Histoire de Puteaux Flux

Quand Puteaux défendait les côtes américaines contre une attaque japonaise

Canonputeaux

C'est une photo publiée sur twitter : un touriste, visitant le port de San Antonio au Chili, pose à côté d'un canon de 155 mm fabriqué dans les usines de Puteaux au début du 20e siècle.

C'est un morceau de l'histoire de notre ville : les ateliers de Puteaux, appartenant à l'Etat, fabriquaient des armes pour nos militaires et ceux du monde entier. Outre le canon de 155m, Puteaux a aussi donné son nom à une mitrailleuse utilisée durant la 1ère guerre mondiale.

Le canon Puteaux toujours visible sur le port de San Antonio faisait partie d'une ligne de défense mise en place par les Américains lors de la seconde guerre mondiale. Il s'agissait des protéger les côtes sud-américaines du Pacifique contre une éventuelle attaque japonaise. Plusieurs canons Puteaux ont ainsi été donnés au Chili par l'armée américaine. Ils ont été déployés dans 4 ports : Antofagasta, Tocopilla, Caldera et San Antonio. San Antonio en a conservé un, afin de rappeler ce moment de l'Histoire.


La ville de Puteaux va créer un musée sur son histoire. Ce sera le 3e...

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Elle ne sait pas trop encore ce qu'on y trouvera et quelles périodes ou quels thèmes y seront traités, mais la maire de Puteaux veut un nouveau musée sur l'histoire de la ville. Ce 3e musée sera réalisé "probablement" au 5 rue Paul Bert, dans une maison rachetée par la municipalité et dans laquelle des travaux de démolition vont commencer.

Lors du conseil municipal du 8 avril, il a en effet été décidé d'engager la démolition d'une partie des bâtiments annexes de cette propriété située dans le bas de Puteaux (question 10 de l'ordre du jour) :

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Ce sera la 3e "musée" ouvert par Joëlle Ceccaldi, après la maison de Camille consacrée aux artistes de Puteaux et le musée de Dion Bouton, rue Parmentier. Mais ces 2 structures, qui coûtent des millions d'euros à la ville, sont le plus souvent fermées au public. Quelques visites seulement y sont organisées de temps en temps. Qui peut dire qu'il a déjà visité ces 2 musées de Puteaux ? Moi, oui. Mais vous ?
Ce 3e "musée" sera-t-il aussi l'occasion des dépenser des millions d'euros pour rester portes closes la plupart du temps ? Je le crains.

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J'avais suggéré en 2004 la création d'un musée sur l'histoire industrielle de Puteaux. Il aurait pu être installé dans un ancien atelier d'usine, mais ces vieux bâtiments, ultimes traces du passé industriel de Puteaux, ont quasiment tous été démolis par les promoteurs avec l'aval de la ville. Il manque de la logique dans les décisions de l'actuelle majorité de Puteaux. Peut-être une pensée, tout simplement. Or, un musée n'est pas qu'un lieu de mémoire. Il doit être aussi un lieu de réflexion pour le présent et le futur. C'est justement ce qui manque à Puteaux.
Christophe Grébert


Décès de l'un des acteurs de "la fusillade de Puteaux" de 1971 et oncle de Joëlle Ceccaldi-Raynaud

6a00d8341c339153ef0120a506391c970b-800wiJoëlle Ceccaldi-Raynaud et son fils Vincent Franchi n'étaient pas présents hier soir au début du conseil municipal de Puteaux. Ils assistaient aux funérailles d'Antoine Gianni au cimetière de Pinarello, en Corse. Beau-frère de Charles Ceccaldi-Raynaud, Antoine Gianni est l'un des acteurs de la "fusillade de Puteaux" lors de la campagne municipale de 1971 au cours de laquelle un colleur d'affiche est mort. Il était le chauffeur de la voiture de l'équipe de Ceccaldi opposée à l'équipe de Dardel, le maire socialiste sortant. 

Extrait de "Règlement de comptes à Ceccaldi City" in l'Express du 20 octobre 2005 :

"Les relations entre Ceccaldi et Dardel (ancien maire de Puteaux) se dégradent rapidement et, lors des élections municipales de 1971, les deux hommes s'affrontent lors d'une très violente campagne électorale. Dans la nuit du 26 au 27 février, les colleurs d'affiches des deux camps ne se contentent plus d'échanger des coups de poing: Salah Kaced, 31 ans, un serrurier de l'équipe Dardel, est abattu; sept autres partisans de l'ancien maire sont blessés. Au cours de l'enquête, 17 personnes sont inculpées, toutes proches de Charles Ceccaldi-Raynaud, dont son propre beau-frère, Antoine Gianni. Lors du procès, en 1974, quatre des inculpés écopent de prison ferme; un an plus tard, le maire de Puteaux est reconnu civilement responsable de l'affaire".

Extrait de "Puteaux, une banlieue de série noire" in Le Nouvel Observateur du 1er novembre 1971 : 

"Chaque nuit, des « commandos » se poursuivent dans les rues désertes, on recouvre à toute vitesse les affiches de l’adversaire. Les coups de poing succèdent aux coups de gueule. Et, dans la nuit du 26 au 27 février, les coups de fusil aux coups de poing. Il y a un mort, Salah Kaced, 31 ans, serrurier. Et sept blessés. Tous travaillaient pour Georges Dardel. Dix-sept personnes sont inculpées après l’enquête conduite par le commissaire divisionnaire Roger Poiblanc. La plupart des inculpés sont des employés municipaux, des amis ou même des parents de Charles Ceccaldi-Raynaud. Les plus connus : Antoine Gianni, quarante et un ans, beau-frère du maire, directeur de la S.A.R.L. « Sogepark », qui assure le nettoyage et le jardinage des parkings des H.L.M. La gérante de cette société est la femme d’Antoine Gianni, Rose. Pierre Debrossard, quarante et un ans, régisseur du marché Chantecoq (employé municipal). Connu de la police pour avoir participé à des bagarres sérieuses, notamment le 13 septembre 1968 et le 25 octobre 1969. Maurice Ollivier, quarante et un ans, surveillant de voirie (employé municipal). Pierre Lesage, vingt-neuf ans, ancien chauffeur de Georges Dardel. Il travaille pour la municipalité depuis 1968. Depuis le 1er octobre 1968 il est, comme Debrossard, régisseur de marchés. Antoine Pasquini, concierge aux H.L.M. de la ville. Antoine Cannonici, cinquante-deux ans patron du bar « la Méditerranée », qui sert de permanence électorale à Ceccaldi-Raynaud. Pittoresque établissement où l’on rencontre de solides garçons qui portent des chevalières grosses comme des pièces de 5 francs… Sur les lieux de la fusillade, les policiers découvrent : une carabine 22 long rifle, un chargeur de pistolet calibre 6,35 et des douilles de 9 mm. Le résultat des perquisitions, aussi, est éloquent. Parmi les objets saisis et placés sous scellés par le commissaire Poiblanc : dix-sept cartouches « Gevelot » calibre 7,65, trouvées dans la chambre à coucher de Monique Debrossard ; un revolver « Manufacture d’armes de Saint-Etienne » n° 27 060, canon n° 1892 51 893, chez Maurice Ollivier, 140, rue de Verdun, à Puteaux ; deux fusils de chasse, l’un à canons superposés, n° 13 559 SMF, l’autre à canons juxtaposés n° 26 136 calibre 12 ; une carabine et une dizaine de cartouches 22 long rifle ; un pistolet Walther, calibre 7,65 n° 37 205 ; des dizaines de cartouches de calibre 12…".

ARCHIVES PRESSE SUR L'AFFAIRE DE LA FUSILLADE DE PUTEAUX


Bibliographie des Ceccaldi-Raynaud (chapitre 7) : "De la banlieue rouge au Grand Paris"

413J28eEISLSuite de la bibliographie des Ceccaldi-Raynaud de Puteaux. En 2015, Alain Rustenholz publie "De la Banlieue rouge au Grand Paris" aux éditions La fabrique. L'auteur raconte l'histoire des 25 communes qui entourent Paris, la fameuse banlieue rouge, au cours du siècle écoulé. Un chapitre est consacré à Puteaux.

La saga familiale des Ceccaldi-Raynaud est évoquée sur 2 pages : la mort d'un colleur d'affiches lors de la campagne municipale en 1971, le clientélisme, l'affaire de l'attribution du marché public pour le chauffage de la Défense...

Extrait :  Téléchargement Delabanlieuerouge-2015.pdf

Achetez ce livre : 

A suivre... 


ARCHIVES : mon 1er compte rendu du conseil municipal de Puteaux en juillet 2002

En juin 2002, je lance MonPuteaux.com. Le mois suivant, en juillet, se tient un conseil municipal. J'y vais et je publie le compte-rendu ci-dessous (PAGE ORIGINALE). Je n'imaginais pas que celui-ci allait provoquer les foudres du maire de Puteaux ! Aussitôt, Charles Ceccaldi-Raynaud signe un arrêté interdisant d'assister au conseil avec un appareil photo ! 12 ans après, sa fille, Joëlle Ceccaldi-Raynaud veut empêcher qu'on le filme. De père en fille, c'est donc la même histoire... Les Ceccaldi n'aiment pas qu'on parle d'eux et préfèrent mener leurs petites affaires loin des micros et des caméras.

Les devoirs de vacances de nos conseillers municipaux
mardi 23 juillet 2002

Une demi-heure montre en main, c'est le temps qu'a duré mardi soir le dernier conseil municipal avant la rentrée. 
Le quorum est tout juste atteint. Visiblement, certains conseillers ont devancé l'appel des vacances. A leur décharge, il faut dire que la municipalité, comme à son habitude, ne les a prévenus de la tenue de cette réunion qu'en fin de semaine dernière. C'est donc raté pour les juilletistes !



Rompu à un exercice qu'il accomplit depuis plus de 30 ans (!), Charles Ceccaldi-Raynaud, costume vert clair et guilleret à souhait, ne perd pas un instant, si ce n'est pour saluer "la voix d'hôtesse de l'air" d'une conseillère... ou pour souligner "la belle coiffure" d'une autre. C'est la première fois que j'assiste au Conseil Municipal. Je suis un peu étonné. Mais on me dit que c'est tout à fait son habitude !
La secrétaire de séance tente à grand peine de suivre le rythme imposé par le Monsieur le Maire. En effet, en 30 minutes, c'est une soixantaine de décisions qui sont approuvées : de l'achat de jeux de société pour les écoliers au choix d'une entreprise pour la réalisation d'un jardin potager au 84 de la rue de la République (toujours pour les enfants), en passant par le très important lancement du Plan Local d'Urbanisme (NB : nous en reparlerons). 
Les votes s'enchaînent, sans véritable discussion. L'opposition est représentée ce soir par un seul élu. Une situation qui ne favorise pas le débat contradictoire. C'est ainsi qu'un budget de 600.000 euros (!) pour la réalisation d'un petit jardin derrière l'hôpital est voté, sans sourciller, par l'ensemble des conseillers.


Le "jardin sud" : 600.000 euros...


Aussitôt l'ordre du jour achevé, Monsieur le Maire souhaite "bonnes vacances" à tous et donne rendez-vous en septembre pour le prochain Conseil (on y sera). Les quelques citoyens présents quittent la tribune. Ils n'ont pas eu le temps de s'ennuyer !


Quelques autres décisions votées : 

- avant projet détaillé de la vidéosurveillance urbaine (qui va nécessiter la réalisation d'un réseau de fibres optiques), Seraient surveillés carrefours et routes principales, zones piétonnes, escalators, parkings, passages publics, espaces publics particulièremet exposés à des risques d'agression ou de vols. A priori tout serait quadrillé ! Coût environ : 1.550.000 euros hors taxes (voir le texte sur la vidéosurveillance dans la rubrique peut mieux faire)
- autorisation donnée au Maire pour l'aménagement de 5 entrées de la ville,
- programme pour la réalisation d'un palais de la danse au 10 rue Cartault,
- programme de travaux de construction d'un atelier de dessin et de peinture à l'angle des rues Berthelot et Jules Verne,
- programme pour la création d'un mur monumental le long de l'école Marius Jacotot jusqu'à l'entrée de la piscine,
- programme des travaux d'extension de la demi-pension à l'école de la Rotonde, rue Paul Lafargue,
- création d'une demi-pension à l'école Marius Jacotot,
- décision de créer un cybercafé au 20 rue Benoit Malon,
- construction d'une académie de billard au Musée Gaudin, 31 rue Cartault,
- principe de construction de 2 pigeonniers pour diminuer les nuisances des pigeons,
- désignation du bureau d'étude paysagiste pour le réaménagement du square de la Pergola,
- nouveaux principes d'aménagement de la ZAC du Théâtre.

  

LE MAIRE PREND UN ARRETE QUI VISE MONPUTEAUX.COM
vendredi 9 août 2002


Après seulement 3 mois d'existence, MonPuteaux.Com subit pour la première fois les foudres de la Mairie.

Le Maire, dans un arrêté daté du 8 août, interdit désormais à tout Putéolien de pénétrer dans la salle du Conseil municipal avec un appareil photographique. Raison invoquée pour justifier cette interdiction : si une photo était prise, le flash de l'appareil pourrait gêner le travail des élus. 

Je dois malheureusement avouer que cette limitation de la liberté du citoyen putéolien à se balader avec un appareil photo (y compris dans sa mairie) est de ma faute.
En effet, lors du Conseil municipal du 23 juillet, du haut de la tribune du public, j'ai photographié de loin mes élus (voir la photo du délit ci-dessous). Je précise que cette photo a été faite sans flash. Sur le moment, personne n'a remarqué que j'avais prise une photo... preuve que cela n'a gêné en rien les débats. C'est seulement lorsque je l'ai publiée sur mon site qu'une personne m'a envoyée un e-mail pour m'expliquer que j'avais "dérogé au droit" en prenant ce cliché.



Je ne savais pas que photographier ses élus en train de travailler était mal ! d'autant qu'une réunion du Conseil municipal est non seulement accessible au public, mais qu'aussi par tradition républicaine elle se tient "toutes portes ouvertes, afin que rien ne soit décidé en cachette". 

En assistant aux Conseils et en vous en parlant ensuite sur ma page perso, suis-je en tort ? Ma démarche n'est-elle pas parfaitement civique et ne devrais-je pas plutôt recevoir des louanges de la part de nos représentants élus ? Tout ce qui peut contribuer à faire connaître les délibérations municipales est bon pour la démocratie locale. Et je suis fier d'y participer désormais.

Tout cela valait-il un arrêté municipal ? Que craint-on ? Quelle menace je représente ?

Ce qui gêne peut-être, c'est qu'un simple citoyen se permette d'exercer son droit le plus normal et le plus défendable : la liberté d'expression. 

Mais comme justement je ne suis qu'un simple citoyen (sans organisation derrière lui, ni avocat, ni conseiller juridique... et pour tout argent que celui qu'il gagne chaque mois...), en cas de procédure judiciaire engagée contre moi (on ne sait jamais), je ne jouerai pas au martyr : je fermerai aussitôt et définitivement mon site. 

Si cela devait arriver, je vous préviendrais et je le ferai savoir.

Si MonPuteaux.Com devait être fermé dans les prochaines semaines, certains parleront de victoire. Moi, je dirai que c'est la liberté qui a perdu.

Je me permets à ce propos de vous conseiller la lecture d'un livre de poche : "LE DROIT ET LA LOI ET AUTRES TEXTES CITOYENS" de Victor Hugo (éditions 10/18).

Christophe Grébert (août 2002)


L'Hôtel de Ville de Puteaux a 80 ans

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L'Hôtel de Ville de Puteaux a été inauguré en 1934, il y a 80 ans. Pour fêter cet anniversaire, une grande fête est organisée le samedi 13 septembre à 20h30 sur l’esplanade : un concert des Stentors suivi d’un spectacle son et lumière retraçant les 80 ans d’histoire de la mairie.

Par ailleurs, jusqu'au 30 septembre, une exposition de photographies L’Hôtel de Ville en 80 clichés est à découvrir sur l’esplanade. Des kakemonos illustrent des vues d’autrefois dans chaque quartier de Puteaux. 

Vous pouvez aussi aller faire un tour sur le site BONJOUR DE PUTEAUX réalisé par un Putéolien qui possède une superbe collection de cartes postales sur Puteaux.

AVANT LES ANNÉES 30 ET LA CONSTRUCTION DE L'HÔTEL-DE-VILLE, CETTE PLACE ÉTAIT OCCUPÉE PAR LE MARCHÉ :

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L'ANCIEN HÔTEL-DE-VILLE SE TROUVAIT AU PONT DE PUTEAUX, A LA PLACE DE L'ACTUEL HÔPITAL :

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 ET LA NOUVELLE MAIRIE DANS LES ANNÉES 30, bâtie par les frères Niermans :

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(source photos : bonjour de Puteaux)