Faits-divers Flux

Des trafiquants de drogue de Puteaux condamnés à de la prison

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19 membres d'un réseau de trafiquants de drogue, dont certains sont originaires de Puteaux, ont été condamnés à des peines de 1 à 10 ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nanterre.

Ils importaient du cannabis du Maroc et de la cocaïne des Antilles.

Je regrette que des gens que j'ai connus jeunes dans les quartiers du bas de Puteaux finissent en prison. Mais qu'a-t-on offert comme perspective à ces personnes durant leur adolescence ? Que fait la mairie pour nos jeunes afin qu'ils ne sortent pas de l'école sans diplôme et qu'ils trouvent un métier dans lequel ils peuvent s'épanouir ? Une ville riche comme la notre n'a pas le droit d'ignorer cette réalité, tant elle a les moyens d'agir. En tant que conseiller municipal, j'ai souvent alerté et réclamé des mesures, en matière de sécurité et de prévention, mais aussi pour favoriser l'emploidévelopper les solidarités et faire de Puteaux une ville ouverte aux autres. Mais la majorité ceccaldiste n'est préoccupée que par l'organisation de fêtes et la distribution de cadeaux. Et on ne peut pas tout faire. 
J'espère un jour un débat sur la responsabilité de la majorité municipale dans toutes ces affaires. Car le refus d'agir est déjà un acte de complicité.

Christophe Grébert


Plusieurs cambriolages en plein jour dans des appartements sur le haut de Puteaux

2557587157_57c8f20f01_zPlusieurs cambriolages ont été commis récemment sur le haut de Puteaux dans des appartements des résidences HLM du Carré vert et des Fontaines. Les voleurs ont agi en plein jour ! 

Cette semaine, l'office HLM a rappelé aux locataires quelques règles élémentaires de sécurité, comme fermer à double tour son appartement même si on est chez soi et ne pas ouvrir la porte d'entrée sans connaître la personne.

Fanny

CirculaireHLM

Enfermer les habitants des résidences autour de grilles toujours plus nombreuses et plus hautes, multiplier les caméras de vidéosurveillance (Notre ville est déjà équipée de plus de 500 caméras, soit 1 pour 80 habitants !) et faire stationner de temps en temps un camion de la police municipale en bas des immeubles, cela ne suffit pas à assurer la sécurité. La preuve.

En 2015, j'ai proposé la création d'un poste de police municipale sur le haut de Puteaux, le long de l’avenue Charles de Gaulle, afin d'offrir une présence policière de proximité et permanente. En 2014, dans notre programme municipal, nous avons aussi proposé une "territorialisation" par quartier des policiers municipaux pour leur permettre une connaissance parfaite des commerçants, des entreprises, des gardiens d’immeubles et des personnes en situation de faiblesse comme les personnes âgées, les familles en difficulté, etc.

Je referai des propositions pour la sécurité à Puteaux lors du prochain conseil municipal. En attendant, je vous propose de signer une pétition pour réclamer la création d'un poste de police municipale sur le haut de Puteaux.
Christophe Grébert 

 

A LIRE SUR LA SÉCURITÉ À PUTEAUX :


Une navette automatique renverse un piéton sur le parvis de la Défense

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Des navettes autonomes sont testées depuis début juillet sur le parvis de la Défense. Dimanche après-midi, près du McDonald des 4 Temps, l'un de ces mini-bus a percuté un homme d'une quarantaine d'années. La victime, souffrant à la cheville, a été transportée à l'hôpital par les pompiers. Keolis, la société qui exploite ces navettes, affirme que le système de pilotage automatique n'est pas en cause et plaide l'erreur humaine.

En effet, selon Keolis, la navette - qui est censée s'arrêter au moindre obstacle enregistré par ses nombreux capteurs - n'était pas à ce moment là en mode autonome. Elle était pilotée par le conducteur présent en permanence dans le véhicule pendant cette phase de tests :  "Le conducteur reprend le contrôle du véhicule en cas de changement de parcours ou de problème technique, par exemple une perte du GPS", explique l'exploitant.

Errare humanum est

Le pilote de la navette, qui conduit alors le véhicule avec un simple joystick, depuis une des places des passagers, n'a pas vu le piéton qui était en train de téléphoner et n’a pas aperçu le véhicule arriver. La navette roulait à faible allure, mais le choc a été suffisamment fort pour renverser l'homme, qui a été touché à la cheville.

5.000 PERSONNES DÉJÀ TRANSPORTÉES 

Depuis début juillet, 5.000 personnes ont emprunté ces navettes autonomes circulant sur le parvis de la Défense. Jusqu’à présent, aucun incident n’avait été signalé. 
Defacto, l'établissement public de gestion du quartier d'affaires, n'entend pas stopper l'expérience, considérant que ce n'est pas le système de pilotage automatique de ces navettes qui est en cause. L'établissement a cependant réclamé un rapport d'incident à Keolis et envisage de renforcer la signalisation et la sécurité sur le parcours de ces véhicules... Surtout lorsqu'ils sont sous les commandes d'un ... humain ????

Le parvis de la Défense, au départ réservé aux seuls piétons, est ouvert depuis peu aux vélos. Cela a occasionné des accidents : des vélos ont percuté des piétons. Ce dernier incident montre que la cohabitation des piétons et de navettes, même roulant à faible allure, représente un risque supplémentaire à intégrer... pour le réduire.

(photo : Defense-92.fr)


L'ex-chef adjoint de la police municipale de Puteaux jugé pour harcèlement moral

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3 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. C'est la peine réclamée à l'encontre de l'ancien chef adjoint de la police municipale de Puteaux.
Bruno K. était jugé ce lundi par le tribunal de Nanterre pour harcèlement moral, suite à plusieurs plaintes déposées par des membres de la police municipale.

Tout commence après les élections municipales de 2008. La maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, veut asseoir pleinement son pouvoir et engage un nouveau chef de la police municipale. Tony Surville est embauché. Mais celui-ci ne vient pas seul : il a ses hommes  (dont son frère notamment) que les témoins qualifient de "gros bras". Bruno K., le chef adjoint de la PM, aurait alors reçu pour mission de mettre la pression sur quelques membres de l'ancienne équipe pour faire de la place et faire peur aux autres.

4 policiers municipaux et une ASVP sont sur le banc des parties civiles. L'un après l'autre, ils passent à la barre pour raconter ce qu'ils ont vécu durant plusieurs années, entre 2009 et 2012 pour les faits jugés.

"Sale gouinasse", "Pédé de bougnoule"

Les policiers témoignent longuement des moqueries, insultes et menaces physiques dont ils assurent avoir été victimes ou témoins. "C'était un acharnement quotidien, témoigne l'un. Nous étions traités de bons à rien, de larbins, de tas de merde". Parfois les insultes sont homophobes ("sale gouinasse"/"lécheuse de moule" pour qualifier une policière homosexuelle) ou racistes ("Pédé de bougnoule", lancé à un policier d'origine marocaine). Aux insultes s'ajoutent des brimades professionnelles, comme le refus de dates de congés ou le passage du travail de nuit à celui de jour qui entraîne une baisse de 30% des revenus.

Une autre fois, un couteau est lancé dans la direction d'un homme. La lame manque de l'atteindre. Ou alors, c'est un geste de coup de boule qui est mimé.

L'ambiance est si délétère dans le commissariat municipal que les arrêts de travail se multiplient, notamment pour dépression. Certains policiers réclament leur mutation et partent effectivement de Puteaux. 

"Avant de porter plainte, nous avons alerté la maire. Mais elle n'a rien fait", témoigne l'une des victimes. "K. est protégé : Mme Ceccaldi est comme sa maman. C'est un ancien garde du corps de Sarkozy". Il faisait en fait auparavant partie de la police municipale de Neuilly. "C'est dommage que le chef de la police et que la maire de Puteaux ne soient pas également jugés", tient à déclarer un ex-policier municipal.

Le procès révèle plus largement les méthodes très particulières de Puteaux, comme par exemple l'utilisation de la vidéosurveillance pour "suivre certaines personnes" sur ordre de la hiérarchie. Un fait trop rapidement abordé à la barre, car non retenu dans l'instruction qui a pourtant duré 5 ans !

"C'est un complot, de la jalousie"

Sur les insultes et les moqueries, l'ex-chef adjoint de la police municipale se défend : "C'était une habitude dans le service. Tout le monde se parlait comme ça. On plaisantait". Sur le couteau lancé en direction d'un de ses hommes, il ne se "souvient plus de ça". Face à ces multiples accusations de harcèlement, Bruno K. a une explication : "C'est un complot contre moi. C'est de la jalousie".

Quand la présidente de la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre lui demande s'il trouve normal qu'un policier fasse des plaisanteries homophobes et racistes... "tout dépend du contexte" lui répond le prévenu. Ce "management viril n'est pas compatible avec la gestion d'une police municipale" remarque la présidente.

Le procureur commence de son côté par affirmer que "cette affaire est un cas d'école du harcèlement moral". Estimant ensuite que les faits sont suffisamment "caractérisés", il réclame une sanction de 3 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. Les avocats des parties civiles réclament pour leur part entre 7.000 et 8.000 euros de dommages et intérêts pour chacune.

A la perspective de ce procès, Bruno K. avait été exfiltré de la police municipale de Puteaux. Il a été entre-temps embauché par Joëlle Ceccaldi-Raynaud comme responsable de la sécurité à l'office HLM communal... dont le siège se trouve à seulement 20 m du commissariat de police municipale. Chaque jour, l'ex-chef de la PM croise donc ses anciens collègues sur le trottoir...

Le tribunal a mis le jugement en délibéré. Il sera rendu le 15 mai.