Homophobie Flux

Rudolf Brazda, ancien Triangle rose, reçoit la Légion d’honneur à Puteaux

Brazda-legion-dhonneur-2 Jeudi 28 avril 2011, Rudolf Brazda, 97 ans, probablement le dernier triangle rose encore en vie, a reçu la Légion d'honneur. Décernée sur le contingent du premier ministre François Fillon, la distinction lui a été remise au collège Maréchal Leclerc, en présence de jeunes et d'élus. Parmi eux, le conseiller régional d'Ile-de-France Jean-Luc Romero et la députée-maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, condamnée pour diffamation homophobe, comme le rappelle le magazine Tétu dans son compte rendu.
Rudolf Brazda a raconté son calvaire, son arrestation pour homosexualité, son arrivée à Buchenwald en 1942, le jour où il a échappé aux marches de la mort juste avant la libération du camp, ou son retour à la vie, avec son compagnon, à Mulhouse.
C'est très bien que cet hommage ait été rendu à Puteaux, commune où la lutte contre l'homophobie est un combat toujours très actuel.

(photo : Tétu)


Homophobie récurrente de l'UMP, mardi soir, au conseil municipal de Puteaux

2339263290_2cdfe89d2d_b Chassez le naturel, il revient au galop. Hier soir, au conseil municipal de Puteaux, des élus UMP se sont montrés tels qu'ils sont, une fois de plus : homophobes.

Alors que j'intervenais sur l'attribution des logements de fonction selon la taille des familles et que j'évoquais par ailleurs la nécessité de construire une école dans le nouveau quartier de la ZAC Pressensé, où des centaines de nouvelles familles, avec des enfants, ont/ou vont emménager, le député-maire UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud me réplique "Vous n'êtes pas marié et vous n'avez pas d'enfant !?". En gros, cela voulait dire pourquoi vous mèlez vous d'un sujet que vous ne connaissez pas !
Cette réplique provoque aussitôt l'hilarité des conseillers municipaux de droite. Un maire-adjoint, Michel Duez, délégué à la santé, assis dos à moi, se retourne carrément de son siège pour m'adresser durant une longue minute coups de menton et rires grossiers.
Dans la tribune du public, composée en grande partie de militants UMP aux ordres, c'est à celui qui se tordra le plus. Chacun a en effet compris l'allusion.
Je prends alors la parole : "Madame le maire, je voudrais rassurer tous les homophobes présents dans cette assemblée : je n'en ai pas, mais être homosexuel n'empêche pas d'avoir des enfants !".
En pénitence, quelques questions plus tard, Joëlle Ceccaldi-Raynaud annonce le doublement d'une subvention (de 5.000 euros prévus, on passe à 10.000 euros) en faveur de l'association Le Refuge, qui accueille des jeunes gays chassés de leur famille (!).
Sylvie Cancelloni, ma collègue du MoDem, suggère que les élus UMP de Puteaux bénéficient de stages sur l'homophobie au sein de cette association.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud a été condamnée à 3 reprises par la justice pour diffamation homophobe. J'ai l'impression qu'en accordant quelques subventions à des associations, elle s'autorise et autorise les élus de sa majorité à poursuivre sur cette voie. Il est claire que je n'ai pas l'intention de (me) laisser insulter : l'homophobie est inacceptable. Plus encore lorsqu'il est le fait de représentants du peuple. Et plus encore lorsqu'il est le fait de multirécidivistes déjà condamnés.
Christophe Grébert


Journée mondiale contre le Sida : une exposition à Puteaux dans un contexte particulier

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Comme chaque 1er décembre, pour la Journée mondiale contre le Sida, et depuis qu'elle a été condamnée pour homophobie, la députée-maire UMP de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud s'achète une bonne conscience en accueillant dans le hall administratif de l'Hôtel-de-ville une exposition "Histoire de..." organisée par l'association Elus Locaux Contre le Sida.

Du 1er au 4 décembre, 19 toiles de l'artiste plasticien Serge Tomagnot seront présentées au public. Ces toiles seront mises en vente sur le site d'enchères Ebay du 30 novembre au 10 décembre 2010. Les profits seront reversés à l'Institut Fournier et à l'association Basiliade qui aident les malades du SIDA et des maladies sexuellement transmissibles à travers la recherche pour l'une et l'accompagnement pour l'autre.

Si je soutiens bien entendu cette opération, je regrette chaque année l'absence de protestation de l'association Elus locaux contre le Sida lorsque mon maire a été condamnée pour diffamation homophobe. Un silence très génant, puisque l'homophobie se nourrit de cette lâche complicité.
Christophe Grébert


Journée mondiale contre l'#Homophobie : le mauvais exemple de Puteaux

Parisien11avril09

La journée mondiale contre l'homophobie est l'occasion de rappeler que la maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, a été condamné à 3 reprises pour diffamation homophobe et que jamais elle ne s'est excusée pour ses propos scandaleux.
Sur son mauvais exemple, certains élus de sa majorité ont pris la fâcheuse habitude de lancer insultes et menaces homophobes lors du conseil municipal.

L'homophobie en politique n'est pas moins condamnable que les autres. Elle est même pire, puisque les élus, représentants du peuple, sont censés être des exemples.
Je suis par conséquent favorable à une loi qui rendrait inéligible tout élu se rendant coupable de propos discriminatoires, telles que les insultes et les attaques homophobes. Des gens comme Joëlle Ceccaldi-Raynaud ou bien comme Christian Vanneste n'ont rien à faire en politique !

A lire : Homophobie ordinaire à Puteaux