Le nouveau DGS de la mairie de Puteaux Jean-Charles Manrique arrive avec ses propres casseroles

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"Que vient-il faire dans cette galère ?" C'est la question qu'on peut se poser lorsqu'un nouveau cadre de la fonction publique est recruté par la sulfureuse maire Les Républicains de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Pour Jean-Charles Manrique, son futur directeur général des services, cette question ne se pose pas trop. L'intéressé arrive en effet à Puteaux avec sa propre batterie de casseroles.

Avant de prendre en septembre prochain la tête de l'administration de la mairie de Puteaux, Jean-Charles Manrique a été directeur général des services du conseil départemental d'Eure-et-Loir, entre 2018 et 2020.

Son arrivée dans notre ville est annoncée dans l'Echo Républicain : 

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Dans un article publié en juin dernier, le même journal rapportait que le passage de Jean-Charles Manrique en Eure-et-Loir a été "mouvementé". Arrivé en janvier 2018, avec la mission de réorganiser les services du conseil départemental, le management du fonctionnaire territorial avait été pointé du doigt. « La préfète d’Eure-et-Loir a alerté le président du Conseil départemental, qui a lui-même été entendu par la police judiciaire », explique l'avocate du Conseil départemental, alors que l'ex-DGS contestait devant le tribunal administratif sa suspension pour un « management inadapté » ayant entraîné une plainte du syndicat FSU.

La gestion du personnel de Monsieur Manrique a été catastrophique. Elle a été qualifiée de brutale par des fonctionnaires.

Peu après son arrivée en Eure-et-Loir, Jean-Charles Manrique avait par ailleurs été épinglé par le Canard Enchaîné. Selon l'hebdomadaire, le fonctionnaire avait obtenu un logement gratuit "pour nécessité absolue de service"... mais un logement situé à 75 km de son lieu de travail !!! Le scandale a été révélé par un site local : www.cactus.press

Ce n'est pas la seule affaire sortie par ce site concernant Jean-Charles Manrique.

Cactus a ainsi publié le relevé de 2 cartes électroniques utilisées par le fonctionnaire au titre de ses activités professionnelles :

« Il convient de saluer la formidable performance du sieur Manrique, accomplie le dimanche 14 octobre 2018 : 2 pleins d’essence à 4 minutes d’intervalle, pour 2 véhicules différents. »

Formidable en effet !

Bienvenue à Puteaux, Monsieur Manrique. Vous ne serez pas dépaysé ici.

(photo de Jean-Charles Manrique sur pinterest)


La maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud passe 48 heures en garde à vue

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Mercredi, la maire Les Républicains de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, a été mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale aggravé, après 48 heures de garde à vue, a révélé le Parisien des Hauts-de-Seine.

L'élue de Puteaux a été placée sous contrôle judiciaire. Elle est poursuivie dans l'affaire des 102 kilos d'or trouvés sur un compte non déclaré dans une banque au Luxembourg. Une affaire sur laquelle Mediapart avait publié une enquête en 2015.

Ces fonds provenaient, selon Charles Ceccaldi-Raynaud, le père de Joëlle Ceccaldi, de pots de vins versés dans le cadre de l'attribution du marché du chauffage de la Défense. Joëlle Ceccaldi a ensuite transféré cet argent à ses enfants, Vincent Franchi et Emilie Laviec.

Une première enquête préliminaire pour blanchiment de fraude fiscale a été ouverte en 2016 par l'office central de lutte contre les infractions fiscales et financières. L'enquête a ensuite été élargie en 2017 pour viser Emilie Laviec pour fraude fiscale. Celle-ci étant devenue la seule bénéficiaire de ces millions d'euros non déclarés.

Le blanchiment de fraude fiscale aggravé est puni de 10 ans d'emprisonnement et de 750.000 euros d'amende.

LIRE MON DOSSIER SUR CETTE AFFAIRE : PARADIS FISCAL


La maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi jugée pour diffamation

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La maire Les Républicains de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, comparaîtra  le mardi 6 octobre 2020 devant le tribunal correctionnel de Nanterre. Elle sera jugée pour avoir diffamé le conseiller municipal Christophe Grébert lors d'une séance du conseil.

Le 12 février 2019, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a déclaré devant le conseil municipal de Puteaux que l'élu d'opposition avait été "récemment" condamné par la justice, alors qu'au contraire c'est la municipalité qui venait d'être condamnée pour avoir faussement affirmé dans le journal municipal que Christophe Grébert avait été... condamné par la justice !

"Autrement dit, la maire de Puteaux a affirmé faussement et a réaffirmé publiquement que j'ai été condamné. Il faut dire que, cherchant à me faire taire, Joëlle Ceccaldi a en vain lancé contre moi, directement ou via des proches, une quinzaine de plaintes bâillons
Adepte de pensée magique, la maire de Puteaux croit-elle qu'en répétant une chose elle fait d'un mensonge une vérité ?
Seulement voilà, le fait d'accuser faussement une personne d'avoir été condamnée est diffamatoire et est puni par la loi.

Christophe Grébert"

Mon dossier sur ce procès de Joëlle Ceccaldi-Raynaud