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11.800 places de parking sont vides à la Défense

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C'est un nouveau rapport de la Chambre régionale des Comptes sur la gestion de la Défense qui l'affirme : les parkings publics du quartier d'affaires ne font plus recette. Sur 21.900 places, 54% sont inoccupées, soit 11.800 stationnements pour voiture vides aux portes de Paris !

Le quartier a été conçu dans les années 60 sur le modèle du tout voiture. On imaginait que les salariés des tours et les clients des galeries commerciales viendraient en voiture. 20.000 emplacements sont alors construits sous la dalle.

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Ces parkings sont réalisés par l'aménageur (l'Epad) qui en confie l'exploitation à un délégataire. Celui-ci reverse une redevance à l'Etablissement d'aménagement de la Défense qui en tire sa principe ressource pour entretenir les espaces publics du quartier.

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Mais voilà, les temps ont changé : on vient de plus en plus à la Défense par le RER, le Transilien, le Tramway, le Métro, en bus, à vélo ou à pied... et de moins en moins en voiture. Résultat, la fréquentation des parkings baisse année après année inexorablement. Le chiffre d'affaires de l'exploitant continue de progresser uniquement du fait d'une hausse régulière des tarifs : +20% en 5 ans.

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C'est un cercle vicieux : plus les prix des parkings grimpent, plus les automobilistes renoncent à venir à la Défense. Ils vont faire leurs achats ailleurs ; ou ils vont se garer sur les communes environnantes (augmentant les nuisances locales, comme dans le quartier Bellini à Puteaux) ; ou bien encore ils abandonnent la voiture pour les transports en commun...

Ladefense4La Sepadef, société qui exploite les parkings de la Défense, affirme être en déficit, malgré 34 millions d'euros de chiffres d'affaires. Elle continue de verser environ 20 millions d'euros de redevance annuelle à "Paris la Défense" (qui a succédé à l'EPAD devenu ensuite l'Epadesa et Defacto). Mais pour combien de temps ? Ce déficit "fait peser un risque sur la continuité d’exploitation de la délégation", alerte la Chambre Régionale des Comptes. 

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Les élus de Paris la Défense - et notamment le président des Hauts-de-Seine et les maires de Puteaux et de Courbevoie - nous avaient bien caché cette situation. Peut-on compter sur eux pour trouver une solution à cette crise ? Ne construisent-ils pas encore des parkings souterrains sur tout le territoire (5 sur les 10 dernières années rien que sur Puteaux), comme si de rien n'était ?
Ce sera à nous de réinventer la Défense pour en faire un vrai quartier de vie et trouver un nouvel usage à ces immenses espaces abandonnés. 
Christophe Grébert

Ce reportage de l'ORTF datant de 1967 montre l'utopie technocratique du quartier de la Défense. Un projet extraordinaire mais dépassé

(source photo)


30 millions d'euros d'argent public pour rebaptiser le stade U Arena de la Défense

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Le stade U Arena (photo), inauguré l'an dernier à la Défense, pourrait être rebaptisé "Paris la Défense Arena", du nom de l'établissement public "Paris la Défense" qui a remplacé l'EPADESA. Ce changement de nom va coûter plus de 30 millions d'euros, selon Le Parisien. Ces 30 millions d'euros d'argent public n'auraient-ils pas été plus utiles à l'amélioration des équipements publics de la Défense ?

Cela s'appelle du "naming". En 2015, le Palais Omnisport Paris Bercy avait ainsi été rebaptisé «Accorhotels Arena POPB». Il y aussi l’Orange Vélodrome de Marseille, l’Allianz Riviera de Nice et le Groupama Stadium de Lyon.... Jusqu'ici, ce genre de contrat publicitaire n'était passé qu'avec des entreprises privées. C'est la première fois qu'un établissement public se porte candidat.

"Paris la Défense" espère, grâce à cette publicité géante, faire connaître son nom. U Arena, dirigé par le président du Racing 92 Jacky Lorenzetti, percevrait de l'établissement public plus de 30 millions d'euros, à raison de 3 millions par an sur 10 ans.

On remarquera que ce montant est plus élevé que les autres accords de "naming" observés ailleurs en France et que le président du Racing 92 Jacky Lorenzetti, pour construire son stade, avait déjà bénéficié d'une part de l'aide de l'EPADESA qui lui a vendu un terrain à la situation exceptionnelle au pied de la Grande Arche et d'autre part de l'engagement financier du conseil départemental des Hauts-de-Seine : le département a mis 200 millions d'euros au pot pour y transférer son siège ! Une affaire privée financée par de l'argent public... tellement pratique.

Le conseil d'administration de "Paris la Défense", composé majoritairement d'élus du conseil départemental des Hauts-de-Seine et des maires de Puteaux, Courbevoie et Nanterre, doit se prononcer sur cet accord commercial le 17 mai prochain.

Dépenser 30 millions d'euros d'argent public pour appeler ce stade "Paris la Défense", est-ce un investissement prioritaire pour l'établissement public PLD qui peine à entretenir correctement les espaces publics du quartier d'affaires ? Cet argent ne serait-il pas mieux dépensé pour réparer les ascenseurs en panne ou embellir des sous-sols et des couloirs sinistres ?
Je demande aux administrateurs de l'établissement public, dont ce sera la première décision importante, de bien réfléchir à la manière dont ils dépensent l'argent de nos impôts.

Christophe Grébert


La plus haute tour de France va être construite à Puteaux

DaqUe57XcAA1JvJCe sera le gratte-ciel le plus haut de France : 244 mètres, 52 étages, 120.000 m2 de bureau pouvant accueillir 10.000 personnes. La tour The Link, qui accueillera le siège du groupe Total, sera construite à Puteaux, le long du boulevard circulaire de la Défense, dans le quartier Michelet.

Le préfet d'Ile-de-France, qui bloquait jusqu'alors l'agrément permettant de lancer le projet, a finalement donné son feu vert à la construction de l'édifice. En contrepartie, il réclamait la réalisation de logements supplémentaires sur la ville, selon un article publié dans le journal Le Monde.

Avec les projets en cours - la ZAC des Bergères et le quartier des Arts - Puteaux va passer d'ici 2020 de 45.000 à 50.000 habitants.

Si nous devons construire encore plus de logements... combien seront-nous en 2025 ? 55.000 ? Quelle conséquence cela aura sur notre cadre de vie ? Puteaux sera-t-il encore Puteaux ? 

Cette annonce de nouveaux logements en contrepartie de la construction de la tour The Link de TOTAL est inquiétante. Que souhaitons-nous pour le futur de notre ville ? Plus de tours et de logements, donc plus de circulation, de pollutions et de transports saturés ?
Ou choisissons-nous de sauvegarder ce qui fait tout le charme de notre petite ville, avec ses rues bordées de pavillons ? 
Pour notre part, nous défendons la nature en ville. Notre cadre de vie est fragile. Il faudra se battre pour le conserver. 
Christophe Grébert


Total veut réaliser la plus haute tour de France dans Puteaux : Quelles conséquences pour notre ville ?

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La société pétrolière Total a décidé de regrouper ses collaborateurs actuellement dispersés sur différents sites de la Défense dans une seule tour - "la plus haute de France" - qui doit être construite d'ici 2022 dans le quartier Michelet de Puteaux. Cet énorme projet vient d'être suspendu par le préfet de la région Ile-de-France. Michel Cadot souhaite préalablement "définir un plan de développement urbain équilibré avec la ville de Puteaux".

"The Link" sera une "tour dans la ville", annonce en effet l'assureur Groupama, son promoteur. Elle aura une emprise au sol de 6.500 m2, pour 244 m de haut et 120.000 m2 de surface totale. Jamais un bâtiment avec une telle emprise n'aura été construit dans Puteaux.

Cette nouvelle tour va bouleverser ce secteur de la ville : il va falloir créer de nouvelles liaisons piétonnes et automobiles avec le quartier d'affaires et les autres quartiers de Puteaux, réaménager le boulevard circulaire et renforcer les équipements publics, notamment les transports en commun, pour acheminer sur place des milliers d'employés.

Avant de donner son feu vert définitif à ce projet, le préfet de Région souhaite donc attendre les résultats des études d'impact. Il rappelle que depuis 2016, l’Etat a donné son agrément pour 666.000 m² de nouveaux bureaux à la Défense, dont le siège de Vinci, les tours Sisters d’Unibail, les projets Icade et la tour des jardins de l’Arche au pied du stade UArena.

Ce quartier de Puteaux est déjà saturé de chantiers de tours

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On connait bien le problème : aujourd'hui, les emplois sont à l'ouest de Paris et les logements à l'Est, avec toutes les conséquences que cela a sur la durée de déplacement des franciliens, sur des routes en permanence embouteillées et des transports en commun saturés.
Pour toucher toujours plus d'impôts, les municipalités de Puteaux et de Courbevoie, avec la complicité du département des Hauts-de-Seine, ont tout fait, depuis des décennies, pour qu'un maximum de m2 de bureaux soient réalisés à la Défense. Résultat, Puteaux concentre 2 fois plus d'emplois que d'habitants : 100.000 emplois pour 45.000 habitants !
Puteaux est riche, mais pour quelle qualité de vie, pour nous, comme pour les employés de la Défense ?

Face à cet appétit fiscal des élus locaux, qui se font complices des promoteurs, des assureurs et des multinationales au détriment des gens qui habitent et travaillent ici, l'Etat - à travers le préfet de région - essaye de rééquilibrer un peu les choses.
C'est un fait, après 60 ans de développement du quartier d'affaires de la Défense, Puteaux a aujourd'hui plus besoin de logements et de jardins que de bureaux et de voitures (même si cela rapporte moins de commissions à quelques uns).
Christophe Grébert
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