Logement Flux

VIDEO La municipalité de Puteaux rejette la création d'une mission de relogement pour les expropriés de la ZAC des Bergères

6a00d8341c339153ef01b8d26812b0970c-350wi

Lors du conseil municipal de Puteaux, mercredi 8 mars, le groupe d'opposition Le Rassemblement a proposé la création d'une mission de relogement pour les expropriés de la ZAC des Bergères, sur le haut de la ville. Mais la majorité municipale a REJETÉ cette proposition défendue en séance par la conseillère municipale Bouchra Sirsalane.

Plusieurs familles habitent toujours aux Bergères dans les quelques bâtiments encore debout. Ils occupent des logement insalubres et impropres à l'habitation. Ces habitants devraient être relogés depuis longtemps. Mais la municipalité, qui en a l'obligation, fait traîner les choses, espérant peut-être que ces habitants, par découragement, s'en aillent d'eux-mêmes.

La proposition de l'opposition d'une mission de relogement aurait permis de mobiliser tous les services sociaux, les bailleurs sociaux, pour reloger ces Putéoliens dans la transparence. Mais la maire préfère traîtrer au cas par cas dans le secret de son cabinet, pour le plus grand malheur de beaucoup d'habitants abandonnés à leur sort. 


Logement, culture, éducation : les propositions de l'opposition au conseil municipal de Puteaux

DSC_0109Lors de la séance du conseil municipal de Puteaux, mercredi 8 mars 2017, l'opposition présentera 3 voeux sous forme de propositions sur le logement, l'éducation et la culture.

Mesure d'accompagnement relogement prioritaire Zac des Bergères :

La ville de Puteaux a pris l'initiative de réaliser une zone d’aménagement concerté (ZAC) autour de la place des Bergères, sans mettre en place en amont un accompagnement social pour chaque famille délogée par l’effet de cette opération. Des familles occupent encore actuellement des logements insalubres et impropres à l'habitation. Elles sont en attente d'un logement HLM depuis de nombreuses années. Or, la ville de Puteaux envisage de les déloger sans leur garantir ce relogement, alors qu'elle est dans l'obligation de le faire.

Considérant l’obligation de relogement encadrée et définie par les articles L314-1 et suivants du code de l’urbanisme, nous proposons la création d'une mission relogement spécifique pour ces familles des Bergères, en collaboration avec les partenaires locaux concernés (centre communal d’action sociale, autres services sociaux, service logement de la ville, bailleurs sociaux, etc).

Cette obligation de relogement respectera les normes minimales d’habitabilité. Les logements proposés devront être en bon état d’habitation, remplir les conditions normales d’hygiène et de sécurité, et satisfaire aux besoins personnels et familiaux, ainsi qu'aux possibilités financières des occupants.

Fondation-Abbe-pierre-logoDon à la Fondation Abbé Pierre :

Henri Grouès, dit l’abbé Pierre, né le 5 août 1912 à Lyon et mort le 22 janvier 2007 à Paris. Fondateur du mouvement Emmaüs dont la fondation Abbé-Pierre et de nombreuses associations pour le logement des défavorisés, il consacra sa vie aux plus démunis.

La ville lui a rendu un hommage dans le puteaux infos du mois de février : « Jusqu'à sa mort, le 22 janvier 2007 il n’a cessé de se battre pour les malheureux. La France pleure son petit frère disparu. Rappelez-vous le 1er février 54… Saviez-vous que le film Hiver 54 fut tourné dans les salons de l’hôtel de ville en 1989 ? Dans un petit coin de la salle des mariages de l’hôtel de ville de Puteaux, l’Abbé Pierre regarde Lambert Wilson jouer son propre rôle. Non par vanité mais pour s’assurer que l’on parle bien des malheureux et de la misère. Le temps d’un tournage, l’hôtel de ville de Puteaux fait renaître l’hôtel Royal, rue de La Boétie, qui accueillit des centaines de sans abris après l’appel d’urgence de l’Abbé Pierre, durant l’hiver 54. »

Le conseil municipal de Puteaux décide d’accorder 100.000 euros à la Fondation Abbé-Pierre pour son combat en faveur de l’accès au logement des plus défavorisés.


6a00d8341c339153ef01b8d262ed23970c-350wi
Développement de la culture dans les écoles de Puteaux et sauvegarde du vieux cinéma :

Parce que la culture et l’éducation doivent faire partie des priorités de la commune de Puteaux, nous proposons de transformer le vieux cinéma du 3 rue Gerhard en lieu culturel et artistique dédié aux enfants des écoles.

Nous demandons à la municipalité de modifier son projet d’agrandissement de l’école Parmentier afin de préserver l’intégrité de ce bâtiment historique.

Conserver les volumes de cette ancienne salle de spectacles, et la dédier aux activités culturelles, permettra d’approfondir le développement des classes CHAM / CHAD (à horaires aménagés musique et danse), ainsi que des classes à PAC (projet artistique et culturel), comme que nous le proposions dès 2014. Ou encore, de faire enfin participer les écoles de Puteaux à l’initiative Traverses 92, qui permet aux classes du département de présenter des projets artistiques et culturels. 
Plus globalement, le Projet Educatif Territorial (PEDT) de Puteaux doit être totalement revu pour lui donner de l’envergure.

A l’heure où les innovations dans les écoles de France se multiplient (par exemple en appliquant l’approche Montessori au sein d’écoles publiques), Puteaux devrait être en pointe sur ce combat, si important pour l’avenir de nos enfants.


Un maire-adjoint LR de Puteaux, gagnant 7.500 euros nets, logé en HLM

C528SG5XEAoNyhW

Le journal de 20h de France 2 a diffusé mercredi un reportage sur les locataires riches dans les HLM. Parmi les exemples donnés, il y a des élus Les Républicains de Puteaux, l'un haut fonctionnaire; rémunéré 7.500 euros nets, et l'autre multi-propriétaire.

Extrait : 

"A Puteaux, Hauts de Seine, deux élus municipaux vivent dans des logements sociaux. Le premier loge dans un 3 pièces. Mais il est aussi propriétaire de trois appartements. Dont un qu’il a vendu il y a 5 mois : 228 000 euros. Tous ces biens sont à quelques minutes de son logement social…

Le deuxième vit dans 72 mètres carrés. Élu municipal, il est aussi haut fonctionnaire au ministère de l’intérieur. Selon nos informations, il gagnerait 7500 euros nets par mois. Un chiffre qu’il conteste. Pour avoir une idée des loyers pratiqués dans cette résidence, nous nous sommes procuré la quittance de loyer d’un logement équivalent à celui de nos deux élus. Pour 70m2 le loyer s’élève à 548 euros hors charges. Trois fois moins cher que dans le privé ! ... "

VIDEO A VOIR ICI

Les élus de Puteaux concernés ont répondu à France 2 qu'ils avaient le droit d'entrer dans un logement HLM. Je mets en doute cette affirmation pour 2 raisons :

  • Qui contrôle les revenus du candidat à un logement HLM ? L'office HLM qui est dirigé par... la maire de Puteaux.
  • Dans une situation de pénurie, l'obtention d'un logement HLM ne dépend pas tant de votre situation personnelle que du piston qui vous permettra d'être placé sur le haut de la pile (des milliers de demandes de logements sociaux sont en attente à Puteaux).

La lutte contre la corruption des élus passe aussi par cette question de l'accès aux logements subventionnés par de l'argent public.

Christophe Grébert


HLM à Puteaux : un logement de 100m2 pour un homme seul gagnant 100.000 euros par an

6a00d8341c339153ef01b7c8613d07970b-800wi

L'Office HLM de Puteaux, présidé par Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la maire LR de Puteaux, semble vouloir attribuer un logement de 100m2 à un homme seul gagnant 100.000 euros/an.

Cet homme est directeur dans une grosse société qui est en contrat avec la ville de Puteaux et l'OPH communal. Il est propriétaire d'un logement dans le département des Hauts-de-Seine. Il n'a donc absolument pas besoin de la solidarité de la collectivité pour se loger.

Pour ce logement HLM de 100m2 très bien situé, il devrait payer seulement 800 euros de loyer mensuel (surloyer y compris), soit un tarif largement inférieur à celui du marché, la différence étant supportée par les contribuables.

Alors que l'OPH vient d'être condamné à 1 million d'euros d'amende, suite notamment à des "anomalies" dans les attributions de logement, l'office de Puteaux ne changerait-il pas ses méthodes ?

Je demande à l'OPH de renoncer à cette attribution de logement. Et je rappelle que des dizaines de familles putéoliennes vivent dans des logements insalubres. Si elle veut aider des gens, c'est à ces familles que notre maire devrait plutôt penser. 

Christophe Grébert


Un mois et demi après l'incendie de son immeuble à Puteaux, Janine est toujours à l'hôtel, sans solution de relogement

6a00d8341c339153ef01b8d2368f96970c-800wi

Janine s'apprête à passer Noël dans une petite chambre d'hôtel de Puteaux. Elle y campe depuis 1 mois et demi, depuis son évacuation par les pompiers de son logement insalubre de la rue Jean Jaurès suite au déclenchement d'un incendie.

Le nouveau propriétaire de l'immeuble, Vinci Immobilier, a pris en charge l'hôtel de Janine, promettant de tout faire pour la reloger, comme la loi l'y contraint. Mais jusqu'à présent aucune solution n'a été trouvée pour cette femme qui a tout perdu : ses meubles, ses vêtements... et sa santé, ce qui l'empêche pour l'instant de retravailler. 

Face à ce drame humain, la maire de Puteaux (la ville la plus riche de France qui dépense des millions d'euros rien qu'en fêtes et cadeaux de Noël), ignore malheureusement totalement Janine, comme le constate tristement l'association Citoyens Puteaux sur son site

"L’OPH de Puteaux n’a pour l’instant pas apporté d’aide à Madame Sancé, malgré le caractère urgent et prioritaire de sa demande de logement. Il y a pourtant des appartements libres dans le parc HLM de Puteaux. Mme Sancé réside dans la commune depuis 1999. Sa demande est reconnue comme prioritaire DALO depuis plusieurs années".

Cette affaire montre à quel point la maire LR de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud est sans aucun coeur. Elle a refusé de reloger Janine dans les HLM de la commune. La maire ne veut pas de "racaille". C'est à dire de pauvre. On se demande dans cette histoire qui est la "racaille". Un jour tout cela devra changer.
Christophe Grébert


Les affaires reprennent aux HLM de Puteaux : un collaborateur de Joëlle Ceccaldi devient directeur général de l'OPH

CressotLe conseil d'administration de l'Office HM de Puteaux s'est réuni mercredi pour désigner le nouveau directeur général de l'organisme après le départ il y a 3 mois de Sylvie Ramond. Il s'agit de Didier Cressot, un proche collaborateur de Joëlle Ceccaldi à la mairie. Cette nomination ne risque pas de remettre en cause le système opaque du logement social dans notre ville. 

En octobre dernier, l'ex-directrice Sylvie Ramond a été démissionnée tellement vite que Joëlle Ceccaldi ne lui pas laissé le temps dire au revoir aux employés de l'Office. Elle a servi de fusible après la publication d'une enquête du ministère du logement révélant la gestion catastrophique du bailleur social : non application des surloyers, irrégularités dans l'attribution des logements et dans la construction d'un parking souterrain. L'office de Puteaux a dû payer une amende record d'un million d'euros pour "fautes graves de gestion" !

POUR LA MAIRE DE PUTEAUX, PAUVRE = "RACAILLE"

Depuis la publication du rapport de l'Ancols, l'OPH de Puteaux est placé sous surveillance. La dernière commission d'attribution, où siège un administrateur de la préfecture des Hauts-de-Seine, a été marquée par un accrochage : "vous voulez nous imposer toute la racaille", a lancé la maire au représentant de l'Etat. Il s'agissait en fait de reloger une famille bénéficiant d'un dossier DALO. Pour Joëlle Ceccaldi, être vraiment prioritaire pour un logement HLM, c'est appartenir à la "racaille".

UN COURTISAN AUX ORDRES DU MAIRE

Pour remplacer Sylvie Ramond à la direction de l'OPH, des annonces d'emploi ont été diffusées. Des candidats ont bien été reçus, mais la maire tenait surtout à s'assurer que le nouveau directeur suive strictement ses consignes, alors que dans le cadre du Grand Paris, les OPH ne seront plus soumis aux communes mais aux Territoires. Joëlle Ceccaldi-Raynaud a donc choisi Didier Cressot, directeur adjoint Ressources de la ville. Il lui dit "oui à tout", selon un ancien cadre de la ville.

Didier Cressot est arrivé à Puteaux  il y a 3 ans, après avoir notamment travaillé pour le maire Les Républicains d'Asnières Manuel Aeschlimann, autre figure du sarkozysme des Hauts-de-Seine. Fin politique, il s'est vite entendu avec Vincent et Emilie Franchi, le fils et la fille du maire très présents dans le système. La méfiance a en revanche été de mise avec la directrice générale des services, Amel Kherchouch, dont il pouvait espérer le poste.

DES EMPLOYÉES DE MAIRIE SE SONT PLAINTES

Des problèmes relationnels avec des employées de mairie m'ont été signalés au cours de ces 3 ans. Elles se sont plaintes et seront soulagées de ce départ. Mais les choses se passeront-elles mieux à l'OPH ?

En quittant ses fonctions à la mairie de Puteaux, Didier Cressot ne devra pas oublier de rendre son appartement de fonction où il a fait faire d'importants travaux. A l'époque, j'avais pu retrouver pour près de 100.000 euros de factures payées par la ville. Le total serait en fait bien plus élevé, selon une source interne.

En principe, selon la loi, "Le fonctionnaire consacre l'intégralité de son activité professionnelle aux tâches qui lui sont confiées. Il ne peut exercer une activité privée lucrative de quelque nature que ce soit". Pourtant Didier Cressot est actuellement recensé sous l'activité de "conseiller en affaires" sur le site societe.com. Qu'en est-il ?

AUCUNE EXPÉRIENCE DANS LA GESTION DU LOGEMENT SOCIAL

Didier Cressot n'a en revanche aucune expérience dans le domaine du logement social. Il n'a travaillé que dans des services administratifs de mairie.

A l'évidence, ce choix de Joëlle Ceccaldi est donc dicté par son soucis de rester seul maître à bord et pas par l'intérêt des 5.000 locataires de l'OPH de Puteaux.

Le recrutement d'un professionnel expérimenté aurait été nécessaire pour diriger l'un des plus importants OPH du 92, surtout après le rapport de l'ANCOLS qui "méritait une remise en question", selon l'ex-directrice Sylvie Ramond.