Justice : Charles Ceccaldi-Raynaud et Gaston Garino sont jugés cet après-midi au Tribunal de Nanterre
Justice : Nadine Jeanne a assisté au procès de Charles Ceccaldi-Raynaud au tribunal de Nanterre

"Charles Ceccaldi-Raynaud devant la justice" (LE PARISIEN)

Le Parisien des Hauts-de-Seine publie ce matin un article sur l'audience d'hier au Tribunal de Grande Instance de Nanterre, au cours de laquelle comparaissaient Charles Ceccaldi-Raynaud, ancien sénateur-maire UMP de Puteaux, et Gaston Garino, actuel 1er maire-adjoint de la ville. Extraits :

"Soupçonné d'être l'instigateur d'une plainte pour vol déposée contre le gérant d'un restaurant, l'ancien maire de Puteaux Charles Ceccaldi-Raynaud a dû s'expliquer devant la justice hier. (..) « Ce samedi-là, je lisais du Nietzsche dans mon salon quand j'ai reçu un coup de téléphone m'informant qu'un particulier mettait des chaises de la mairie dans son camion », a rapporté l'octogénaire de sa voix aussi aiguë qu'éraillée. Car c'est bien une histoire de chaises qui a occupé le tribunal tout l'après-midi. Ce 14 juin 2003, le gérant du club-house du tennis de Puteaux déplace son camion sur quelques mètres. Vingt-quatre chaises neuves achetées par la mairie et destinées à la terrasse du club-house sont stockées dans le camion. Gaston Garino arrive alors devant le camion, appelle la police, qui vient aussitôt, et désigne le gérant comme le voleur de chaises. Tout le monde est emmené au commissariat, le gérant placé en garde à vue, et l'adjoint « exige » de déposer plainte, selon le témoignage des policiers. « On n'est pas placé en garde à vue pour rien », s'est emporté Charles Ceccaldi-Raynaud pour justifier cette « instruction » ou ce « conseil » - ses déclarations ont été variables - donnés à Garino pour qu'il dépose plainte au nom de la ville. « Qu'il ait déplacé ou volé les chaises, c'est pareil. Il n'avait pas le droit de le faire », a longuement développé l'ancien maire de Puteaux, un brin arrogant. « Le conseil municipal a jugé ces faits graves et les a sanctionnés », a-t-il poursuivi, d'un ton toujours péremptoire. Le gérant s'est en effet retrouvé privé de la convention l'autorisant à exploiter le club-house huit jours après sa garde à vue. « C'est une manoeuvre pour m'écarter, parce que j'ai reçu des opposants à la mairie la veille », a expliqué le restaurateur, visiblement ébranlé par ses mésaventures. Le procureur a requis des peines d'amendes à l'encontre des deux élus. Le tribunal rendra son jugement le 25 janvier".

LIRE L'INTEGRALITÉ DE L'ARTICLE DANS LE PARISIEN

Commentaires