Corruption Flux

Quartier des Arts à Puteaux : les Ceccaldi très... très... très impliqués dans ce projet immobilier

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Le Parisien des Hauts-de-Seine a publié, lundi 10 juin 2019, un nouvel article sur le projet immobilier du Quartier des Arts à Puteaux : "3 Ceccaldi pour un même chantier, c’est trop pour les riverains".

Selon le journal,  la vente des lots d'une partie du programme (340 logements et une crèche municipale) a été confiée à l’étude notariale où travaille l’un des fils de la maire de la ville.

Rappelons que l'autre fils de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, Vincent Franchi, est son adjoint à l'urbanisme.

Ainsi donc, 1/ la maire a délivré le permis de construire du projet, 2/ son 1er fils Vincent, adjoint à l'urbanisme, l'a piloté, et 3/ la société qui a embauché son 2e fils, notaire, en a négocié tous les actes.

"Un conflit d’intérêts entache-t-il le programme immobilier en cours de construction sur le site des anciennes blanchisseries Elis, à Puteaux ?", s'interroge Le Parisien. "Quand ce projet a été lancé, le fils de Mme le maire ne travaillait pas encore dans cette étude", a fait savoir au journal le cabinet de Joëlle Ceccaldi-Raynaud.

L'opération immobilière fait l'objet de plusieurs procédures, dont une auprès du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, afin d’obtenir l’annulation du permis de construire qui était déjà entaché de nombreuses irrégularités, selon un groupe de riverains opposés au projet.

J'ai tenté d'interroger plusieurs fois la maire sur cette affaire lors des séances du conseil municipal.  En septembre, Joëlle Ceccaldi a refusé de répondre à mes questions. En décembre, elle a nouveau refusé de répondre. Je retenterai une question lors du conseil de la semaine prochaine...
Christophe Grébert

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La mairie de Puteaux encore condamnée par la justice

Puteaux-colonies

La municipalité de Puteaux, dirigée par Joëlle Ceccaldi-Raynaud, passe régulièrement devant la justice. Cette fois, la commune est condamnée par le Tribunal administratif de Cergy-Pointoise, annonce Le Parisien des Hauts-de-Seine. L'affaire est intéressante. Elle montre que les avantages offerts par la ville - en l'occurence ici des colonies de vacances subventionnées - ne sont pas distribués aux habitants selon des critères transparents et justes.

En mars 2014, un couple de Putéoliens inscrit ses 2 enfants à des séjours en vacances. Le service jeunesse reçoit les dossiers le jour d'ouverture des inscriptions. Mais les 2 demandes sont rejetées. 

Comme le père a été candidat sur la liste de gauche lors de l'élection municipale de mars 2014, il se demande si ses 2 enfants n'ont pas été écartés par la mairie Les Républicains/UDI pour des raisons politiques.

Il demande à la municipalité des explications sur l'attribution de ces séjours. La mairie refuse. Il doit passer par la CADA pour les obtenir. Alors que la municipalité affirme que la règle est de privilégier "systématiquement les demandes de ceux dont les enfants ne sont pas encore partis, ou sont partis il y a quelque temps déjà", il apparait qu'une proportion importante des enfants ayant bénéficié de ces vacances était déjà partie l'année précédente et encore l'année d'avant (6 enfants sur 10 pour le 1er séjour et 2 sur 10 pour le second). 

Ses 2 enfants - qui n'avaient pas bénéficié de vacances de la ville les 3 années précédentes - ont donc été injustement écartées. La ville, qui n'a pas respecté ses propres règles, ne parvient pas à justifier son refus.

Dans son jugement rendu le 10 janvier 2019,  le tribunal administratif de Cergy-Pontoise donne donc raison à ce parent :  la commune est condamnée à verser 1.000 euros en "réparation du préjudice moral subi" par les 2 parents et par leurs enfants pour "refus illégaux". Le tribunal estime que la commune "n’a pas appliqué à la situation de ces 2 enfants des règles semblables à celles dont ont bénéficié les autres participants aux séjours organisés". La ville est aussi condamnée à verser 1.500 euros aux plaignants pour leurs frais de justice.

A Puteaux, tout le monde pense que pour bénéficier des services de la mairie, mieux vaut ne pas être un opposant et être plutôt un adhérent au parti Les Républicains. Combien de Putéoliens m'ont assuré qu'ils "avaient pris la carte" uniquement pour faire avancer leur dossier, pour une demande de HLM, pour une place en crèche ou même pour un parking municipal. Ce jugement semble venir confirmer cette croyance.

Ce clientélisme local enfreint la règle d'égalité à laquelle une majorité de français aspire au niveau national.

Je rappelle que ces colonies de vacances, comme tous les services offerts par la ville, sont largement payées par les impôts des Putéoliens, sans exception. Les attribuer à la tête du client, en écartant certaines familles pour des motifs illégaux, c'est rompre avec cette égalité républicaine. C'est aussi détourner les impôts de tous au bénéfice de quelques uns.

Cette nouvelle condamnation de la justice ne fera malheureusement pas reculer la majorité municipale. Ces pratiques clientélistes injustes sont vieilles et bien ancrées. Ce sont vos votes qui peuvent changer les choses, en mettant en place une nouvelle équipe municipale qui veillera à utiliser les impôts de manière juste.

Christophe Grébert


Quel est le coût de la corruption ? Rendez-vous jeudi 14 juin à Neuilly

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Combien nous coûte la corruption, qui va de la pratique des pots-de-vin et de l'extorsion au népotisme ? Entre 1.500 et 2.000 milliards de dollars par an, selon le FMI, soit plus d'un point du PIB mondial. Entre 179 et 990 milliards d'euros pour l'UE, selon d'autres études du parlement européen. Pour la France, ce sont plusieurs dizaines de milliards. De quoi effacer les déficits publics...

L'association Anticor92 organise une réunion,  jeudi 14 juin à Neuilly-sur-Seine, pour échanger avec la députée européenne et spécialiste de la lutte anticorruption Eva Joly et l'historien spécialiste des questions politiques Jean Garrigues.

Entrée gratuite sur réservation à conferencecoutcorruption@gmail.com


Christophe Grébert : "J'intègre l'association Anticor et devient son co-référent pour les Hauts-de-Seine"

Publié sur www.grebert.net :

Sent-117-600x400ANTICOR m'a demandé d'être son co-référent pour les Hauts-de-Seine. N'étant membre d'aucun parti et ne visant aucun mandat politique, j'ai accepté cette mission.

L'association Anticor lutte contre la corruption et défend l'éthique dans la vie publique. Elle est actuellement plaignante ou partie civile dans une cinquantaine d'affaires judiciaires en France.

Dans les Hauts-de-Seine, Anticor est présente depuis sa création en 2002, avec Séverine Tessier de Clichy, ex-présidente fondatrice, et Philippe Petit d'Asnières, ex-référent du 92 et trésorier de l'association. C'est un honneur de pouvoir poursuivre leur combat dans notre département.

Merci à son président Jean-Christophe Picard et au bureau d'Anticor pour leur confiance.

Je compte consacrer du temps à cette tâche, pour relayer les propositions de l'association, notamment auprès des parlementaires du 92, et faire un travail de veille sur les "affaires" locales.

Christophe Grébert

Je ne peux que vous encourager à adhérer à cette association de saine utilité publique : https://anticor.espace-adherent.org/