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La Défense : restos, hôtels de luxe, voyages... l'EPADESA épinglé par l'Inspection des finances et la cour des comptes

5119909215_98eb71147fL'Etablissement public de La Défense, présidé par le maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud, est sévèrement épinglé dans un rapport de l'Inspection générale des finances dont des extraits sont publiés dans le Canard Enchaîné : dépenses de communication en forte hausse, hôtel de luxe et grands restaurants... Alors que l'avenir financier de l'EPADESA n'est pas assuré, sa direction et les membres de son conseil d'administration semblent peu soucieux de l'utilisation de l'argent public.

Selon le Canard Enchaîné, ce rapport de 10 pages sur les comptes 2010 de l'EPADESA, réalisé par les inspecteurs du ministère des finances, décrit des "dépenses insensées".

Ainsi, en août 2010, la direction de l'EPADESA participe à la biennale de l'architecture à Venise. Coût du voyage : 260.000 euros, avec des chambres d'hôtel donnant sur le Grand canal et 6.000 euros de restaurant... Le maire communiste de Nanterre Patrick Jarry était du voyage.
Autre périple facturé cette année là : 4 jours à Cannes au salon de l'immobilier pour 800.000 euros, avec hébergement dans des palaces de 4 et 5 étoiles.

Le directeur général de l'EPADESA, Philippe Chaix, présente 265 notes de restaurant sur les 269 premiers jours de l'année ("dimanches et vacances compris"), pour un total de 28.564 euros... Joëlle Ceccaldi-Raynaud participe à ces "agapes", écrit le Canard. Les frais de réception, de mission et de déplacements atteignent 700.000 euros et les dépenses de communication totalisent les 2 millions d'euros.

Dans un autre rapport, cette fois de la Cour des comptes, portant sur les finances 2006-2011 de l'établissement public de La Défense, c'est le président du conseil général des Hauts-de-Seine Patrick Devedjian, précédesseur de Joëlle Ceccaldi à la tête de l'EPAD, qui est mis en cause. En 2009, une délégation de l'Etablissement public se rend à Abou Dhabi pour un forum sur le thème de la ville durable, puis à Dubai, pour un autre salon : billets d'avion en première et palaces sont facturés aux frais des contribuables pour plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Ce nouveau scandale pose la question de l'utilité même de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense. Créé en 1958 pour permettre la création Ex nihilo d'un quartier d'affaires dans le prolongement de l'axe historique de la capitale, cet Etablissement public n'a désormais plus de raison d'être. D'autant qu'il fait doublon depuis 2007 avec une autre structure publique - Defacto - dédiée à la gestion du quartier d'affaires.

Enfin, espérons que Joëlle Ceccaldi-Raynaud, présidente de l'EPADESA, s'exprimera publiquement sur ces révélations touchant une utilisation inacceptable de l'argent public. Etait-elle au courant et en a-t-elle elle-même profité ?

ILS EN PARLENT :

- LE PARISIEN

- L'EXPRESS

- Business Immo

- Le Monde

- etc...

(photo : Philippe Chaix devant une maquette de La Défense, Flickr)

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