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Quartier de La Défense : la Cour des comptes confirme le danger financier

7698745428_840b36fe76Depuis des années, les élus de l'opposition - à Puteaux comme à Courbevoie - alertent sur les risques financiers liés à la gestion du quartier d'affaires de La Défense. La reponse des 2 maires UMP a toujours été la même : tout va bien, il n'y a aucun problème. Pourtant, mercredi, la Cour des comptes a sorti un nouveau document qui dit tout le contraire des maires et qui donne raison aux élus de l'opposition.

Dans un "référé", la Cour critique la division de la gestion du quartier par 2 organismes distincts : l'EPADESA (Etablissement public d'aménagement de la défense Seine Arche), chargé de l'aménagement de La Défense, et DEFACTO, responsable de son exploitation. Selon la Cour, ce dispositif "fait peser sur l'EPADESA et l'avenir du quartier d'affaires des contraintes excessives". Les Sages de la rue Cambon considèrent que "la remise en état des biens engendre des coûts considérables et son financement est incertain" et que "la délimitation des compétences respectives des deux établissements est mal établie, ce qui ralentit et peut même paralyser certains projets", résume La Tribune sur son site.

Dans ce nouveau document, la Cour des comptes demande au gouvernement de revoir les attributions des deux établissements. Une demande à laquelle Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, Delphine Batho, la ministre chargée de l'Ecologie, du développement durable et de l'énergie et Jérôme Cahuzac, le ministre du Budget ont  tous trois répondu favorablement. "L'intention ferme du gouvernement de réviser, dès 2013, le dispositif juridique applicable à la Défense-Seine-Arche s'accompagne d'une réflexion sur la gouvernance du quartier d'affaires", écrit Delphine Batho.

L'actuel directeur de l'EPADESA, Philippe Chaix, devrait donc être logiquement remplacé dans les prochains mois.

Présent cette semaine au Marché international de l'immoblier à Cannes, le patron de l'EPADESA a semblé vouloir défendre sa position en annonçant un net changement de cap dans la politique menée depuis plus de 50 ans par l'aménageur de La Défense : "des gratte-ciel plus écologiques, davantage de PME et la reconversion de tours en logements", annonce Les Echos. « Nous avons repéré une dizaine d'immeubles de bureaux, soit environ 100.000 mètres carrés, qui peuvent être transformés en logements », affirme Philippe Chaix.

Mais tout cela apparait un peu comme du rafistolage. C'est en réalité toute la politique d'aménagement et de gestion de La Défense qui est un revoir, dans un nouveau projet intercommunal, privilégiant la qualité de vie des habitants, tout en assurant la nécessaire création de richesse qui profite à tous.

C'est le projet pragmatique que nous défendons depuis des années au sein de l'association des élus démocrates de La Défense. 

Ce projet repose premièrement sur une gestion plus démocratique du quartier, avec des maires qui agissent vraiment. En effet, durant des décennies, les commune de Puteaux et Courbevoie ont touché des impôts énormes des entreprises de La Défense en échange du silence de leurs élus sur les décisions prises par l'aménageur public. Avec cet argent, les maires ont clientélisé les habitants, leur faisant croire à une corne d'abondance éternelle. C'était faux : l'avenir financier de La Défense est incertain. Ces maires sont aujourd'hui incapables de proposer un autre projet, parce que toute leur politique repose sur ce triptyque :  silence > argent > clientélisme.
Christophe Grébert

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(photo : Flickr)

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