Nous demandons la réouverture de l'école Petitot à Puteaux

Puteauxinfosept19La rentrée scolaire approche. Dans la tribune du groupe "Puteaux Futur" à paraître dans le magazine municipal "Puteaux infos" de septembre 2019,  Bouchra Sirsalane et Christophe Grébert demandent la réouverture de l'école Petitot, située quartier des Rosiers sur le haut de la ville, ainsi que sa transformation en école modèle :

L’école Eugène Petitot, rue Edgar Quinet , a été fermée l’an dernier pour “rénovation”. Les enfants de cet établissement communal ont été accueillis “provisoirement” dans la nouvelle grande école des Bergères. Ce changement a été perturbant pour les habitants du quartier des Rosiers attachés à leur école à taille humaine. 

D'autant que la municipalité n’a pas tenue ses promesses : 
En mars 2017, elle annonce que l’école va être rénovée pour améliorer sa performance énergétique.

En septembre 2017, elle affirme que cette rénovation a débuté en janvier 2016 et s'achèvera en 2019 (photo ci-dessus).

En juillet 2018, elle prétend que le chantier se fera entre l’été 2018 et l’été 2019.

Or, cette rentrée scolaire 2019 va s'effectuer sans l'école Petitot. 

Cette fermeture est très pénalisante pour les familles et pour les enfants qui doivent traverser quotidiennement l’avenue du Général de Gaulle, une autoroute urbaine (!), pour se rendre à l'école des Bergères. 

Grebert-sirsalaneNous demandons la réouverture, comme cela a été promis, de l’école Petitot : pour prévenir les accidents, ne pas exposer les enfants aux gaz d’échappement et leur offrir une scolarité paisible.


Nous proposons d’en faire un établissement modèle : planté d’arbres, certifié développement durable et à la pédagogie innovante, pour le bien-être des enfants et en faire des citoyens responsables.

Bouchra Sirsalane
& Christophe Grébert

 

EN LIRE PLUS :

Dans le "Puteaux infos" de mars 2017, la municipalité promettait la fin des travaux en 2019  : 

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En septembre 2017, la municipalité promet encore la fin du chantier en 2019 :IMG_3397

ETE 2019, l'école Petitot est abandonnée aux oiseaux et se dégrade :

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L'opposition de Puteaux obtient une aide pour les familles

6a00d8341c339153ef0240a4b245df200bLes familles de Puteaux doivent dépenser jusqu'à 150 euros par mois et par enfant, pour pouvoir bénéficier des différents services de la commune : cantine, garderie et activités à l'école. Un tel montant n'est pas compréhensible pour une ville aussi riche que la notre.

La raison ? La politique clientéliste développée par la municipalité coûte cher : entre des cadeaux pour ses clients et des tarifs adaptés pour toutes les familles, la majorité municipale choisit de défendre son propre intérêt. 

Depuis le début du mandat, et conseil municipal après conseil municipal, les élus de Puteaux Futur, Christophe Grébert et Bouchra Sirsalane, font des propositions pour améliorer le bien être et le pouvoir d'achat des familles de Puteaux.

En 2015, nous avons défendu un voeu prévoyant une baisse des tarifs des services communaux destinés aux enfants. La majorité municipale a voté CONTRE ce voeu ! Mais voilà qu'à 6 mois des élections municipales, la municipalité découvre que nous avons raison et que ses tarifs sont effectivement trop élevés pour les familles : Capture d’écran 2019-08-03 à 15.46.41"Toujours au plus proche des réalités de ses administrés (sic !) et plus particulièrement des familles monoparentales, Puteaux améliore sa politique tarifaire en introduisant une demi-part supplémentaire dans le calcul du quotient familial pour la tarification des activités périscolaires et extra-scolaires", annoncé la ville le 31 juillet (sic) sur son site internet.

Dommage que cette annonce de la mairie de Puteaux ne soit faite que maintenant ! L'opposition réclame cela depuis 4 ans...

Cette mesure de 1/2 part reste par ailleurs très insuffisante. Elle ne touchera qu'une faible partie des Putéoliens et pour des montants modestes par rapport aux 150 euros mensuels par enfant supportés par les familles. D'autres mesures devront donc être prises. Nous y reviendrons lors du prochain conseil municipal, à la rentrée.


Charles Ceccaldi-Raynaud, un maire grandiose, redouté et redoutable (par Sylvie Cancelloni)

34513564_715c3a0741Charles Ceccaldi Raynaud est mort, lui qu’on eut cru immortel, tant il a incarné l’histoire politique du 92 dont les figures principales, Charles Pasqua au 1 er rang, commencent à disparaître.

J’ai travaillé avec lui le temps d’un mandat. Ou plutôt, j’ai essayé, tant l’homme portait de contradictions pour la jeune femme que j’étais à l’époque : rusé et cruel parfois, généreux à d’autres, hypocondriaque souvent et se servant de sa santé chaque fois qu’on l’importunait, glaçant dans ses menaces et sincèrement désolé qu’on ne l’aime pas davantage, il travaillait la pâte humaine comme personne en pétrissant la fidélité entre terreur et largesses. Ne faisant qu’exceptionnellement confiance, il misait d’abord sur les faiblesses qu’il devinait avec une finesse frisant le grand art.

C’est dans ce chaudron paternel que s’est développée la culture si particulière du clientélisme à la Puteaux : à défaut de pouvoir compter sur l’engagement indéfectible de quiconque, il faut le lier d’abord à soi par une dette de reconnaissance … C’est infaillible : on se bouscule au portillon pour une faveur !

Il a été un Maire grandiose, redouté et redoutable. Il faut dire qu’il a reçu à ses débuts le plus fabuleux cadeau, la Défense. Moyennant la cession du « terrain » à l’Etat (via l’EPAD), elle a rapporté à Puteaux des revenus annuels dont l’importance aura fait transpirer des générations d’inspecteurs des finances cherchant à le confisquer. Un des directeurs de l’EPAD, Gerard de Senneville, a raconté dans un livre à charge l’épopée qualifiée de cynique et affairiste, des deux rois de l’époque, Charles Ceccaldi et Christian Pellerin.

Même avec des méthodes discutables, Charles Ceccaldi a pourtant constitué pendant 35 ans le trésor de guerre sur lequel Puteaux continue de vivre, en un temps où d’autres communes se serrent la ceinture et peinent à investir. Un trésor de guerre envié bien sûr, et utilisé en grande part… pour asseoir les fidélités  ! Le clientélisme est trop efficace pour résister à la tentation!

Quel souvenir laissera-t-il à Puteaux ? La mémoire est capricieuse et l’étoile du ceccaldisme vieillissante : 3 générations, c’est quand même beaucoup… Il n’est plus si sûrement compatible avec l’air du temps, peu amateur de sagas fastueuses, et tourné davantage vers la construction d’un avenir responsable. De ce point de vue, le grand péché du ceccaldisme aura été son indifférence totale au développement de la Défense. Aussi décrépite qu’il le devient peu à peu…

On retiendra : la reconnaissance des rapatriés d’Algérie qu’il a acceuillis après les accords d’Evian ; le taux de HLM assurant à la fois une mixité sociale appréciée dans la ville; la sanctuarisation de l’Ile de Puteaux et la construction de la piscine ; l’entrée de Puteaux dans l’ère post-industrielle... Mais tout cela avec son cortège d’affaires (relations avec les maires Dardel et Peretti ; les liens corses et les réseaux franc-maçons, la mort du colleur d’affiches, le marché de chauffage de la Défense etc). L’Histoire et la justice, qui continue à enquêter, feront le tri le tri et établiront un jour le vrai bilan de ces 50 années putéoliennes.

Il restera surtout la figure d’un homme qui n’avait peur que de la mort, et dont le style et la carrière politique, de l’Algérie à Puteaux, de la SFIO au RPR, très 3 ème République, resteront à jamais inimitables.

Si sa vie fût Puteaux pendant 35 ans, il lui tourne cependant résolument le dos dans la mort, préférant être enterré près de Toulouse, dans sa nouvelle famille dont le faire-part n’évoque ni sa fille et son petit-fils. La guerre aura continué jusqu’au bout.

Et le connaissant, là où il est, nul doute qu’il appréciera peu les hommages post mortem que la ville de Puteaux, qu’il considérait comme passée à l’ennemi, ne manquera pas de lui rendre.

Sylvie Cancelloni
ancienne conseillère municipale de Puteaux