Clientelisme Flux

La cave à cadeaux de Joëlle Ceccaldi-Raynaud (attention : il s'agissait d'un 1er avril... en partie vraie, sauf la photo)

1eravril2019

Une image jamais vue ! Dans les sous-sols de l’Hôtel-de-ville de , c’est là que Joëlle Ceccaldi-Raynaud entrepose les cadeaux qu’elle réserve à ses amis ou à sa clientèle.

La maire feuillette chaque jour les hebdomadaires, les magazines féminins ou de décoration. Quand elle tombe sur une idée de cadeau, elle arrache la page. En fin de journée, sa directrice de cabinet récupère les pages arrachées et annotées. Elle charge ensuite un employé du cabinet de trouver et de commander le cadeau. Celui-ci rejoindra une étagère de la "cave à cadeaux de Madame" en attendant que la maire trouve à qui le donner. Des centaines de milliers d'euros d'argent public sont ainsi gaspillés chaque année.


VIDEO Remplacer des véhicules diesel polluants ou envoyer une carte de voeux ? La maire de Puteaux a choisi

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Faut-il  de préférence remplacer des véhicules diesel polluants qui tournent toute la journée dans les rues de notre ville ou envoyer une carte de voeux aux habitants ? La maire LR de Puteaux a choisi la seconde solution.

Lors du conseil municipal de Puteaux du jeudi 21 février 2019, Joëlle Ceccaldi a annoncé le remplacement d'utilitaires diesel des services communaux par des véhicules électriques, pour un montant de 117.000 euros HT.

Quand je lui demande pourquoi a-t-elle attendu la fin de son mandat de 6 ans pour changer ces véhicules polluants, la maire me répond "mais cela a un coût !".

117.000 euros, en effet. Pourtant chaque année, la maire de Puteaux dépense 130.000 euros pour envoyer une carte de voeux aux habitants (une carte elle-même polluante !).

La politique c'est faire des choix.... Le choix ici a été dépenser pour cette carte au lieu de prendre une décision qui diminuerait la pollution de l'air dans les rues de Puteaux.

Il y a pourtant nécessité à agir : A Puteaux, le taux de particules fines dans l'air dépasse les recommandations de l'OMS.


La mairie de Puteaux encore condamnée par la justice

Puteaux-colonies

La municipalité de Puteaux, dirigée par Joëlle Ceccaldi-Raynaud, passe régulièrement devant la justice. Cette fois, la commune est condamnée par le Tribunal administratif de Cergy-Pointoise, annonce Le Parisien des Hauts-de-Seine. L'affaire est intéressante. Elle montre que les avantages offerts par la ville - en l'occurence ici des colonies de vacances subventionnées - ne sont pas distribués aux habitants selon des critères transparents et justes.

En mars 2014, un couple de Putéoliens inscrit ses 2 enfants à des séjours en vacances. Le service jeunesse reçoit les dossiers le jour d'ouverture des inscriptions. Mais les 2 demandes sont rejetées. 

Comme le père a été candidat sur la liste de gauche lors de l'élection municipale de mars 2014, il se demande si ses 2 enfants n'ont pas été écartés par la mairie Les Républicains/UDI pour des raisons politiques.

Il demande à la municipalité des explications sur l'attribution de ces séjours. La mairie refuse. Il doit passer par la CADA pour les obtenir. Alors que la municipalité affirme que la règle est de privilégier "systématiquement les demandes de ceux dont les enfants ne sont pas encore partis, ou sont partis il y a quelque temps déjà", il apparait qu'une proportion importante des enfants ayant bénéficié de ces vacances était déjà partie l'année précédente et encore l'année d'avant (6 enfants sur 10 pour le 1er séjour et 2 sur 10 pour le second). 

Ses 2 enfants - qui n'avaient pas bénéficié de vacances de la ville les 3 années précédentes - ont donc été injustement écartées. La ville, qui n'a pas respecté ses propres règles, ne parvient pas à justifier son refus.

Dans son jugement rendu le 10 janvier 2019,  le tribunal administratif de Cergy-Pontoise donne donc raison à ce parent :  la commune est condamnée à verser 1.000 euros en "réparation du préjudice moral subi" par les 2 parents et par leurs enfants pour "refus illégaux". Le tribunal estime que la commune "n’a pas appliqué à la situation de ces 2 enfants des règles semblables à celles dont ont bénéficié les autres participants aux séjours organisés". La ville est aussi condamnée à verser 1.500 euros aux plaignants pour leurs frais de justice.

A Puteaux, tout le monde pense que pour bénéficier des services de la mairie, mieux vaut ne pas être un opposant et être plutôt un adhérent au parti Les Républicains. Combien de Putéoliens m'ont assuré qu'ils "avaient pris la carte" uniquement pour faire avancer leur dossier, pour une demande de HLM, pour une place en crèche ou même pour un parking municipal. Ce jugement semble venir confirmer cette croyance.

Ce clientélisme local enfreint la règle d'égalité à laquelle une majorité de français aspire au niveau national.

Je rappelle que ces colonies de vacances, comme tous les services offerts par la ville, sont largement payées par les impôts des Putéoliens, sans exception. Les attribuer à la tête du client, en écartant certaines familles pour des motifs illégaux, c'est rompre avec cette égalité républicaine. C'est aussi détourner les impôts de tous au bénéfice de quelques uns.

Cette nouvelle condamnation de la justice ne fera malheureusement pas reculer la majorité municipale. Ces pratiques clientélistes injustes sont vieilles et bien ancrées. Ce sont vos votes qui peuvent changer les choses, en mettant en place une nouvelle équipe municipale qui veillera à utiliser les impôts de manière juste.

Christophe Grébert


La carte de voeux 2019 du maire de Puteaux : 26.500 sacs en plastique lâchés dans la nature

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Comme chaque année, la maire Les Républicains de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, puise dans le budget de la commune pour envoyer à chaque habitant une carte de voeux. 

Cette fois, pas de pile polluante comme l'an dernier, mais une carte en partie fabriquée en plastique et elle-même emballée dans un sac en plastique.

Cette carte a été tirée à 26.500 exemplaires pour un coût de 130.000 euros, soit 4,90 euros l'unité.

26.500 sacs en plastique ont donc été produits. Ils vont être directement jetés à la poubelle ou bien ils se retrouveront dans la nature. Cette carte n'est franchement pas écologique, ni économique. Un simple message du maire sur le site et dans le mensuel de la ville aurait suffit.

On aurait pu économiser 130.000 euros d'impôts ou bien consacrer cette somme au relogement d'une dame âgée sans toit, par exemple.