Publié sur le site de Sylvie Cancelloni :
Samedi 5 juin, 13h,
sous le soleil à l’Ile de Puteaux.
Dans une chaleur torride, des
centaines de personnes agglutinées en une file interminable, compacte
et morose attendent l’ouverture de la piscine. Une porte s’entrouvre
sous la férule d’un gardien de la sécurité, immédiatement débordé par le
déferlement et l’ensemble des protestations : ceux qui attendent depuis
longtemps, ceux qui ont des cartes et qui ne veulent pas attendre, ceux
qui prennent leurs enfants en otage, ceux qui resquillent…
Le
climat dégénère si vite face à la lenteur et à la difficulté de
l’écoulement que les gens en viennent presque aux mains. Le vigile
aboie, hurle, vocifère. Les gens se poussent, s’accusent et s’insultent.
Quand
je suis ressortie à 14h30, une même foule compacte et morne continuait à
se presser…
Y a-t-il une solution à ces afflux de jours de beau
temps pour l’une des plus belles piscines d’Ile de France ?
Pour
partie oui, évidemment.
- D’abord, en ouvrant le samedi matin, de
préférence de bonne heure : une partie des nageurs a besoin de ce
créneau pratique pour s’entraîner le week-end, et pour dégager la place
l’après-midi aux familles. La fermeture du samedi matin est
anachronique, inefficace et dénuée de sens : à quoi sert d’avoir un si
bel outil fermé quand le besoin se fait sentir ? Au prix où elle a
coûté, on ne peut ensuite prétexter d’un surcroît de coût de
fonctionnement. Ou alors, il fallait y réfléchir avant ! Sans compter
qu’aux beaux jours, l’ouverture sur la journée étale les arrivées et
évite de transformer une journée en cauchemar.
- Ensuite, en
modifiant les habitudes de délivrance des tickets : 3 files, au débit
lent compte tenu des opérations à faire au comptoir, font immédiatement
entonnoir les jours d’affluence.
Une façon simple de les
contourner serait le système adopté par UGC pour ses tickets : une
pré-réservation sur internet et une borne de retrait sur le site. Cela
dégorgerait les files classiques.
- Une autre piste pourrait
s’inspirer de la poste qui, dès qu’il y a queue, mandate quelqu’un dans
la file pour apporter des solutions : ce pourrait être ici une personne
délivrant des pré-tickets caractérisant le statut (ticket plein, ticket
réduit, enfant…) et faisant les vérifications d’identité demandées à
l’accueil. On allègerait ainsi l’accueil de toutes les manipulations
autres que l’encaissement…
Je suis sûre que vous-même vous avez
des idées : n’hésitez pas à les partager sur ce site. Les solutions
existent toujours, il suffit simplement de vouloir les chercher. Le
naire nous lit souvent : elle qui aime tant ses concitoyens, nul doute
qu’elle y trouvera son compte !
Et vérifiez toujours que votre
paiement donne bien lieu à un ticket en contrepartie. Parce que c’est le
signe que c’est la piscine qui l’encaisse. Après tout, s’il y a des
investissements à faire comme ceux mentionnés, autant que tous les sous
soient disponibles. Ensuite parce qu’il y a des limites d’affluence
qu’une piscine ne doit pas dépasser, pour des raisons d’hygiène et de
sécurité. Et que les jours de beaux temps, il me vient l’horrible
soupçon qu’il y ait un peu de flottement sur ces choses. Mais j’ai
l’esprit probablement très mal tourné…
Sylvie
Cancelloni
Conseillère municipale MoDem de Puteaux
(photo :
Flickr)
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