Marches publics Flux

La ville de Puteaux achète pour 144.000 euros de chocolat

Chocolat

C'est une réforme récente : les appels d'offres lancés par les communes sont désormais librement accessibles en ligne et consultables par tous les citoyens. La gabegie de la ville de Puteaux s'étale donc désormais au grand jour.

Ainsi, ce mois-ci on découvre sur la centrale des marchés un appel de Puteaux pour "la fourniture et livraison de chocolats de gamme classique pour la mairie, le C.C.A.S. et la caisse des écoles" d'un montant annuel de 144.000 euros (!) dont 48.000 euros pour la prochaine fête de Noël.

Une partie de cet argent est prélevé sur le budget du CCAS et sur la caisse des écoles. Ce qui fait autant d'argent en moins pour aider des familles en difficultés (les expulsés de la rue Collin n'ont rien à faire de ballotins de chocolat !) ou pour payer du matériel dans les écoles (d'où les professeurs qui régulièrement dans l'année demandent aux parents de verser 10 euros pour financer des photocopies ou d'autre dépenses...).

Et ce n'est qu'un marché parmi des centaines d'autres du même genre passés tout au long de l'année par la commune. Nous évaluons à 30 millions d'euros le surcoût annuel de la politique clientéliste du maire Les Républicains Joëlle Ceccaldi-Raynaud. 

Voir aussi ma rubrique CLIENTELISME à Puteaux


Chantier du parking de l'Hôtel-de-Ville de Puteaux : l'ascenseur a été oublié !

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5 millions d'euros ont déjà été dépensés pour la rénovation du parking souterrain de l'Hôtel-de-Ville de Puteaux... Mais ce n'est pas fini. 2 ans après le lancement du chantier, la mairie s'est aperçue qu'elle avait oublié la création d'un ascenseur pour sortir du parking ! Une nouvelle déclaration de travaux est lancée. 

La création d'un ascenseur était au programme de la liste Puteaux pour vous lors des élections municipales de mars 2014 ; et en février 2015, au moment du démarrage du chantier, l'opposition avait à nouveau alerté la mairie sur cet oubli.

13241318485_9ff83976b6_o2 ans plus tard, lors du conseil municipal du vendredi 14 octobre 2016, Joëlle Ceccaldi a fait voter par sa majorité une déclaration de travaux pour la création d'un ascenseur et d'un système de désenfumage. Pour faire passer la pilule, la municipalité nous explique qu'il s'agit de travaux de "mise en conformité accessibilité et sécurité incendie" du parking. Mais les règles de sécurité et d'accessibilité n'ont pas changé depuis 2 ans. Le prétexte est tout simplement de... l'enfumage.

Le résultat de ce surprenant "oubli" est double :
1/ un retard plus important encore dans la livraison du chantier et pour la réouverture au public du parking initialement prévue au printemps 2015. Désormais, la mairie parle de Noël 2016. Presque 2 ans de retard !
2/ des coûts qui vont augmenter de plusieurs centaines de milliers d'euros, alors qu'ils atteignent déjà 5 millions d'euros, largement au-dessus du prévisionnel.

29860120484_2fc21a914f_zEt tout cela est au profit d'une entreprise de BTP : la CERP. Celle-ci est en charge du gros oeuvre et de l'installation du système de désenfumage sur ce chantier du parking de l'Hôtel-de-Ville. Cette entreprise, rachetée récemment par NCN, une autre société de travaux public, a obtenu ces 12 dernières années, depuis que Joëlle Ceccaldi-Raynaud est maire, de très nombreux marchés sur la commune, avec à chaque fois des programmations et des coûts qu'on qualifiera pour l'instant de mal maîtrisés.

Dans cette vidéo du conseil municipal du 14 octobre, Joëlle Ceccaldi s'énerve lorsque j'évoque la CERP : 

A suivre...

NOTRE PROPOSITION EN MARS 2014 :

Parking


Puteaux lance un appel d'offres pour 4 millions d'euros de mobilier urbain

24485350769_ec9bc7859d_zBornes, potelets, bacs à fleurs... La ville de Puteaux lance un appel d'offres pour acheter du mobilier urbain. La municipalité prévoit de dépenser pour ce seul marché 1 million d'euros par an jusqu'en 2019, soit un total de 4 millions.

Ce marché géant est décomposé en 5 lots :
- Bornes, potelets, barrières de protection, grilles d'arbres et supports de motos, pour 420.000 euros HT/an,
- Bancs et abris de jardin en bois, pour 100.000 euros HT/an, 
- Corbeilles de propreté, pour 100.000 euros HT/an,
- Bacs à végétaux en métal, pour 100.000 euros HT/an,
- Bacs à végétaux sur-mesure en bois vernis, pour 120.000 euros HT/an.

Total : 840.000 euros HT/an,
ou 1.008.000 euros TTC/an x 4 ans.

"Moins d'argent oblige à mieux dépenser" (via 5 pistes pour un urbanisme du quotidien). Malheureusement, ce concept n'est pas connu à Puteaux !

(photo : la chaussée a été détruite et refaite et des bacs à fleurs ont été installés rue Saulnier, alors que la rue avait été entièrement rénovée il y a moins de 5 ans).


Les pots-de-vin introuvables du marché du chauffage de la Défense (3e partie de l'enquête de Médiapart sur Puteaux)

MediapartLe site Médiapart a publié la 3e partie de son enquête sur l'affaire du chauffage de la Défense dans laquelle Charles Ceccaldi-Raynaud est mis en examen pour corruption et sa fille Joëlle entendue comme témoin assistée.

Cette nouvelle partie porte sur le fond de l'affaire : l'attribution du marché du chauffage et de la climatisation des 3 millions de m2 de bureaux du quartier d'affaires de la Défense. La justice soupçonne un système de corruption et le versement de pots-de-vin à des élus.

Extrait : 

" (..) la justice a mis au jour un incroyable feuilleton, où se mêlent soupçons de favoritisme, escroquerie familiale et valises de billets rapatriées du Luxembourg. Mis en examen en 2007 pour corruption, l’ancien maire de Puteaux Charles Ceccaldi-Raynaud conteste avoir touché des pots-de-vin. Et malgré plusieurs indices troublants, il est difficile de discerner le vrai du faux dans une affaire où tous les acteurs semblent avoir quelque chose à cacher.

Tout a commencé par la bataille pour un énorme fromage : le chauffage et la climatisation du quartier de La Défense (3 millions de m2 de bureaux et plusieurs milliers de logements). Pour les entreprises concernées, c’est le marché de l’année, avec 875 millions d’euros de chiffre d’affaires sur vingt-cinq ans. À la surprise générale, c’est Enerpart, une petite société créée pour l’occasion, qui remporte le gros lot en novembre 2001 face à plusieurs poids lourds du secteur. L’appel d’offres était piloté par le Sicudef, un syndicat intercommunal ad hoc où siègent les élus de Puteaux, Nanterre et Courbevoie, et présidé d’une main de fer par Charles Ceccaldi-Raynaud, alors sénateur-maire de Puteaux, aujourd'hui âgé de 92 ans.

(..)

La juge Isabelle Prévost-Desprez, qui a hérité du dossier en 2003, lance une spectaculaire série de perquisitions visant Charles Ceccaldi-Raynaud et sa fille Joëlle, alors maire adjointe de Puteaux, secrétaire du Sicudef et députée (suppléante de Nicolas Sarkozy, elle a récupéré le siège de celui qui est alors ministre de l’intérieur). Mais la magistrate commet une erreur : elle n’a pas effectué toutes les opérations en même temps.

Le 9 décembre 2003, le domicile de Charles Ceccaldi à Puteaux est perquisitionné par les policiers de l’office anticorruption (3). Le lendemain, ils visitent sa résidence corse de Zonza, dont il est l’usufruitier depuis le décès de son épouse. Les enquêteurs sont frappés par le luxe de cette villa de 500 m2 avec piscine entourée d’un terrain de 2,8 hectares. D’autant plus que le relevé de propriété obtenu en mairie décrit « un bien immobilier non bâti dans une zone non constructible ». Dans la chambre à coucher, les policiers trouvent un coffre-fort… ouvert et vide (..)".

LA SUITE SUR LE SITE DE MEDIAPART

A LIRE SUR MONPUTEAUX, LE DOSSIER AFFAIRE DU CHAUFFAGE DE LA DÉFENSE 


MÉDIAPART enquête sur les affaires de Puteaux

MEDIAPARTLe site Mediapart publie une enquête sur l'affaire de la chaufferie de la Défense dans laquelle l'ancien et l'actuel maire de Puteaux, Charles Ceccaldi-Raynaud et Joëlle Ceccaldi-Raynaud, ont été entendus par la justice.

Extrait :

"C’est l’un des plus vieux dossiers du tribunal de Nanterre. Une affaire de corruption de 27 tomes et de milliers de pages, qui traîne depuis quatorze ans et a épuisé cinq juges d’instruction. Une enquête judiciaire sans doute trop sensible, qui met en cause les Ceccaldi-Raynaud père et fille, inamovibles édiles Les Républicains (LR) de la ville de Puteaux depuis quarante-six ans, proches de Nicolas Sarkozy et barons de son ancien fief des Hauts-de-Seine.

Ce dossier, c’est celui du marché du chauffage du quartier d’affaires de La Défense, attribué en 2001. L’ancien maire de Puteaux, Charles Ceccaldi-Raynaud, a été mis en examen en 2007 pour corruption et favoritisme. Tandis que sa fille Joëlle, qui lui a succédé, n’est pour l’instant que témoin assisté, malgré la découverte de 4 millions d'euros planqués sur son compte non déclaré au Luxembourg.

Si certains épisodes ont déjà été relatés, l'affaire restait, aujourd’hui encore, largement mystérieuse. Mediapart est en mesure de révéler les secrets de cette histoire aux allures de polar, où il est question de soupçons de trucage d’appel d’offres, de valises de billets rapatriées en hélicoptère, d'argent planqué au Luxembourg, d’amitiés corses, mais aussi du pillage de la fortune d’une dynastie industrielle et du rôle trouble joué par le célèbre homme d'affaires Alain Afflelou. Il y a enfin la haine familiale entre les Ceccaldi-Raynaud, Charles n’ayant pas pardonné à sa fille d’avoir conservé le fauteuil de maire, qu’il lui avait « prêté » en 2004 pour raisons de santé.

Nous avons choisi d’y consacrer une enquête en quatre volets. Cette plongée inédite dans l’univers impitoyable de Puteaux offre un nouvel exemple des mœurs très particulières du 92, ce département qui fut pendant trente ans, du temps où le « parrain » Charles Pasqua présidait le conseil général, au cœur du financement occulte du RPR, devenu l'UMP puis LR. (..)"

LA SUITE SUR LE SITE DE MEDIAPART 

TOUT SUR L'AFFAIRE, SUR MONPUTEAUX

 


La ville de Puteaux dépense 5 millions d'euros pour construire une serre qui servira de... restaurant

12459747883_035ce29c02Lors du conseil municipal du mardi 29 avril 2014, le maire UMP de Puteaux a promis l'ouverture cette année de la "Grande Serre" de la rue Eichenberger. Cet équipement, dont le projet a été lancé il y a 8 ans (!), a déjà coûté 4 millions d'euros à la commune. Mais ce n'est pas terminé !

En janvier 2006, la municipalité lance une consultation pour la réalisation d'un parking souterrain rue Eichenberger sur lequel doit être aménagé un square et... une serre.

En 2008, Joëlle Ceccaldi-Raynaud reprend l'idée dans son programme municipal : la candidate UMP promet la réalisation d'une "serre botanique", comme elle l'écrit dans son programme municipal :

Projetump2008

Le maire souhaite y ouvrir une exposition permanente d'orchidées. Mais lorsque le chantier du parking souterrain est lancé en 2011, le projet de serre devient soudainement un espace de restauration. Le parking ouvre en 2012. Les travaux de la serre et du jardin commencent en 2013. Le restaurant doit ouvrir en septembre 2013, annonce alors une banderole :

Palissade+de+chantier+-restaurant+-+palissade+décorative+-+puteaux+-+bâche

Mais depuis septembre 2013, cet équipement est inutilisé et le jardin reste fermé au public. Jusque là, la ville a dépensé 4 millions d'euros pour l'aménagement de la serre et de son jardin.

Mais la facture s'allonge encore : la ville a depuis acheté pour 392.300 euros de climatisation. Ouvrir un restaurant dans une serre nécessite en effet un sacré système de chauffage l'hiver et de refroidissement l'été ! Voilà une idée qui va à l'encontre du développement durable !

Au cours du conseil municipal du 29 avril 2014, le maire a annoncé 552.000 euros de nouvelles dépenses (460.000 euros Hors Taxes) avant l'ouverture du restaurant :

Budget2014

 

216.000 euros ont en plus été budgétés pour la réalisation d'une fontaine, chantier confié à Eiffage.

Au total, cette serre devenue restaurant va donc coûter à la commune 5 millions d'euros en investissement, sans compter les coûts d'entretien du bâtiment, de la fontaine et du jardin.

Voilà un nouvel exemple de la mauvaise gestion municipale. On lance un projet, sur un simple "coût" de tête. On le change en cours de route, sans se soucier des coûts et des retards. 5 millions d'euros d'argent public, c'est le prix d'une crèche ou de la réhabilitation d'un ensemble HLM.

(photo : Flickr)