Proces Elus UMP en HLM Flux

Procès des élus UMP logés en HLM : c'est la ville qui paiera leurs frais d'avocat !!!

Proces-hlmA l'occasion d'une délibération présentée en conseil municipal (question 28 de l'ordre du jour du CM du 19/12/14), la majorité UMP de Puteaux a voté la prise en charge par la ville des frais d'avocats des maires-adjoints qui m'ont fait un procès parce que j'ai révélé qu'ils profitaient de logements HLM.

C'est au titre de la "protection fonctionnelle" que cette prise en charge sur les deniers publics de leurs factures d'avocat est justifiée par la majorité ceccaldiste. En séance, l'opposition a fait remarquer que ce procès n'entre pas dans le champ des délégations des adjoints et que la ville n'a donc pas à prendre en charge des frais de justice dont l'objet est de harceler judiciairement un opposant.

La majorité UMP ne l'entend pas ainsi... Ce sont donc les contribuables putéoliens qui financeront un procès politique et paieront les avocats des élus UMP logés en HLM.

C'est après avoir révélé que 17 élus UMP de Puteaux profitent de logements sociaux que ces élus ont engagé contre moi un procès pour "violation de leur vie privée".

EN SÉANCE, LORSQUE QU'OLIVIER KALOUSDIAN, ÉLU EELV, LEUR SUGGÈRE DE QUITTER LEUR HLM, LEUR RÉACTION EST DIGNE DE LEUR COMPORTEMENT GÉNÉRAL : 


17 Elus UMP logés en HLM à Puteaux : je suis condamné à l'euro symbolique pour avoir publié leurs adresses

Parisien141129-proceshlm17 élus UMP de Puteaux logés en HLM m'attaquaient au civil devant le tribunal de Nanterre. Ils me réclamaient 76.000 euros de dommages et intérêts pour avoir publié en 2011 un article dans lequel je dénonçais l'absence de transparence dans l'attribution des logements sociaux à Puteaux en prenant pour exemple une population précise, celle des élus du conseil municipal.
Je remarquais dans cet enquête que la moitié des élus de la majorité bénéficiaient de logements HLM et 0 de l'opposition. Pour prouver mes dires, j'indiquais les adresses des élus logés en HLM. Ces derniers m'ont attaqué au titre de l'article 9 du code civil sur le respect de la vie privée.
Sur la base de cet article, le tribunal de Nanterre m'a condamné à l'euro symbolique. Je devrai donc faire 17 chèques d'un euro aux 17 élus concernés. Rappelons qu'ils me réclamaient 76.000 euros !
Le tribunal a également rejeté leurs autres demandes, notamment le retrait de mon article. Les juges de Nanterre soulignent que cet "article, qui fait suite à de nombreuses polémiques sur l’attribution de logements sociaux, notamment à Paris, s’inscrit dans un débat d’intérêt général local portant sur la politique de logement social par la ville de Puteaux" sur lequel "les habitants ont un intérêt légitime à être informés".

Pour faire face à mes frais d'avocat pour ce procès et les suivants, j'ai lancé un appel aux dons auquel vous avez répondu largement. JE VOUS EN REMERCIE !

 

VOICI LE JUGEMENT RENDU PAR LE TGI DE NANTERRE :

Vu l’assignation délivrée le 13 mars 2013 à la requête de Mme Abkari, Mme Amsellem, M. Ballet, M. Franchi, M. Cavaye, M. Caumont, M. Bernosconi, M. Graziani, Mme Martin, M. Marchioni, Mme Lacontal, M. Chambault, Mme Smadja, Mme Fedon, M. Perrault, Mme Andre, Mme Wakim et M Moreau-Luchaire, élus au conseil municipal de la ville de Puteaux, à l’encontre de M. Grebert, conseiller municipal d’opposition depuis son élection le 16 mars 2008 sur la liste soutenue par le parti politique Le Modem, aux fins de condamnation de ce dernier, sur le fondement des dispositions des articles 9 et 1382 du code civil et sous le bénéfice de l’exécution provisoire, à leur payer une indemnité de 2.500 euros chacun à titre de dommages et intérêts en réparation de leur préjudice moral causé par la publication, sur son blog “Monputeaux.com” le 10 novembre 2011, de l’article intitulé « 48,6% des élus UMP de Puteaux habitent des logements sociaux : la liste, résidence par résidence », le retrait de l’article litigieux sous astreinte de 1.500 € par jour de retard à compter du prononcé de la décision à intervenir, outre une indemnité de 1.500 euros chacun au titre des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile et de voir ordonner, à titre de mesures de réparation complémentaires, la publication du dispositif de la décision à intervenir en tête de la page d’accueil du site internet « Monputeaux.com » dans les mêmes caractères que ceux utilisés pour l’article litigieux à compter du jour où le jugement à intervenir aura acquis son caractère définitif sous astreinte de 1.500 € par jour de retard et la publication d’un communiqué judiciaire dans un journal quotidien national au choix des requérants aux frais de M. Grebert à compter du jour où le jugement à intervenir sera passé en force exécutoire ;

Vu les écritures en réponse de M. Grebert signifiées pour l’audience de mise en état du 3 septembre 2012, concluant au débouté de la demande et à la condamnation solidaire des demandeurs au paiement d’une indemnité de 5.000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;

MOTIFS :

Par procès-verbal de constat d’huissier de justice du 28 février 2012, les requérants ont fait constater la publication, sur le site internet « monputeaux.com », blog animé par M. Grebert se présentant comme “un putolien qui a décidé de résister”, d’un article daté du 10 novembre 2011, intitulé « 48,6% des élus UMP de Puteaux habitent des logements sociaux : la liste, résidence par résidence » ayant trait à l’attribution des logements sociaux à Puteaux.

Après avoir souligné la baisse du taux des logements sociaux à Puteaux, de près de 40% dans les années 80 à 28% aujourd’hui, le propos révèle qu’il ressort d’une “enquête” que la moitié des élus de la majorité est logé dans l’habitat social, s’interroge sur l’importance de ce taux et l’existence de “passe-droits”. Il précise que sur 35 élus de la majorité, 17 habitent dans l’habitat social, soit un taux de 48,6%, donne la liste par le détail de ces élus, indique les adresses détaillées de Mme Wakim, Mme Smadja, M.Jean-Pierre Descroix et M. Pascal Moreau-Luchaire et cite le nom des résidences des autres élus. Il conclut en indiquant qu’aucun des élus de l’opposition ne bénéficie d’un logement social.

Les requérants estiment cet article attentatoire à leur droit au respect de la vie privée en ce qu’il divulgue leurs adresses personnelles, communiquées en leur intégralité ou identifiables au regard de la précision du nom des résidences, ainsi que d’autres éléments touchant à leur intimité, en particulier la situation maritale et familiale de MM. Franchi et Perrault et la situation patrimoniale de MM. Bernosconi et Caumont. Ils font valoir que la liberté d’information dont se prévaut M. Grebert ne saurait primer sur leur droit au respect de la vie privée, de valeur égale, et soulignent que le défendeur ne s’est pas contenté de propos généraux ne permettant pas d’identifier précisément l’identité et l’adresse des personnes qu’il accuse de tricherie mais a agi dans une intention de nuire. Ils ajoutent que l’atteinte à leurs droits de la personnalité ne saurait être minimisée du fait de la publication par erreur de fausses adresses de MM Descroix et Moreau-Luchaire ou de la publication de leurs adresses personnelles par le service public des pages blanches, lequel ne répond pas aux critères de publicité permettant d’échapper aux dispositions de l’article 9 du code civil.

M. Grebert conteste la réalité des atteintes, soutenant que la révélation des élus de la majorité bénéficiant d’un logement social s’inscrit dans un débat d’actualité et relève du droit du public à l’information. Soulignant que l’attribution et l’occupation de logements sociaux dépendant de parcs privés de certaines collectivités a défrayé la chronique, il expose s’être inscrit dans un débat d’intérêt général pour informer les habitants de Puteaux sur le fait qu’un nombre important d’élus de la majorité bénéficient de logements sociaux ou relevant du parc privé de la ville dans des conditions financières avantageuses, alors que le nombre de demandeurs en attente de tels logements à Puteaux est en progression. Il prétend que la recherche de moralisation de la vie politique entamée depuis une dizaine d’années, qui a notamment conduit à davantage de transparence financière de la vie publique et permis de dénoncer des abus dans la gestion de l’attribution de logements sociaux dans de nombreuses collectivités, contribue à rendre publiques les informations relatives au domicile et aux conditions dans lesquelles sont logés des élus. Il fait observer que dans leur assignation, 13 élus de la majorité municipale reconnaissent bénéficier d’un logement social et qu’il a joint au téléphone une grande partie des demandeurs pour les informer de son enquête et vérifier leurs adresses. Il ajoute que la mention erronée des adresses de MM. Descroix et Moreau-Luchaire, l’imprécision des adresses de la majorité des élus cités et le caractère public des adresses de la plupart des demandeurs, celles-ci figurant dans l’annuaire aux pages blanches ou sur des sites internet, excluent l’atteinte à leur vie privée. S’agissant du surplus des éléments touchant à l’intimité de leur vie privée allégués par les requérants, M. Grebert fait valoir que l’article n’est pas centré sur la situation familiale de MM. Franchi et Perrault et que celle-ci a été révélée de façon accessoire, en lien direct avec l’objet de l’enquête. Subsidiairement, il soutient que M. Perrault lui a indiqué par téléphone son statut familial pour justifier l’attribution de deux logements sociaux.

Les articles 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et 9 du code civil garantissent à toute personne, quelles que soient sa notoriété, sa fortune, ses fonctions présentes ou à venir, le respect de sa vie privée.

L’article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales garantit l’exercice du droit à l’information des organes de presse dans le respect du droit des tiers.

La combinaison de ces deux principes conduit à limiter le droit à l’information du public, d’une part, aux éléments relevant pour les personnes publiques de la vie officielle et, d’autre part, aux éléments volontairement livrés par les intéressés ou que justifie une actualité ou un débat d’intérêt général.

L’article litigieux a pour objet de dénoncer la forte proportion des logements sociaux octroyés par la mairie de Puteaux aux élus du conseil municipal membres de la majorité municipale, alors que cette proportion est très inférieure au plan national, que le nombre de logements sociaux proposés par cette ville est en baisse et le nombre de demandeurs en attente de tels logements accroît.

L’article, qui fait suite à de nombreuses polémiques sur l’attribution de logements sociaux, notamment à Paris, s’inscrit dans un débat d’intérêt général local portant sur la politique de logement social par la ville de Puteaux. M. Grebert a ainsi pu légitimement révéler les résultats de son enquête à propos de l’attribution des logements sociaux par la ville de Puteaux, ce d’autant que son enquête était centrée sur l’attribution de logements sociaux aux élus municipaux.

Néanmoins, la liberté d’information du public ne nécessitait pas la précision des adresses, de la situation familiale et patrimoniale des requérants.

L’intérêt légitime du public à connaître la politique d’octroi des logements sociaux à Puteaux était suffisamment satisfait par la précision de la proportion d’élus municipaux occupant un logement social ainsi que le nom de ceux-ci, sans qu’il soit besoin d’indiquer leur adresse complète ou de donner des éléments suffisamment précis permettant l’identification de leur adresse.

En révélant l’adresse précise de Mme Wakim, Mme Smadja, M. Descroix M. Moreau-Luchaire, en citant le nom des résidences sises à Puteaux occupées par le surplus des requérants, ou en indiquant la localisation précise de ces résidences, ces éléments étant suffisamment précis pour permettre au lecteur d’identifier le domicile des demandeurs, le propos a porté atteinte à la vie privée des demandeurs.

Il importe peu que les adresses de MM. Descroix et M. Moreau-Luchaire se soient révélées inexactes au regard de celles déclarées par leurs soins dans l’acte introductif d’instance, l’exactitude ou non de l’information illicite étant indifférente à la caractérisation de l’atteinte.

M. Grebert ne saurait pas plus se prévaloir du caractère prétendument public des adresses de Mme Smadja, Mme Wakin, Mme André, M. Graziani, M. Marchioni, M. Chambault, M. Perrault, M. Caumont et M. Fedon-Trestournel figurant dans l’annuaire, le site internet des pages blanches ou d’autres sites de recensement de numéros téléphoniques et d’adresses, dès lors que les annuaires consistent en des répertoires d’adresses et de coordonnées téléphoniques nécessitant une recherche spécifique pour parvenir à l’information concernant un abonné en particulier, et que la précision de l’adresse des requérants dans de tels répertoires ne peut valoir acceptation par ceux-ci de voir divulguer leur adresse sur un blog sans lien avec de tels répertoires, mais destinés à critiquer la politique du logement social de la ville de Puteaux.

En revanche, l’allusion selon laquelle M. Perrault serait divorcé, par la mention du logement occupé par son “ex-épouse et leurs deux enfants” ne porte pas atteinte à sa vie privée, ces éléments étant publics comme retranscrits à l’état civil.

L’indication que “le fils du maire, Vincent (Rayaud), maire adjoint et conseiller général est désormais domicilié dans le privé, mais après avoir habité dans un logement HLM de la ville attribué à sa petite amie”, sans davantage de précision, ni que celle-ci soit identifiable, aux fins d’illustration des résultats de l’enquête menée par M. Grebert, relève de la liberté d’information.

Enfin, la révélation de la situation patrimoniale des élus municipaux, en particulier du fait que M. Bernasconi est “par ailleurs propriétaire d’un bien immobilier en banlieue parisienne” et que M. Caumont “bénéficie d’un local commercial loué par la ville”, comme argument étayant la critique de la politique du logement social de la ville dans un contexte de débat d’intérêt général local, en particulier la proportion anormale de logements sociaux accordés aux élus municipaux de la majorité, relève également de la légitime information du public.

L’atteinte à la vie privée des demandeurs est dès lors caractérisée à la mesure des développements ci-dessus exposés.

La seule constatation de la violation de la vie privée ouvre droit à réparation, dont la forme est laissée à la libre appréciation du juge, qui tient de l’article 9 du code civil le pouvoir de prendre toute mesure propre à empêcher ou à faire cesser l’atteinte ainsi qu’à en réparer le préjudice, son évaluation étant appréciée par le juge au jour où il statue.

Le caractère intrusif de la révélation du lieu de résidence des élus locaux dans un blog consacré à la critique de la politique du logement social de la ville de Puteaux leur est par principe préjudiciable.

Ces précisions fautives sont néanmoins en marge d’un article pour l’essentiel licite relevant d’un débat d’intérêt général sur la politique du logement social à Puteaux, dont les habitants ont un intérêt légitime à être informés. Il n’est pas démontré que les journaux nationaux et sites internet qui ont relayé les résultats de cette enquête ont également précisé l’adresse des élus municipaux concernés. Il n’est pas plus établi que M. Grebert a agi avec une intention de nuire aux requérants, ceux-ci ne démentant pas bénéficier de logements sociaux. Les demandeurs ne produisent pas d’éléments sur les répercussions personnelles causées par la divulgation de leur adresse précise.

Dans ces conditions, le préjudice des requérants sera réparé par la condamnation de M. Grebert à leur verser chacun une indemnité d’un euro, sans qu’il soit besoin de faire droit à la demande de retrait de l’article litigieux et de publication d’un communiqué judiciaire.

Il serait inéquitable de laisser les frais exposés par les demandeurs et non compris dans les dépens à leur charge. M. Grebert sera condamné à leur payer une indemnité totale de 1.000 euros au titre des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile.

PAR CES MOTIFS :

Condamne M. Grebert à payer à Mme Abkari, Mme Amsellem, M. Ballet, M. Franchi, M. Cayave, M. Bernosconi, M. Graziani, Mme Martin, M. Marchioni, Mme Lacontal, M. Chambault, Mme Smadja, Mme Fedon, M. Perrault, Mme Andre, Mme Wakim et M Moreau-Luchaire, une indemnité d’un euro chacun en réparation de leur préjudice moral au titre de l’atteinte à leur vie privée par la publication de l’article intitulé « 48,6% des élus UMP de Puteaux habitent des logements sociaux : la liste, résidence par résidence »,

Rejette les demandes plus amples ou contraires,

Condamne M. Grebert à payer à Mme Abkari, Mme Amsellem, M. Ballet, M. Franchi, M. Cayave, M.Caumont, M. Bernosconi, M. Graziani, Mme Martin, M. Marchioni, Mme Lacontal, M. Chambault, Mme Smadja, Mme Fedon, M. Perrault, Mme Andre, Mme Wakim et M Moreau-Luchaire, une indemnité totale de 1.000 euros au titre des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile,

Condamne M. Grebert aux dépens, dont les frais de constat d’huissier de justice du 19 janvier 2012. 

POUR EN SAVOIR PLUS, CONSULTEZ MON DOSSIER LES ELUS UMP EN HLM

(image : Le Parisien des Hauts-de-Seine du 29 novembre 2014)


Logements HLM : 18 élus UMP de Puteaux m'attaquent mercredi au Tribunal

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Alors que des centaines de milliers de franciliens vivent dans des logements insalubres et attendent un toit digne, des élus UMP de la ville de Puteaux, logés dans de beaux HLM, m'attaquent mercredi 22 octobre 2014)devant le tribunal de Nanterre pour "violation de leur vie privée".

MISE À JOUR : LE JUGEMENT A ÉTÉ MIS EN DÉLIBÉRÉ AU 20 NOVEMBRE 2012. MON AVOCAT Jean-Marcel NATAF À PLAIDÉ LE DROIT À L'INFORMATION.

Dans une enquête publiée sur mon blog, j'ai en effet révélé que la moitié des élus UMP de Puteaux profitaient de logements sociaux, alors que dans le même temps ils menaient une politique conduisant à réduire la part du logement HLM dans la ville et refusaient la présence de membres de l'opposition au sein de la commission d'attribution des logements de l'OPH.

Ils me réclament 76.000 euros de dommages !

Pourquoi ? Pour avoir simplement dit la vérité ? Pour avoir dit NON à une énorme hypocrisie ? Pour avoir soulevé un débat qui dépasse le cadre de la seule vile de Puteaux ?

La manière dont sont attribués les logements sociaux est un scandale... à Puteaux particulièrement (*)

J'AI VOULU BRISER UN TABOU, ROMPRE LA LOI DU SILENCE SUR LA MANIÈRE DONT LES LOGEMENTS HLM SONT ATTRIBUÉS : LA JUSTICE ME TOMBE DESSUS

Que révèle mon enquête, quel en était l'objectif  ? Que les logements HLM ne sont pas principalement attribués aux personnes qui en ont le plus besoin. Pour cela, je risque d'être condamné ! Parce que la loi protège des élus qui ont oublié que leur rôle était de servir la communauté... et pas de se servir.

LIRE MON DOSSIER SUR LES ELUS UMP DE PUTEAUX LOGÉS EN HLM

(*Selon un rapport de la Mission interministérielle d'inspection du logement social publié en 2010, l'Office HLM de Puteaux "n'assure pas pleinement son rôle de bailleur social", son conseil d'administration "n'a pas délibéré sur sa politique d'attribution depuis 1995", "de nombreuses irrégularités ont été constatées dans le processus d'attribution des logements", l'Office "ne loge pas une population aux caractéristiques sociales très prononcées". L'OPH de Puteaux s'est en effet retiré "volontairement des politiques de prises en charges des publics prioritaires", notamment par le déconventionnement des logements. Seules 17,4% des personnes hébergées dans les HLM de Puteaux touchent une aide au logement contre une moyenne nationale de 49,4%, etc, etc...).

A LIRE :

- Merci à Marie-Anne Kraft pour son soutien sur Médiapart

PARTICIPEZ A MON COMITÉ DE SOUTIEN POUR M'AIDER A ASSURER MA DÉFENSE

 

Dix-huit élus UMP attaquent Christophe Grébert, dans Le Parisien des Hauts-de-Seine

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50% des élus UMP de Puteaux profitent de HLM : le procès aura lieu le 22 octobre 2014

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Les élus UMP de Puteaux logés en HLM m'attaquent pour "violation de (leur) vie privée'. Le procès aura lieu le 22 octobre devant le tribunal de Nanterre.

En révélant la liste des élus UMP putéoliens profitant de logements sociaux, j'ai voulu dénoncer l'injustice et l'hypocrisie qui entoure l'attribution des HLM. Dans ma commune, selon le maire et président de l'office HLM, 6.000 familles sont en attente d'un logement social. Dans une telle situation de pénurie, la question n'est plus de savoir si vous "entrez dans la critères légaux". La question est : selon quel miracle vous allez pouvoir passer au-dessus de la pile. Quelles sont les règles d'attribution ? Qui décide ? Qui contrôle les décisions prises dans le secret du cabinet du maire et de la direction des HLM ?

Ces élus ont-ils profité de passe-droits ? Je ne sais pas. Qui le sait ? Et qui peut le vérifier, puisque rien n'est transparent ! On est simplement en droit de s'interroger sur cette anomalie statistique : 1 élu sur 2 de la majorité municipale est en HLM, 0 élu de l'opposition et 6.000 familles en attente.

Ils ont obtenu et conservent ces logements légalement ? Mais est-ce moral ou éthique ?

Ces élus m'attaquent en justice. Ils me réclament 76.000 euros de dommages pour "violation de (leur) vie privée". La loi empêche en effet toute transparence sur cette question du logement. Pourtant ces conseillers municipaux ne sont pas des locataires tout à fait comme les autres : ce sont des élus de la République qui gèrent l'argent public... et qui contrôlent l'attribution des logements sociaux. Ils sont juges et parties !

Doivent-ils se soumettre à un contrôle renforcé, quitte à ce que leur vie privée en souffre un peu ? La loi ne l'exige pas. Et comme c'est aussi eux qui font la loi... ils ne sont pas prêts de la réformer.

J'ai voulu dénoncer cette situation. Pour cela, la justice va me punir. Mais qui va gagner et qui va perdre dans cette affaire ? L'idée de démocratie (de pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple) en sortira-t-elle renforcée ?

Pendant ce temps, des milliers de familles vivent dans des logements insalubres. Pendant ce temps, ces mêmes élus bénéficiant de logements subventionnés par nos impôts, refusent de construire de nouveaux logements HLM... pour les autres.

En décembre 2011, j'ai présenté un voeu devant le conseil municipal de Puteaux "Pour une meilleure gestion du parc HLM" de la commune. Ce voeu a été repoussé par les élus UMP au cours d'une séance municipale très agitée.

TEXTE DU VOEU REPOUSSÉ PAR LES ÉLUS UMP DE PUTEAUX :

Considérant que les conditions d’attribution des logements sociaux sont totalement opaques,

Le conseil municipal de Puteaux s’engage à favoriser une gestion transparente de l’attribution des logements dans la commune, en réservant un siège de la commission d'attribution à l’opposition municipale.

De plus, au nom de l'intérêt général, le conseil municipal encourage les élus résidant en HLM et disposant d'un niveau de revenus suffisant pour accéder au marché privé, à renoncer volontairement à leurs logements sociaux, afin que ceux-ci soient attribués à des familles prioritaires.


Un 18e élu UMP à Puteaux logé en HLM : Pariza Messaoudene

Pariza Messaoudene entre au conseil municipal de Puteaux. Elle intègre la majorité UMP de Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Elle remplace Jean-Philippe Lotteau décédé.

Militante ceccaldiste, Pariza Messaoudene fait partie depuis longtemps du système : membre du Conseil économique, social et environnemental local, l'un des outils du clientélisme local, elle siégeait dans la commission "Animation urbaine, Education, Jeunesse, Sports et Loisirs".

Occupant un HLM à Puteaux, elle s'était présentée en 2010 sur la liste soutenue par l'UMP pour l'élection des représentants des locataires au sein du conseil d'administration de l'Office. Elle avait été élue suppléante.

Avec cette nouvelle élue, sur les 34 conseillers municipaux que compte la majorité UMP de Puteaux, 18 sont donc actuellement logés en HLM, soit un taux de 53%.

Ces élus et militants du système bénéficient des logements les mieux situés, ainsi que de grandes surfaces (un 5 pièces pour un couple par exemple). Certains ont pourtant des revenus élevés ou sont propriétaires de biens immobiliers. Dans le même temps, plusieurs centaines de familles putéoliennes, aux revenus modestes et mal logés, sont en attente d'un logement social. Le sentiment d'injustice est très grand.
Je demande à nouveau aux élus UMP qui ont les moyens de se loger dans le privée de rendre leur HLM, afin que des familles qui en ont vraiment besoin en bénéficient. Je fais appel à leur sens de l'intérêt général. S'ils se sont présentés à des élections, c'est pour servir la communauté et pas pour SE servir. Ils doivent donc donner l'exemple.
Puteaux a vraiment besoin d'alternance. On le voit dans ces exemples quotidiens. Notre ville est gérée par un clan qui se distribue postes et avantages. Il faut que cela cesse.

VOIR MON DOSSIER LES ÉLUS UMP DE PUTEAUX LOGÉS EN HLM