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janvier 2020

Municipales à Puteaux : une tentative de rassemblement de l'opposition

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Alors que, chacun de leur côté, les militants de LREM et des partis de gauche commencent à se montrer sur le marché de Puteaux en vue des élections municipales du mois de mars, les 2 candidats Vincent Dubail d'EELV et Bouchra Sirsalane du Modem ont convié ces différents groupes à une discussion publique, vendredi soir.

Objectif de cette rencontre : réfléchir à la possibilité d'un rassemblement de toute l'opposition de Puteaux dès le 1er tour du scrutin ou, si ce n'est pas possible, pouvoir envisager une union des différentes listes pour le second tour.

IMG_5075Selon Vincent Dubail et Bouchra Sirsalane, seul ce rassemblement permettrait de provoquer l'alternance, si les différents candidats peuvent s'entendre sur un projet commun reposant sur 2 grands défis : défi démocratique et défi écologique.

Ces 2 thèmes - l'urgence climatique et la nécessité de mettre fin au système ceccaldi - traversent en effet les discours de tous les candidats putéoliens.

Autant le dire, si la discussion s'est bien déroulée et si plusieurs interventions de la salle appelaient effectivement à se rassemblement, les groupes de LREM et de la gauche ne se sont pas montrés chauds pour travailler ensemble.

Moins que le projet, la question des étiquettes politiques - qu'il faudrait pouvoir dépasser selon moi aux élections municipales - a souvent été au centre des débats.

IMG_5083Bouchra Sirsalane, élue Modem, a montré l'exemple : elle a annoncé qu'elle s'était mise en retrait de son parti, le temps des élections municipales, pour donner une chance à ce rassemblement.

Et Vincent Dubail d'EELV, considérant la situation extraordinaire de Puteaux, a proposé au candidat de LREM de former une majorité plurielle à la mairie.

La main tendue était donc très importante. Mais la réponse des équipes LREM et de la gauche n'a pas été à la hauteur.

Christophe Hautbourg, conseiller municipal LREM, a ainsi estimé que si cette réunion était "sympa", il était en revanche "trop tard" pour faire le rassemblement. 

Pour LREM, la ville serait à droite et son candidat veut rassembler de ce seul côté, donc sans la gauche. Il se pose comme le représentant local de la majorité présidentielle.

Pour le candidat de la gauche, son rassemblement est déjà fait, c'est celui des étiquettes de gauche : "PS, PC, France Insoumise, Génération S, Place Publique"... Il se voit comme le représentant de l'opposition de gauche à Puteaux. Et cela semble lui suffire.

Les 2 hommes ont tout de même affiché une sorte de volonté de rassemblement... de ce qu'ils estiment être leur propre camp : le candidat de la gauche a appelé EELV à le rejoindre... et le candidat LREM a annoncé qu'il avait adhéré au Modem, cumulant donc les adhésions dans les 2 partis.  Exit donc un grand rassemblement pour battre la famille ceccaldi aux 102 kilos d'or !

Comme me dit Catpom (sur twitter) : "C'est pas facile la politique...". Et Puteaux ne fait pas exception. Il me semble tout de même qu'il y a une aspiration à faire de la politique autrement. Et cette division droite-gauche, reconstituée ici, est tellement vieillotte. 

A suivre...


Le procès du marché truqué de la chaufferie de la Défense aura lieu en septembre 2020

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Le procès du marché présumé truqué de la chaufferie de la Défense aura lieu au tribunal de Nanterre du 21 au 25 septembre 2020, annonce Le Parisien des Hauts-de-Seine.

Charles Ceccaldi-Raynaud aurait touché 5 millions de francs de dessous de table dans cette affaire de corruption. Mais l'ancien maire de Puteaux échappe à la justice : il est décédé l'été dernier après 12 ans de mise en examen et 17 ans d'enquête. 

La justice est lente dans ces dossiers politiques...

Sa fille Joëlle Ceccaldi n'est pas jugée dans ce dossier. Mais l'actuelle maire de Puteaux a d'autres soucis : après la découverte de 102 kilos d'or sur un compte au Luxembourg réalisée dans le cadre de cette longue instruction, une autre enquête pour fraude fiscale a été ouverte.


La maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi contre Christophe Grébert, le 15e procès

Cover-r4x3w1000-5da052c040eb9-joelle-ceccaldi-raynaud-maire-de-puteaux-lors-d-uneJe serai encore une fois jugé le mardi 4 février 2020 à 13h30 devant la 14e chambre (spécialisée dans les affaires de Presse) du Tribunal de grande instance de Nanterre.
La maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud m’accuse une nouvelle fois de diffamation suite à la publication en août 2018 d'un tweet dans lequel j'évoquais l’affaire de la piscine municipale de Puteaux interdite aux non putéoliens.
Je n'ai pas diffamé la ville de Puteaux, dont je suis élu dans l'opposition. Une nouvelle fois, j'irai le dire aux  juges. Comme d'habitude j'espère qu'ils me relaxeront et qu'ils condamneront la maire de Puteaux pour procédure abusive.

Le sujet de cette plainte est en effet un prétexte. Ces 15 dernière années, depuis 2004, la maire de Puteaux - directement ou via des proches - a déposé en moyenne 1 plainte par an contre moi. J’en suis donc à une quinzaine de procédures !

J'ai déjà plusieurs évoqué le harcèlement judiciaire de la maire de Puteaux.

Cette situation est un cas d’école à propos ce qu’on appelle les “procédures bâillons” : Joëlle Ceccaldi-Raynaud instrumentalise la justice pour tenter de me faire taire, parce que je m’oppose à elle dans le débat public.

Pour ce dernier procès, le 15e, j’assurerai moi-même ma défense. Je ne le fais pas par plaisir, mais par contrainte. En effet, en 16 ans de procès, j’ai dépensé environ 25.000 euros en frais d’avocat. Heureusement, un comité de soutien m’a aidé. Mais aujourd’hui, je ne peux plus suivre financièrement. Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui a systématiquement perdu devant la justice, a gagné sur ce point.

Alors, je vous propose de m’aider à trouver les bons arguments et de co-construire mon dossier de défense.

En plus du sujet prétexte de la piscine municipale, sur lequel je doit démontrer ma bonne foi, je souhaite que ce procès soulève la question de la liberté d'expression et du harcèlement judiciaire. 

Cette défense se fera donc en 2 parties : 

PARTIE 1 : LE HARCÈLEMENT JUDICIAIRE
PARTIE 2 : LA PISCINE MUNICIPALE DE PUTEAUX

Ces dossiers sont en libre accès sur ce Google Drive : https://drive.google.com/open?id=1XDyYksVCyW0hNHOqQ9TCZTXg0o7Ckj1_

Vous pouvez accéder aux différents documents, les lire, ajouter des commentaires et aussi charger de nouvelles pièces dans un dossier “Déposez des Doc utiles à la défense” (https://drive.google.com/open?id=1BSsweMCgwW-K-40vY1uDZ9bMo6r7r-hO).  

Je dois transmettre une copie de dossier au président de la 14e chambre du TGI de Nanterre, au procureur de la République, ainsi qu’à l’avocat de la municipalité de Puteaux, au plus tard le 15 janvier 2020. Vous pouvez donc contribuer jusqu’à cette date.

Et le mardi 4 février, vous pourrez venir assister au procès devant le Tribunal de Nanterre. Puisque les audiences sont publiques.

MERCI DE VOTRE PARTICIPATION

Christophe Grébert

SUIVEZ CE 15E PROCÈS CECCALDI CONTRE GRÉBERT SUR MONPUTEAUX


Passerelle François Coty à Puteaux : protestation de Laurent Joly, historien de l'antisémitisme

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L'historien Laurent Joly, spécialiste de l'antisémitisme des années 30 et auteur de plusieurs livres sur le sujet, m'a fait parvenir le texte ci-dessous.
Il proteste contre la décision du maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud d'avoir baptisé "François Coty" la nouvelle passerelle sur la Seine, puis d'avoir relayé, face aux critiques, le message de l'arrière-petite-fille de l’intéressé

La mise à l’honneur par la ville de Puteaux de François Coty, millionnaire qui s’était lancé dans l’activisme d’extrême droite, pro-fasciste et antisémite, après la Grande Guerre, paraît difficilement justifiable.

Que l’arrière-petite-fille de l’intéressé ait à cœur de réhabiliter son aïeul, c’est son droit le plus strict. Mais que la maire de Puteaux relaye sa prose contraire à toute vérité historique n’est pas responsable.

Les travaux des historiens (Fred Kupferman, Ralph Schor, Pierre Milza, etc.) sont unanimes : Coty, homme de presse et homme politique, ne reculait devant aucune démagogie pour défendre ses idées extrémistes et ses ambitions mégalomaniaques.

Il a fait perdre au Figaro 90 % de ses lecteurs en raison de ses outrances et de son admiration inconditionnelle pour Mussolini. Il a lancé l’un des groupuscules fascistes (« Solidarité française ») les plus virulents au moment de l’émeute antiparlementaire du 6 février 1934.

Pire encore, il a donné à l’activisme antisémite une audience extraordinaire grâce à la force de frappe de L’Ami du Peuple – intense campagne de presse de 1932 animée par Urbain Gohier, Henry Coston ou Jacques Ditte qui séviront sous l’Occupation.

Au plan national, François Coty s’est avéré un acteur politique à la fois nocif (il a popularisé l’antisémitisme et la xénophobie comme personne à son époque, grâce à son argent et à son empire de presse) et extrêmement mal avisé (il s’est ruiné, a échoué). Le remettre ainsi à l’honneur est tout simplement insensé.

Laurent Joly