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Journées du Patrimoine : le programme à Puteaux

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Samedi 17 et dimanche 18 septembre, ce sont les Journées du Patrimoine. Cette 33e édition a pour thème  « Patrimoine et citoyenneté ». A Puteaux, vous pourrez notamment visiter les abris anti-aériens de la résidence HLM du 140 rue Verdun :

En 1937, la résidence est en construction. Face à la menace hitlérienne, le gouvernement incite les villes à construire des abris anti-aériens et à consolider caves et sous‑sols. Le  conseil municipal de Puteaux vote pour la construction d’abris sous l’allée centrale de la nouvelle résidence. En  1939, les Putéoliens découvrent leurs abris anti-aériens lors d’une visite officielle. À 4,25 mètres de la surface, après une descente de 25 marches, les abris, dont les murs font 70cm d’épaisseur pour une hauteur sous plafond de 2,51m, peuvent accueillir chacun 500 personnes réparties dans dix salles séparées en deux groupes par un sas central. Les lourdes portes des sas d’entrées et intermédiaires n’étaient fermées hermétiquement qu’en cas d’alerte au gaz. Régulièrement, les habitants de la résidence, du quartier et même de Neuilly descendaient quelques heures par nuit selon la durée des alertes. Heureusement, la résidence n’a jamais été bombardée.

Les visites guidées auront lieu les 17 et 18 septembre de 14h à 17h30.  
Inscription auprès du service des Archives Municipales: 01 46 92 50 22 / 01 46 92 93 53
 
 

Sont également au programme, 2 parcours en ville :

  • Parcours pour les enfants, samedi 17 septembre de 10h à 12h30 :
            > visite de l'Hôtel de Ville
, de la salle du conseil municipal et du bureau du maire (mais pas de son coffre à lingots d'or). Les enfants appréhenderont la notion de citoyenneté à travers la représentation de ses valeurs et symboles,
            > visite du jardin de la crèche des Cèdres 
Cette seconde étape du parcours a pour ambition de sensibiliser les enfants, dès leur plus jeune âge, au respect de l’espace public, de l’environnement et du patrimoine naturel.
 
  • Parcours pour les adultes, samedi 17 septembre de 14h à 17h30
 :
            > visite de l’Hôtel de Ville, avec 
une exposition sur les symboles et les valeurs de la République,
            > visite de la maison du Droit
 : Faites connaissance avec cette institution municipale où des professionnels du droit (avocat, notaire, fiscaliste etc…) se tiennent à votre écoute.
            > visite du jardin de la Crèche des Cèdres, 1ère crèche municipale ouverte en 1935,  Venez participer à un nouveau projet intitulé «Familles à Énergie Positive» afin d’apprendre à réduire ses dépenses énergétiques, au quotidien.
 

    Inscription auprès du service des Archives Municipales : 01 46 92 50 22 / 01 46 92 93 53

A LIRE SUR MONPUTEAUX : L'HISTOIRE DE PUTEAUX


Quand Puteaux défendait les côtes américaines contre une attaque japonaise

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C'est une photo publiée sur twitter : un touriste, visitant le port de San Antonio au Chili, pose à côté d'un canon de 155 mm fabriqué dans les usines de Puteaux au début du 20e siècle.

C'est un morceau de l'histoire de notre ville : les ateliers de Puteaux, appartenant à l'Etat, fabriquaient des armes pour nos militaires et ceux du monde entier. Outre le canon de 155m, Puteaux a aussi donné son nom à une mitrailleuse utilisée durant la 1ère guerre mondiale.

Le canon Puteaux toujours visible sur le port de San Antonio faisait partie d'une ligne de défense mise en place par les Américains lors de la seconde guerre mondiale. Il s'agissait des protéger les côtes sud-américaines du Pacifique contre une éventuelle attaque japonaise. Plusieurs canons Puteaux ont ainsi été donnés au Chili par l'armée américaine. Ils ont été déployés dans 4 ports : Antofagasta, Tocopilla, Caldera et San Antonio. San Antonio en a conservé un, afin de rappeler ce moment de l'Histoire.


La ville de Puteaux va créer un musée sur son histoire. Ce sera le 3e...

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Elle ne sait pas trop encore ce qu'on y trouvera et quelles périodes ou quels thèmes y seront traités, mais la maire de Puteaux veut un nouveau musée sur l'histoire de la ville. Ce 3e musée sera réalisé "probablement" au 5 rue Paul Bert, dans une maison rachetée par la municipalité et dans laquelle des travaux de démolition vont commencer.

Lors du conseil municipal du 8 avril, il a en effet été décidé d'engager la démolition d'une partie des bâtiments annexes de cette propriété située dans le bas de Puteaux (question 10 de l'ordre du jour) :

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Ce sera la 3e "musée" ouvert par Joëlle Ceccaldi, après la maison de Camille consacrée aux artistes de Puteaux et le musée de Dion Bouton, rue Parmentier. Mais ces 2 structures, qui coûtent des millions d'euros à la ville, sont le plus souvent fermées au public. Quelques visites seulement y sont organisées de temps en temps. Qui peut dire qu'il a déjà visité ces 2 musées de Puteaux ? Moi, oui. Mais vous ?
Ce 3e "musée" sera-t-il aussi l'occasion des dépenser des millions d'euros pour rester portes closes la plupart du temps ? Je le crains.

6a00d8341c339153ef01bb08eef463970d-800wi6a00d8341c339153ef01b8d1d52386970c-800wi

J'avais suggéré en 2004 la création d'un musée sur l'histoire industrielle de Puteaux. Il aurait pu être installé dans un ancien atelier d'usine, mais ces vieux bâtiments, ultimes traces du passé industriel de Puteaux, ont quasiment tous été démolis par les promoteurs avec l'aval de la ville. Il manque de la logique dans les décisions de l'actuelle majorité de Puteaux. Peut-être une pensée, tout simplement. Or, un musée n'est pas qu'un lieu de mémoire. Il doit être aussi un lieu de réflexion pour le présent et le futur. C'est justement ce qui manque à Puteaux.
Christophe Grébert


Décès de l'un des acteurs de "la fusillade de Puteaux" de 1971 et oncle de Joëlle Ceccaldi-Raynaud

6a00d8341c339153ef0120a506391c970b-800wiJoëlle Ceccaldi-Raynaud et son fils Vincent Franchi n'étaient pas présents hier soir au début du conseil municipal de Puteaux. Ils assistaient aux funérailles d'Antoine Gianni au cimetière de Pinarello, en Corse. Beau-frère de Charles Ceccaldi-Raynaud, Antoine Gianni est l'un des acteurs de la "fusillade de Puteaux" lors de la campagne municipale de 1971 au cours de laquelle un colleur d'affiche est mort. Il était le chauffeur de la voiture de l'équipe de Ceccaldi opposée à l'équipe de Dardel, le maire socialiste sortant. 

Extrait de "Règlement de comptes à Ceccaldi City" in l'Express du 20 octobre 2005 :

"Les relations entre Ceccaldi et Dardel (ancien maire de Puteaux) se dégradent rapidement et, lors des élections municipales de 1971, les deux hommes s'affrontent lors d'une très violente campagne électorale. Dans la nuit du 26 au 27 février, les colleurs d'affiches des deux camps ne se contentent plus d'échanger des coups de poing: Salah Kaced, 31 ans, un serrurier de l'équipe Dardel, est abattu; sept autres partisans de l'ancien maire sont blessés. Au cours de l'enquête, 17 personnes sont inculpées, toutes proches de Charles Ceccaldi-Raynaud, dont son propre beau-frère, Antoine Gianni. Lors du procès, en 1974, quatre des inculpés écopent de prison ferme; un an plus tard, le maire de Puteaux est reconnu civilement responsable de l'affaire".

Extrait de "Puteaux, une banlieue de série noire" in Le Nouvel Observateur du 1er novembre 1971 : 

"Chaque nuit, des « commandos » se poursuivent dans les rues désertes, on recouvre à toute vitesse les affiches de l’adversaire. Les coups de poing succèdent aux coups de gueule. Et, dans la nuit du 26 au 27 février, les coups de fusil aux coups de poing. Il y a un mort, Salah Kaced, 31 ans, serrurier. Et sept blessés. Tous travaillaient pour Georges Dardel. Dix-sept personnes sont inculpées après l’enquête conduite par le commissaire divisionnaire Roger Poiblanc. La plupart des inculpés sont des employés municipaux, des amis ou même des parents de Charles Ceccaldi-Raynaud. Les plus connus : Antoine Gianni, quarante et un ans, beau-frère du maire, directeur de la S.A.R.L. « Sogepark », qui assure le nettoyage et le jardinage des parkings des H.L.M. La gérante de cette société est la femme d’Antoine Gianni, Rose. Pierre Debrossard, quarante et un ans, régisseur du marché Chantecoq (employé municipal). Connu de la police pour avoir participé à des bagarres sérieuses, notamment le 13 septembre 1968 et le 25 octobre 1969. Maurice Ollivier, quarante et un ans, surveillant de voirie (employé municipal). Pierre Lesage, vingt-neuf ans, ancien chauffeur de Georges Dardel. Il travaille pour la municipalité depuis 1968. Depuis le 1er octobre 1968 il est, comme Debrossard, régisseur de marchés. Antoine Pasquini, concierge aux H.L.M. de la ville. Antoine Cannonici, cinquante-deux ans patron du bar « la Méditerranée », qui sert de permanence électorale à Ceccaldi-Raynaud. Pittoresque établissement où l’on rencontre de solides garçons qui portent des chevalières grosses comme des pièces de 5 francs… Sur les lieux de la fusillade, les policiers découvrent : une carabine 22 long rifle, un chargeur de pistolet calibre 6,35 et des douilles de 9 mm. Le résultat des perquisitions, aussi, est éloquent. Parmi les objets saisis et placés sous scellés par le commissaire Poiblanc : dix-sept cartouches « Gevelot » calibre 7,65, trouvées dans la chambre à coucher de Monique Debrossard ; un revolver « Manufacture d’armes de Saint-Etienne » n° 27 060, canon n° 1892 51 893, chez Maurice Ollivier, 140, rue de Verdun, à Puteaux ; deux fusils de chasse, l’un à canons superposés, n° 13 559 SMF, l’autre à canons juxtaposés n° 26 136 calibre 12 ; une carabine et une dizaine de cartouches 22 long rifle ; un pistolet Walther, calibre 7,65 n° 37 205 ; des dizaines de cartouches de calibre 12…".

ARCHIVES PRESSE SUR L'AFFAIRE DE LA FUSILLADE DE PUTEAUX


Bibliographie des Ceccaldi-Raynaud (chapitre 7) : "De la banlieue rouge au Grand Paris"

413J28eEISLSuite de la bibliographie des Ceccaldi-Raynaud de Puteaux. En 2015, Alain Rustenholz publie "De la Banlieue rouge au Grand Paris" aux éditions La fabrique. L'auteur raconte l'histoire des 25 communes qui entourent Paris, la fameuse banlieue rouge, au cours du siècle écoulé. Un chapitre est consacré à Puteaux.

La saga familiale des Ceccaldi-Raynaud est évoquée sur 2 pages : la mort d'un colleur d'affiches lors de la campagne municipale en 1971, le clientélisme, l'affaire de l'attribution du marché public pour le chauffage de la Défense...

Extrait :  Téléchargement Delabanlieuerouge-2015.pdf

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