La Defense Flux

Des navettes sans chauffeur expérimentées sur l'esplanade de la Défense

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Des bus autonomes électriques circulent gratuitement depuis ce week-end sur l'esplanade de la Défense.

3 navettes pouvant transporter chacune jusqu'à 15 passagers sont expérimentées jusqu'à la fin de l'année sur 3 parcours différents. 2 circuits, qui fonctionnent en semaine entre 8h et 20h, relient la Grande Arche aux quartiers Faubourg de l'Arche et Valmy. Un 3e circuit, plus culturel, traverse l'esplanade de la Grande Arche à la tour Moretti, et fonctionne uniquement le week-end et les jours fériés de 10h à 18h (voir plans).

Mis au point par la start-up française Navya et exploités par Keolis, une filiale de la SNCF, ces mini-bus sont truffés de capteurs. Ils suivent un trajet matérialisé par des pictogrammes au sol et s’adaptent à leur environnement avec une vitesse réduite, autour de 10km/heure. A tout moment, en cas de passage d’un piéton ou d’un animal par exemple, le bus s'arrête automatiquement.

Si l'expérimentation est satisfaisante, peut-être que ces navettes autonomes et propres se généraliseront dans quelques années, non seulement à la Défense, mais aussi dans les rues de nos villes, pour des déplacements courts... 

2 CIRCUITS EN SEMAINE : 

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1 CIRCUIT LE WEEK-END :

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Le tramway T2 arrêté pour travaux entre Puteaux et le Parc de St-Cloud du 1er au 21 juillet

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En raison de travaux de rénovation, le trafic de la ligne de tramway T2, qui fête ses 20 ans cette année, sera interrompu entre les stations Puteaux et Parc de Saint-Cloud, du 1er au 21 juillet inclus. Des bus de remplacement seront mis en place.

"Des effritements sur le bord des quais sont apparus à certaines stations du tramway T2. Les nez de quai doivent être repris dans les stations Puteaux, Belvédère, Suresnes–Longchamp, Les Coteaux, Les Milons et Parc de Saint-Cloud, ce qui nécessite leur fermeture temporaire", explique la RATP.

Des navettes de remplacement, appelées BUS T2, circuleront dans les deux sens entre Parc de Saint-Cloud et La Défense. Elles fonctionneront aux horaires habituels du tram, avec un passage toutes les 2 à 10 minutes selon le moment de la journée. Les lignes en correspondance resteront accessibles.

Télécharger les horaires des premiers et derniers départs pour chaque station  :  T2_Fermeture_Juillet 2017_DEPLIANT.pdf


Le toit de la Grande Arche de la Défense est de nouveau ouvert au public

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Après 8 ans de fermeture, et 2 ans et demi de travaux réalisés par Eiffage, le toit de la Grande Arche de la Défense, à Puteaux, est de nouveau ouvert au public. 

L'accès au 35e étage de la Grande Arche se fait par six ascenseurs : 4 panoramiques et 2 intérieurs utilisés en cas de vent violent.

Le toit est désormais équipé d'un pont promenade "entre ciel et terre" de 110 m de long sur 10 m de large offrant une vue à 360 degrés sur Paris et ses environs.

Un bistrot gastronomique peut y accueillir jusqu’à 50 couverts, avec une carte de 50 à 70€. Il y aussi une offre de restauration rapide à déguster sur la terrasse.  

Un espace culturel de 1.400 m² est dédié au photojournalisme. Sa programmation a été confiée à Jean-François Leroy, le fondateur du festival Visa pour l'image de Perpignan. La première exposition est consacrée à une photographe américaine, Stéphanie Sinclair, qui lutte depuis plus de 10 ans contre le mariage des mineures dans le monde.

Enfin, 3 auditoriums de 150 places permettront d'accueillir conférences et séances de cinéma.

Le toit est ouvert tous les jours de 9h30 à 18h30.
Le tarif normal est élevé : 15€.
Tarifs réduits de 7€ à 12€ pour les chômeurs, étudiants et jeunes (gratuit pour les moins de 6 ans).

L'entrée à l'exposition coûte 4€ (gratuit pour les moins de 16 ans).
L'accès au toit est gratuit pour ceux qui déjeunent au restaurant. 


Avant de partir, François Hollande lègue le quartier de la Défense (et sa rénovation) aux collectivités locales

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C'est l'une des dernières décisions du gouvernement et de la présidence Hollande. Lors du conseil des ministres, mercredi 10 mai, la ministre du logement, Emmanuelle Cosse, a présenté la création par ordonnance de l'établissement public "Paris la Défense". A partir du 1er janvier 2018, le quartier d'affaires sera géré non plus par l'Etat mais par les collectivités locales. Le département des Hauts-de-Seine, Puteaux et Courbevoie devront alors assumer une première facture de 360 millions d'euros pour un vaste chantier de rénovation... 

Le gouvernement a décidé de regrouper l'Epadesa et Defacto, les deux établissements en charge de l'aménagement et de la gestion de La Défense. Ce nouvel établissement, baptisé "Paris la Défense", sera administré par un conseil d'administration composé majoritairement de représentants du conseil départemental des Hauts-de-Seine auxquels s'ajouteront des représentants d'autres collectivités locales (Courbevoie, Nanterre, Paris et Puteaux, la Région Ile-de-France et la Métropole du Grand Paris) et des personnalités qualifiées.

Le préfet de la région Ile-de-France assistera aux séances du conseil d'administration et disposera de pouvoirs spécifiques afin de préserver les intérêts patrimoniaux de l'Etat.

Puteaux devra payer pour la rénovation de la Défense

Une convention entre les collectivités locales déterminera les contributions financières de chacune d'elles aux charges de gestion de l'établissement. A défaut d'accord, ces charges seront réparties dans des conditions fixées par décret entre le département des Hauts-de-Seine et les communes de Courbevoie et Puteaux.

Dans les 6 mois suivant sa création, prévue au 1er janvier 2018, l'établissement adoptera un premier programme d'investissement d'au moins 360 millions d'euros. Ce programme portera en particulier sur la réalisation des travaux de modernisation et de mise aux normes des ouvrages souterrains de la dalle du quartier d'affaires.

Les biens et droits de l'Epadesa seront transférés au nouvel établissement, à l'exception de l'ensemble des parcs de stationnement qui restera propriété de l'Etat. Ils seront mis à disposition du nouvel établissement gratuitement pour une durée de 60 ans.

Cela fait des années que ce projet est dans les cartons de Bercy. Le ministère de l'économie ne voulait plus assumer la charge financière du quartier d'affaires. A partir de 2018, ce sont donc les villes de Puteaux et de Courbevoie et le département des Hauts-de-Seine qui deviendront les co-propriétaires de la Défense et auront à assumer le fonctionnement et l'entretien de ses infrastructures. Un audit a fixé à 360 millions d'euros la somme nécessaire pour une simple mise aux normes !
Cela fait également des années que nous prévenons de cette révolution : après nous avoir enrichi durant 50 ans, le quartier de la Défense va maintenant nous coûter de l'argent. Or, la ville de Puteaux, qui continue de dépenser sans compter, n'est pas du tout préparée à cela : une grande partie de ce que nous touchons de la Défense sert au fonctionnement de nos "palais". Ce sont des charges fixes. Elles risquent de nous ruiner demain.
Le jour où les caisses seront vides, croyez-le bien, les Ceccaldi partiront très vite, sans s'inquiéter de ce que nous deviendrons.

Christophe Grébert

(photo : Flickr)