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mars 2017

Les questions au maire pour le conseil municipal de Puteaux du mercredi 29 mars

33509112475_d36c8a2cb1_zLe conseil municipal de Puteaux se réunit mercredi 29 mars pour voter le budget 2017 de la commune. A la fin de la séance, je poserai quelques questions au maire :

Peut-on supporter qu’un ex-chef adjoint de la police municipale, devenu depuis responsable de la sécurité de l‘OPH de Puteaux, considère que tenir des propos homophobes et racistes dans un cadre professionnel “dépend du contexte” ?

- Des incendies d’immeubles surviennent très régulièrement dans notre commune. 2 sinistres se sont encore produits la semaine dernière dans les résidences HLM Cartault et Bellini. Combien d’appartements ont été touchées ? Que deviennent les familles évacuées ? Qu’est ce qui est prévu pour leur relogement ? Les installations électriques des résidences vont-elles être notamment vérifiées ?

- “Bientôt une maison de retraite à Puteaux rue Voltaire” titriez-vous dans le Puteaux infos de novembre 2011. Vous annonciez avoir obtenu avec votre fils la création de cet EHPAD et promettiez sa livraison fin 2013. Or, nous sommes 5 ans et demi plus tard et cet établissement est toujours en chantier. Quand serez-vous capable de tenir votre promesse ?

- Vos enfants Vincent Franchi et Emilie Franchi ont été assistants parlementaires. Quelle somme au total ont-ils chacun reçu et pour quel travail réalisé ? Quelles étaient leurs compétences et expériences professionnelles pour obtenir ce travail ?

SI VOUS AVEZ DES QUESTIONS A POSER AU MAIRE, ENVOYEZ-LES MOI : grebert@gmail.com

(photo : chantier Ehpad, rue Voltaire, Puteaux Flickr)


Un maire-adjoint LR de Puteaux jugé pour vol

Caumont-proces

Pascal Caumont, adjoint de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la maire Les Républicains de Puteaux, n'était pas présent mardi matin à son procès devant le tribunal d'instance. Il était jugé suite à une plainte pour le vol de 4.000 euros sur le compte en banque d'un membre de sa famille.

La banque HSBC, qui était également mise en cause par le plaignant, a décidé de se retourner contre l'élu, lui réclamant 3.500 euros de dommages et intérêts. La victime demande 5.000 euros de dommages et intérêts, en plus du remboursement de la somme dérobée.

Le jugement sera rendu le 19 mai.

Caumont

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L'ex-chef adjoint de la police municipale de Puteaux jugé pour harcèlement moral

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3 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. C'est la peine réclamée à l'encontre de l'ancien chef adjoint de la police municipale de Puteaux.
Bruno K. était jugé ce lundi par le tribunal de Nanterre pour harcèlement moral, suite à plusieurs plaintes déposées par des membres de la police municipale.

Tout commence après les élections municipales de 2008. La maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, veut asseoir pleinement son pouvoir et engage un nouveau chef de la police municipale. Tony Surville est embauché. Mais celui-ci ne vient pas seul : il a ses hommes  (dont son frère notamment) que les témoins qualifient de "gros bras". Bruno K., le chef adjoint de la PM, aurait alors reçu pour mission de mettre la pression sur quelques membres de l'ancienne équipe pour faire de la place et faire peur aux autres.

4 policiers municipaux et une ASVP sont sur le banc des parties civiles. L'un après l'autre, ils passent à la barre pour raconter ce qu'ils ont vécu durant plusieurs années, entre 2009 et 2012 pour les faits jugés.

"Sale gouinasse", "Pédé de bougnoule"

Les policiers témoignent longuement des moqueries, insultes et menaces physiques dont ils assurent avoir été victimes ou témoins. "C'était un acharnement quotidien, témoigne l'un. Nous étions traités de bons à rien, de larbins, de tas de merde". Parfois les insultes sont homophobes ("sale gouinasse"/"lécheuse de moule" pour qualifier une policière homosexuelle) ou racistes ("Pédé de bougnoule", lancé à un policier d'origine marocaine). Aux insultes s'ajoutent des brimades professionnelles, comme le refus de dates de congés ou le passage du travail de nuit à celui de jour qui entraîne une baisse de 30% des revenus.

Une autre fois, un couteau est lancé dans la direction d'un homme. La lame manque de l'atteindre. Ou alors, c'est un geste de coup de boule qui est mimé.

L'ambiance est si délétère dans le commissariat municipal que les arrêts de travail se multiplient, notamment pour dépression. Certains policiers réclament leur mutation et partent effectivement de Puteaux. 

"Avant de porter plainte, nous avons alerté la maire. Mais elle n'a rien fait", témoigne l'une des victimes. "K. est protégé : Mme Ceccaldi est comme sa maman. C'est un ancien garde du corps de Sarkozy". Il faisait en fait auparavant partie de la police municipale de Neuilly. "C'est dommage que le chef de la police et que la maire de Puteaux ne soient pas également jugés", tient à déclarer un ex-policier municipal.

Le procès révèle plus largement les méthodes très particulières de Puteaux, comme par exemple l'utilisation de la vidéosurveillance pour "suivre certaines personnes" sur ordre de la hiérarchie. Un fait trop rapidement abordé à la barre, car non retenu dans l'instruction qui a pourtant duré 5 ans !

"C'est un complot, de la jalousie"

Sur les insultes et les moqueries, l'ex-chef adjoint de la police municipale se défend : "C'était une habitude dans le service. Tout le monde se parlait comme ça. On plaisantait". Sur le couteau lancé en direction d'un de ses hommes, il ne se "souvient plus de ça". Face à ces multiples accusations de harcèlement, Bruno K. a une explication : "C'est un complot contre moi. C'est de la jalousie".

Quand la présidente de la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre lui demande s'il trouve normal qu'un policier fasse des plaisanteries homophobes et racistes... "tout dépend du contexte" lui répond le prévenu. Ce "management viril n'est pas compatible avec la gestion d'une police municipale" remarque la présidente.

Le procureur commence de son côté par affirmer que "cette affaire est un cas d'école du harcèlement moral". Estimant ensuite que les faits sont suffisamment "caractérisés", il réclame une sanction de 3 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. Les avocats des parties civiles réclament pour leur part entre 7.000 et 8.000 euros de dommages et intérêts pour chacune.

A la perspective de ce procès, Bruno K. avait été exfiltré de la police municipale de Puteaux. Il a été entre-temps embauché par Joëlle Ceccaldi-Raynaud comme responsable de la sécurité à l'office HLM communal... dont le siège se trouve à seulement 20 m du commissariat de police municipale. Chaque jour, l'ex-chef de la PM croise donc ses anciens collègues sur le trottoir...

Le tribunal a mis le jugement en délibéré. Il sera rendu le 15 mai.


La maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud convoque les élus lorsqu'ils ne sont pas disponibles

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La maire de Puteaux m'envoie une convocation pour le conseil d'administration du CCAS mardi prochain à 10h30 ! Comment fait-on quand on est comme moi un élu bénévole qui est salarié pour pouvoir assister à une réunion en pleine journée ?

Quand on est un maire démocrate, on s'assure de convoquer les élus à l'heure où ceux-ci sont disponibles, après leur journée de travail.
C'est le cas du conseil municipal qui a lieu en soirée... parce que là, le maire a besoin d'obtenir le quorum et s'adapte donc aux disponibilités des conseillers municipaux.

Voilà un sujet pour la rénovation de la vie politique de notre pays : comment permettre à chacun(e), quelle que soit sa situation professionnelle ou familiale, d'assumer un mandat.

Ici, Joëlle Ceccaldi-Raynaud voudrait-elle m'empêcher de participer au travail du centre communal d'action sociale ? Oui, vous pensez ?!