Projet abandonné du "palais" de la danse : 235.000 euros dépensés pour rien par la ville de Puteaux !
Un compte rendu du conseil municipal sur www.ps-puteaux.com

La députée-maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, refuse de donner des éléments chiffrés à l'opposition

Le conseil municipal de Puteaux s'est réuni hier soir, jeudi. Il a principalement été question des fêtes de fin d'année. Au total, ce sont plus de 3 millions d'euros qui seront dépensés par la municipalité : plus d'un million d'euros pour "Puteaux en neige", encore plus d'un million d'euros rien que pour les illuminations, et un autre million pour les réceptions !
Nadine Jeanne détaille tout cela sur son blog. "La municipalité continue donc sur sa lancée : en mettre plein la vue. L'argent est allégrement dépensé pour le superflu alors qu'il est compté et recompté pour l'essentiel", dénonce l'élue socialiste.

12 rue Arago, chauffage urbain, passerelle de La Défense : plusieurs autres dossiers importants ont été traités lors de cette séance.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud refuse de reloger dans le parc social de la ville les Putéoliens qui vivent dans un immeuble délabré au 12 rue Arago. "Le député-maire, écrit Nadine Jeanne sur son blog, a prétendu qu'un expert, monsieur Pontet, était passé le 21 juillet et que celui-ci aurait déclaré l'immeuble salubre. Ce monsieur est effectivement venu un soir à 19h30 accompagné du propriétaire mais, interrogé par les locataires, il a formellement reconnu de ne pas être habilité à faire une expertise. Il n'est d'ailleurs resté que quelques minutes et n'avait aucun matériel d'aucune sorte pour faire les mesures qui s'imposent. Comment en ce cas peut-on se prévaloir de son avis ?"

Sur l'affaire du chauffage urbain, Joëlle Ceccaldi a affirmé que le fonds de garantie versé par les abonnés à SOCLIP avait été entièrement dépensé en travaux et que le solde serait même débiteur d'environ 2 millions et demi d'euros. "Le montant de ces travaux (plus de 6 millions d'euros) n'est pas sans étonner les abonnés : la centrale Arago n'ayant que peu servi", fait remarquer Nadine Jeanne.

Enfin, à noter que la suppléante de Nicolas Sarkozy à l'Assemblée Nationale a refusé de répondre aux élus de l'opposition qui voulaient connaître le montant global des honoraires versés par la ville pour s'opposer à la construction d'une passerelle entre le parvis de la Défense et le faubourg de l'Arche. Joëlle Ceccaldi-Raynaud a répondu "que ses services avaient autre chose à faire !", explique Nadine Jeanne sur son blog. C'est tout simplement honteux : un maire -élu PAR NOUS, pour NOUS représenter- à l'obligation légale de transmettre ces informations à tout citoyen qui lui en fait la demande, d'autant plus lorsqu'il s'agit d'un élu de l'opposition qui doit pouvoir contrôler le travail mené par la majorité (c'est ce qu'on appelle la démocratrie, madame la députée-maire !). Cette attitude montre une fois de plus l'arrogance de l'actuelle majorité municipale, ainsi que son manque de respect vis à vis des règles de base de notre démocratie.

PETIT RAPPEL DE LA LOI, POUR NOTRE MAIRE :

La loi n° 78-753 du 17 juillet 1978 portant diverses mesures d'amélioration des relations entre l'administration et le public et diverses dispositions d'ordre administratif, social et fiscal, modifiée par la loi n°2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec l'administration fixe le régime général applicable à la communication des actes de l'État et des collectivités locales.
Aux termes de ces dispositions, sont communicables les documents administratifs, entendus comme : « tous dossiers, rapport, études, compte-rendus, procès-verbaux, statistiques, directives, instructions, circulaires, notes et réponses ministérielles qui comportent une interprétation du droit positif ou une description des procédures administratives, avis, prévisions et décisions qui émanent de l'État, des collectivités locales, des établissements publics ou des organismes de droit public ou privé chargés de la gestion d'un service public » (article 1er de la loi de 1978).

En savoir plus : CADA

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