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juillet 2010

Les enfants de Puteaux intoxiqués à Ploemeur : toujours aucune explication

Mardi 6 juillet, plusieurs enfants de Puteaux, qui étaient arrivés la veille dans notre centre de vacances à Ploemeur, dans le Morbihan, ont été pris de malaise. Par précaution, les 67 jeunes présents dans le centre ont tous été placés en observation à l'hôpital. 10 jours plus tard, les divers examens réalisés sur place n'ont pas permis de découvrir l'origine de cette intoxication. 

J'ai interrogé le maire lors du conseil municipal de lundi. "Les enfants vont bien. Ils s'éclatent", a tout d'abord indiqué Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Ce n'est pas une intoxication au monoxyde de carbone, a-t-elle assuré. La peinture ou le produit mis dans le sable, un temps évoqués, ne seraient pas non plus en cause.

"On ne sait pas ce qui a causé ces malaises. Il faisait très chaud. Parfois quand un enfant est malade, les autres - par mimétisme - le deviennent aussi", a avancé le maire, assurant qu'elle était "intraitable" sur la sécurité.

De son côté, la préfecture du Morbihan, cité par le journal Le Télégramme, évoque "un syndrome d'odeur chimique désagréable, sans risque pour la santé".

Cette affaire m'en rappelle une autre survenue en 2005 : une forte odeur de solvant autour de l'aire de jeux de l'Hôtel-de-ville. A l'époque les Verts de Puteaux avaient interpellé le maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud sur cette odeur. Avec mon collègue Vert, nous redoublerons d'attention sur cette question de l'utilisation des produits chimiques dans les espaces pour enfants. Quand ces produits peuvent être remplacés par d'autres non toxiques, le choix s'impose de lui même.
Christophe Grébert


Un projet de maison de retraite médicalisée enfin lancé à Puteaux

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Lors du conseil municipal de Puteaux du lundi 12 juillet 2010, le maire a annoncé le lancement d'un projet de maison de retraite pour personnes âgées dépendante (question 10 de l'ordre du jour : Téléchargement PDF). Ce projet privé sera réalisé par la société "Mapad Santé" sur un terrain vendu par la ville, au 35 rue Voltaire (photo ci-dessus). Le groupe Alternance Puteaux (élus MoDem et Verts) a voté en faveur de cette transaction, mais en demandant à la municipalité une attention particulière sur les conditions d'accès à cet établissement privé.

Voici le texte de mon intervention en séance :

Nous sommes satisfaits du lancement de ce projet de maison de retraite pour personnes dépendantes. Cet établissement comprendra une centaine de lits, avec notamment 15 chambres pour les malades d’Alzheimer.

Il faudra veiller à ce que l'accès à cet établissement soit accessible financièrement au plus grand nombre. On sait que ces établissements privés sont souvent très chers.

Si nous sommes satisfaits, nous sommes cependant surpris que ce projet soit lancé aussi tardivement, à la 3e année de votre mandat. Le terrain appartenant à la ville depuis juin 2001, il était disponible. Il a fallu peut-être que nous vous rappelions vos promesses de campagne.

En effet, dans une tribune publiée le 12 mars 2010, le groupe Alternance Puteaux rappelait que « La majorité UMP avait promis (dans son programme municipal de mars 2008) la création de 2 maisons de retraites médicalisées, rue Voltaire et aux Bergères. Il faut au moins 4 ans pour réaliser de tels projets. Il aurait donc fallu les lancer au plus tard en 2009, pour pouvoir les inaugurer avant la fin du mandat. Or, rien n'est engagé. Il est par conséquent désormais impossible pour Joëlle Ceccaldi-Raynaud de respecter cette promesse ».

4 mois plus tard, après avoir prévenu le Comité régional de l’organisation sociale et médico-sociale et l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France, le projet est enfin lancé. Nous nous en félicitons. Espérons donc que cette maison de retraite sera ouverte avant le terme de votre mandat, c’est à dire d’ici la fin 2013. C’est votre promesse faite aux électeurs. Il faudra aller vite.

Nous attendons aussi à présent le lancement de la seconde maison de retraite, aux Bergères, une autre de vos promesses électorales. Nous ne doutons pas que vous nous annoncerez cela dans les prochaines semaines. Car une promesse faite devant les électeurs vaut pour engagement.

Nous voyons dans cet exemple combien l'opposition est utile, rappelant à la majorité ce qu'elle doit accomplir.

Christophe Grébert
Conseiller municipal MoDem de Puteaux

(photo : Flickr)


Le maire UMP de Puteaux dépense l'argent public pour un procès perdu d'avance

Arrêt_page1 Lors du conseil municipal de Puteaux du lundi 12 juillet 2010, le maire UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud a demandé aux élus de l'autoriser à prendre un avocat payé par la ville pour former un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme contre un jeune blogueur (Question 12 de l'ordre du jour :Téléchargement (pdf) ). Le groupe Alternance Puteaux (élus MoDem et Verts) a voté CONTRE.

Voici ci-dessous le texte de mon intervention en séance. Je précise que le maire a tenté de m'empêcher de prononcer cette intervention, en me coupant plusieurs fois la parole et en fermant mon micro. Il a été très difficile d'aller jusqu'au bout.

Depuis sa désignation comme maire en 2004, Joëlle Ceccaldi-Raynaud multiplie les procédures judiciaires pour essayer de faire taire les citoyens qui la critique. J'en ai été victime plusieurs fois... mais je ne suis pas le seul. Joëlle Ceccaldi-Raynaud s'en est en effet prise à d'autres internautes.

Un militant socialiste, auteur d'un mauvais jeu de mots, a subi 2 ans de procès à répétition. L’affaire s’est conclue heureusement pour ce blogueur : la Cour de cassation a refermé le dossier le 24 novembre 2009 en rejetant le pourvoi formé par le maire UMP de Puteaux.
En effet, de manière assez incroyable, l'avocat du maire avait mal rédigé sa plainte : au lieu d'attaquer pour "injure" (la phrase visée était insultante), il a poursuivi pour "diffamation". Saisie, la 17e chambre correctionnelle de Paris a logiquement relaxé le blogueur le 6 novembre 2008 : la plainte était sans fondement !

Le maire a ensuite fait appel : le 13 mai 2009 la Cour d'appel de Paris n'a pu que confirmer le jugement de première instance, le problème venant de la rédaction de la plainte. Après cela, le maire s'est pourvu en cassation : la plus haute instance judiciaire française a rejeté ce pourvoi en novembre 2009, validant définitivement l'arrêt de la Cour d'appel.

Bilan : des dizaines de milliers d'euros de frais judiciaires, pris sur le budget municipal, dépensés pour rien. Tout cela pour défendre l'honneur d'un maire lui-même condamné pour diffamation le 26 avril 2007 ; condamnation validée en cassation le 26 mars 2008.

Mais justement, comme Joëlle Ceccaldi-Raynaud a été condamnée, il lui faut en retour obtenir la condamnation d’un blogueur.

Ayant épuisé tous les recours en France contre ce jeune internaute, notre maire nous demande à présent de l’autoriser à saisir la Cour européenne des droits de l’homme. Cette nouvelle procédure va entraîner de nouveaux frais d’avocat qui vont être prélevés sur le budget municipal, autrement dit sur les impôts des Putéoliens.

Alors que cette procédure est perdue d’avance ! Pour 2 raisons :
- 1ère raison, parce que les juges européens, inspirés par le droit français mais aussi anglo-saxon, sont encore plus soucieux que nous de la liberté d’expression,
- 2e raison, parce que la procédure que nous lançons aujourd’hui sera rejetée.

En effet, pour saisir la Cour européenne des droits de l’homme, il y a un délais de recours. Ce délais est de 6 mois « à compter de la dernière décision définitive rendue par le juge national ». La cour de cassation a rendu sa décision le 24 novembre 2009 ; le maire avait donc jusqu’au 24 mai 2010 pour formuler un recours. Or, nous sommes le 12 juillet. On nous demande ce soir d’autoriser le maire à formuler ce recours, c’est donc qu’il n’est pas fait. Et s’il était fait, c’est donc qu’il n’aurait légalement pas du l’être, puisqu’on sollicite notre approbation.

Le délais est par conséquent dépassé. Il n’y a pas de recours possible. Et s’il y a recours, il sera déclaré nul.

J’appelle le conseil municipal à ne pas voter cette autorisation. Nous nous engagerions alors individuellement à dépenser de l’argent public pour rien.

Madame le maire, cette affaire est votre cause, ce n’est pas la notre. C’est votre combat. Vous avez décidé de le continuer, alors qu’il est perdu d’avance, c’est votre droit. Mais cessez d’utiliser l’argent des Putéoliens. Prenez en charge vous-même, avec votre argent, cette procédure si vous le voulez, mais laissez les Putéoliens en dehors de cela.

Nous voterons CONTRE cette question 12.
Christophe Grébert

Les membres de la majorité UMP ont voté pour, prenant donc la responsabilité individuelle de dépenser l'argent public pour rien :

Joëlle Ceccaldi-Raynaud
Maryse Chavrier
Michel Duez
Jean-Philippe Lotteau
Josiane Abkari
Bernard Gahnassia
Anne-Marie Amsellem
Jean-Marie Ballet
Brigitte Palat
Gaston Garino
Marie-Paule Colas
Vincent Franchi
Isabelle Girard
Pascal Caumont
Emmanuelle Heurteux
Franck Cavayé
Robert Bernasconi
Joëlle Lacontal
Sylvia Wakim
François Rein
Martine Tropenat
Jean Graziani
Martine Smadja
Manuel Batista
Sophie André
Jean-Yves Chambault
Patricia Martin
Thierry Sturbois
Marie Fedon-Trestournel
Jean-Michel Marchioni
Raymonde Madrid
Olivier Perrault
Caroline Pons-Hollande
Jean-Pierre Descroix
Frédéric Chevalier


Puteaux est la 17e ville française sur Facebook

Classement100VillesFB Lorsque vous ouvrez un profil sur Facebook, vous devez indiquer votre ville : celle où vous habitez ou bien celle où vous travaillez.

Avec plus de 231.000 profils comptabilisés, Puteaux se classe 17e parmi les villes de France les plus représentées sur le réseau social !

La proximité de La Défense et de ses 150.000 salariés explique certainement cet excellent classement.

J'ai ouvert une page Puteaux sur Facebook qui compte déjà près de 800 membres. Je vous invite à y retrouver les infos de MonPuteaux.

(source : reseauxsociaux.pro)