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Le plan local d'urbanisme de Puteaux soumis à nouvelle enquête publique (Sylvie Cancelloni)

Publié sur le site de Sylvie Cancelloni :

PLU455

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) est l’outil d’une politique à long terme pour une ville. A Puteaux, après des années d’attente, il a été voté l’an passé. Un « toilettage » nous a été proposé lors du conseil municipal du 6 février 2013 : si certains changements s’imposent, comme la priorité donnée aux grands logements pour familles nombreuses et aux dispositifs de recharge pour véhicules électriques, d’autres ouvrent des questions auxquelles l’enquête publique des prochains mois devra répondre. Et laissent en première lecture une impression flottante de dénaturation du projet initial tant les changements pointillistes, en dentelle, au coup par coup… semblent être mis ailleurs qu’au service de nos intérêts communs.

1.    La Rose de Cherbourg :

La hauteur des futures constructions augmente de 60mètres NGF par rapport au PLU initial. Leur emprise au sol s’accroit aussi. Les résidents concernés par le futur aménagement de ce quartier en sont-ils informés. Compte tenu du rapport très alarmant de la Cour des comptes sur l’état de l’EPADESA et de DEFACTO, il leur faudrait se protéger des aléas futurs en demandant à lier contractuellement la construction de nouvelles tours à la réalisation des promesses d’aménagement du quartier. Faute de quoi on pourrait assister à la construction de tours pour lever du cash et à un report sine die des aménagements publics pour « mauvaise santé financière » des 2 établissements. Les inconvénients sans les avantages…

2.    L’ « ambivalence » des zones pavillonnaires  :

Il est important de faire coexister des zones d’habitat dense et moins dense, pour l’équilibre urbain de notre ville. L’une des modifications-phare a ainsi pour objet de protéger le caractère pavillonnaire des quartiers historiques de Puteaux  et c’est très bien. Mais dans la réalité du projet, on aboutit à l’inverse : toutes les contraintes qui jusqu’ici limitaient la gourmandise des promoteurs (hauteurs, alignements, emprises, espaces de respiration…) sont modifiées dans le sens de leur intérêt !

C’est notamment le cas sur le quartier Rouget de Lille/Victor Hugo, et surtout sur celui des rues Pasteur/Bas Rogers,  dans lequel un passage paysagé  en cours de création (les Glycines) pose question :

-       Créer un passage entre la rue Pasteur et Suresnes est-il une impérieuse nécessité en ces temps, quand on sait qu’il coûtera 200KE ?

-       Aménager la voie privée des Tilleuls, qui assure la même desserte quelques mètres plus bas, n’eut-il pas été plus judicieux ? Il suffirait à la ville, propriétaire d’une parcelle, de trouver un accord avec les autres copropriétaires.

-       A qui profite le passage-jardin ? N’est-ce pas d’abord aux futurs habitants du futur « Village anglais » ou « opération immobilière Houbloup ? Il est surtout public, ou surtout particulier ? Le terrain, qui a été vendu par la ville, a-t-il intégré dans son prix cet avantage ?  Houbloup participera-t-il au financement du passage, afin de ne pas laisser la charge exclusive aux contribuables qui, pour l’essentiel,  n’en profiteront pas ?

-       Des esprits chagrins pourraient même reprocher à la ville d’avoir mal choisi son moment : la modification du PLU intervient juste après que la ville a vendu ses parcelles et ses biens, mais juste avant l’attribution des permis de construire. Ce qui a 2  conséquences : la première : elle n’a pas valorisé ce qu’elle vendait ; la seconde : elle crée des effets d’aubaine discutables à toute une série d’opérateurs immobiliers, sur lesquels on aura l’occasion de revenir…  En tous les cas, est-ce là une gestion de « bon père de famille » ?

3.     La valse des « zones réservées » :

 Une ville a des obligations d’aménageur et doit veiller à réserver des espaces permettant   d’atteindre ses objectifs futurs d’organisation urbaine. Les changements proposés au PLU manquent  de cohérence et de lisibilité. Une zone s’en va, 3 autres arrivent : un Monopoly version Puteaux !

Celle qui s’en va servait d’entrepôt au matériel technique de la ville, mais est – quel hasard ! - vendue à Houbloup pour qu’il agrandisse son village anglais ! Heureux tous ls innocents  qui ont acquis des biens dans ce quartier depuis 2 ans : ils auront une belle prospérité… Où part le matériel, a-t-on demandé ? Ailleurs, nous a-t-il été répondu…

Celles qui arrivent feront-elles 3 petits tours avant de disparaitre ?

-       les 2 premières, en face l’une de l’autre aux coins des rues Lorilleux et Sadi Carnot doivent permettre l’accès aux serres municipales. Mais n’y accède-t-on pas déjà ?! Ne s’agit-il  pas plutô d’une opération de rachat de 2 fonds de commerce (et plus), l’un vieillissant (le fleuriste), l’autre fermé (le boulanger). Est-ce le rôle de la ville ? Est-ce dans ses moyens ?

-       le 3ème, au coin des rues Jean Jaurès et Rousselle est appelée à devenir un local administratif. A un moment où sa situation financière est plus fragile, la ville doit commencer par acheter cette parcelle : est-ce justifié ? Cette dernière aura d’ailleurs du mal à ne pas tenter des promoteurs immobiliers tant l’emplacement et la surface sont attrayants. Cette parcelle a donc encore un bel avenir et méritera, le cas échéant, un prix de cession à la hauteur du projet qui y sera réalisé. Pour ne pas recommencer ce qui s’est fait ailleurs….

Tous ces dossiers feront partie d’une prochaine enquête publique, que j’annoncerai dès que je serai en possession de la date. J’invite tous les Putéoliens concernés à s’y intéresser. Après, ce sera trop tard !

Sylvie CANCELLONI
06 43 20 29 75

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