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juin 2013

Le maire de Puteaux confirme la fermeture du marchand de journaux à Lorilleux

9007729746_52498020baLors du conseil municipal jeudi soir, la maire a tenté très maladroitement de se justifier, après le rachat par la ville de Puteaux du marchand de journaux du quartier Lorilleux. Selon Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la ville a trouvé un repreneur, mais le magasin va tout de même fermer, "car nous sommes obligés d'attendre le départ de l'actuel exploitant".

1 - Cette affirmation est tout simplement fausse. En effet, dans le cas d'un transfert de fonds de commerce, tout l'intérêt du repreneur est que l'activité ne cesse pas. L'actuel propriétaire avait d'ailleurs trouvé un repreneur qui aurait pris immédiatement la suite sans fermeture.

2 - "Ce repreneur ne présentait pas toutes les garanties", a affirmé hier soir le maire : "Il tenait un bar-tabac-brasserie à Paris. Qui nous dit que son intention n'était pas d'ouvrir ensuite un bar ?", tente Joëlle Ceccaldi. Et bien, tout simplement parce que l'activité d'un magasin est fixée dans le contrat de bail et que pour ouvrir un bar il faut une licence IV ! Le maire donne donc une nouvelle fausse explication.

3 - "Nous voulions nous assurer que le rayon papeterie soit conservé, parce qu'il y a une école à côté", avance ensuite Joëlle Ceccaldi. Mais quel marchand de journaux ne vend pas aussi de la papeterie ? C'est tout son intérêt de multiplier les services proposés à sa clientèle, à partir du moment où il y a de la demande. C'est pour cette raison que la ville de Puteaux a dépensé près de 400.000 euros ? Ce n'est pas plausible. Nouvelle justiticiation fausse. La 3e sur les 3 données pour expliquer la préemption.

Le 12 juillet, le marchand de journaux de Lorilleux fermera donc bien ses portes. La municipalité était prévenue depuis des mois par le propriétaire. Celle-ci n'a pas cherché à le voir durant tout ce temps pour organiser la reprise. C'est seulement à la suite de la publication de mon article que le maire a mobilisé ses services, ainsi que la chambre de commerce des Hauts-de-Seine, pour tenter de trouver en urgence un repreneur. Nous sommes contents que la ville se bouge enfin grâce à notre alerte. Mais le mal est fait : même si un repreneur était trouvé aujourd'hui (ce qui n'est pour l'instant qu'une promesse du maire, mais nous savons ce que valent ses promesses), le tabac-presse de Lorilleux ferme et ne rouvrira pas avant des semaines, voire des mois.

Dans toute cette affaire, la gestion de la municipalité met à mal la qualité de vie du quartier Lorilleux ; elle met en péril le commerce de proximité ; et elle coûte beaucoup d'argent à la collectivité, puisque le magasin, racheté 360.000 euros, ne pourra pas être revendu par la ville à ce prix : sa valeur aura été grandement dévaluée par un arrêt prolongé de l'activité. Pour les habitants et pour les contribuables, la décision du maire - dont elle seule à la clée - aura été négative.
J'ai avancé dans mon précédent article une hypothèse sur la vraie raison de cette préemption. Tout cela serait lié à la disparition du Canard Enchaîné des kiosques de Puteaux. Les dates concordent. L'acharnement du maire de Puteaux, hier soir, a justifier l'injustifiable me dit que je ne dois pas être loin de la vérité.
Christophe Grébert

MISE À JOUR : J'AI EU LE MARCHAND DE JOURNAUX DE LORILLEUX AU TÉLÉPHONE. IL ME DIT DE PAS ÊTRE INFORMÉ PAR LA MAIRIE D'UN EVENTUEL REPRENEUR. Dans Métro, le marchand explique que tous les agréments (pour pouvoir vendre du tabac, du loto et de la presse) ont été résiliés : "Il faudra des mois au nouveau propriétaire pour redémarrer une activité presse sans ces papiers", affirme-t-il.

Par ailleurs, le commerçant estimant avoir été lésé a saisi le Tribunal administratif pour faire annuler la procédure de préemption. Si celle-ci est annulée, la ville pourrait devoir payer d'importantes indemnités de réparation. L'arrêt du Tribunal administratif sera rendu dans les prochaines semaines. L'affaire est donc loin d'être terminée.


Elus UMP logés en HLM : le maire de Puteaux censure ma question au conseil municipal

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Je viens de recevoir un mail (ci-dessus) de la mairie de Puteaux. Le maire UMP Joëlle Ceccecaldi me fait savoir via le directeur général des services qu'elle ne répondra pas à ma question sur le logement en HLM des élus de sa majorité lors du conseil municipal de ce soir. Le prétexte est faux, car cette question (ci-dessous) ne s'adresse pas à l'office HLM mais aux élus UMP : 

Madame le maire, ma question est la suivante : quand les élus de votre majorité, qui ont les moyens d’habiter dans le privé (par exemple : un maire adjoint haut fonctionnaire, un autre qui est un directeur financier dans une grosse société ou un 3e élu qui est propriétaire d’une maison qu’il loue) libéreront-ils leurs logements HLM, pour que des familles putéoliennes, qui habitent actuellement dans des logements insalubres et qui payent des montants de loyers mobilisant la quasi-intégralité de leurs ressources, puissent emménager à leur place et bénéficier d’un toit digne et au loyer modéré ?

A lire :

- mes 3 questions orales pour le conseil municipal de ce soir.

- 50% des élus UMP de Puteaux sont logés en HLM.

- Ces élus UMP me font un procès pour "atteinte à la vie privée".

Bien entendu, refusant cette censure, je compte bien malgré tout poser cette question ce soir au maire dès le début de la séance du conseil municipal.
Christophe Grébert


Une saison culturelle 2013/2014 distrayante à Puteaux. Mais où est la création ?

Publié sur le site de Christophe Grébert :

9130279592_567bf05d26J'ai assisté lundi soir au THS (le théâtre de Puteaux) à la présentation de la saison 2013/2014. Je qualifierais cette programmation de simplement distrayante. Cependant, puisqu'il en faut pour tous les goûts, une politique culturelle, financée par l'argent public, ne peut exclure le soutien à la création qui est totalement absente dans cette saison culturelle putéolienne.

Entre nos 3 salles de spectacle (le THS, le palais de la culture et la future salle de 600 places du nouveau conservatoire), 46 spectacles, à date unique, seront proposés la saison prochaine. Ce qui est très peu avec nos moyens et pour 3 salles.

"Eclectique, ambitieuse et pertinente", "vous avez le choix" nous a-t-on promis (vidéo)... Problème, tous les spectacles sont des reprises de scènes parisiennes parfois vieilles de 10 ans ! Nous ne prenons aucun risque. C'est du déjà vu et approuvé par les spectateurs parisiens. Est-ce "pertinent" et "ambitieux" qu'un théâtre de banlieue se contente de reprogrammer les vieux spectacles de la capitale ?

Quant à l'"éclectisme", il est très relatif. Presque tous les genres sont représentés : jeune public, cirque, musique classique, comédie, théâtre, jazz, humour, variété et spectacle musical. Il n'y a pas de danse. Mais les spectacles humoristiques -one man show, comédies sous forme de théâtre ou de spectacles musicaux - ont la part belle : "10 ans de mariage", "Occupe toi d'Amélie", Baptiste Lecaplain, Claudia Tagjo, le Quatuor... Le vrai mot d'ordre serait donc plutôt "distrayant".

Une programmation distrayante, c'est déjà bien. Mais ce n'est pas cela qui fait une politique culturelle.

Par ailleurs, ce n'est pas difficile de satisfaire un public avec des spectacles distrayants surtout quand c'est gratuit : bon nombre des habitués des spectacles de Puteaux sont en effet des invités permanents de la municipalité. Ils étaient plusieurs lundi au THS à organiser leurs sorties pour l'année, entre cocktails, déjeuners & dîners "offerts" hebdomadairement par "Jowelle" !

Tout est une question de partage et d'équilibre. Un théâtre public n'a pas pour seul objectif de faire le plein avec des spectacles faciles à vendre. Il doit aussi promouvoir la création. Ce qui est totalement absent à Puteaux. Pourquoi ne pas créer notamment dans notre commune un lieu consacré au one man show et à la chanson. Cette nouvelle scène serait ouverte à des jeunes, de Puteaux et d'ailleurs, à qui nous donnerions une chance d'accéder au public ? 

Je vous invite, pour découvrir ce qu'est un vrai théâtre communal remplissant une mission de service public, à consulter la programmation du théâtre Jean Vilar de Suresnes : tous les genres y sont programmés, des spectacles pour tous et des créations originales, de l'humour à l'opéra, en passant par la chanson, la danse et le cirque. Un modèle, non pas à copier, mais à suivre...

Christophe Grébert

A LIRE AUSSI : Saison culturelle 2013-2014 à Puteaux : Une programmation sans risque (NADINE JEANNE)


Conseil municipal de Puteaux du jeudi 27 juin 2013 : les questions de Christophe Grébert au maire

Publié sur le site de Christophe Grébert :

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Lors du conseil municipal de Puteaux, le jeudi 27 juin 2013, je poserai les 3 questions orales suivantes au maire, Joëlle Ceccaldi-Raynaud :

- QUESTION 1 Madame le maire, ces dernières semaines, je vous ai envoyé plusieurs courriels pour vous réclamer un certain nombre d’informations :

-> Un 1er message envoyé par mail le 27 mai, pour vous demander les dates et les montants des marchés passés au cours des dernières années entre la ville de Puteaux et l’entreprise de BTP Fayolle. Une enquête est en effet actuellement en instruction au Tribunal de Nanterre sur un système de marchés truqués touchant un sous-traitant de cette entreprise. Les Putéoliens doivent être pleinement informés de l’utilisation de leurs impôts.

-> Le 10 juin par mail, je vous ai demandé des précisions à propos de la fermeture du marchand de Tabac-Presse du quartier Lorilleux. Par arrêté du 30 mars 2012, vous avez décidé de préempter ce commerce. L'actuel propriétaire vous remettra les clés du local le 19 juillet prochain. Le samedi 20 juillet au matin, j'imagine que son successeur, que vous avez eu le temps de chercher et de trouver depuis cet arrêté du 30 mars 2012, assurera la continuité de ce service de proximité ? Je vous demandais de me le confirmer.

-> Enfin, dans un message du 3 juin, à propos du retrait des journaux et des magazines du palais de la médiathèque, je vous posais une série de questions précises :

Une série de manifestations a été organisée à l'occasion des 5 ans de la médiathèque.

- Quel est le budget global de cette manifestation ?

- Combien ont coûté les ballons (imprimés avec le logo de la médiathèque), les baguettes des ballons et autres frais (système de gonflage) pour cette prestation ?

- Combien a coûté le cocktail organisé le lundi 27 mai (traiteur et autres prestations) ?

- De même, quel est le coût du goûter organisé le 5 juin ?

Concernant le coût des abonnements aux journaux et magazines ?

- Quel était le coût annuel des abonnements aux journaux en 2010, en 2011 et 2012 pour la médiathèque ?

- De même, quel était le coût annuel des abonnements aux hebdomadaires d'actualité en 2010, en 2011 et en 2012 ?

- Pouvez-vous nous fournir les factures 2010, 2011, 2012 et 2013 du ou des prestataires assurant la fourniture de la presse et des hebdomadaires ?

- A quelle date les journaux n'ont plus été mis à la disposition des lecteurs de la médiathèque ?

- A quelle date les hebdomadaires d'actualité n'ont plus été mis à la disposition des lecteurs ?

- A quelle date la nouvelle directrice de la médiathèque est entrée en fonction ?

Concernant l'accessibilité numérique de la presse :

- Combien de postes de consultation accessibles aux lecteurs sont disponibles à la médiathèque ? Combien de postes fonctionnent effectivement actuellement ? (et combien sont en panne ?)

- D'autres bornes seront-elles installées ? Combien, pour quel coût et dans quel délai ?

- Quand la presse sera-t-elle à nouveau disponible via ce support numérique ? Quel prestataire assurera ce service ? Quel sera le coût annuel de ce service ?

A ce jour, je n’ai reçu de votre part AUCUNE réponse à ces différentes questions. Cela donne le sentiment que vous avez des choses à cacher aux élus de l’opposition et à l’ensemble des citoyens de la commune.

Ma question est la suivante : quand me répondrez-vous ?


- QUESTION 2 Madame le maire, vous avez décidé d’investir 70 millions d’euros, soit 3.000 euros par famille putéolienne, dans la construction d’un nouveau palais, celui du conservatoire, en bas de Puteaux, près de la Seine, à la frontière entre Puteaux et Suresnes. Ce conservatoire devait être le plus beau et le plus grand de France, avez-vous affirmé lors du lancement du projet. Vous avez ensuite légèrement réduit votre ambition : il sera le plus grand d’Ile-de-France, avez-vous dit lors du lancement du chantier. Ce qui est certain, c’est qu’il sera le plus cher.

Sera-t-il le mieux géré ? C’est une autre question. Vous avez décidé de confier la direction du nouveau conservatoire à 2 directeurs : un directeur artistique et un directeur administratif. Construction originale qui ne détermine pas qui dirigera la fonction pédagogique. Monsieur Patrick Marco, directeur artistique, qui est un grand professionnel, sera-t-il aussi chargé du pédagogique ? Nous remarquons que Monsieur Marco occupe, en plus de cette direction du conservatoire de Puteaux, plusieurs autres emplois : il en poste à la Maîtrise de Paris, il est aussi directeur du département direction de chœur au Conservatoire à rayonnement régional de Paris et chef de chœur au chœur Lamoureux. Cette multiplication de fonctions est-elle compatible avec une direction supplémentaire, celle du conservatoire communal de Puteaux ?
Voici ma question : Madame le maire, vous êtes vous même contre le cumul de mandat, puisque vous avez renoncé à vous présenter à l’élection législative de Puteaux-Neuilly en 2012 afin, avez-vous dit à l’époque, de vous consacrer pleinement à votre fonction de maire. Dans ce cas, comment pouvez vous décider de confier la direction artistique et pédagogique du plus grand conservatoire d’Ile-de-France a un directeur qui cumule 3 autres emplois à Paris ?


- QUESTION 3 Madame le maire, un document édité par du conseil général des Hauts-de-Seine sur la production de logements sociaux dans le 92 sur la période 2007/2012, montre que la commune de Puteaux n'en réalise quasiment pas, alors que les autres communes du département ont fait un effort notable.
Sur ces 5 années, correspondant à votre second mandat de maire, seulement 48 logements de type PLS, c'est à dire accessibles aux hauts revenus (58.000 euros/an pour un couple avec 1 enfant), ont été réalisés dans notre commune, d'ailleurs pas par l'office communal, mais par l'office départemental. L'office communal de Puteaux ne construit plus rien depuis 2 décennies (la résidence de l'ancien château, rue de Pressensé, date de 1995, celle des Arcades est de 1998).

Dans le même temps, une ville comme Suresnes, à majorité UMP également et comptant une plus grande proportion de logements sociaux, réalisait 302 logements sociaux ! A Courbevoie, c'est 336 logements sociaux qui ont été construits. Neuilly faisait un effort considérable en réalisant 614 logements, dont 148 PLUS accessible aux faibles revenus, contre 0 PLUS construit à Puteaux !

La mairie de Puteaux ne délivre des permis de construire que pour du grand standing. La proportion de logements sociaux dans notre ville ne cesse donc de baisser : de 35% dans les années 90, nous sommes descendus à 28% aujourd'hui. Et cette proportion va encore reculer, puisque dans les ZAC actuellement programmées, la part de logements sociaux est de seulement 20% et très majoritairement en PLS.

Puteaux, la pénurie de logements accessibles aux revenus faibles et moyens est criante : 6.000 demandes sont en attentes à l'office communal ! Le taux de 30% de logements sociaux doit être conservé pour permettre aux jeunes putéoliens, aux couples qui démarrent et aux personnes à la retraite de pouvoir continuer à vivre dans leur ville. Nous avons parfaitement les moyens à Puteaux d'assurer cette politique en faveur du logement pour tous.

Pourtant, les élus de la majorité UMP de Puteaux ne veulent plus construire de logements sociaux. Le grand paradoxe est que la moitié d'entre eux... habite en HLM.

Madame le maire, ma question est la suivante : quand les élus de votre majorité, qui ont les moyens d’habiter dans le privé (par exemple : un maire adjoint haut fonctionnaire, un autre qui est un directeur financier dans une grosse société ou un 3e élu qui est propriétaire d’une maison qu’il loue) libéreront-ils leurs logements HLM, pour que des familles putéoliennes, qui habitent actuellement dans des logements insalubres et qui payent des montant des loyers mobilisant la quasi-intégralité de leurs ressources, puissent emménager à leur place et bénéficier d’un toit digne et au loyer modéré ?