Homophobie Flux

VIDEO Quand la maire LR de Puteaux protège un policier municipal jugé pour harcèlement homophobe et raciste

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Jugé lundi 27 mars pour harcèlement homophobe et raciste, le n°2 de la police municipale de Puteaux a reçu une promotion de la maire LR.  Joëlle Ceccaldi-Raynaud a en effet décidé de lui confier la responsabilité de la sécurité à l'office HLM communal.

Un poste créé pour lui et qui lui vaut une rémunération de 3.400 euros par mois. Lors du conseil municipal du 29 mars, j'ai interrogé la maire sur cette scandaleuse promotion. "J'ai pris une décision", m'a seulement répondu Joëlle Ceccaldi.

Pour quelle raison la maire de Puteaux protège ainsi cet homme ? Quels secrets détient-il éventuellement qui font que Joëlle Ceccaldi-Raynaud préfère le garder auprès d'elle. A quelles intrigues a-t-il participé ? Lors de l'audience au tribunal de Nanterre, 2 de ses anciens collègues de la police municipale ont notamment évoqué des "surveillances illégales de certaines personnes".

Il est aussi à noter que les maires adjoints chargés des questions de sécurité, Jean-Marie Ballet et Bernard Gahnassia, n'ont rien dit contre cette promotion. Quel intérêt y trouvent-ils ?

Ballet

Gahnassia


L'ex-chef adjoint de la police municipale de Puteaux jugé pour harcèlement moral

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3 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. C'est la peine réclamée à l'encontre de l'ancien chef adjoint de la police municipale de Puteaux.
Bruno K. était jugé ce lundi par le tribunal de Nanterre pour harcèlement moral, suite à plusieurs plaintes déposées par des membres de la police municipale.

Tout commence après les élections municipales de 2008. La maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, veut asseoir pleinement son pouvoir et engage un nouveau chef de la police municipale. Tony Surville est embauché. Mais celui-ci ne vient pas seul : il a ses hommes  (dont son frère notamment) que les témoins qualifient de "gros bras". Bruno K., le chef adjoint de la PM, aurait alors reçu pour mission de mettre la pression sur quelques membres de l'ancienne équipe pour faire de la place et faire peur aux autres.

4 policiers municipaux et une ASVP sont sur le banc des parties civiles. L'un après l'autre, ils passent à la barre pour raconter ce qu'ils ont vécu durant plusieurs années, entre 2009 et 2012 pour les faits jugés.

"Sale gouinasse", "Pédé de bougnoule"

Les policiers témoignent longuement des moqueries, insultes et menaces physiques dont ils assurent avoir été victimes ou témoins. "C'était un acharnement quotidien, témoigne l'un. Nous étions traités de bons à rien, de larbins, de tas de merde". Parfois les insultes sont homophobes ("sale gouinasse"/"lécheuse de moule" pour qualifier une policière homosexuelle) ou racistes ("Pédé de bougnoule", lancé à un policier d'origine marocaine). Aux insultes s'ajoutent des brimades professionnelles, comme le refus de dates de congés ou le passage du travail de nuit à celui de jour qui entraîne une baisse de 30% des revenus.

Une autre fois, un couteau est lancé dans la direction d'un homme. La lame manque de l'atteindre. Ou alors, c'est un geste de coup de boule qui est mimé.

L'ambiance est si délétère dans le commissariat municipal que les arrêts de travail se multiplient, notamment pour dépression. Certains policiers réclament leur mutation et partent effectivement de Puteaux. 

"Avant de porter plainte, nous avons alerté la maire. Mais elle n'a rien fait", témoigne l'une des victimes. "K. est protégé : Mme Ceccaldi est comme sa maman. C'est un ancien garde du corps de Sarkozy". Il faisait en fait auparavant partie de la police municipale de Neuilly. "C'est dommage que le chef de la police et que la maire de Puteaux ne soient pas également jugés", tient à déclarer un ex-policier municipal.

Le procès révèle plus largement les méthodes très particulières de Puteaux, comme par exemple l'utilisation de la vidéosurveillance pour "suivre certaines personnes" sur ordre de la hiérarchie. Un fait trop rapidement abordé à la barre, car non retenu dans l'instruction qui a pourtant duré 5 ans !

"C'est un complot, de la jalousie"

Sur les insultes et les moqueries, l'ex-chef adjoint de la police municipale se défend : "C'était une habitude dans le service. Tout le monde se parlait comme ça. On plaisantait". Sur le couteau lancé en direction d'un de ses hommes, il ne se "souvient plus de ça". Face à ces multiples accusations de harcèlement, Bruno K. a une explication : "C'est un complot contre moi. C'est de la jalousie".

Quand la présidente de la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre lui demande s'il trouve normal qu'un policier fasse des plaisanteries homophobes et racistes... "tout dépend du contexte" lui répond le prévenu. Ce "management viril n'est pas compatible avec la gestion d'une police municipale" remarque la présidente.

Le procureur commence de son côté par affirmer que "cette affaire est un cas d'école du harcèlement moral". Estimant ensuite que les faits sont suffisamment "caractérisés", il réclame une sanction de 3 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. Les avocats des parties civiles réclament pour leur part entre 7.000 et 8.000 euros de dommages et intérêts pour chacune.

A la perspective de ce procès, Bruno K. avait été exfiltré de la police municipale de Puteaux. Il a été entre-temps embauché par Joëlle Ceccaldi-Raynaud comme responsable de la sécurité à l'office HLM communal... dont le siège se trouve à seulement 20 m du commissariat de police municipale. Chaque jour, l'ex-chef de la PM croise donc ses anciens collègues sur le trottoir...

Le tribunal a mis le jugement en délibéré. Il sera rendu le 15 mai.


Journée mondiale contre le sida à Puteaux : le maire homophobe tente de se racheter

Ae2aij8CQAAM-QCDepuis sa condamnation pour homophobie en 2006, le maire UMP de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud multiplie les actes de contrition : la ville de Puteaux participe donc depuis 6 ans à la journée mondiale de lutte contre le sida, en collaboration avec l’association des "Elus Locaux Contre le SIDA" présidée par Jean-Luc Romero et le Banana Café, à travers l’opération «Histoire de...».

Des peintures de Serge Tamagnot seront exposées du 1er au 4 décembre dans le hall de l'Hôtel de Ville. Les toiles représentant des personnalités seront vendues aux enchères. Le profit de la vente sera reversé à l’Institut Fournier.

Par ailleurs, jeudi 1er décembre, Hélène Ségara sera au Théâtre des Hauts-de-Seine pour un "concert contre le sida". Il reste des places à vendre.

Ce n'est pas en subventionnant (avec de l'argent public) quelques associations et en payant (avec ce même argent public) des banquets à des personnalités invitées par ELCS que Joëlle Ceccaldi-Raynaud fera oublier sa condamnation en s'achetant une bonne conscience.
Je tiens à souligner que la maire de Puteaux n'a jamais exprimé d'excuses publiques suite à sa double condamnation judiciaire. Au contraire, en conseil municipal, elle a affirmé qu'elle recommencerait au nom de la  "défense des enfants" (sic). Car en effet pour un homophobe, un homosexuel est dangereux pour les enfants ! Honteux.

Christophe Grébert

SUITE A SA CONDAMNATION POUR HOMOPHOBIE, JOELLE CECCALDI EN CONSEIL MUNICIPAL EXPLIQUE QUE SI C'ÉTAIT A REFAIRE ELLE LE REFERAIT AU NOM DE LA DÉFENSE DES ENFANTS (honte à elle !) :  Téléchargement Ceccaldihomophobie (mp3)

A lire sur le même sujet :

- En 2007, lors des élections législatives, l'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT), qui rassemble une cinquantaine d'associations, avait appelé à faire battre Joëlle Ceccaldi-Raynaud en raison de ses positions homophobes.

- En 2005, en plein procès pour diffamaton homophobe, Joëlle Ceccaldi avait détourné une campagne de l'association AIDES pour se faire mousser dans le journal municipal. L'artiste piraté a porté plainte et réclamé 200.000 euros de dommages et intérêts contre le maire de Puteaux.

- Sur les attaques homophobes répétées à Puteaux


Journée mondiale contre l'homophobie : un problème toujours vivace à Puteaux

Parisien11avril09

En avril 2007, il y a tout juste 4 ans, la cour d'appel de Versailles a confirmé la condamnation pour diffamation homophobe prononcée en 1ère instance au tribunal de Nanterre contre le maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Celle-ci a ensuite déclaré à plusieurs reprises, et notamment en conseil municipal, qu'elle ne regrettait aucunement ses déclarations, affirmant même qu'elle recommencerait si l'occasion devait se représenter. Cette attitude a poussé les membres de sa majorité à multiplier les provocations et les insultes. En février 2010, j'ai été menacé en plein conseil municipal. En décembre 2010, toujours lors du conseil municipal, des propos homophobes ont encore été lancées. Toujours, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a laissé faire ses élus. L'association SOS Homophobie a publié cette semaine son rapport annuel. Elle note une hausse des agressions homophobes. Et pour cause : le mauvais exemple est donné d'en haut !
Christophe Grébert


Rudolf Brazda, ancien Triangle rose, reçoit la Légion d’honneur à Puteaux

Brazda-legion-dhonneur-2 Jeudi 28 avril 2011, Rudolf Brazda, 97 ans, probablement le dernier triangle rose encore en vie, a reçu la Légion d'honneur. Décernée sur le contingent du premier ministre François Fillon, la distinction lui a été remise au collège Maréchal Leclerc, en présence de jeunes et d'élus. Parmi eux, le conseiller régional d'Ile-de-France Jean-Luc Romero et la députée-maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, condamnée pour diffamation homophobe, comme le rappelle le magazine Tétu dans son compte rendu.
Rudolf Brazda a raconté son calvaire, son arrestation pour homosexualité, son arrivée à Buchenwald en 1942, le jour où il a échappé aux marches de la mort juste avant la libération du camp, ou son retour à la vie, avec son compagnon, à Mulhouse.
C'est très bien que cet hommage ait été rendu à Puteaux, commune où la lutte contre l'homophobie est un combat toujours très actuel.

(photo : Tétu)


Homophobie récurrente de l'UMP, mardi soir, au conseil municipal de Puteaux

2339263290_2cdfe89d2d_b Chassez le naturel, il revient au galop. Hier soir, au conseil municipal de Puteaux, des élus UMP se sont montrés tels qu'ils sont, une fois de plus : homophobes.

Alors que j'intervenais sur l'attribution des logements de fonction selon la taille des familles et que j'évoquais par ailleurs la nécessité de construire une école dans le nouveau quartier de la ZAC Pressensé, où des centaines de nouvelles familles, avec des enfants, ont/ou vont emménager, le député-maire UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud me réplique "Vous n'êtes pas marié et vous n'avez pas d'enfant !?". En gros, cela voulait dire pourquoi vous mèlez vous d'un sujet que vous ne connaissez pas !
Cette réplique provoque aussitôt l'hilarité des conseillers municipaux de droite. Un maire-adjoint, Michel Duez, délégué à la santé, assis dos à moi, se retourne carrément de son siège pour m'adresser durant une longue minute coups de menton et rires grossiers.
Dans la tribune du public, composée en grande partie de militants UMP aux ordres, c'est à celui qui se tordra le plus. Chacun a en effet compris l'allusion.
Je prends alors la parole : "Madame le maire, je voudrais rassurer tous les homophobes présents dans cette assemblée : je n'en ai pas, mais être homosexuel n'empêche pas d'avoir des enfants !".
En pénitence, quelques questions plus tard, Joëlle Ceccaldi-Raynaud annonce le doublement d'une subvention (de 5.000 euros prévus, on passe à 10.000 euros) en faveur de l'association Le Refuge, qui accueille des jeunes gays chassés de leur famille (!).
Sylvie Cancelloni, ma collègue du MoDem, suggère que les élus UMP de Puteaux bénéficient de stages sur l'homophobie au sein de cette association.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud a été condamnée à 3 reprises par la justice pour diffamation homophobe. J'ai l'impression qu'en accordant quelques subventions à des associations, elle s'autorise et autorise les élus de sa majorité à poursuivre sur cette voie. Il est claire que je n'ai pas l'intention de (me) laisser insulter : l'homophobie est inacceptable. Plus encore lorsqu'il est le fait de représentants du peuple. Et plus encore lorsqu'il est le fait de multirécidivistes déjà condamnés.
Christophe Grébert