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Expulsion du 17-19 rue Collin : la mairie de Puteaux met à la rue une quinzaine de familles sans solution de relogement

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EN PLEIN MOIS DE JUILLET, LA MAIRIE DE PUTEAUX A FAIT PROCÉDER À L'EXPULSION DES HABITANTS DU 17-19 RUE COLLIN. UNE QUINZAINE DE FAMILLES SE RETROUVENT À LA RUE SANS SOLUTION DE RELOGEMENT.

Le 17-19 rue Collin est un immeuble insalubre situé en plein centre ville de Puteaux. Des familles y vivaient dans des conditions très dangereuses : le bâtiment menaçait ruine ; un incendie aurait provoqué un terrible drame...

Cela faisait des années que nous réclamions le relogement de ces gens. Mais la municipalité s'est contentée de racheter progressivement les logements abandonnés et de les murer.

Durant tout ce temps, la ville a laissé les habitants du 17-19 rue Collin vivre dans des conditions de sécurité indignes, alors qu'elle était devenue le propriétaire majoritaire de l'immeuble et aurait du procéder à sa rénovation. Elle a préféré laisser pourrir la situation, mettant en grand danger des familles entières, jusqu'à pouvoir les chasser...

Hier, sur la base d'un arrêté de péril, la maire a finalement fait évacuer l'immeuble. C'était le but de tout cela.

Une quinzaine de familles, petits propriétaires et locataires, se retrouvent à la rue. Le CCAS a proposé à certains un hébergement à l'hôtel jusqu'à vendredi. Mais pour la suite, la mairie de défausse de toute responsabilité et renvoie les expulsés vers la préfecture. Elle est pourtant bien responsable de la situation des habitants du 17-19 rue Collin. Et en cas d'arrêté de péril et d'évacuation d'un immeuble, les habitants doivent être relogés.

Le cabinet du maire fait le tour des derniers propriétaires pour leur proposer de racheter leur bien pour quelques dizaines de milliers d'euros. Mais pour ces personnes âgées aux petites retraites et ces familles pauvres, cette somme ne permettra pas de racheter un logement. Cela représente à peine de quoi payer quelques années de loyers. Et ensuite ? Ce que les expulsés veulent, c'est un relogement dans le parc social de la ville. Un Graal que la maire LR de Puteaux réserve à de riches amis, et certainement pas à ces Putéoliens pauvres et aux noms étrangers.

Quand la maire annonce aux habitants qu'ils vont être évacués sans leur dire quand et ce qu'ils vont devenir :

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La maire LR de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a publié un communiqué (ci-dessous) dans lequel elle ose affirmer que "Puteaux règle le problème de la rue Collin". "Régler le problème", l'expression est odieuse, si on considère que la maire a surtout voulu se débarrasser d'une population dont elle ne veut pas. On n'a pas "réglé" un "problème" en laissant 15 familles à la rue ! Elle affirme ensuite que "les propriétaires n'assurent pas leurs obligations" : mais la ville est elle-même le propriétaire majoritaire de l'immeuble ! Elle déclare enfin que la ville a offert aux expulsés un "relogement d'urgence" : quelques nuits d'hôtel et ensuite bye bye ! Ce n'est pas apporter une aide réelle aux familles mises à la rue. Il s'agit plutôt d'éviter une manifestation jusqu'au long week-end du 14 juillet...

LE COMMUNIQUÉ DE LA MAIRE HONTE :

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Alerte canicule à Puteaux : nous réclamons des mesures pour protéger les enfants

CaniculePUBLIÉ SUR LE SITE DE CHRISTOPHE GRÉBERT :

Dans le cadre du Plan national de prévention canicule, chaque ville doit recenser les personnes fragiles et définir les actions à mettre en œuvre au niveau local pour limiter les effets des fortes chaleurs. Une attention particulière est bien entendu portée aux personnes âgées. Mais ce ne sont pas les seules à être en danger.
 Les enfants sont aussi concernés.

A Puteaux, de nombreux enfants, vivant dans des logements insalubres, souffrent en effet de pathologies respiratoires, notamment d’asthme. La canicule, qui aggrave les niveaux de pollution atmosphérique, est très dangereuse, voire mortelle, pour ces enfants.

Alors qu'il y a chaque année un risque croissant d'épisodes caniculaires et qu’une alerte pour fortes chaleurs vient d’être déclenchée dans notre département, nous faisons le constat qu’il n’existe à Puteaux aucune mesure de prévention adaptée pour cette catégorie de population fragilisée.

PlaquetteAinsi, la plaquette "Prévention canicule" distribuée par le CCAS de Puteaux ne s'adresse qu'aux séniors :  Téléchargement Plaquette-canicule.pdf

Nous demandons par conséquent à la maire de Puteaux et présidente du CCAS Joëlle Ceccaldi-Raynaud de remédier à cette défaillance, en mettant en œuvre rapidement et efficacement des mesures de prévention adaptées pour les familles putéoliennes avec des enfants vivant dans des logements insalubres ou indécents dangereux pour la santé.

Christophe Grebert
Conseiller municipal et administrateur du CCAS de Puteaux

MISE A JOUR : Ma chronique a dérangé la "communication" de la mairie de Puteaux, qui a été obligée, entre hier et ce matin, de réécrire son article sur le site municipal :

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Madame la maire, il ne s'agit pas de seulement communiquer sur internet, mais aussi d'agir. Pour l'instant, des parents me signalent l'inaction de la municipalité...


Un EHPAD promis depuis 9 ans et en chantier depuis 4 ans à Puteaux... Etrange...

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La façade du bâtiment commence déjà à se dégrader ! La maison de retraite médicalisée, rue Voltaire à Puteaux, est toujours en chantier, 4 ans après la pose de la 1ère pierre par la maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Lors du prochain conseil municipal, le 29 mars, je lui redemanderai si cet EHPAD ouvrira un jour... 

(photo : Flickr)

L'Etablissement faisait partie en mars 2008 du programme de la majorité. En novembre 2011, le mensuel municipal "Puteaux infos" publiait un article sur la "future maison de retraite à Puteaux rue Voltaire" : la "livraison est prévue fin 2013", promettait alors la mairie.

L'article soulignait que cette maison de retraite avait été "sollicitée" et "obtenue" par Joëlle Ceccaldi et son fils Vincent Franchi :

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C'est donc aussi de leur responsabilité si cet équipement est en train de pourrir sans avoir jamais fonctionné !

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VIDEO La municipalité de Puteaux refuse de soutenir la fondation Abbé Pierre

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Lors du conseil municipal de Puteaux, mercredi 8 mars 2017, le groupe d'opposition Le Rassemblement a proposé d'accorder une subvention à la fondation Abbé Pierre qui lutte pour que chacun puisse avoir un toit où vivre dignement. Nous avons demandé le déblocage d'une aide de 100.000 euros. "Nous n'avons jamais autant dépensé pour çà", nous a répondu la maire LR. Mais Joëlle Ceccaldi-Raynaud a au cours de la même séance du conseil municipal décidé de consacrer 200.000 euros pour un voyage à New York !!!

Voici l'intervention de la conseillère municipale Bouchra Sirsalane en séance : 

"Henri Grouès, dit l’abbé Pierre, né le 5 août 1912 à Lyon et mort le 22 janvier 2007 à Paris. Fondateur du mouvement Emmaüs dont la fondation Abbé-Pierre et de nombreuses associations pour le logement des défavorisés, il consacra sa vie aux plus démunis.

La ville lui a rendu un hommage dans le puteaux infos du mois de février : « Jusqu'à sa mort, le 22 janvier 2007 il n’a cessé de se battre pour les malheureux. La France pleure son petit frère disparu. Rappelez-vous le 1er février 54… Saviez-vous que le film Hiver 54 fut tourné dans les salons de l’hôtel de ville en 1989 ? Dans un petit coin de la salle des mariages de l’hôtel de ville de Puteaux, l’Abbé Pierre regarde Lambert Wilson jouer son propre rôle. Non par vanité mais pour s’assurer que l’on parle bien des malheureux et de la misère. Le temps d’un tournage, l’hôtel de ville de Puteaux fait renaître l’hôtel Royal, rue de La Boétie, qui accueillit des centaines de sans abris après l’appel d’urgence de l’Abbé Pierre, durant l’hiver 54. »

La fondation Abbé Pierre lutte contre le mal logement depuis des années et pour que chacun puisse avoir un toit où vivre dignement. Elle accueille et oriente les personnes en difficulté de manière inconditionnelle, et lutte contre toutes les formes d’injustice et de discrimination dans le logement. Les missions de la fondation sont nombreuses, elle s'engage dans :

  • La construction et la réhabilitation de logements : Par exemple en 2012, la Fondation a lancé son 3e programme de construction de logements très sociaux intitulé « Toits d’abord », qui permet de produire des logements à loyer très social dont l’ensemble du coût d’usage, notamment les dépenses énergétiques, est maîtrisé. Et depuis 2005, la Fondation a construit plus de 9 000 logements accessibles aux personnes en difficulté et permis à des milliers de personnes de vivre dignement dans leur logement.
  • L'amélioration de l'habitat : Rendre l'habitat est une mission centrale de la Fondation. Depuis 2007, la Fondation finance un programme national d'éradication de l'habitat indigne, « SOS Taudis ». Rappelons qu'aujourd'hui, près de 4 millions de personnes vivent dans des conditions insupportables.
  • L'accompagnement et le conseil des familles, dans l'accès aux droits liés au logement : la Fondation Abbé Pierre soutient les associations qui accompagnent les ménages dans leurs démarches administratives et juridiques.
  • Dans l'accueil et le soutien des personnes en grande difficulté : En effet, La Fondation possède un réseau de 30 Boutiques Solidarité et 35 Pensions de famille réparties sur tout le territoire. Ces structures s'adaptent sans cesse aux besoins des personnes en grande difficulté qu'elles accueillent et soutiennent. 213 personnes sont salariées dans les Boutiques Solidarité et 245 bénévoles contribuent régulièrement à l'accueil. Elles sont ouvertes en moyenne 274 jours au cours de l'année.
  • A interpeller les pouvoirs publics : Tout au long de l'année et plus particulièrement chaque 1er février, la Fondation analyse les problématiques du mal-logement et interpelle les pouvoirs publics afin que le droit au logement pour tous soit effectif.
  • A sensibiliser sur le mal logement : Pour que la lutte contre le mal-logement soit une priorité nationale, une prise de conscience doit s'opérer et chacun doit comprendre la dimension de ce problème de société.

Nous demandons au conseil municipal de Puteaux décide d’accorder 100.000 euros à la Fondation Abbé-Pierre pour son combat en faveur de l’accès au logement des plus défavorisés".  


VIDEO La majorité municipale de Puteaux rejette la création d'un centre d'hébergement pour les femmes victimes de violences

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Lors du conseil municipal de Puteaux, mercredi 8 mars, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le groupe d'opposition Le Rassemblement a proposé la création d’un centre d’hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violences. Notre proposition a malheureusement été REJETÉE par la majorité municipale de Puteaux.

Que l’Etat le fasse” a répliqué sèchement la maire à l'intervention de ma collègue Bouchra Sirsalane.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud a préféré faire distribuer aux conseillères municipales des boites de chocolats en forme de rouge à lèvres (sic!) "pour le 8 mars, la journée de la femme", a-t-elle précisé (en réalité il s'agit bien de la journée internationale des droits des femmes).

Nous regrettons, même si elle ne nous étonne pas, cette réaction du maire Les Républicains, car si une ville a les moyens financiers de réaliser ce centre d’hébergement et de répondre à cet appel à l’aide des femmes violentées, c’est bien la nôtre !

"Nous continuerons malgré tout à nous battre pour défendre ce projet, car il nous semble indispensable", a réagit la conseillère municipale Bouchra Sirsalane.


VIDEO La municipalité de Puteaux rejette la création d'une mission de relogement pour les expropriés de la ZAC des Bergères

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Lors du conseil municipal de Puteaux, mercredi 8 mars, le groupe d'opposition Le Rassemblement a proposé la création d'une mission de relogement pour les expropriés de la ZAC des Bergères, sur le haut de la ville. Mais la majorité municipale a REJETÉ cette proposition défendue en séance par la conseillère municipale Bouchra Sirsalane.

Plusieurs familles habitent toujours aux Bergères dans les quelques bâtiments encore debout. Ils occupent des logement insalubres et impropres à l'habitation. Ces habitants devraient être relogés depuis longtemps. Mais la municipalité, qui en a l'obligation, fait traîner les choses, espérant peut-être que ces habitants, par découragement, s'en aillent d'eux-mêmes.

La proposition de l'opposition d'une mission de relogement aurait permis de mobiliser tous les services sociaux, les bailleurs sociaux, pour reloger ces Putéoliens dans la transparence. Mais la maire préfère traîtrer au cas par cas dans le secret de son cabinet, pour le plus grand malheur de beaucoup d'habitants abandonnés à leur sort.