par personne en moyenne). 1.300 kilos récupérés, c'est infime.


La carte de voeux 2019 du maire de Puteaux : 26.500 sacs en plastique lâchés dans la nature

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Comme chaque année, la maire Les Républicains de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, puise dans le budget de la commune pour envoyer à chaque habitant une carte de voeux. 

Cette fois, pas de pile polluante comme l'an dernier, mais une carte en partie fabriquée en plastique et elle-même emballée dans un sac en plastique.

Cette carte a été tirée à 26.500 exemplaires pour un coût de 130.000 euros, soit 4,90 euros l'unité.

26.500 sacs en plastique ont donc été produits. Ils vont être directement jetés à la poubelle ou bien ils se retrouveront dans la nature. Cette carte n'est franchement pas écologique, ni économique. Un simple message du maire sur le site et dans le mensuel de la ville aurait suffit.

On aurait pu économiser 130.000 euros d'impôts ou bien consacrer cette somme au relogement d'une dame âgée sans toit, par exemple.