Logement Flux

Il y a de moins en moins de logements sociaux à Puteaux

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Il y avait 29,6% de logements sociaux à Puteaux en 2014. Il n'y en a plus que 29,1% en 2015, soit un demi point de baisse en une année ! Un chiffre publié dans le rapport 2015 de la DRIHL (Direction Régionale et interdépartementale de l'Hébergement et du Logement) sur le logement social dans les Hauts-de-Seine. Ce rapport démontre l'inaction de la municipalité de Puteaux en faveur du droit au logement. 

Il y avait 6.197 logements sociaux à Puteaux en 2014. Il y en 6.178 en 2015, soit 19 logements sociaux de moins. Alors que dans le même temps, le nombre total de logements dans notre ville est passé de 20.936 en 2014 à 21.185 en 2015, soit 249 logements de plus (page 7 du rapport).

LogementQuelques logements sociaux ont tout de même été réalisés à Puteaux : 11 en 2015 et 32 en 2015 (page 11 du rapport), mais leur nombre ne compense pas ceux qui ont été supprimés. Par ailleurs, ces 43 nouveaux logements dits sociaux sont en fait de type PLS, du logement intermédiaire accessible jusqu'à 45.000 euros de ressources annuelles pour un couple et 70.000 euros pour un couple avec 2 enfants (chiffres 2016).

6a00d8341c339153ef01b7c87912df970b-800wiC'est dans un de ces logements PLS que le préfet Gardère, déclarant pourtant 190.000 euros de revenus annuels, a été logé en 2014

Au cours de cette période, Puteaux n'a créé aucun logement social de type PLAI et PLUS destiné aux ménages modestes.

En ce qui concerne la lutte contre l'habitat indigne, la municipalité de Puteaux est aussi absente. Pourtant notre ville est citée dans ce rapport (page 26) : la DRIHL signale plusieurs cas de saturnisme traités à Puteaux en 2015 ! Cette maladie d'un autre temps, et donc les enfants sont les principales victimes, ne devrait plus se rencontrer dans une ville riche comme Puteaux. Elle est le signe d'un habitat ancien et laissé à l'abandon.

HerbergementSur l'hébergement d'urgence, notre ville ne fait rien non plus : Puteaux ne compte aucune place d'hébergement pour les familles se retrouvant à la rue pour une raison ou pour une autre (page 47 du rapport). C'est l'une des rares communes des Hauts-de-Seine à être dans ce cas.

C'est ainsi qu'une femme évacuée par les pompiers d'une immeuble insalubre en feu se retrouve à l'hôtel, parce que la ville de Puteaux, pourtant responsable du relogement en dernier recours, n'a prévu aucune place d'hébergement.


Janine a quitté l'immeuble incendié pour un hôtel de Puteaux

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Après l'incendie qui a frappé lundi dernier l'immeuble insalubre dans lequel elle vivait, Janine devait absolument partir de là. Semblant découvrir la situation de cette Putéolienne, le nouveau propriétaire, Vinci Immobilier, a aussitôt offert de la loger temporairement à l'hôtel en attendant qu'un solution pérenne de relogement soit trouvée.

Samedi soir, Janine a donc quitté le 63 rue Jean Jaurès où elle vivait depuis 2005 dans un petit 2 pièces. Privée d'eau depuis des mois et d'électricité depuis 1 semaine, elle a pu enfin dormir au chaud et en sécurité dans un hôtel de Puteaux.

Dimanche, Janine est retournée devant son ancien immeuble (photo). Elle réalise petit à petit que son cauchemar est enfin terminée.

VINCI AFFIRME AVOIR ÉTÉ TROMPÉ PAR L'EX-PROPRIÉTAIRE

Comme l'indique Nadine Jeanne sur son site, un représentant de Vinci Immobilier est venu visiter l'immeuble samedi matin. Il s'est alors rendu compte de la situation dramatique dans laquelle se trouvait Janine. Le promoteur affirme être de bonne foi : l'ancien propriétaire, contre lequel il a engagé une procédure, lui aurait vendu l'immeuble "libre de tout occupant".

Lorsque un immeuble est déclaré en "péril imminent", c'est à dire qu'il est reconnu comme non habitable, comme c'est le cas ici, la loi prévoit que le propriétaire est tenu d’assurer aux occupants un relogement pérenne. Si le propriétaire est défaillant, la mairie a alors le pouvoir de reloger elle-même les occupants et de se retourner ensuite vers le propriétaire pour se faire rembourser les frais engagés avec intérêts.

Le maire de Puteaux aurait donc pu agir depuis des années et contraindre le propriétaire à assurer le relogement de Janine. Il a fallu un incendie, et que l'immeuble menace littéralement de s'effondrer sur ses occupants, pour que les choses bougent. Et elles bougent parce que Vinci, tout nouveau propriétaire, a assumé ses propres responsabilités. La mairie est restée aux abonnés absents...

A LIRE :  Un dossier DALO que les HLM et la mairie de Puteaux (Hauts-de-Seine) refusent de traiter


Un incendie dans un immeuble insalubre à Puteaux

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Un drame a été évité de peu dans la nuit de dimanche à lundi à Puteaux : un incendie a éclaté au rez-de-chaussée d'un immeuble insalubre de la rue Jean Jaurès. Une habitante a été sortie par les pompiers.

Nous avons déjà parlé de cette habitante. Il s'agit de Janine. Son propriétaire a vendu l'immeuble "vide" à Vinci Immobilier qui compte construire ici une résidence ("Eloquence"). Mais Janine y occupe toujours un petit 2 pièces. Et celle-ci refuse de partir sans être relogée. Le nouveau et l'ancien propriétaire refusent d'assumer cette responsabilité.

Le logement de Janine n'a pas été directement touché par le feu, mais l'entrée de l'immeuble a été condamnée par les pompiers. Du coup, Janine est à la rue. La mairie de Puteaux lui a seulement proposé ... d'appeler le 115, la considérant comme une SDF ! 

28750288586_f74d8b2b0e_zJ'ai à nouveau alerté la préfecture des Hauts-de-Seine sur la situation malheureusement de plus en plus grave de cette dame.

Ce n'est pas un cas unique à Puteaux

Quelques dizaines d'immeubles à Puteaux sont en très mauvais état. Les incendies s'y déclarent facilement. Et des familles avec des enfants y habitent dans des conditions indignes. La mairie pourrait agir pour résoudre en grande partie ce problème. Or, elle a décidé de ne pas le faire. Faisons pression sur la municipalité, pour qu'elle se bouge, avant qu'il n'y ait des victimes.
Christophe Grébert

(photo : Flickr)

 


Un nouveau quartier bientôt en chantier rue Voltaire à Puteaux : le quartier des arts

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Un nouveau quartier va prochainement surgir de terre dans le bas de Puteaux, entre les rues Voltaire et Gerhard Prolongée : le "Quartier des Arts" s'étendra sur 2,5 hectares de terrain anciennement occupés par l'entreprise ELIS.

La blanchisserie a déménagé dans une nouvelle usine à Nanterre. Il s'agissait du dernier grand site industriel encore présent dans notre commune. Avec ce départ, une page de l'histoire de Puteaux s'est définitivement tournée.

L'architecture du quartier s'inspire d'ailleurs assez agréablement de ce style industriel.

Photo-ville-01Pour vendre ses logements aux investisseurs, le promoteur a fait réaliser un site, ainsi qu'un véritable petite magazine.

Environ 500 logements seront construits. Mais aucun ne sera social. Ce qui fait que l'opposition municipale s'est abstenue sur ce projet immobilier lors du dernier conseil. Il nous semble en effet normal que dans chaque quartier de notre commune un pourcentage suffisant de logements sociaux soit inclu.

Il y aura aussi près de 900 m2 de commerces autour d'une place qui sera séparée de la rue Voltaire par des grilles.

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L'ancienne usine Elis, rue Voltaire :

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La ville réalisera dans ce quartier un nouveau groupe scolaire (maternelle et école primaire) d'une dizaine de classes. L'"Ecole Voltaire" représente un investissement de 10 millions d'euros.

A la lisière du nouveau quartier, au 35 rue Voltaire, un EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées) a également été construit par un opérateur privé. Mais plus d'un an après l'achèvement des travaux, il n'est toujours pas ouvert malgré les promesses faites par la mairie :

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10 maisons individuelles avec jardins seront réalisées par Bouygues Immobilier : 

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Prix

Lors d'une révision du Plan local d'urbanisme en 2014, l'opposition avait alerté sur les changements des règles d'urbanisme prises par la majorité pour ce quartier : 

"Sur le secteur UPM3, qui correspond au futur quartier qui sera réalisé sur les terrains de l'usine Elis, la majorité municipale supprime les emplacements réservés pour la création des nouvelles voiries. Ces voiries seront réalisées par l’opérateur choisi pour cette opération d’aménagement. Il s’agit d’un secteur à enjeux pour la ville. Pourquoi en perdre la maîtrise en confiant le tout à un opérateur privé qui rétrocédera des espaces publics à la ville ? La réponse est simple : cette manière de faire permet à la ville d’éviter toute phase de concertation avec la population. Encore une fois, un projet est développé dans l’opacité".

POUR SUIVRE LA RÉALISATION DE CE QUARTIER, J'OUVRE UNE NOUVELLE RUBRIQUE SUR MONPUTEAUX : QUARTIER DES ARTS


Scandales aux HLM de Puteaux : c'est la directrice générale qui saute

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Le conseil d'administration de l'office HLM de Puteaux, présidé par la maire LR Joëlle Ceccaldi-Raynaud, devait se réunir aujourd'hui pour voter le départ de la directrice générale de l'OPH, Sylvie Ramond.

Fallait-il faire sauter un fusible, après les multiples scandales qui frappent depuis des mois les HLM de Puteaux :
50% des élus LR logés dans le parc social, dont un qui est propriétaire de 3 logements sur la ville,
- Un préfet proche de Nicolas Sarkozy logé en HLM à Puteaux, alors qu'il est propriétaire de 10 logements sur la région parisienne,
- et surtout l'office condamné à 1 million d'euros d'amendes pour "irrégularités" et "fautes graves".

Sylvie Ramond, par ailleurs adjointe de Patrick Balkany à Levallois-Perret, n'est bien entendu aucunement responsable de tout cela, puisqu'elle avait été embauchée en mai dernier suite au départ précipité du précédent directeur au moment de l'enquête de l'Ancols sur les pratiques et la gestion de l'OPH.

Ce départ serait plutôt dû à une incompatibilité de tempérament entre Joëlle Ceccaldi et Sylvie Ramond. La maire de Puteaux et présidente de l'OPH n'entend aucunement partager son pouvoir : elle veut régner seule sur la commune et ses 5.500 logements HLM. 

(photo : Sylvie Ramond et Joëlle Ceccaldi, dr)


L'office HLM de Puteaux condamné : l'opposition réclame le départ de sa présidente

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Après la condamnation de l'office HLM de Puteaux a plus d'un million d'euros d'amende pour "irrégularités" et "fautes graves", l'opposition municipale réclame la démission de Joëlle Ceccaldi de la présidence de l'OPH communal.

Dans une tribune qui sera publiée dans le journal "Puteaux infos" de septembre, le groupe Le Rassemblement estime que "preuve est faite qu’il n’est pas bon que le maire préside aussi les HLM de la commune", et réclame d'urgence la démission de Joëlle Ceccaldi de l'OPH, ainsi que la désignation d'un membre de l'opposition au sein du conseil d'administration du bailleur social, "pour plus de contrôle".

L'opposition estime que l'OPH a été condamné par l'Ancols (Agence nationale de contrôle des logements sociaux) pour avoir "lésé les Putéoliens qui demandent un logement social, en refusant d’appliquer des critères équitables" et "pénalisé les locataires HLM, en leur faisant payer des charges indues, remboursées en retard, et en menant des opérations immobilières contestables".

La plus grave de ces opérations, rappelle l'opposition municipale, concerne le parking souterrain Lorilleux. Financé par l’OPH pour 9,5 millions d’euros, il devait être revendu à la mairie pour 2,3 millions d’euros, soit une perte de 7,2 millions d’euros pour les HLM.

LIRE LA TRIBUNE DE L'OPPOSITION