Neuilly-sur-Seine Flux

La lettre du maire de Neuilly-sur-Seine : quelle sobriété !

Lettre-du-maire-17 Pour vous donner à penser, en ces temps détendus, loin de toute échéance électorale, jetez donc un coup d’œil à l’équivalent neuilléen de notre « Puteaux Infos » : La Lettre du maire.

Question :

« En 5 pages, trouvez-vous que le Maire de Neuilly remplit

-          Plutôt mieux

-          Plutôt moins bien

-          A l’équivalence

sa mission de « communicant » sur sa ville ? »

Je vous laisse délibérer.

Soulignons toutefois les quelques articles plus développés qui abordent avec efficacité les questions de fond dans le numéro de juin 2010 (Lettre-du-maire-17.pdf) :

-          Celui du rôle des polices à l’échelle des communes et des zones de collaboration avec la ville

-          Celui de l’aide à la création d’entreprises : Neuilly se réjouit d’avancées concrètes, en partenariat étroit avec les entreprises de la ville. C’est vrai que le Maire est lui même entrepreneur et identifie bien les besoins. Tout cela sans l’aide d’un Conseil économique et social de 60 personnes comme à Puteaux ! Quel est son secret ?

-          Une pédagogie tarifaire à l’attention des familles et des jeunes enfants

-          L’agenda du Maire, outil d’évaluation sans équivalent de l’investissement d’un Maire dans les problèmes de son temps. Jean-Christophe Fromantin est présent sur le dossier du Grand Paris en exerçant un leadership d’influence au sein de Paris Métropole. Son projet d’enfouissement de l’A13 est le produit d’un grand nombre de rencontres à tous les niveaux. On relèvera au passage qu’il déjeune régulièrement avec de nombreux Maires (en mai avec celui de Courbevoie, mais qu’à l’heure des grandes manœuvres d’intercommunalité, je n’ai pas encore vu figurer le maire de Puteaux et Présidente de l’EPAD …

Les derniers « courriers du Maire » se consacraient au PLU, largement partagé avec les Neuilléens, et au développement durable. Pédagogie, concertation, indépendance, maîtrise technique des dossiers et vision politique semblent les maître-mots de la gouvernance neuilléenne.

Je vous laisse vérifier tout cela par vous-même. Mais ne soyons pas jaloux : nous pourrons faire aussi bien un jour !

Sylvie Cancelloni
Conseillère municipale MoDem de Puteaux


Jean Sarkozy à l'EPAD : même à l'UMP de Neuilly-sur-Seine, on trouve l'idée mauvaise

Les commentaires laissés par les signataires de la pétition pour demander à Jean Sarkozy de renoncer à postuler à la présidence de l'EPAD montrent que cette affaire choque les français quel que soit leur profil ou leur age. Il y a beaucoup de jeunes diplômés qui ont du mal à trouver du boulot, beaucoup de parents inquiets pour l'avenir de leurs enfants... Beaucoup de signataires affirment avoir voté pour Nicolas Sarkozy et disent ne pas se retrouver dans cette nomination.

Quelques élus de l'UMP osent relayer publiquement l'opinion des français.

29731658_9dd030d982 Au coeur même du système sarkozyste, à Neuilly-sur-Seine, un jeune élu UMP, le maire-adjoint Pierre-Adrien Babea, 27 ans, se dit « forcément interpellé » par l’affaire. Jean Sarkozy n’a « ni compétences ni expérience de gestion d’entreprise pour s’occuper du premier parc européen d’affaires ». Il y voit « un mauvais signal en direction des jeunes qui souhaitent entrer dans l’action politique. Ils auront l’impression qu’il faut être fils de ». Même « mauvais signal pour les jeunes qui travaillent dur pour obtenir des diplômes ».

Dans une tribune publiée dans Le Monde, le maire de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromantin, interpelle directement Jean Sarkozy. Le mettant en situation, sur le siège de président de l'EPAD, il l'interroge : "Vous prenez la barre d'un des fleurons de la flotte économique française, dites-nous quelle est votre vision de la mondialisation. Sur quelles différences compétitives allez-vous travailler ? Comment voyez-vous la Défense s'articuler dans le Grand Paris ? Quelle sera votre stratégie pour convaincre les investisseurs ?  (..)". Un examen de passage pour montrer l'incongruité de cette candidature. Et Jean-Christophe Fromantin de commenter, pour bien enfoncer le clou : "Patron d'une PME innovante présente à l'international, je connais la difficulté d'une négociation en anglais, en haut d'un gratte-ciel, devant des banquiers chevronnés, et la nécessité d'un discours structuré". On ne saurait plus délicatement exprimer les choses.

(photo : Flickr)


Quand Jean Sarkozy joue au foot avec des "gars" de Puteaux (Le Point)

1243004884a0f2b655b968_l L'hebdomadaire Le Point consacre cette semaine un long portrait à Jean Sarkozy, fils du président, conseiller général UMP de Neuilly et pas encore assez grand pour remplacer à l'Assemblée Joëlle Ceccaldi-Raynaud, actuelle députée de Puteaux-Neuilly.

Un article dithyrambique

A 22 ans, "Monsieur le Dauphin" (comme l'écrit en Une le magazine) est affublé de toutes les qualités : le "premier fils de France", inconnu il y a 2 ans, est devenu l'"idole des médias", en tout cas l'idole du Point : "nos documentaliste cherchent encore une telle trajectoire dans l'histoire de la Ve République" (sic), "sa facilité en politique en agace plus d'un", car lui "a été élu" (heuuu oui à Neuilly où la droite fait 90% !). C'est "un nom, une marque, un héritage, un symbole", "Il a pour lui l'air du temps", "Moderne, en phase avec le société, au fait des tendances"... Outch, n'en jetez plus, ce serait trop !

Mais le Point ne s'arrête pas là et le décrit artiste ("il joue de la guitare et du piano") et sportif ("il a le biceps stalonien"). On apprend au détour d'un enième paragraphe flatteur que Jean Le Grand "joue au foot de rue avec des "gars" de Puteaux". Et beh !
En visite à Asnières, il rencontre des jeunes "métissés", nous raconte aussi le Point. Il les écoute "comme le médecin considère un malade", puis prend la parole "bateleur", "faussement naturel" et "la salle est conquise". Le Point lui prédit donc un grand avenir : les Hauts-de-Seine aujourd'hui "et la France demain" !
L'auteur de cet article, Saïd Mahrane, l'a-t-il écrit au second degré ? On l'espère... pour lui, pour le Point et pour le métier de journaliste.