Logement Flux

La maire LR de Puteaux veut réduire le nombre de HLM pour les familles pauvres

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Lors du conseil municipal de Puteaux du 8 avril 2016,  je suis intervenu pour souligner que le projet de nouvelle ZAC des Bergères, sur le haut de la ville, ne comportait que 20% de logements sociaux, dont une très faible proportion de logements véritablement sociaux : les PLAI. Au lieu de le regretter, la majorité municipale Les Républicains a menacé en séance de baisser encore plus cette catégorie de logements HLM destinés aux familles en situation de précarité !

Comme le taux de HLM est actuellement de 28% à Puteaux, j'explique en séance (vidéo 1) que ce projet de ZAC tel que la majorité LR l'envisage, va, par dilution, entraîner une baisse notable de la part des logements sociaux dans notre ville.

Dans sa réponse (vidéo 2), Vincent Franchi, le fils du maire, adjoint à l'urbanisme, me répond avec cynisme que la construction des PLAI pourrait encore être réduite dans notre ville, si l'Etat baisse ses dotations au budget de la ville (ce qui n'a rien à voir !). Sa déclaration provoque les applaudissements des élus Les Républicains, dont la moitié d'entre eux profite pourtant de HLM de la commune, comme j'ai pu le démontrer lors d'un énième procès du maire ! "On va y réfléchir", déclare Joëlle Ceccaldi-Raynaud à la suite de la déclaration de son fils. La solidarité, oui, mais pour eux seulement ! 

Je suis pour ma part favorable au maintien du taux actuel de logements sociaux à Puteaux, afin - en priorité - de résorber le logement indigne encore présent dans notre commune. Ce qui est une véritable honte quand on considère tous les gaspillages produits par l'actuelle majorité.


Puteaux est-elle une ville amie des enfants ? Pas pour les enfants pauvres et mal logés

28440116_8ec376f808_zLors du conseil municipal de Puteaux du 8 avril 2016, la maire LR Joëlle Ceccaldi s'est félicitée de l'obtention par notre commune du label Unicef "ville amie des enfants". Mais quand l'opposition lui demande si les engagements liés à ce label, comme la lutte contre la pauvreté et l'accès égal aux services, s'appliquent au logement, le maire répond que "cela n'a rien à voir !" Les dangers liés à un logement indigne ou insalubre sont pourtant le plus grave problème auquel des enfants de familles pauvres sont exposés. Ce label n'est-il qu'une opération de communication sans réalité concrète ?

Par ce label, la commune de Puteaux s'engage sur la "non discrimination", l'"égal accès aux services" et la "lutte contre la pauvreté". Mais lorsque Bouchra Sirsalane, élue d'opposition Modem, demande au maire LR si ces engagements s'appliquent aussi à l'accès au logement social, Joëlle Ceccaldi lui répond que "cela n'a rien à voir". 

Comment cela "cela n'a rien à voir" ? A Puteaux, des dizaines de familles vivent dans des immeubles insalubres, comme celui de la rue Collin (photo ci-dessus) ou d'autres bâtiments du centre ville. Leurs enfants sont exposés aux risques de maladies et d'accidents liés à l'état de ces logements.
Nous suivons plusieurs familles depuis des années. La mairie refuse d'agir. Leurs demandes de HLM restent sans réponse. 

"L'accès égal" aux logements HLM sera-t-il respecté grâce à ce label de l'Unicef ? Non, répondent en coeur le maire et son 1er adjoint, Michel Duez, délégué à la solidarité, dans la vidéo ci-dessous extraite de la séance du 8 avril. Voilà un bien triste aveu !



LA VILLE AMIE DES ENFANTS... SAUF LORSQU'ILS SONT PAUVRES ET MAL LOGÉS

Pourquoi alors l'Unicef donne-t-il ce label à Puteaux ? En échange de quoi l'association accorde son logo, sa confiance et sa crédibilité à une commune dont le maire et son 1er adjoint tiennent de tels propos ? Au cours du même conseil municipal, le maire a fait voter une subvention pour l'Unicef. ALORS... 

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PHOTO : RUE COLLIN À PUTEAUX (GOOGLE MAPS)


Attribution des logements HLM à Puteaux : un très curieux "jury citoyen"

PI_2016-02En décembre, dans un encart publié dans le journal municipal, la mairie de Puteaux avait lancé un appel pour devenir membre d'un "jury citoyen" chargé de contrôler "les dossiers présentés devant la commission d'attribution des logements HLM".

En janvier, sans que l'opposition ne soit invitée à y assister, un "tirage au sort" a eu lieu et 12 personnes ont été choisies pour composer ce jury. Mais comme les hasards font bien les choses ! Les tirés au sort sont justement des militants Les Républicains ou des membres d'association liées au maire.

- Robert Joriaux est un représentant du quartier des Rosiers (désigné par la maire) et membre du conseil social local (choisi par le maire),

- Françoise Combe et Gérard Strobel sont aussi membres du conseil social local (choisis par la maire),

- Claude Demarne est président de l'association de Saint Vincent. Une association subventionnée par la mairie et membre (choisi par la maire) du conseil d'administration du CCAS, second outil du clientélisme local après l'attribution des logements sociaux, 

- Marie-Claire, LOLLIEROU, Danny GOUIN, Marie-Cécile  MENARD et Samy BOAB sont des militants de la section Les Républicains de Puteaux candidats lors des dernières élections internes en janvier (www.monputeaux.com/2016/01/les-republicains.html) !

Inutile de vous dire qu'aucun membre de l'opposition n'a été "tiré au sort".

Ainsi donc, rassurez-vous, les logements HLM de Puteaux resteront attribués à ceux qui les méritent vraiment (choisis par la maire) !


Les magouilles des HLM de Puteaux dans "Secrets d'info" sur France Inter

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L'émission d'enquête de France Inter "Secrets d'info" est consacrée vendredi soir à 19h20 au logement social. La gestion des HLM de Puteaux par la famille Ceccaldi-Raynaud y sera notamment évoquée.

"En Ile de France, plus de 500 000 foyers sont en attente d’un logement social pour environ 80 000 attributions par an. Obtenir une HLM est un vrai parcours du combattant. Dans ces conditions, à tort ou à raison, le piston, les relations, le copinage ont souvent été considérés comme le meilleur moyen de l’obtenir. Au cœur du système, les élus locaux ont parfois alimenté les dérives d’un système. Le logement social mérite-il toujours ce qualificatif ?"

>>>>>> ECOUTEZ L'EMISSION

Un extrait de l'enquête a déjà été diffusée dans la journée sur l'antenne de France Info :

"A Puteaux, ville de droite, la maire a la main sur 5.500 appartements HLM, soit un quart des logements de la ville. Un moyen d'entretenir un clientélisme local héréditaire que dénonce inlassablement Christophe Grébert, conseiller municipal Modem. "Cela fait un demi-siècle que c’est la même famille de maires qui attribue les logements…", soupire-t-il.
Christophe Grébert a notamment déjà révélé que la moitié des élus de la majorité à Puteaux étaient hébergés dans le parc social de la ville alors que certains d'entre eux, professeurs d'universités, cadres supérieurs, chef d'entreprises, ne sont pas franchement des nécessiteux.
L'office HLM de Puteaux a déjà été épinglé par l'inspection du logement social pour ses méthodes d'attribution, et les élus estiment qu'ils n'ont pas à s'expliquer".


Le Zoom de La Rédaction : Logement social en... par franceinter


"Un élu de Puteaux possède trois logements mais habite dans une HLM" (Le Parisien)

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Le responsable de la section Les Républicains de Puteaux, Pascal Caumont, tout en étant propriétaire de 3 logements dans la ville, profite d'un grand appartement appartenant à l'office HLM communal. La municipalité n'y voit aucun problème, selon un article publié ce matin dans Le Parisien des Hauts-de-Seine.

J'avais dénoncé cette situation en septembre dernier dans une note publiée sur mon blog.

Je demande que Pascal Caumont, adjoint au maire à la démocratie, quitte volontairement son logement HLM, afin de permettre à une famille putéolienne dans le besoin d'être logée correctement. Ce serait un geste éthique.

Ce n'est pas un cas unique : d'autres élus de la majorité municipale bénéficient de logements sociaux alors qu'ils sont propriétaires de biens immobiliers en région parisienne. D'autres encore bénéficient de grands logements types F4/F5 alors qu'ils vivent seuls. D'autres ont des revenus élevés qui pourraient leur permettre de vivre dans le privé plutôt que de profiter de logements sociaux subventionnés par l'argent public.

Nous reviendrons sur chacun de ces cas.


Un maire-adjoint de Puteaux logé en HLM et propriétaire de 3 logements

283658caumontC'est un nouvel épisode de mon enquête sur le logement social à Puteaux. Pascal Caumont, responsable de la section locale "Les Républicains" et maire-adjoint chargé de la vie associative et de la démocratie locale, est locataire HLM tout en étant multipropriétaire : il possède 3 biens immobiliers sur la ville, qu'il loue.

Elu sur la liste de Charles Ceccaldi en 2001, puis sur celle de Joëlle Ceccaldi en 2008, délégué de la section UMP puis "Les Républicains" de Puteaux depuis 2002, Pascal Caumont occupe seul un logement HLM de 3 pièces sur le haut de la ville, malgré des revenus confortables de commercial dans une grande entreprise et des indemnités d'adjoint au maire.

Mais mieux encore, Pascal Caumont a constitué au cours des 15 dernières années un véritable patrimoine immobilier sur la ville. Il est devenu propriétaire de 3 logements - au 8 rue des Bas-Rogers, au 103 rue Voltaire et au 110 rue de Verdun - dont il récolte des loyers.

On ne lui reproche pas de gagner de l'argent et d'être propriétaire. Tant mieux pour lui. Mais on s'étonne qu'un élu censé défendre l'intérêt général et le bien commun puisse accepter de vivre dans un logement social subventionné par l'argent public, tout en tirant bénéfice de la location de plusieurs logements qu'il pourrait occuper pour libérer son 3 pièces HLM au profit d'une famille putéolienne mal logée.

Ce n'est malheureusement par le seul élu de Puteaux dans ce cas.

A suivre...

A LIRE AUSSI SUR PASCAL CAUMONT : 

- L'entreprise d'un maire adjoint UMP de Puteaux hébergée pas cher par l'Office HLM

- 17 élus UMP logés en HLM à Puteaux

(photo : mairie de Puteaux)