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Les travaux devant le "palais" putéolien de la culture ont coûté bonbon !

Flambée des impôts régionaux ou surchauffe médiatique de Nicolas Sarkozy ?

Ces derniers temps, de nombreux journaux font état d’une passe d’armes entre la droite et la gauche à propos de la fiscalité régionale.

Notre candidat à la députation, Nicolas Sarkozy, flanqué des 22 présidents des groupes UMP des conseils régionaux vient de tenir une conférence de presse pour tancer les présidents socialistes, coupables à ses yeux d’une augmentation inouïe et injustifiée de l’impôt régional.

Sans compter que notre bouillant candidat ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et prévoit d’organiser un grand show médiatique au printemps (aussi grandiose que celui du Bourget ?) pour dénoncer le matraquage fiscal dont les socialistes seraient responsables.

Alors pour éviter de me retrouver sur la paille à l’automne, j’ai ressorti mon avis d’imposition des taxes foncières de l’année 2004 afin de calculer combien il m’en coûterait.
Quelle ne fut point ma surprise de constater que lorsque je verse 10 euros à la région, j’en verse six fois plus au conseil général présidé par Monsieur Sarkozy et neuf fois plus à la commune dirigée par sa suppléante Madame Ceccaldi ; bref lorsque je verse 10 euros de foncier à la région, j’en verse 150 aux collectivités gérées par le couple Ceccaldi / Sarkozy.

Et au final, la flambée dont s’offusque Nicolas Sarkozy me coûtera moins de 5 euros ! Est-il bien utile de faire tant de bruit pour si peu ?

En déclarant que tous les foyers en pâtiraient, notre ex-ministre des finances aurait-il oublié que seuls les propriétaires sont assujettis aux taxes foncières, à moins qu’il ne confonde avec la taxe d’habitation dont les régions ne bénéficient pas ?

Pendant ce temps, je constate chaque semaine en remplissant mon caddie que celui-ci augmente de plusieurs centaines d’euros chaque année et je ne suis pas le seul à faire ce douloureux constat. Et visiblement, cette augmentation n’est pas prête de s’arrêter. Le PDG de Carrefour vient d’être débarqué car les actionnaires ne veulent pas se contenter d’une rentabilité de 6 ou 8% l’an mais exigent une rentabilité à deux chiffres.

Qu’en pense notre éphémère ex-ministre de l’économie et des finances qui avait fait tout un cinéma de son accord avec la grande distribution qui s’engageait à diminuer les prix pour les consommateurs et à payer un prix juste aux producteurs ? Je le trouve bien silencieux sur ce sujet et je crains fort que producteurs et consommateurs ne soient encore les dindons de la farce.

JC

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