Logement Flux

Un maire-adjoint LR de Puteaux, gagnant 7.500 euros nets, logé en HLM

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Le journal de 20h de France 2 a diffusé mercredi un reportage sur les locataires riches dans les HLM. Parmi les exemples donnés, il y a des élus Les Républicains de Puteaux, l'un haut fonctionnaire; rémunéré 7.500 euros nets, et l'autre multi-propriétaire.

Extrait : 

"A Puteaux, Hauts de Seine, deux élus municipaux vivent dans des logements sociaux. Le premier loge dans un 3 pièces. Mais il est aussi propriétaire de trois appartements. Dont un qu’il a vendu il y a 5 mois : 228 000 euros. Tous ces biens sont à quelques minutes de son logement social…

Le deuxième vit dans 72 mètres carrés. Élu municipal, il est aussi haut fonctionnaire au ministère de l’intérieur. Selon nos informations, il gagnerait 7500 euros nets par mois. Un chiffre qu’il conteste. Pour avoir une idée des loyers pratiqués dans cette résidence, nous nous sommes procuré la quittance de loyer d’un logement équivalent à celui de nos deux élus. Pour 70m2 le loyer s’élève à 548 euros hors charges. Trois fois moins cher que dans le privé ! ... "

VIDEO A VOIR ICI

Les élus de Puteaux concernés ont répondu à France 2 qu'ils avaient le droit d'entrer dans un logement HLM. Je mets en doute cette affirmation pour 2 raisons :

  • Qui contrôle les revenus du candidat à un logement HLM ? L'office HLM qui est dirigé par... la maire de Puteaux.
  • Dans une situation de pénurie, l'obtention d'un logement HLM ne dépend pas tant de votre situation personnelle que du piston qui vous permettra d'être placé sur le haut de la pile (des milliers de demandes de logements sociaux sont en attente à Puteaux).

La lutte contre la corruption des élus passe aussi par cette question de l'accès aux logements subventionnés par de l'argent public.

Christophe Grébert


HLM à Puteaux : un logement de 100m2 pour un homme seul gagnant 100.000 euros par an

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L'Office HLM de Puteaux, présidé par Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la maire LR de Puteaux, semble vouloir attribuer un logement de 100m2 à un homme seul gagnant 100.000 euros/an.

Cet homme est directeur dans une grosse société qui est en contrat avec la ville de Puteaux et l'OPH communal. Il est propriétaire d'un logement dans le département des Hauts-de-Seine. Il n'a donc absolument pas besoin de la solidarité de la collectivité pour se loger.

Pour ce logement HLM de 100m2 très bien situé, il devrait payer seulement 800 euros de loyer mensuel (surloyer y compris), soit un tarif largement inférieur à celui du marché, la différence étant supportée par les contribuables.

Alors que l'OPH vient d'être condamné à 1 million d'euros d'amende, suite notamment à des "anomalies" dans les attributions de logement, l'office de Puteaux ne changerait-il pas ses méthodes ?

Je demande à l'OPH de renoncer à cette attribution de logement. Et je rappelle que des dizaines de familles putéoliennes vivent dans des logements insalubres. Si elle veut aider des gens, c'est à ces familles que notre maire devrait plutôt penser. 

Christophe Grébert


Un mois et demi après l'incendie de son immeuble à Puteaux, Janine est toujours à l'hôtel, sans solution de relogement

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Janine s'apprête à passer Noël dans une petite chambre d'hôtel de Puteaux. Elle y campe depuis 1 mois et demi, depuis son évacuation par les pompiers de son logement insalubre de la rue Jean Jaurès suite au déclenchement d'un incendie.

Le nouveau propriétaire de l'immeuble, Vinci Immobilier, a pris en charge l'hôtel de Janine, promettant de tout faire pour la reloger, comme la loi l'y contraint. Mais jusqu'à présent aucune solution n'a été trouvée pour cette femme qui a tout perdu : ses meubles, ses vêtements... et sa santé, ce qui l'empêche pour l'instant de retravailler. 

Face à ce drame humain, la maire de Puteaux (la ville la plus riche de France qui dépense des millions d'euros rien qu'en fêtes et cadeaux de Noël), ignore malheureusement totalement Janine, comme le constate tristement l'association Citoyens Puteaux sur son site

"L’OPH de Puteaux n’a pour l’instant pas apporté d’aide à Madame Sancé, malgré le caractère urgent et prioritaire de sa demande de logement. Il y a pourtant des appartements libres dans le parc HLM de Puteaux. Mme Sancé réside dans la commune depuis 1999. Sa demande est reconnue comme prioritaire DALO depuis plusieurs années".

Cette affaire montre à quel point la maire LR de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud est sans aucun coeur. Elle a refusé de reloger Janine dans les HLM de la commune. La maire ne veut pas de "racaille". C'est à dire de pauvre. On se demande dans cette histoire qui est la "racaille". Un jour tout cela devra changer.
Christophe Grébert


Les affaires reprennent aux HLM de Puteaux : un collaborateur de Joëlle Ceccaldi devient directeur général de l'OPH

CressotLe conseil d'administration de l'Office HM de Puteaux s'est réuni mercredi pour désigner le nouveau directeur général de l'organisme après le départ il y a 3 mois de Sylvie Ramond. Il s'agit de Didier Cressot, un proche collaborateur de Joëlle Ceccaldi à la mairie. Cette nomination ne risque pas de remettre en cause le système opaque du logement social dans notre ville. 

En octobre dernier, l'ex-directrice Sylvie Ramond a été démissionnée tellement vite que Joëlle Ceccaldi ne lui pas laissé le temps dire au revoir aux employés de l'Office. Elle a servi de fusible après la publication d'une enquête du ministère du logement révélant la gestion catastrophique du bailleur social : non application des surloyers, irrégularités dans l'attribution des logements et dans la construction d'un parking souterrain. L'office de Puteaux a dû payer une amende record d'un million d'euros pour "fautes graves de gestion" !

POUR LA MAIRE DE PUTEAUX, PAUVRE = "RACAILLE"

Depuis la publication du rapport de l'Ancols, l'OPH de Puteaux est placé sous surveillance. La dernière commission d'attribution, où siège un administrateur de la préfecture des Hauts-de-Seine, a été marquée par un accrochage : "vous voulez nous imposer toute la racaille", a lancé la maire au représentant de l'Etat. Il s'agissait en fait de reloger une famille bénéficiant d'un dossier DALO. Pour Joëlle Ceccaldi, être vraiment prioritaire pour un logement HLM, c'est appartenir à la "racaille".

UN COURTISAN AUX ORDRES DU MAIRE

Pour remplacer Sylvie Ramond à la direction de l'OPH, des annonces d'emploi ont été diffusées. Des candidats ont bien été reçus, mais la maire tenait surtout à s'assurer que le nouveau directeur suive strictement ses consignes, alors que dans le cadre du Grand Paris, les OPH ne seront plus soumis aux communes mais aux Territoires. Joëlle Ceccaldi-Raynaud a donc choisi Didier Cressot, directeur adjoint Ressources de la ville. Il lui dit "oui à tout", selon un ancien cadre de la ville.

Didier Cressot est arrivé à Puteaux  il y a 3 ans, après avoir notamment travaillé pour le maire Les Républicains d'Asnières Manuel Aeschlimann, autre figure du sarkozysme des Hauts-de-Seine. Fin politique, il s'est vite entendu avec Vincent et Emilie Franchi, le fils et la fille du maire très présents dans le système. La méfiance a en revanche été de mise avec la directrice générale des services, Amel Kherchouch, dont il pouvait espérer le poste.

DES EMPLOYÉES DE MAIRIE SE SONT PLAINTES

Des problèmes relationnels avec des employées de mairie m'ont été signalés au cours de ces 3 ans. Elles se sont plaintes et seront soulagées de ce départ. Mais les choses se passeront-elles mieux à l'OPH ?

En quittant ses fonctions à la mairie de Puteaux, Didier Cressot ne devra pas oublier de rendre son appartement de fonction où il a fait faire d'importants travaux. A l'époque, j'avais pu retrouver pour près de 100.000 euros de factures payées par la ville. Le total serait en fait bien plus élevé, selon une source interne.

En principe, selon la loi, "Le fonctionnaire consacre l'intégralité de son activité professionnelle aux tâches qui lui sont confiées. Il ne peut exercer une activité privée lucrative de quelque nature que ce soit". Pourtant Didier Cressot est actuellement recensé sous l'activité de "conseiller en affaires" sur le site societe.com. Qu'en est-il ?

AUCUNE EXPÉRIENCE DANS LA GESTION DU LOGEMENT SOCIAL

Didier Cressot n'a en revanche aucune expérience dans le domaine du logement social. Il n'a travaillé que dans des services administratifs de mairie.

A l'évidence, ce choix de Joëlle Ceccaldi est donc dicté par son soucis de rester seul maître à bord et pas par l'intérêt des 5.000 locataires de l'OPH de Puteaux.

Le recrutement d'un professionnel expérimenté aurait été nécessaire pour diriger l'un des plus importants OPH du 92, surtout après le rapport de l'ANCOLS qui "méritait une remise en question", selon l'ex-directrice Sylvie Ramond.


Construction d'une maison médicalisées à Puteaux : 8 ans de promesses non tenues

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Le chantier de la future maison de retraite médicalisée de la rue Voltaire, dans le bas de Puteaux, est à l'arrêt depuis près de 2 ans. Ce soir au conseil municipal, je demanderai au maire pourquoi cet EHPAD, qui était l'une de ses promesses lors de la campagne pour l'élection municipale de 2008 (sic), n'est toujours pas ouvert.

Les EHPAD offrent un suivi médical renforcé (médecin coordonnateur, personnel infirmier important) et une prise en charge de personnes âgées en perte partielle, voire totale d’autonomie comme celles atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Des habitants du quartier m'interpellent régulièrement : "Pourquoi ce chantier est stoppé ? ". Le gros oeuvre est terminé depuis 2 ans, mais l'intérieur est vide. "Des camionnettes vont et viennent parfois le week-end" s'inquiète une voisine du bâtiment.

Il faut dire que les choses traînent depuis très longtemps : 

En 2008, dans son programme municipal, Joëlle Ceccaldi-Raynaud promettait la création de "deux maisons de retraite médicalisées" :

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Il faut attendre 2 ans, en 2010, pour qu'en conseil municipal la maire annonce la réalisation d'une maison pour personnes âgées, rue Voltaire. En séance, je préviens : "Il faudra veiller à ce que l'accès à cet établissement soit accessible financièrement au plus grand nombre. On sait que ces établissements privés sont souvent très chers".

Entre 2010 et 2013, soit encore 3 ans, rien ne se passe ! Le terrain, rue Voltaire, reste vide :

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En 2013, une "première pierre" est posée par la maire. Un simple mise en scène pour la photo, car il n'y a pas de chantier en cours. Simplement, l'élection municipale de 2014 arrive et le temps des promesses recommence :

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A l'occasion de l'élection municipale de 2014, la maire promet à nouveau dans son programme la "construction de deux maisons de retraite" :

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Des travaux sont engagés fin 2013, quelques mois avant le scrutin municipal :

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Ces travaux se poursuivent pendant la campagne électorale de 2014 : 

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Mais juste après l'élection, fin 2014, ils s'arrêtent soudainement. Et depuis, plus rien, le chantier est déserté.

En attendant, notre commune est la seule des Hauts-de-Seine à ne pas posséder de maison médicalisées pour les personnes âgées. Nous sommes très en retard dans ce domaine, car la majorité municipale préfère consacrer son temps et l'argent de la commune à offrir des cadeaux et à organiser des fêtes. 

Voir mon dossier sur les Seniors de Puteaux

(Les différentes photos du chantier de la rue Voltaire avec leurs dates de prise de vue sont disponibles sur Flickr)


La présidente des locataires HLM de Puteaux a-t-elle reçu une jardinière sur la tête ?

IMG_2915Un habitant vivant en HLM me transmet un courrier recommandé qu'il vient de recevoir : Françoise Philipperon-Bouchereau, présidente de l'association de défense des locataires de l'office HLM de Puteaux, le menace d'une "action judiciaire" parce qu'il a placé des jardinières du côté extérieur de son balcon.

Ce Putéolien est d'accord pour respecter le règlement intérieur des immeubles qui indique que les jardinières doivent être placées à l'intérieur des balcons pour des raisons évidentes de sécurité, mais il choqué par le ton de cette lettre : il y est question de "réclamations" à propos de ses jardinières et de "démarches amiables" non suivies d'effet, ce qu'il conteste.  

SURTOUT, Françoise Philipperon-Bouchereau ajoute que son association intervient "de plein droit" pour défendre, mais aussi pour "réprimander les locataires" (sic). Une association chargée de représenter les locataires qui se transforme en instrument de police au service de l'office municipal, c'est tout de même assez étrange !

Chacun son rôle et celui d'une association des locataires n'est pas de les menacer de procès... Sauf quand cette association dirigée par des militants entièrement liée au maire est en réalité là pour placer sous surveillance les résidences HLM et ses occupants. On devine alors que cette histoire n'est qu'un abus de pouvoir parmi d'autres.

Mais quelle est la vraie raison de l'énervement de Mme Philipperon-Boucherau ? Son propre fils, qui a obtenu l'an dernier (mais sans doute était-il prioritaire) un grand 4 pièces dans cette même résidence HLM, le sait peut-être ?

LU SUR LE SITE NET1901.ORG : 

Objet de l'association de défense des locataires HLM de Puteaux : "assurer une représentation des locataires auprès de l’office public d’H.L.M. de Puteaux et de la municipalité ainsi que de présenter des candidats aux élections du conseil d’administration de cet organisme ; organisation de permanences et de conseils sur les démarches utiles dans les relations avec le bailleur ; organisation de manifestations de solidarité entre locataires". 

Il n'est donc pas question de "réprimander" les locataires !? :)