Clientelisme Flux

La mairie de Puteaux encore condamnée par la justice

Puteaux-colonies

La municipalité de Puteaux, dirigée par Joëlle Ceccaldi-Raynaud, passe régulièrement devant la justice. Cette fois, la commune est condamnée par le Tribunal administratif de Cergy-Pointoise, annonce Le Parisien des Hauts-de-Seine. L'affaire est intéressante. Elle montre que les avantages offerts par la ville - en l'occurence ici des colonies de vacances subventionnées - ne sont pas distribués aux habitants selon des critères transparents et justes.

En mars 2014, un couple de Putéoliens inscrit ses 2 enfants à des séjours en vacances. Le service jeunesse reçoit les dossiers le jour d'ouverture des inscriptions. Mais les 2 demandes sont rejetées. 

Comme le père a été candidat sur la liste de gauche lors de l'élection municipale de mars 2014, il se demande si ses 2 enfants n'ont pas été écartés par la mairie Les Républicains/UDI pour des raisons politiques.

Il demande à la municipalité des explications sur l'attribution de ces séjours. La mairie refuse. Il doit passer par la CADA pour les obtenir. Alors que la municipalité affirme que la règle est de privilégier "systématiquement les demandes de ceux dont les enfants ne sont pas encore partis, ou sont partis il y a quelque temps déjà", il apparait qu'une proportion importante des enfants ayant bénéficié de ces vacances était déjà partie l'année précédente et encore l'année d'avant (6 enfants sur 10 pour le 1er séjour et 2 sur 10 pour le second). 

Ses 2 enfants - qui n'avaient pas bénéficié de vacances de la ville les 3 années précédentes - ont donc été injustement écartées. La ville, qui n'a pas respecté ses propres règles, ne parvient pas à justifier son refus.

Dans son jugement rendu le 10 janvier 2019,  le tribunal administratif de Cergy-Pontoise donne donc raison à ce parent :  la commune est condamnée à verser 1.000 euros en "réparation du préjudice moral subi" par les 2 parents et par leurs enfants pour "refus illégaux". Le tribunal estime que la commune "n’a pas appliqué à la situation de ces 2 enfants des règles semblables à celles dont ont bénéficié les autres participants aux séjours organisés". La ville est aussi condamnée à verser 1.500 euros aux plaignants pour leurs frais de justice.

A Puteaux, tout le monde pense que pour bénéficier des services de la mairie, mieux vaut ne pas être un opposant et être plutôt un adhérent au parti Les Républicains. Combien de Putéoliens m'ont assuré qu'ils "avaient pris la carte" uniquement pour faire avancer leur dossier, pour une demande de HLM, pour une place en crèche ou même pour un parking municipal. Ce jugement semble venir confirmer cette croyance.

Ce clientélisme local enfreint la règle d'égalité à laquelle une majorité de français aspire au niveau national.

Je rappelle que ces colonies de vacances, comme tous les services offerts par la ville, sont largement payées par les impôts des Putéoliens, sans exception. Les attribuer à la tête du client, en écartant certaines familles pour des motifs illégaux, c'est rompre avec cette égalité républicaine. C'est aussi détourner les impôts de tous au bénéfice de quelques uns.

Cette nouvelle condamnation de la justice ne fera malheureusement pas reculer la majorité municipale. Ces pratiques clientélistes injustes sont vieilles et bien ancrées. Ce sont vos votes qui peuvent changer les choses, en mettant en place une nouvelle équipe municipale qui veillera à utiliser les impôts de manière juste.

Christophe Grébert


La carte de voeux 2019 du maire de Puteaux : 26.500 sacs en plastique lâchés dans la nature

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Comme chaque année, la maire Les Républicains de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, puise dans le budget de la commune pour envoyer à chaque habitant une carte de voeux. 

Cette fois, pas de pile polluante comme l'an dernier, mais une carte en partie fabriquée en plastique et elle-même emballée dans un sac en plastique.

Cette carte a été tirée à 26.500 exemplaires pour un coût de 130.000 euros, soit 4,90 euros l'unité.

26.500 sacs en plastique ont donc été produits. Ils vont être directement jetés à la poubelle ou bien ils se retrouveront dans la nature. Cette carte n'est franchement pas écologique, ni économique. Un simple message du maire sur le site et dans le mensuel de la ville aurait suffit.

On aurait pu économiser 130.000 euros d'impôts ou bien consacrer cette somme au relogement d'une dame âgée sans toit, par exemple.


Question au maire après l'enquête d'M6 sur le logement social à Puteaux

Capture d’écran 2018-12-10 à 14.23.08Lors du conseil municipal du jeudi 13 décembre, j'interrogerai le maire de Puteaux sur les conditions d'attribution des logements HLM de Puteaux, après un reportage de Bernard de La Villardière diffusé sur M6 révélant un système clientéliste et des irrégularités.

VOIR LE REPLAY DE CETTE ENQUETE SUR LE SITE D'M6 (À PARTIR DE LA 48E MINUTE ET JUSQU'A 1H05)

Voici ce que je compte dire au maire : 

"M6 a diffusé la semaine dernière une enquête du journaliste Bernard de La Villardière sur le logement social à Puteaux, révélant un système clientéliste et plusieurs faits anormaux.

On y voit Monique, une maman de 2 enfants âgés de 5 et 7 ans, payant 700 euros par mois pour un logement dans un immeuble insalubre situé à 200 mètres de l’Hôtel-de-Ville. Il y a des rats, un escalier qui menace de s’écrouler, des colonnes de gaz délabrées, des installations électriques qui ne sont plus aux normes.

“Monique vit la peur au ventre”, déclare Bernard de La Villardière qui en a pourtant vu bien d'autres au cours de ses nombreux reportages. 
“Pourquoi Monique est-elle ici ? Elle est pourtant prioritaire avec son dossier DALO. Y aurait-il un dysfonctionnement dans l’attribution des logements sociaux ?”, s’interroge le journaliste. Monique attend depuis des années un logement HLM, en Vain.

Un jeune putéolien, Romain, témoigne aussi dans ce reportage. Il a 24 ans et gagne 1.200 euros par mois. Il est hébergé par une amie. Il ne dispose que de quelques m2. Il a fait une demande de logement HLM, lui aussi en vain.

Un Putéolien vivant en HLM, interrogé par une journaliste d’M6, raconte une discussion qu’il a eu avec vous. Vous lui auriez dit : “Pour avoir un logement, c’est moi qui commande”. 
M6 publie effectivement un document montrant que vous avez attribué en 3 jours seulement (!) un logement HLM, sans passer par la commission d'attribution :

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Ces dysfonctionnements et irrégularités au sein de l'office HLM de Puteaux ne sont pas inconnus ou nouveaux. En 2016, un rapport de l’ANCOLS, l’agence chargé du contrôle des offices HLM, avait déjà pointé cette situation. L’office que vous présidez a été condamné pour cela à une amende de 80.000 euros.

M6 révèle aussi que 6 de vos adjoints (sur 12) sont logés en HLM à Puteaux. L’un d’eux est haut-fonctionnaire et gagne 8.000 euros nets par mois. Ses revenus dépassent le plafond autorisé pour profiter d’un logement social. Un autre adjoint est logé en HLM alors qu’il est multi-propriétaire dans la ville.

Malgré plusieurs demandes, vous avez refusé de répondre aux questions d’M6. Bernard de La Villardière est venu assister à une réunion publique organisée dans cette mairie : vous avez fait semblant de ne pas le voir et de ne pas entendre ses questions.

Je vais donc à mon tour tenté de vous interroger :

Comment se fait-il, Madame la maire, qu’à Puteaux certains de vos adjoints ayant des ressources très élevées ou étant multi-propriétaires profitent de logements HLM de grandes surface à des prix faibles, alors que d’autres habitants de la ville, comme Monique et Romain, qui eux sont en situation d’urgence et ont des revenus faibles, doivent vivre dans des logements chers, petits et dangereux, malgré des années de demande et d'attente de logement social  ?"

Je ne m'attends pas à ce que Joëlle Ceccaldi-Raynaud réponde ou me donne une réponse honnête.


6 adjoints au maire de Puteaux sur 12 sont logés en HLM, selon une enquête M6

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"Comment se fait-il que des logements sociaux soient attribués à des personnes qui ont des revenus bien supérieurs au plafond autorisé ?"

Joëlle Ceccaldi-Raynaud interpellée lors d'une réunion publique par Bernard de La Villardière. La maire de Puteaux refuse de répondre aux questions du journaliste sur l'attribution clientéliste des logements sociaux. La scène a été diffusée mercredi soir sur M6.

VOIR L'EMISSION EN REPLAY SUR LE SITE D'M6 (PUTEAUX A PARTIR DE LA 48 EME MINUTE)

Selon le reportage réalisé dans le cadre d'une soirée spéciale sur les inégalités, 6 adjoints sur 12 de la mairie de Puteaux sont logés en HLM, alors que l'un à un salaire de 8.000 euros nets et qu'un autre est propriétaire de plusieurs appartements dans la ville !

Dans le même temps, M6 a montré des familles pauvres de Puteaux qui vivent dans des logements insalubres et dangereux, mais dont les demandes de HLM sont systématiquement repoussées.

Pour obtenir un logement HLM à Puteaux, mieux vaut connaître le maire, selon l'enquête de Bernard de La Villardière. Au cours du reportage, plusieurs témoins racontent comment fonctionne le système clientéliste putéolien, en dehors de toute morale républicaine.