Lancement de l'association "Puteaux ensemble"
Une fête de la musique bien discrète à Puteaux

La route de "Puteaux Ensemble" continue, bien entendu. J'en suis le garant

Publié sur www.grebert.net :

94186432_5d9ef51d9aJ'entends bien que l'annonce de mon adhésion au MoDem "trouble" quelques personnes. Cela n'a pourtant rien d'extraordinaire : qu'un social démocrate rejoigne le parti de François Bayrou, ce n'est pas une révolution ! Je m'étonne donc que ces personnes s'en étonnent.

Je me suis présenté cette année sur une liste "sans étiquette" à l'élection municipale de Puteaux, cela ne signifiait pas que je resterai toujours personnellement "sans étiquette". Le fait d'être indépendant des partis durant la campagne m'a permis de fédérer des gens de différents partis et d'autres n'appartenant à aucun parti.
Mais les partis sont indispensables et le multipartisme est la marque de toute démocratie.

J'ai d'ailleurs tout fait pour que différents partis politiques soutiennent la liste "Puteaux Ensemble" : des discussions ont eu lieu avec le PS, les Verts et le Modem. Verts et Modem ont apporté leur soutien à "Puteaux Ensemble" : ma liste comptait une douzaine de militants Modem et 3 militants Verts. Et même si le PS a refusé de rejoindre cette dynamique de rassemblement, la liste "Puteaux Ensemble" comptait également de nombreux militants de gauche.

"Sans étiquette" ne signifie donc pas sans, mais au-delà des partis. Ce large rassemblement -"ni droite, ni gauche"- est à l'image de ce que prône François Bayrou ! Faire de la politique autrement, comme nous l'avons fait à Puteaux, c'est aussi ce que défend le MoDem. Pour moi, il s'agit donc d'une suite logique.

Je vais continuer au niveau national, ce que j'ai accompli au niveau local, rassemblant plus de 25% des Putéoliens sur cette idée de réunion des bonnes volontés, plutôt que de rester sur un affrontement stérile gauche/droite.

Alors, on me critique. Déjà, ce n'est pas nouveau. Mais quel responsable politique n'est pas critiqué ? Quand on est amené à prendre des décisions et à trancher (oui/non, pour/contre, untel plutôt que tel autre)... on satisfait certains et on déplait à d'autres. Vous remarquerez que ce sont toujours ces derniers qui s'expriment le plus fort !
J'accepte ces critiques, puisque désormais je suis élu. Elles se font plus violentes, je peux comprendre aussi : je dérange le système, je remets en cause les frontières. En revanche, je condamne les attaques personnelles.
Du côté des Ceccaldi, elles ne m'étonnent pas. Rappelons qu'ils ont déjà été condamnés 3 fois pour m'avoir diffamé.
A gauche, je mets ces attaques sur le compte de la déception post-électorale (les 13% de Stéphane Vazia sont une dure défaite).
J'ai renoncé depuis longtemps à vouloir plaire à tout le monde. Je veux qu'on me juge sur mon action d'élu. Qu'a-t-on à me reprocher : sur mes déclarations, mes prises de position, mes propositions, mes engagements ? La-dessus, je n'entends rien.

Plus sérieusement, se posent à moi plusieurs questions, en tant que leader de l'opposition putéolienne :

- Je suis le chef du groupe "Puteaux Ensemble" au conseil municipal. Ce groupe rassemble des personnes venues de la droite, du centre et de la gauche. Nous avons été élus sur cette volonté de rassemblement au-delà des étiquettes politiques, sur un projet et avec l'ambition de changer de majorité à Puteaux. Nous nous sommes engagés auprès des électeurs. Je serai le garant de cet engagement. Les électeurs savent, par mon action de terrain depuis 6 ans, que jamais je ne pactiserai avec le système ceccaldi. Ils ont confiance en moi. Et ils peuvent. Je demeure donc le chef de ce groupe.

- Pour assurer la pérennité de "Puteaux Ensemble", une association est créée. Il était logique que j'en prenne la présidence. Mais j'ai aussi plusieurs fois exprimé le fait que le président de cette association devait être indépendant des partis pour avoir la pleine capacité de continuer à rassembler toute l'opposition. Mon entrée au MoDem remet en question ma candidature à cette présidence, je l'admets. Ce sera à l'assemblée extraordinaire de l'association de trancher. Je m'en remets à sa décision, à la rentrée.

- Au Modem, j'entre en tant que militant, mais aussi en tant qu'élu, dans une section qui, je le sais bien, a vécu péniblement l'élection municipale. J'en mesure la difficulté, mais aussi la responsabilité. J'écouterai les militants. J'apporterai mon expérience. Je soutiendrai les initiatives et participerai à la construction des changements nécessaires aux niveaux local et national. Encore une fois, je demande à être jugé sur mon action politique.

Je voudrais dire aux Putéoliens que j'ai été longtemps un citoyen actif. Vous venez de m'élire conseiller municipal. Je compte bien assumer pleinement cette mission et vous représenter le mieux possible jusqu'en 2014, au sein du groupe "Puteaux Ensemble", mais aussi -et comme Sylvie Cancelloni, autre conseillère municipale MoDem- en travaillant au sein du Mouvement Démocrate à l'alternance à la mairie de Puteaux.

Ensemble, nous allons faire de grandes choses.

Christophe Grébert

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