Le journal Le Monde, dans son édition de dimanche-lundi, a publié un article sur le 1er conseil municipal de Puteaux. Extrait :
"(..) Les municipales à Puteaux ont vu s'affronter deux listes Ceccaldi-Reynaud. D'un côté la fille, à la tête de la liste UMP - Union pour Puteaux, emmenant avec elle son fils, Vincent Franchi. De l'autre, le père, dirigeant la liste Union républicaine. Sur ses affiches électorales, il s'en est pris directement à sa fille. " Les Putéoliens sont las de ses dépenses folles, de son goût du strass et des paillettes, de ses références à des titres et des diplômes que l'intéressée ne possède pas... "
Cette stratégie n'a pas porté ses fruits, puisque l'ancien maire n'a obtenu que 7,75 % des voix et un seul élu, en l'occurrence lui-même. Mme Ceccaldi-Reynaud a eu 53 % des voix, la liste socialiste 13,9 % et l'opposant sans étiquette Christophe Grébert, animateur du blog monputeaux.com, 25,37 %. Le conseil municipal compte donc 34 sièges pour la majorité et 9 pour l'opposition.
M. Grébert a fait remarquer que l'article L. 238 du code électoral ne permettait pas la présence de plus de deux " ascendants et descendants " dans le même conseil municipal. Il y avait donc un Ceccaldi-Reynaud de trop. Normalement, c'est le père, Charles, qui, ayant obtenu le moins de voix, devait se retirer.
Celui-ci ne s'est pas présenté à la première réunion du conseil municipal, vendredi 21 mars, à 19 heures. Mme Ceccaldi-Reynaud a été élue maire sans surprise, par 34 voix contre 8. Rayonnante, dans un tailleur rose fuchsia, elle a commencé par rendre hommage " à celui qui, depuis trois décennies, a fait de cette ville industrielle une cité résidentielle où il fait bon vivre ", sans aller toutefois jusqu'à prononcer son nom. Ensuite, elle a déclaré vouloir être " un maire de dialogue, d'écoute et de concertation ".
Christophe Grébert a pris la parole pour se réjouir que " pour, la première fois, l'opposition est représentée par 9 élus dans cette ville " et que " 47 % des Putéoliens ont voté contre la maire sortante ". Mme Ceccaldi-Reynaud a aussitôt répliqué : " 53 % des électeurs ont voulu que nous dirigions Puteaux, et c'est ce que nous allons faire ". Elle a fait élire par le conseil 11 adjoints. Parmi eux, son fils Vincent Franchi, nommé adjoint à la jeunesse, à l'enseignement et à la culture. Cette fois, ce n'était plus Dallas, c'était Dynastie".
Les commentaires récents