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Pour la maire LR de Puteaux, loi DALO = délinquance

JowellLors du conseil municipal de Puteaux du 25 septembre 2017, j'ai posé une question sur le sentiment d'insécurité exprimé par des habitants du quartier des Bergères : des jeunes font du bruit à toute heure et fument du shit. Joëlle Ceccaldi en profite alors pour mettre en cause les familles pauvres qui ont obtenu un logement HLM par la préfecture grâce à la loi Dalo.

Car forcément, pour la maire LR, pauvreté = délinquance !

Et écoutez bien la vidéo ci-dessous : Joëlle Ceccaldi explique que les problèmes sont le fait de 6 ou 7 jeunes de 14 ou 15 ans. Ainsi donc la municipalité n'est pas capable de gérer une petite bande d'adolescents, mais nous promet la sécurité à tous ?!?!

HALTE AU MÉPRIS SOCIAL

En réalité, si le sentiment d'insécurité est présent sur le haut de Puteaux, c'est que la municipalité n'y conduit pas les actions de prévention et sociales nécessaires. Il ne suffit pas en effet de mettre des caméras partout et de faire circuler des policiers enfermés dans un camion grillagé.

Je reviendrai sur cette question de la sécurité lors des prochaines séances du conseil municipal, notamment pour relayer notre PÉTITION en faveur de la création d'un commissariat de la police municipale sur le haut de la commune.


Plusieurs cambriolages en plein jour dans des appartements sur le haut de Puteaux

2557587157_57c8f20f01_zPlusieurs cambriolages ont été commis récemment sur le haut de Puteaux dans des appartements des résidences HLM du Carré vert et des Fontaines. Les voleurs ont agi en plein jour ! 

Cette semaine, l'office HLM a rappelé aux locataires quelques règles élémentaires de sécurité, comme fermer à double tour son appartement même si on est chez soi et ne pas ouvrir la porte d'entrée sans connaître la personne.

Fanny

CirculaireHLM

Enfermer les habitants des résidences autour de grilles toujours plus nombreuses et plus hautes, multiplier les caméras de vidéosurveillance (Notre ville est déjà équipée de plus de 500 caméras, soit 1 pour 80 habitants !) et faire stationner de temps en temps un camion de la police municipale en bas des immeubles, cela ne suffit pas à assurer la sécurité. La preuve.

En 2015, j'ai proposé la création d'un poste de police municipale sur le haut de Puteaux, le long de l’avenue Charles de Gaulle, afin d'offrir une présence policière de proximité et permanente. En 2014, dans notre programme municipal, nous avons aussi proposé une "territorialisation" par quartier des policiers municipaux pour leur permettre une connaissance parfaite des commerçants, des entreprises, des gardiens d’immeubles et des personnes en situation de faiblesse comme les personnes âgées, les familles en difficulté, etc.

Je referai des propositions pour la sécurité à Puteaux lors du prochain conseil municipal. En attendant, je vous propose de signer une pétition pour réclamer la création d'un poste de police municipale sur le haut de Puteaux.
Christophe Grébert 

 

A LIRE SUR LA SÉCURITÉ À PUTEAUX :


La résidence HLM Lorilleux à Puteaux totalement fermée le soir et la nuit

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A partir du 3 juillet, les accès à la résidence HLM Lorilleux, sur le haut de Puteaux, seront fermés aux non résidents le soir, à partir de 20h et jusqu'au lendemain 8h.

Pour des raisons de "bien être (sic!) et de sécurité", les codes des portillons seront désactivés, annonce la direction de l'Office communal HLM dans une note affichée dans les halls de la résidence. Seuls les locataires pourront désormais passer avec leur badge magnétique.

La journée en revanche, les portails seront ouverts. Ce qui permettra aux personnes extérieures à la résidence d'accéder aux différents commerces de Lorilleux.

Avec cette fermeture en soirée et la nuit, un habitant me demande comment, par exemple, son médecin pourra accéder à son immeuble en cas d'urgence ?

Cet habitant me dit qu'aucune consultation n'a été organisée au sein de la résidence.

Les résidences HLM et privées à Puteaux sont de plus en plus grillagées et fermées. Quel est votre avis sur cette fermeture d'un quartier entier comptant 1.600 logements et de nombreux commerces ?

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VIDEO Quand la maire LR de Puteaux protège un policier municipal jugé pour harcèlement homophobe et raciste

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Jugé lundi 27 mars pour harcèlement homophobe et raciste, le n°2 de la police municipale de Puteaux a reçu une promotion de la maire LR.  Joëlle Ceccaldi-Raynaud a en effet décidé de lui confier la responsabilité de la sécurité à l'office HLM communal.

Un poste créé pour lui et qui lui vaut une rémunération de 3.400 euros par mois. Lors du conseil municipal du 29 mars, j'ai interrogé la maire sur cette scandaleuse promotion. "J'ai pris une décision", m'a seulement répondu Joëlle Ceccaldi.

Pour quelle raison la maire de Puteaux protège ainsi cet homme ? Quels secrets détient-il éventuellement qui font que Joëlle Ceccaldi-Raynaud préfère le garder auprès d'elle. A quelles intrigues a-t-il participé ? Lors de l'audience au tribunal de Nanterre, 2 de ses anciens collègues de la police municipale ont notamment évoqué des "surveillances illégales de certaines personnes".

Il est aussi à noter que les maires adjoints chargés des questions de sécurité, Jean-Marie Ballet et Bernard Gahnassia, n'ont rien dit contre cette promotion. Quel intérêt y trouvent-ils ?

Ballet

Gahnassia


L'ex-chef adjoint de la police municipale de Puteaux jugé pour harcèlement moral

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3 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. C'est la peine réclamée à l'encontre de l'ancien chef adjoint de la police municipale de Puteaux.
Bruno K. était jugé ce lundi par le tribunal de Nanterre pour harcèlement moral, suite à plusieurs plaintes déposées par des membres de la police municipale.

Tout commence après les élections municipales de 2008. La maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, veut asseoir pleinement son pouvoir et engage un nouveau chef de la police municipale. Tony Surville est embauché. Mais celui-ci ne vient pas seul : il a ses hommes  (dont son frère notamment) que les témoins qualifient de "gros bras". Bruno K., le chef adjoint de la PM, aurait alors reçu pour mission de mettre la pression sur quelques membres de l'ancienne équipe pour faire de la place et faire peur aux autres.

4 policiers municipaux et une ASVP sont sur le banc des parties civiles. L'un après l'autre, ils passent à la barre pour raconter ce qu'ils ont vécu durant plusieurs années, entre 2009 et 2012 pour les faits jugés.

"Sale gouinasse", "Pédé de bougnoule"

Les policiers témoignent longuement des moqueries, insultes et menaces physiques dont ils assurent avoir été victimes ou témoins. "C'était un acharnement quotidien, témoigne l'un. Nous étions traités de bons à rien, de larbins, de tas de merde". Parfois les insultes sont homophobes ("sale gouinasse"/"lécheuse de moule" pour qualifier une policière homosexuelle) ou racistes ("Pédé de bougnoule", lancé à un policier d'origine marocaine). Aux insultes s'ajoutent des brimades professionnelles, comme le refus de dates de congés ou le passage du travail de nuit à celui de jour qui entraîne une baisse de 30% des revenus.

Une autre fois, un couteau est lancé dans la direction d'un homme. La lame manque de l'atteindre. Ou alors, c'est un geste de coup de boule qui est mimé.

L'ambiance est si délétère dans le commissariat municipal que les arrêts de travail se multiplient, notamment pour dépression. Certains policiers réclament leur mutation et partent effectivement de Puteaux. 

"Avant de porter plainte, nous avons alerté la maire. Mais elle n'a rien fait", témoigne l'une des victimes. "K. est protégé : Mme Ceccaldi est comme sa maman. C'est un ancien garde du corps de Sarkozy". Il faisait en fait auparavant partie de la police municipale de Neuilly. "C'est dommage que le chef de la police et que la maire de Puteaux ne soient pas également jugés", tient à déclarer un ex-policier municipal.

Le procès révèle plus largement les méthodes très particulières de Puteaux, comme par exemple l'utilisation de la vidéosurveillance pour "suivre certaines personnes" sur ordre de la hiérarchie. Un fait trop rapidement abordé à la barre, car non retenu dans l'instruction qui a pourtant duré 5 ans !

"C'est un complot, de la jalousie"

Sur les insultes et les moqueries, l'ex-chef adjoint de la police municipale se défend : "C'était une habitude dans le service. Tout le monde se parlait comme ça. On plaisantait". Sur le couteau lancé en direction d'un de ses hommes, il ne se "souvient plus de ça". Face à ces multiples accusations de harcèlement, Bruno K. a une explication : "C'est un complot contre moi. C'est de la jalousie".

Quand la présidente de la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre lui demande s'il trouve normal qu'un policier fasse des plaisanteries homophobes et racistes... "tout dépend du contexte" lui répond le prévenu. Ce "management viril n'est pas compatible avec la gestion d'une police municipale" remarque la présidente.

Le procureur commence de son côté par affirmer que "cette affaire est un cas d'école du harcèlement moral". Estimant ensuite que les faits sont suffisamment "caractérisés", il réclame une sanction de 3 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. Les avocats des parties civiles réclament pour leur part entre 7.000 et 8.000 euros de dommages et intérêts pour chacune.

A la perspective de ce procès, Bruno K. avait été exfiltré de la police municipale de Puteaux. Il a été entre-temps embauché par Joëlle Ceccaldi-Raynaud comme responsable de la sécurité à l'office HLM communal... dont le siège se trouve à seulement 20 m du commissariat de police municipale. Chaque jour, l'ex-chef de la PM croise donc ses anciens collègues sur le trottoir...

Le tribunal a mis le jugement en délibéré. Il sera rendu le 15 mai.