Vidéosurveillance à Puteaux : "Big Mayor is watching you !" Et maintenant Méliz parle !
On pouvait le lire, maintenant, on peut aussi l'écouter :
Quel talent ! On en redemande !
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Sur son blog, la conseillère municipale Nadine Jeanne dénonce l'absence de tout représentant de l'opposition au sein du Conseil local de sécurité, dont je vous ai parlé à propos de la vidéosuveillance :
"Depuis le début du mandat, nous avons demandé à plusieurs reprises quand
serait décidée la composition du nouveau CLSPD (Conseil local de
sécurité et de prévention de la délinquance). Des réponses évasives nous avaient été données.
En conseil, le maire déclarait : Le conseil est ouvert à tous, vous pouvez assister aux réunions... mais comment cela aurait-il été possible puisque nous ne recevions pas de convocations !
Hier soir, lors du conseil municipal, les choses se sont "éclaircies" si l'on peut dire. Les membres du CLSPD ont bien été désignés, mais dans la plus parfaite opacité et aucun représentant de l'opposition n'y figure.
Ceci marque un net recul de la Majorité en terme d'ouverture et de
démocratie par rapport au précédent mandat où nous avions un
représentant.
Dans une ville qui aura bientôt la plus forte concentration de caméras au m2 que l'on n'ait jamais vue en France et où aucun comité d'éthique n'a été mis en place, il est essentiel que nous soyons en mesure d'informer la population de l'évolution de la situation".
L'absence de tout représentant de l'opposition dans les différentes instances locales est un peu une particularité de notre municipalité. Dans les communes voisines, comme à Neuilly ou Courbevoie (toutes les 2 de majorité UMP comme à Puteaux), les maires ont invité l'opposition à désigner des représentants dans les diverses commissions et autres comités consultatifs. A Puteaux, la majorité n'a pas cet esprit démocratique. Comment l'expliquer sinon par un manque de confiance en soi. On appelle aussi cela de la... trouillardise.
Christophe Grébert
Publié sur le blog de Christophe Grébert :
Lors du conseil municipal de Puteaux du 27 avril 2009,
les élus étaient appelés à voter l'attribution d'un marché de
maintenance du réseau local de vidéosurveillance (question 5 de l'ordre
du jour). Le groupe Alternance Puteaux, qui regroupe les élus MoDem et Verts, a voté CONTRE, la mairie étant incapable de nous donner des données chiffrées. Voici le texte de mon intervention en séance :
Rappelons quelques éléments sur le réseau de vidéosurveillance de Puteaux : 77 caméras sont actuellement officiellement en fonctionnement (35 sur la voie publique et 42 dans les parkings municipaux). Un projet d’extension présenté par la municipalité prévoit l’implantation de 40 nouvelles caméras dans les mois qui viennent. Ce qui fera en tout 117 caméras, soit 1 caméra pour 350 habitants. Par comparaison, je signale qu’à Nice, ville connue pour sa politique sécuritaire et qui a été l’une des premières à développer la vidéosurveillance sur son territoire, le rapport est d’une caméra pour 1.700 habitants. Autrement dit, rapporté au nombre d’habitants, Puteaux va posséder 5 fois plus de caméras que Nice !
Pour contrôler toutes ces caméras, un centre de supervision – que nous attendons toujours de pouvoir visiter - est installé au poste de police municipale, rue Chantecoq. 20 écrans sont visionnés par une équipe de 9 opérateurs placée sous la responsabilité de policiers municipaux. D’où il ressort que le nombre total d’opérateurs est insuffisant pour assurer une surveillance 24/24 et 7/7 d'un aussi important réseau. On peut donc sans crainte avancer que la plupart du temps personne ne visionne réellement les images. C'est humainement impossible.
Ce réseau de vidéosurveillance nous coûte pourtant beaucoup d’argent : 3 millions d’euros dépensés pour l’installation de la première vague de caméras. Encore 3 millions d’euros pour la 2e vague, en y ajoutant les frais de personnel et la maintenance : 300.000 euros annuel. C’est le dossier du jour.
Si la sécurité n’a pas de prix, faut-il encore s’assurer que l’argent de la commune soit dépensé à bon escient.
Selon les statistiques de la police nationale présentées lors de la séance du conseil local de sécurité du 13 novembre 2008 par le commissaire Métivet, chef de la circonscription de police de Puteaux, la délinquance dans notre commune baisse régulièrement depuis 2001, bien avant donc l’installation des caméras.
Pour expliquer cette baisse continue, Monsieur Métivet dit la chose suivante : « ces bons résultats reposent sur différents éléments, la réorganisation de la brigade de sécurité urbaine, une présence renforcée des effectifs sur la voie publique et notamment de la BAC (jour et nuit), le travail de partenariat avec l'Association départementale d'aide aux victimes d'infractions pénales, les chefs d’établissements scolaires et les services municipaux ». Le commissaire ne cite pas la vidéosurveillance. Il insiste sur la présence renforcée sur le terrain d'hommes formés à la lutte contre la criminalité, en l’occurrence la BAC.
Lors de ce conseil local de sécurité, aucun bilan chiffré de la vidéosurveillance n’a été communiqué. Les caméras sont-elles concrètement utiles ? On ne sait pas !
Monsieur Jean-Marie Ballet, conseiller délégué à la sécurité publique, nous a dit ce soir « Un certain nombre d’infractions sont repérées ; de très nombreuses infractions sont évitées ; un résultat tout à fait probant ». Cette seule déclaration ne me satisfait pas !!! Je voudrais avoir des éléments plus concrets.
Parce que nous sommes soucieux de la sécurité des Putéoliens, mais aussi de la manière dont leur argent est dépensé, et en attendant que la municipalité nous fournisse un bilan chiffré et commenté portant sur l’efficacité du réseau actuel de vidéosurveillance, nous votons CONTRE toute nouvelle dépense liée à ce réseau de surveillance. Nous votons CONTRE ce dossier.
Christophe Grébert
Conseiller municipal Modem de Puteaux
(photo : Flickr)
A LIRE SUR LE SITE RUE89 : La vidéosurveillance ça coûte cher et rien ne dit que ça marche
Publié sur www.grebert.net :
Lors du conseil municipal du jeudi 16 octobre 2008, le maire UMP de Puteaux a annoncé une extension du réseau local de vidéosurveillance, à l'occasion de la signature d'une convention entre la ville et l'Office HLM (Question 7 de l'ordre du jour).
J'ai fait l'intervention suivante :
La majorité municipale a décidé de créer à Puteaux un important réseau de vidéosurveillance qui nous a déjà coûté plus de 3.000.000 euros en investissement, sans compter les coûts de fonctionnement. Avant d’envisager son extension et d’engager de nouveaux investissements, nous souhaiterions qu’un bilan sur l’efficacité du réseau existant soit réalisé.
Le but de cette extension de la vidéosurveillance est, affirme la majorité, d’« améliorer la prévention contre l’insécurité urbaine » . Sur quels éléments s'appuie-t-elle pour dire que la vidéosurveillance améliore la prévention ? Jusqu’alors dans les exemples donnés par Joëlle Ceccaldi-Raynaud, il était question de constats d’actes délictueux, pas de prévention de ces actes : la caméra n’empêche pas l’agression ; elle ne l’alerte même pas - car il faudrait en permanence des policiers derrière des écrans, ce qui est impossible - ; elle permet éventuellement –après coup- de constater quelques méfaits.
Les différentes études sérieuses sur la vidéosurveillance le disent : à elle seule, la caméra ne fait pas baisser le taux de criminalité.
Je suis favorable à l'utilisation des différents outils mis à notre disposition pour améliorer la qualité de vie des Putéoliens. La vidéosurveillance est un outil parmi d’autres qui a son utilité. Il est en particulier efficace dans les espaces publics fermés : les parkings, les souterrains (le quartier de La Défense est largement équipé de caméras avec raison). Mais encore une fois, la vidéosurveillance n’est pas la réponse à tous les problèmes. On pourra mettre des caméras partout, dépenser des millions d’euros pour cela, sans répondre au sujet qui nous préoccupe : assurer la tranquillité dans nos différents quartiers.
Pour cela, il faut aussi de la présence humaine. Nous sommes favorables à la réouverture d’un poste de police municipale rue Berthelot. Nous sommes aussi pour des tournées plus fréquentes de la police (municipale et nationale) en journée, comme en soirée.
Nous demandons donc, avant tout nouvel investissement, la réalisation d’une étude qui fasse le bilan du réseau de surveillance actuel et détermine avec précision les besoins supplémentaires. En attendant une communication publique de cette indispensable évaluation, nous nous abstiendrons sur tout nouvel engagement financier dont on ne nous aura pas démontré l’utilité.
Pour information, la ville a déjà dépensé pour son réseau de vidéosurveillance (Question 8 de l'ordre du jour) :
2.103.215 euros pour l’installation d’un réseau de fibre optique reliant les caméras au poste de surveillance
et 1.028.853 euros pour les caméras et le poste de surveillance.
Soit plus de 3 millions d'euros d'argent public... engagés pour quelle efficacité ? Nul ne le sait.
Christophe Grébert
Conseiller municipal MoDem de Puteaux
(photo : Christophe Grébert sur Flickr)
Alors que la ville de Puteaux vient d'inaugurer un vaste réseau de vidéosurveillance -Plus d'une centaine de caméras, pour plusieurs millions d'euros en investissement et en fonctionnement-, l’Institut national des hautes études de la sécurité (Inhes) vient de publier un rapport extrêmement critique sur la «vidéoprotection».
"(..) Au fil des pages, peut-on lire dans un résumé publié par Libération, l’Inhes relève que les systèmes sont souvent «obsolètes», «mal entretenus ou mal positionnés» voire «inutiles». Les images seraient «écrasées» automatiquement au bout de quelques jours, ne permettant aucune analyse. Certaines caméras ne seraient même pas branchées. Trop coûteuses, elles ne sont plus entretenues. De plus, le personnel serait mal formé, voire pas du tout, et le rapport de pointer «le risque d’avoir devant les écrans de simples téléspectateurs» (..)".
Cette première étude nationale rejoint les rapports négatifs déjà publiés aux Etats-Unis et au Royaume-Uni : "(..) A Londres, écrit Libé, les caméras de surveillance ont fleuri sans pour autant faire la preuve de leur efficacité : 80 % des images seraient inutilisables et seuls 3 % des vols auraient été résolus grâce à elles selon un rapport officiel du Viido (Visual Images, Identifications and Detections Office), un service de New Scotland Yard, en mai. «C’est un véritable fiasco», avait grincé un responsable (..)".
"(..) Les rapporteurs admettent que «la part attribuée à la vidéo dans la diminution de la délinquance est particulièrement difficile à mesurer précisément». Les données manquent. Elle peut baisser sous l’œil de la caméra mais se déplacer à quelques mètres. Hors champ (..) En attendant, les 200 entreprises spécialisées dans la vidéo protection prospèrent. Selon le rapport, elles ont généré 800 millions d’euros en 2007 avec une progression de 10 % depuis deux ans".
Je suggère à la municipalité de Puteaux la réalisation d'une étude indépendante sur l'efficacité de son propre réseau de vidéosurveillance.
(photo : Flickr)
Lu sur Puteauxvideo.com :
La mairie de Puteaux, qui développe actuellement son réseau public de vidéosurveillance, a commencé, conformément à la loi, à installer des panneaux signalant l'implantation de caméras dans nos rues.
Rappelons les règles :
- Les autorités publiques peuvent décider de visionner la voie publique afin d'assurer : la protection des bâtiments et installations publics et leurs abords, la régulation du trafic routier, la constatation des infractions aux règles de la circulation, la prévention des atteintes à la sécurité des personnes et des biens dans les lieux particulièrement exposés à des risques d'agression ou de vol,
- L'installation d'un système de vidéosurveillance est subordonnée à une autorisation préalable du préfet. Elle est donnée pour une durée de cinq ans renouvelable, après avis de la commission départementale des systèmes de vidéosurveillance.
- Les opérations de vidéosurveillance de la voie publique ne doivent pas visualiser l'intérieur des immeubles d'habitation ni, de façon spécifique, l'entrée des ces immeubles.
- Les systèmes de vidéosurveillance sur la voie publique doivent être signalés par un pictogramme représentant une caméra. Ce signalement s’effectue par affiche ou panonceau. C’est ce qu’indique un décret paru au Journal officiel du 28 juillet 2006.
- Le décret indique en outre que le téléphone et le nom ou la qualité du responsable, auprès duquel toute personne intéressée peut s’adresser pour faire valoir son droit d’accès aux images et enregistrements, doivent être indiqués sur ces affiches ou panonceaux.
- Toute personne intéressée peut s’adresser au responsable d’un système de vidéosurveillance afin d’obtenir un accès aux enregistrements qui la concernent ou d’en vérifier la destruction dans le délai fixé par l'autorisation préfectorale. Le délai de conservation des images ne peut dépasser un mois, sauf procédure judiciaire en cours. Cet accès est de droit (loi relative à la sécurité du 21 janvier 1995).
- Toute personne rencontrant une difficulté dans le fonctionnement d'un système de vidéosurveillance peut saisir la commission départementale des systèmes de vidéosurveillance. Cette instance peut aussi, en dehors de toute saisine de particuliers, décider d'exercer un contrôle des systèmes.
(source : service-public.fr, photo : Christophe Grébert sur Flickr)
Sur son blog, le Mouvement Démocrate de Puteaux exprime sa "vigilance" face au réseau de vidéosurveillance actuellement réalisé par la municipalité et demande la mise en place d'un "contrôle indépendant" du système :
"Si, comme dans les transports en communs, les installations vidéo n'ont pour unique objectif que d'identifier a posteriori plus que de prévenir, alors l'objectif n'est qu'à moitié atteint. Dissuader est une chose, mais cela ne suffit pas… et cela se contourne.
Le deuxième bémol à l'utilisation d'une telle technologie est cette question évidente de la liberté individuelle. A l'époque du grand Internet, tout se trouve et tout s'identifie. Les dérives sont nombreuses. Placée entre les mains de la municipalité, l'utilisation du système de vidéosurveillance poserait la question de l'indépendance de son propriétaire.
Serait-il envisageable qu'un organisme extérieur et indépendant soit en charge de ce dispositif, pour éviter tout excès non-contrôlé de son exploitation ?
Le Mouvement Démocrate demande à la municipalité de proposer aux Putéoliens un projet ambitieux mais sous-contrôle indépendant et en toute transparence. La municipalité devra justifier de la pertinence de son utilisation, et de son exploitation".
Le conseil municipal de Puteaux s'est réuni le 22 mai 2007. Comme chaque mois, je suis allé assister à la séance avec ma caméra (tout le monde peut faire la même chose dans sa commune !). Voici la première partie des débats, jusqu'à la question 18 de l'ordre du jour*.
A la fin de la séquence (question 17), un échange vif oppose la conseillère socialiste Nadine Jeanne à la députée-maire UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud, à propos du projet de réseau de vidéosurveillance. La première accuse la majorité municipale de vouloir placer la population sous surveillance policière. La maire récuse, assurant qu'il ne s'agit que de protéger les Putéoliens et pas de les espionner. Elle prévoit d'installer PRES DE 200 CAMERAS DANS TOUTE LA VILLE, ce qui en fera le plus important réseau de vidéosurveillance municipal de tout le 92.
*8/ Résultat du marché négocié relatif aux travaux de réhabilitation du réseau d’assainissement du village de vacances de la Marine de Caprone à GHISONACCIA
9/ Résultat de l’appel d’offres ouvert relatif à la transformation d’une maison individuelle en un jardin d’enfants de 15 lits – 27 rue Gambetta
10/ Résultat de l’appel d’offres relatif aux travaux de réaménagement des rues Brazza, Montaigne, République et Fernand Pelloutier
11/ Résultat de l’appel d’offres ouvert relatif à l’entretien annuel, au remplacement et à la fourniture nouvelle des moyens de protection contre l’incendie
12/ Résultat de la consultation relative à l’organisation d’une opération intergénérationnelle appelée « Puteaux en plage » saison 2007
13/ Dossier de consultation d’entreprises relatif à l’acquisition et la mise en place de matériels actifs informatiques sur le réseau métropolitain fibre optique
14/ Dossier de consultation d’entreprises relatif à l’aménagement d’une trouée verte sur le territoire de la Ville
15/ Dossier de consultation d’entreprises relatif aux travaux de démolition de bâtiments communaux dans le cadre de la ZAC des Bergères
16/ Dossier de consultation d’entreprises relatif à la création de deux classes maternelles et à la restructuration de deux blocs sanitaires - groupe scolaire Marius Jacotot
17/ Avenant n°1 au marché relatif à la création d’un réseau de fibres optiques
18/ Avenant n° 1 au marché relatif à la mise en œuvre d’une vidéo protection urbaine
C'est le serpent de mer de cette mandature : le projet de vidéosurveillance est à nouveau à l'ordre du jour. Il sera discuté lors du conseil municipal qui aura lieu ce soir à la mairie de Puteaux.
A chaque période électorale, comme par enchantement, les caméras réapparaissent ! Jouer sur les peurs est décidément le seul ressort de la droite putéolienne.
Alors que notre ville ne compte aucun animateur de quartier et que la police municipale ne joue pas ce rôle de proximité, la majorité municipale décide de dépenser 3 millions d'euros pour installer des caméras dont toutes les études montrent qu'elles ne sont que des outils complémentaires à une politique de prévention plus vaste.
Mais l'efficacité n'est pas la préoccupation de cette droite ceccaldiste. Il s'agit juste de faire semblant d'agir.
J'invite les Putéoliens à ne plus se laisser berner par cette politique du passé. Le renouvellement des hommes doit s'accompagner d'un changement de méthodes : mettre des caméras pour mettre des caméras n'a aucun sens ; assurer la tranquillité dans nos rues est une priorité ; elle ne doit pas être traitée de manière idéologique et démagogique.
Je vous propose d'en discuter sur mon blog.
Je vous invite également à vous rendre ce soir au conseil municipal : Rendez-vous à partir de 19 heures à l'Hôtel-de-ville de Puteaux. L'accès est libre.
Chaque année, l'organisation Privacy International décerne, dans une quinzaine de pays, des "Big Brother Awards" aux institutions, sociétés ou personnes s’étant distinguées par "leur mépris du droit fondamental à la vie privée ou par leur promotion de la surveillance et du contrôle des individus". Et parmi les nominés de l'édition 2006, on retrouve Joëlle et Charles Ceccaldi-Raynaud, respectivement députée-maire UMP et conseiller général UMP de Puteaux :
Dans la catégorie "multirécidivistes de père en fille", la famille Ceccaldi-Reynault, qui règne sans partage depuis des décennies à Puteaux (92), mérite cette distinction suprême. Grâce à son ex-maire qui a passé le baton à sa fille Joëlle (suppléante de Nicolas S. à l’assemblée), la ville de Puteaux a déjà été nominée à 2 reprises aux BBA France (2002 et 2004). La ville est maintenant équipée de 22 caméras dans les espaces publics, 55 nouvelles devaient être installées en 2006 (ce qui fait 77), auxquelles il faudra ajouter les 113 caméras attendues dans les parkings des résidences HLM. Ce qui fera un total de 190 yeux vidéos qui seront reliées au futur réseau putéolien de vidéosurveillance. Coût de cette installation : 3 millions d’euros, sans compter les frais annuels d’entretien et d’exploitation. Pas mal mais peux mieux faire : le projet initial devait pouvoir être extensible jusqu’à 350 caméras.
La cérémonie de la 7e édition française aura lieu le samedi 20 janvier 2007 à l’espace Confluences de la Maison des arts urbains (190, Bd Charonne, Paris 20ème - M° : Alexandre Dumas).
(merci Sébastien)
Quand faut-il croire la majorité municipale de Puteaux ? Après avoir annoncé en février dernier dans "Puteaux infos" qu'il n'y avait pas de caméra sur la voie publique à Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud est revenue sur cette affirmation mensongère, en déclarant en séance qu'il y en avait actuellement 22 et que 55 nouvelles allaient être installées. Ce qui fera un total de 77 caméras, auxquelles il faudra ajouter les 113 caméras "installées dans les parkings des résidences HLM". Ce qui fera en réalité -et si cette fois les chiffres annoncés sont les vrais- un total de 190 caméras reliées au futur réseau putéolien de vidéosurveillance ! Ce qui en fera l'un des plus importants des Hauts-de-Seine. Le coût de cette installation : 3 millions d'euros, sans compter les frais annuels d'entretien et d'exploitation. J'ajoute que le premier appel d'offres lancé par la munipalité en 2002 précisait que le système devait pouvoir être extensible jusqu'à 350 caméras.
Les habitants de Lorilleux seront par ailleurs heureux d'apprendre que la statue du nouveau temple de l'amour, qui avait été dégradée peu après son installation, sera remise en place à la fin du mois, et que la mairie a décidé d'installer immédiatement une caméra... pour la protéger !
Ainsi donc la municipalité supprime la subvention qui permettait aux HLM de payer des gardiens à Lorilleux... mais elle mobilise en quelques jours des moyens pour assurer la protection... d'une statue. On cherche la logique de tout cela. Et j'ai bien peur que le Contrat local de sécurité soit à l'image de ces dernières décisions.
C'est en 1997 que le ministère de l'Intérieur a institué les "Contrats locaux de sécurité". Le but des CLS est de mettre en place des actions locales de prévention et de lutte contre l’insécurité en coordonnant le travail des différents acteurs : municipalité, services de l'Etat et associations. 8 ans après -mieux vaut tard que jamais- la ville de Puteaux a enfin décidé de mettre en place un Contrat local de sécurité et d'activer son Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) qui était jusqu'à présent une coquille vide.
La municipalité a pour cela sollicité le Conseil général des Hauts-de-Seine, avec l'aide duquel un diagnostic de sécurité a été mis au point. Le projet de CLS de Puteaux doit être co-signé aujourd''hui (lundi 3 avril) par le président de l'Assemblée départementale, Nicolas Sarkozy.
On y apprend notamment que Puteaux s'engage à créer un "comité d’Ethique du bon usage de la vidéosurveillance" et à établir un diagnostic préalable à l’installation du réseau "sur certains sites d’habitat social afin d’en vérifier l’opportunité d’implantation".
Le Contrat local prévoit également :
- la sécurisation des sites susceptibles de générer des nuisances et des troubles à l’ordre public,
- l'élaboration d’un observatoire territorial de la délinquance, pour permettre d’avoir une vision annuelle de l’évolution de la délinquance et des incivilités sur la commune,
- la sensibilisation sur les comportements à risques et leurs dangers,
- la lutte contre le "sentiment d’insécurité",
- l'éducation à la citoyenneté,
- la mise en œuvre d’un dispositif de veille éducative et préventive, le développement de l’accompagnement à la scolarité pour permettre à l’Education Nationale de remplir ses missions traditionnelles, le renforcement des actions partenariales de lutte et de prévention de l’absentéisme ou de la rupture scolaire,
- la mise en œuvre d’une structure de Justice de proximité, afin que les victimes d’infractions prennent conscience de leurs droits, puissent utiliser les moyens d’accès à la Justice, et permettre à cette structure d’assurer une mission de médiation non judiciaire,
- la coordination et le renforcement des actions de sécurité et de prévention routière,
- l'établissement d'un diagnostic préalable à l’implantation d’une équipe de correspondants de nuit à la Défense pour sécuriser la population avec, pour objectifs, d’orienter les personnes en détresse vers les services compétents, et d'instaurer un dialogue avec les personnes se rassemblant ou errantes,
- la création d'un poste de "chargé de mission Prévention Sécurité" afin de garantir la cohérence et l’homogénéité de la démarche entreprise pour la mise en place du Contrat Local de Sécurité et assurer son fonctionnement.
Le conseil local de Sécurité et de prévention de la délinquance de Puteaux sera chargé du "suivi d’évaluation du CLS pour élaborer, mettre en œuvre, suivre, évaluer et être force de proposition dans le cadre de la mise en place d’une politique publique concertée de sécurité et de prévention à Puteaux", peut-on lire dans le rapport présenté aujourd'hui devant le Conseil général du 92.
A LIRE SUR LE MEME SUJET :
- L'absence de politique de sécurité et de prévention était patente à Puteaux, sur le blog de Nadine Jeanne,
- Le projet de vidéosurveillance à Puteaux : des chiffres contradictoires, sur le blog de Nadine Jeanne,
- le dossier sur le projet de vidéosurveillance à Puteaux, sur MonPuteaux.com
- LA VIDÉOSURVEILLANCE DE PUTEAUX SOUS SURVEILLANCE

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