Logement Flux

Un mois et demi après l'incendie de son immeuble à Puteaux, Janine est toujours à l'hôtel, sans solution de relogement

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Janine s'apprête à passer Noël dans une petite chambre d'hôtel de Puteaux. Elle y campe depuis 1 mois et demi, depuis son évacuation par les pompiers de son logement insalubre de la rue Jean Jaurès suite au déclenchement d'un incendie.

Le nouveau propriétaire de l'immeuble, Vinci Immobilier, a pris en charge l'hôtel de Janine, promettant de tout faire pour la reloger, comme la loi l'y contraint. Mais jusqu'à présent aucune solution n'a été trouvée pour cette femme qui a tout perdu : ses meubles, ses vêtements... et sa santé, ce qui l'empêche pour l'instant de retravailler. 

Face à ce drame humain, la maire de Puteaux (la ville la plus riche de France qui dépense des millions d'euros rien qu'en fêtes et cadeaux de Noël), ignore malheureusement totalement Janine, comme le constate tristement l'association Citoyens Puteaux sur son site

"L’OPH de Puteaux n’a pour l’instant pas apporté d’aide à Madame Sancé, malgré le caractère urgent et prioritaire de sa demande de logement. Il y a pourtant des appartements libres dans le parc HLM de Puteaux. Mme Sancé réside dans la commune depuis 1999. Sa demande est reconnue comme prioritaire DALO depuis plusieurs années".

Cette affaire montre à quel point la maire LR de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud est sans aucun coeur. Elle a refusé de reloger Janine dans les HLM de la commune. La maire ne veut pas de "racaille". C'est à dire de pauvre. On se demande dans cette histoire qui est la "racaille". Un jour tout cela devra changer.
Christophe Grébert


Les affaires reprennent aux HLM de Puteaux : un collaborateur de Joëlle Ceccaldi devient directeur général de l'OPH

CressotLe conseil d'administration de l'Office HM de Puteaux s'est réuni mercredi pour désigner le nouveau directeur général de l'organisme après le départ il y a 3 mois de Sylvie Ramond. Il s'agit de Didier Cressot, un proche collaborateur de Joëlle Ceccaldi à la mairie. Cette nomination ne risque pas de remettre en cause le système opaque du logement social dans notre ville. 

En octobre dernier, l'ex-directrice Sylvie Ramond a été démissionnée tellement vite que Joëlle Ceccaldi ne lui pas laissé le temps dire au revoir aux employés de l'Office. Elle a servi de fusible après la publication d'une enquête du ministère du logement révélant la gestion catastrophique du bailleur social : non application des surloyers, irrégularités dans l'attribution des logements et dans la construction d'un parking souterrain. L'office de Puteaux a dû payer une amende record d'un million d'euros pour "fautes graves de gestion" !

POUR LA MAIRE DE PUTEAUX, PAUVRE = "RACAILLE"

Depuis la publication du rapport de l'Ancols, l'OPH de Puteaux est placé sous surveillance. La dernière commission d'attribution, où siège un administrateur de la préfecture des Hauts-de-Seine, a été marquée par un accrochage : "vous voulez nous imposer toute la racaille", a lancé la maire au représentant de l'Etat. Il s'agissait en fait de reloger une famille bénéficiant d'un dossier DALO. Pour Joëlle Ceccaldi, être vraiment prioritaire pour un logement HLM, c'est appartenir à la "racaille".

UN COURTISAN AUX ORDRES DU MAIRE

Pour remplacer Sylvie Ramond à la direction de l'OPH, des annonces d'emploi ont été diffusées. Des candidats ont bien été reçus, mais la maire tenait surtout à s'assurer que le nouveau directeur suive strictement ses consignes, alors que dans le cadre du Grand Paris, les OPH ne seront plus soumis aux communes mais aux Territoires. Joëlle Ceccaldi-Raynaud a donc choisi Didier Cressot, directeur adjoint Ressources de la ville. Il lui dit "oui à tout", selon un ancien cadre de la ville.

Didier Cressot est arrivé à Puteaux  il y a 3 ans, après avoir notamment travaillé pour le maire Les Républicains d'Asnières Manuel Aeschlimann, autre figure du sarkozysme des Hauts-de-Seine. Fin politique, il s'est vite entendu avec Vincent et Emilie Franchi, le fils et la fille du maire très présents dans le système. La méfiance a en revanche été de mise avec la directrice générale des services, Amel Kherchouch, dont il pouvait espérer le poste.

DES EMPLOYÉES DE MAIRIE SE SONT PLAINTES

Des problèmes relationnels avec des employées de mairie m'ont été signalés au cours de ces 3 ans. Elles se sont plaintes et seront soulagées de ce départ. Mais les choses se passeront-elles mieux à l'OPH ?

En quittant ses fonctions à la mairie de Puteaux, Didier Cressot ne devra pas oublier de rendre son appartement de fonction où il a fait faire d'importants travaux. A l'époque, j'avais pu retrouver pour près de 100.000 euros de factures payées par la ville. Le total serait en fait bien plus élevé, selon une source interne.

En principe, selon la loi, "Le fonctionnaire consacre l'intégralité de son activité professionnelle aux tâches qui lui sont confiées. Il ne peut exercer une activité privée lucrative de quelque nature que ce soit". Pourtant Didier Cressot est actuellement recensé sous l'activité de "conseiller en affaires" sur le site societe.com. Qu'en est-il ?

AUCUNE EXPÉRIENCE DANS LA GESTION DU LOGEMENT SOCIAL

Didier Cressot n'a en revanche aucune expérience dans le domaine du logement social. Il n'a travaillé que dans des services administratifs de mairie.

A l'évidence, ce choix de Joëlle Ceccaldi est donc dicté par son soucis de rester seul maître à bord et pas par l'intérêt des 5.000 locataires de l'OPH de Puteaux.

Le recrutement d'un professionnel expérimenté aurait été nécessaire pour diriger l'un des plus importants OPH du 92, surtout après le rapport de l'ANCOLS qui "méritait une remise en question", selon l'ex-directrice Sylvie Ramond.


Construction d'une maison médicalisées à Puteaux : 8 ans de promesses non tenues

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Le chantier de la future maison de retraite médicalisée de la rue Voltaire, dans le bas de Puteaux, est à l'arrêt depuis près de 2 ans. Ce soir au conseil municipal, je demanderai au maire pourquoi cet EHPAD, qui était l'une de ses promesses lors de la campagne pour l'élection municipale de 2008 (sic), n'est toujours pas ouvert.

Les EHPAD offrent un suivi médical renforcé (médecin coordonnateur, personnel infirmier important) et une prise en charge de personnes âgées en perte partielle, voire totale d’autonomie comme celles atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Des habitants du quartier m'interpellent régulièrement : "Pourquoi ce chantier est stoppé ? ". Le gros oeuvre est terminé depuis 2 ans, mais l'intérieur est vide. "Des camionnettes vont et viennent parfois le week-end" s'inquiète une voisine du bâtiment.

Il faut dire que les choses traînent depuis très longtemps : 

En 2008, dans son programme municipal, Joëlle Ceccaldi-Raynaud promettait la création de "deux maisons de retraite médicalisées" :

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Il faut attendre 2 ans, en 2010, pour qu'en conseil municipal la maire annonce la réalisation d'une maison pour personnes âgées, rue Voltaire. En séance, je préviens : "Il faudra veiller à ce que l'accès à cet établissement soit accessible financièrement au plus grand nombre. On sait que ces établissements privés sont souvent très chers".

Entre 2010 et 2013, soit encore 3 ans, rien ne se passe ! Le terrain, rue Voltaire, reste vide :

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En 2013, une "première pierre" est posée par la maire. Un simple mise en scène pour la photo, car il n'y a pas de chantier en cours. Simplement, l'élection municipale de 2014 arrive et le temps des promesses recommence :

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A l'occasion de l'élection municipale de 2014, la maire promet à nouveau dans son programme la "construction de deux maisons de retraite" :

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Des travaux sont engagés fin 2013, quelques mois avant le scrutin municipal :

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Ces travaux se poursuivent pendant la campagne électorale de 2014 : 

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Mais juste après l'élection, fin 2014, ils s'arrêtent soudainement. Et depuis, plus rien, le chantier est déserté.

En attendant, notre commune est la seule des Hauts-de-Seine à ne pas posséder de maison médicalisées pour les personnes âgées. Nous sommes très en retard dans ce domaine, car la majorité municipale préfère consacrer son temps et l'argent de la commune à offrir des cadeaux et à organiser des fêtes. 

Voir mon dossier sur les Seniors de Puteaux

(Les différentes photos du chantier de la rue Voltaire avec leurs dates de prise de vue sont disponibles sur Flickr)


La présidente des locataires HLM de Puteaux a-t-elle reçu une jardinière sur la tête ?

IMG_2915Un habitant vivant en HLM me transmet un courrier recommandé qu'il vient de recevoir : Françoise Philipperon-Bouchereau, présidente de l'association de défense des locataires de l'office HLM de Puteaux, le menace d'une "action judiciaire" parce qu'il a placé des jardinières du côté extérieur de son balcon.

Ce Putéolien est d'accord pour respecter le règlement intérieur des immeubles qui indique que les jardinières doivent être placées à l'intérieur des balcons pour des raisons évidentes de sécurité, mais il choqué par le ton de cette lettre : il y est question de "réclamations" à propos de ses jardinières et de "démarches amiables" non suivies d'effet, ce qu'il conteste.  

SURTOUT, Françoise Philipperon-Bouchereau ajoute que son association intervient "de plein droit" pour défendre, mais aussi pour "réprimander les locataires" (sic). Une association chargée de représenter les locataires qui se transforme en instrument de police au service de l'office municipal, c'est tout de même assez étrange !

Chacun son rôle et celui d'une association des locataires n'est pas de les menacer de procès... Sauf quand cette association dirigée par des militants entièrement liée au maire est en réalité là pour placer sous surveillance les résidences HLM et ses occupants. On devine alors que cette histoire n'est qu'un abus de pouvoir parmi d'autres.

Mais quelle est la vraie raison de l'énervement de Mme Philipperon-Boucherau ? Son propre fils, qui a obtenu l'an dernier (mais sans doute était-il prioritaire) un grand 4 pièces dans cette même résidence HLM, le sait peut-être ?

LU SUR LE SITE NET1901.ORG : 

Objet de l'association de défense des locataires HLM de Puteaux : "assurer une représentation des locataires auprès de l’office public d’H.L.M. de Puteaux et de la municipalité ainsi que de présenter des candidats aux élections du conseil d’administration de cet organisme ; organisation de permanences et de conseils sur les démarches utiles dans les relations avec le bailleur ; organisation de manifestations de solidarité entre locataires". 

Il n'est donc pas question de "réprimander" les locataires !? :)


Dans la ville la plus riche de France, des dizaines de logements insalubres : la mairie de Puteaux refuse d'admettre la situation

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Dans la ville la plus riche de France, des dizaines de familles vivent dans des logements insalubres. Suite à plusieurs incendies ayant entrainé des évacuations et des relogements d'urgence, l'association "Citoyens Puteaux" a entrepris de recenser les immeubles fortement dégradés de notre commune.

Cette enquête est en ligne et vous pouvez y participer en signalant à l'association votre propre situation ou celles de voisins mal logés.

"Citoyens Puteaux" rappelle qu'en cas d'arrêté d'insalubrité, "le propriétaire doit assurer le relogement définitif des habitants" et qu'"en cas de défaillance" de celui-ci, c'est au maire ou au préfet d'assurer ce relogement. Or, à Puteaux, la mairie refuse d'agir.

Tribune

D'ailleurs, la maire de Puteaux répond à cette enquête dans le journal municipal de décembre en marquant son indifférence : selon elle, "ces immeubles dégradés se comptent sur les doigts d'une main". Cette réaction est honteuse. Elle montre à quel point le maire et sa majorité n'ont rien à faire de ces dizaines de familles pauvres contraintes d'habiter dans des logements dangereux. Pour la municipalité, ces gens n'existent tout simplement pas.

CONSULTER L'ENQUETE DE CITOYENS PUTEAUX SUR LE LOGEMENT INSALUBRE DANS NOTRE COMMUNE


Tribune du Rassemblement : il y a urgence à agir à Puteaux pour les mal logés

IMG_2631Voici la tribune du groupe d'opposition Le Rassemblement dans le journal municipal "Puteaux infos" de décembre 2016 :

Il y a urgence à agir pour les Putéoliens mal logés. Cette année, en mai, rue Jacotot, et en novembre, rue Jean Jaurès, deux incendies se sont déclarés dans des immeubles tombant en ruine et toujours habités. Des vies, dont celles d’enfants, ont été mises en danger.

Le problème était connu et il n’est pas isolé. L’association “Citoyens en action Puteaux” a publié sur www.citoyensputeaux.fr une carte des immeubles insalubres de notre ville. Des dizaines de familles sont concernées, parfois victimes de marchands de sommeil.

Quand un arrêté de “péril imminent” est pris, le propriétaire a l’obligation de reloger ses locataires. S’il ne le peut pas ou s’il refuse, le maire a le pouvoir d’agir à sa place. Or, la mairie ne fait rien et laisse des familles vivre dans des logements dangereux. Puteaux est d’ailleurs l’une des seules communes des Hauts-de-Seine à ne pas disposer de logements d’urgence.

Changeons cela et agissons pour empêcher un autre drame !

Vous êtes mal logé ou vous connaissez une famille mal logée? Alertez-nous : contact@rassemblement-puteaux.fr

Bandeau_RassemblementChristophe Grébert , Evelyne Hardy, Francis Poézévara, Bouchra Sirsalane, Olivier Kalousdian