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La façade du palais de la médiathèque de Puteaux continue de se disloquer

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Malgré 30 millions d'euros de dépassement sur le projet initial, le palais de la médiathèque de Puteaux, inauguré en 2008, souffre de malfaçons : la façade en verre se disloque. De nouvelles plaques sont brisées, selon ces photos diffusées sur le site Choses vues à Puteaux.

Je l'avais déjà signalé l'an dernier précisant que cette façade de verre n'était pas prévue dans les plans originaux. Elle a été rajoutée en cours de chantier par la volonté du maire qui ne trouvait pas assez jolie la façade en pierre envisagée par les architectes.

Visiblement le problème s'amplifie.


La mairie de Puteaux a acheté des journaux... pour les mettre à la poubelle

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Durant de longs mois, des journaux ont été livrés à la mairie de Puteaux et ont été directement mis à la poubelle ! C'est ce qui ressort de la suite de notre enquête sur la censure de la Presse dans les bibliothèque de la ville.

Après plusieurs articles de Presse critiques et les révélations du Canard Enchaîné sur son compte en banque caché au Luxembourg, la maire UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud décide de faire retirer les journaux des bibliothèques municipales. Le Parisien, Le Monde, Libération... l'ensemble de la presse quotidienne n'est plus mise à disposition des lecteurs de la médiathèque de Puteaux à partir du 28 mars 2012. Or, les abonnements se poursuivent : selon des documents internes que nous avons pu consulter, l'abonnement du Monde par exemple a continué jusqu'en mai 2013. Pendant plus d'un an, la mairie de Puteaux a donc reçu des exemplaires du Monde pour ses bibliothèques sans les distribuer... Qu'en a-t-elle fait ? Ils sont sans doute partis directement à la poubelle !

Début 2013, après une série d'articles, notamment de Marianne, mettant en cause le maire, les hebdomadaires sont à leur tour retirés des présentoirs de la médiathèque municipale. Officiellement, la décision a été prise par la nouvelle directrice pour cause de "restrictions budgéraires".
Selon le catalogue de la médiathèque que nous avons pu consulter, le dernier numéro de Marianne mis à la disposition des lecteurs date du 19 janvier 2013. Pour le Nouvel Observateur, le dernier numéro date du 7 mars. Or, la nouvelle directrice est entrée en fonction le 19 mars 2013. Elle n'a donc pas pu prendre elle-même cette décision : elle est arrivée APRÈS la censure exercée par la municipalité... Est-ce l'habitude du maire de Puteaux de faire prendre en charge par des employés municipaux des décisions qu'elle refuse elle-même d'assumer ?

Jeudi soir, lors du conseil municipal, je demanderai au maire UMP de Puteaux combien de journaux, auxquels nous étions abonnés, ont été ainsi mis à la poubelle et - outre la censure insupportable que représente cette décision - quelle somme a ainsi été gaspillée par la ville !
Christophe Grébert


Censure à la médiathèque de Puteaux : l'association des bibliothécaires de France dénonce les pressions politiques

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Dans un communiqué publié suite à l'affaire de la Médiathèque de Puteaux, l'Association des bibliothécaires de France dénonce les "pressions politiques" et appelle les bibliothécaires à saisir le comité d'éthique de l'association :

"Aucune pression politique, religieuse, syndicale ou sociale ne doit être acceptée qui viserait, par quelque moyen que ce soit, à influer sur les acquisitions de la bibliothèque, notamment au détriment d’une pluralité d’opinion nécessaire à l’information des citoyens (..). Aucune ingérence, même motivée par des questions budgétaires, ne pourra être acceptée lorsqu’elle contredit une démarche scientifique et professionnellement éthique. L’ABF invite tous les professionnels à consulter, à diffuser le code de déontologie du bibliothécaire, et à saisir son comité éthique (ethique[at]abf.asso.fr) pour toute situation qui relèverait d’une censure ou pression avérée".

Pour rappel des faits : la municipalité UMP de Puteaux a décidé de retirer la presse et les magazines des bibliothèques de la commune, officiellement pour réaliser des économies. Un argument qui semble une farce de la part d'une majorité municipale qui dépense sans compter en fêtes de toutes sortes. La raison est plus simple : la maire, régulièrement mise en cause dans les journaux, fait acte de censure.

LIRE MON DOSSIER SUR LA MÉDIATHÈQUE DE PUTEAUX

Christophe Grébert avec les "Jeunes Pour Puteaux" devant la médiathèque

Publié sur le site de Christophe Grébert :

8813918463_8f75e8719fCe week-end, la médiathèque de Puteaux accueille la 10e édition de son festival de BD. J'ai participé devant la médiathèque à une distribution de tracts avec les Jeunes Pour Puteaux pour demander à la municipalité de revenir sur sa décision de supprimer ses abonnements aux journaux et aux magazines. La mairie affirme qu'il s'agit de faire des économies. Une fausse excuse, quand on sait le niveau de dépenses de notre ville (il n'y a qu'à voir le gâteau géant installé devant la mairie, ci-dessous !). Tout cela n'a pas de sens. Ou plutôt si, cette décision a beaucoup de sens. J'apprécie que des jeunes se mobilisent pour défendre l'accès à l'information, quels que soient les supports, écrit et numérique.

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(photo : Christophe Grébert avec les JPP sur Flickr)


Censure à la médiathèque de Puteaux : reportage sur LCI (vidéo)

LCI a diffusé ce week-end un reportage sur la médiathèque de Puteaux où les magazines de gauche ont disparu des rayons. La chaîne d'information rappelle qu'en 2011, la maire UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud avait fait racheter tous les exemplaires du Canard Enchaîné. Celui-ci avait publié un article révélant l'existence d'un compte caché au Luxembourg.