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mai 2009

Monsieur Martin, l’idylle cachée de Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Sylvie Cancelloni)

Publié sur le blog de Sylvie Cancelloni :

Drapeau_europe_et_27_ Il faut bien que la députée-maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud dise quelque chose aussi sur l’Europe… Surtout dans une réunion locale de UMP. C’est ce qu’elle a fait ces jours, entourée de ses cadres les plus clairvoyants… à qui on reprochera quand même leur faible concentration (discussions nombreuses à voix basse) à l’heure où leur maire leur sert un discours historique sur l’Europe.

Historique, on peut le dire : le Maire de Puteaux, prestigieuse capitale européenne des affaires, a choisi un chemin original pour illustrer son idée de l’Europe. Elle aurait pu, très classiquement, se livrer, comme tout un chacun, à l’exercice prospectif : « qu’attendons-nous de l’Europe ? ». Ou aussi bien, ouvrir son cœur et évoquer ses « convictions » d’Europe. Ou encore dévoiler, dans un exercice plus historique, l’étroite union entre le Puteaux/La Défense d’aujourd’hui et la construction européenne. Ou, plus provocatrice, nous expliquer comment ses choix vestimentaires, si souvent évoqués par de mauvais esprits, ont comme objectif de soutenir la création européenne, qu’elle se propose désormais de nous faire découvrir...

Foin de toutes ces recettes éculées : Joëlle Ceccaldi-Raynaud a rencontré Monsieur Martin ! Et depuis, sa vie a basculé… Sculpté par l’Europe, imbibé d’Europe, élevé par l’Europe, Monsieur Martin, qui en est le chantre, découvre joyeusement, à chaque minute que lui donne l’existence, tout ce qu’il doit à ses généreuses mamelles… sa crème à raser, son savon intime, son jus de fruit, son ordinateur, sa voiture, sa cravate, sa liberté de penser, de dépenser, de voyager, de s’exprimer… Ouf ! On finirait presque par demander grâce, car, relayé par la voix d’enfant-sage de notre maire (qui doit encore faire des progrès pour lire ses discours), c'est une vraie "pieuvre" qu'il nous fait découvrir ! Orwell made by Puteaux… Un cauchemar...

Au moins avons-nous évité les citations de Périclès ou d’Hannah Arendt, puisées dans ses lectures de chevet !

J’espère sincèrement que cela ne découragera aucun militant UMP à voter le 7 Juin. Car l'Europe est un projet, une espérance, et non le catalogue d'un bonimenteur, qui se ferait passer en plus pour le concepteur des produits qu'il vous vend...

Je regrette, au passage, que cela ait un peu gommé l’excellente conférence sur la « Santé en Europe » présentée cette semaine au Bellini par les Démocrates de Puteaux/Neuilly : l’absence de "Monsieur Martin", occupé ailleurs, les a obligé à se surpasser… Avec succès.
La conférence était même d’une telle qualité qu’on a pu relever la présence de conseillers municipaux de la majorité municipale. C’est vous dire….

Sylvie Cancelloni
Conseillère municipale MoDem de Puteaux


Bonne fête des voisins à Puteaux !

Affiche40x60 C'est déjà la 10e édition de la fête des voisins, une 'occasion de rencontrer ses voisins pour développer la convivialité afin de rompre l'anonymat et l'isolement qui règnent souvent dans nos villes.

A Puteaux, les quartiers de résidences privées fêteront l'événement ce soir, tandis que les résidences de l'Office HLM étendront la fête sur 3 soirées, ce soir, demain et jeudi !

Affiches, tee-shirts et ballons sont distribués par la mairie.

Racontez-nous votre fête des voisins ...


Quartier de La Défense (Hauts-de-Seine) : pour une intercommunalité choisie, basée sur un véritable projet commun

Publié sur le blog des élus MoDem de La Défense (Hauts-de-Seine) :

3427432230_56b6e50037 Le groupe des élus MoDem des villes de La Défense appelle à la création d'une intercommunalité permettant de développer harmonieusement l’emploi, le logement et les transports, et de redonner, ensemble et avec les habitants, une véritable identité à notre territoire.

Nanterre est sorti samedi dernier de l’isolement qu’elle entretient soigneusement avec ses voisins de La Défense, en organisant, sous la forme d’un conseil municipal extraordinaire, un « brain storming » public sur son devenir dans le Grand Paris. Ou du moins faire comme si….

Car La Défense, c’est tout de même le monde des affaires, du capital, de l’argent, le quartier des riches… Et à Nanterre, on ne prend pas cela à la légère : Saint Marx, éloigne cette coupe de mes lèvres ! Rends-nous à la pureté originelle de nos « cités jardins »…

L’initiative a surpris tout le monde. Enfin presque…

En effet, il y a quelques jours, une rencontre peu médiatisée, à l’initiative de Patrick Devedjian et de Philippe Chaix, patrons des deux établissements publics de la Défense (EPAD et EPASA) a réuni les maires de 6 villes des Hauts-de-Seine (Nanterre, Courbevoie, Puteaux, Rueil-Malmaison, Suresnes et La Garenne-Colombes) pour examiner les conséquences du Grand Paris sur le territoire de La Défense.

Le temps presse en effet. Le Grand Paris génère des peurs et met en branle de nombreuses évolutions : l’Est parisien voit d’un mauvais œil la consolidation de ce grand pôle de richesse régional qui leur semble se faire à leur détriment. Autour de La Défense, les appétits s’aiguisent : qui n’aimerait pas profiter de cette manne ?

L’idée de l’intercommunalité commence à séduire le 92 – avec retard il est vrai -  comme le montre la fusion prochaine d’Arc de Seine et de Val de Seine, qui place en orbite commune autour des villes de Boulogne-Billancourt et d’Issy-les-Moulineaux un territoire de 400.000 habitants … Une intercommunalité qui rompt les équilibres politiques du département, puisque des maires d’étiquettes différentes se mettent à travailler ensemble.

Mais autour de la Défense, l’idée d’intercommunalité prend une autre tonalité. Car La Défense est la chasse gardée de l’Etat et du département. Sa suzeraineté est totale sur Puteaux et Courbevoie, dont les édiles doivent surtout leur « carrière » au respect de l’injonction « je te donne de l’argent et tu te tais ». En contrepartie, ils ont perdu la maîtrise du destin de leur ville : leurs PLU (Plan d’Urbanisme Local), leurs constructions de logement, le développement de leurs transports… sont suspendus au bon vouloir de l’EPAD.
Porte-voix du maître départemental, ils se sont laissés exproprier de leurs compétences, en échange d’une « rente » qui leur permet d’asseoir une politique parfois clientéliste et leur donne de la légitimité.

Nanterre et sa majorité communiste fait tâche : elle n’a pas la même souplesse d’échine et cherche surtout à sauver son devenir politique dans un département où elle fait figure d’anomalie. En même temps, elle est attentive à préserver ses revenus et son pré-carré. Tout en continuant à protester très fort contre les contraintes qu’on lui impose, elle n’en continue pas moins de placer silencieusement ses pions.

Tout cela est devenu aujourd’hui très vénéneux ! En surplomb des villes et sans racines, La Défense impose à des populations des décisions prises ailleurs, pour des motifs éloignés de leur intérêt. Son manque de proximité, sa gouvernance autoritaire, ses nombreuses erreurs, son parfum de scandales financiers… tout cela pèse très lourd aujourd’hui. Doté d’un « plan de renouveau » très ambitieux en m2, projet présidentiel, pilier stratégique de « son » Grand Paris, La Défense doit amorcer un virage décisif. Ne pas le prendre, c’est courir le risque de devenir rapidement un modèle dépassé.

« Si je n’en suis l’auteur, feignons de l’être »… Philippe Chaix, le patron de l’EPAD/EPASA et Patrick Devedjian ont donc mis en place leur plan ORSEC. Une intercommunalité, pourquoi pas ? Avec des amis, c’est encore mieux. C’est ainsi qu’on comprend mieux cette rencontre de 6 communes : hormis Nanterre, l’ensemble est composé de braves soldats de l’UMP qui, à défaut de s’investir dans l’avenir de La Défense, sauront montrer leurs crocs le jour où il leur sera demandé… Mais du désir réel de vivre ensemble, nos maires respectifs semblent bien éloignés.

Cela met aussi à distance d’autres communes dont la complémentarité géographique ou économique pouvait paraître, à première lecture, pertinente : Neuilly, Colombes, Asnières…

Pour notre part, élues de Puteaux et Courbevoie, et donc de La Défense, nous nous insurgeons avec vigueur contre ce traitement politicien. La Défense doit devenir un territoire de vie et raccorder les « morceaux décousus » qui la constituent. On ne peut plus imposer cela d’en haut. Autour d’une dalle où les hommes se croisent sans se parler ni se voir, il faut remettre l’Homme au Centre et conjuguer talents des affaires, bassin d’emplois, politique équilibrée de l’habitat, transports inter et intra renouvelés, culture, savoirs et formations… 10% seulement des employés de La Défense habitent dans l’une de nos 3 villes. 2 universités, des lycées, des lieux de formation en quantité n’ont jamais ni travaillé ensemble, ni développé de collaborations avec leur milieu professionnel !

Une intercommunalité est une aventure à construire, une collaboration à forger, une amitié à faire naître. Les élus du Modem de Puteaux, Courbevoie et Nanterre ont été les premiers, il y a quelques mois à proposer cet avenir commun, alors que nos maires respectifs nous renvoyaient une moue dubitative. Pour autant, nous n’accepterons par une intercommunalité de façade et d’intérêt, qui aurait pour seul but d’élargir l’aire d’influence de l’EPAD et lui donner l’assise territoriale nécessaire au développement de la Défense, ou de préserver des équilibres politiques actuels. Cela signerait l’échec même de l’idée d’intercommunalité, et son rejet à terme par les habitants.

L’heure presse… Nous appelons les hommes et les femmes de conscience à Nanterre, Puteaux et Courbevoie et ceux des villes voisines qui le souhaitent, à demander à leurs maires respectifs de bâtir un véritable projet de vie avec et autour de La Défense, permettant de développer harmonieusement l’emploi, le logement et les transports, et de redonner, ensemble et avec les habitants, une véritable identité à notre territoire. Et pour commencer, apprendre à nos villes et leurs habitants à se connaître, s’apprécier et se respecter.

Un calcul politicien, un arrangement « entre amis », ne serait pas seulement éthiquement discutable. Il serait dangereux, car il priverait pour une longue période les villes de toute capacité de peser sur des évolutions qui engagent pourtant leur avenir.

Sylvie Cancelloni
Conseillère municipale MoDem de Puteaux
Groupe « Alternance Puteaux »

et

Martine Volard
Conseillère municipale de Courbevoie
Président du groupe « Mouvement démocrate Courbevoie »

(photo : Flickr)