Faits-divers Flux

Une navette automatique renverse un piéton sur le parvis de la Défense

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Des navettes autonomes sont testées depuis début juillet sur le parvis de la Défense. Dimanche après-midi, près du McDonald des 4 Temps, l'un de ces mini-bus a percuté un homme d'une quarantaine d'années. La victime, souffrant à la cheville, a été transportée à l'hôpital par les pompiers. Keolis, la société qui exploite ces navettes, affirme que le système de pilotage automatique n'est pas en cause et plaide l'erreur humaine.

En effet, selon Keolis, la navette - qui est censée s'arrêter au moindre obstacle enregistré par ses nombreux capteurs - n'était pas à ce moment là en mode autonome. Elle était pilotée par le conducteur présent en permanence dans le véhicule pendant cette phase de tests :  "Le conducteur reprend le contrôle du véhicule en cas de changement de parcours ou de problème technique, par exemple une perte du GPS", explique l'exploitant.

Errare humanum est

Le pilote de la navette, qui conduit alors le véhicule avec un simple joystick, depuis une des places des passagers, n'a pas vu le piéton qui était en train de téléphoner et n’a pas aperçu le véhicule arriver. La navette roulait à faible allure, mais le choc a été suffisamment fort pour renverser l'homme, qui a été touché à la cheville.

5.000 PERSONNES DÉJÀ TRANSPORTÉES 

Depuis début juillet, 5.000 personnes ont emprunté ces navettes autonomes circulant sur le parvis de la Défense. Jusqu’à présent, aucun incident n’avait été signalé. 
Defacto, l'établissement public de gestion du quartier d'affaires, n'entend pas stopper l'expérience, considérant que ce n'est pas le système de pilotage automatique de ces navettes qui est en cause. L'établissement a cependant réclamé un rapport d'incident à Keolis et envisage de renforcer la signalisation et la sécurité sur le parcours de ces véhicules... Surtout lorsqu'ils sont sous les commandes d'un ... humain ????

Le parvis de la Défense, au départ réservé aux seuls piétons, est ouvert depuis peu aux vélos. Cela a occasionné des accidents : des vélos ont percuté des piétons. Ce dernier incident montre que la cohabitation des piétons et de navettes, même roulant à faible allure, représente un risque supplémentaire à intégrer... pour le réduire.

(photo : Defense-92.fr)


L'ex-chef adjoint de la police municipale de Puteaux jugé pour harcèlement moral

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3 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. C'est la peine réclamée à l'encontre de l'ancien chef adjoint de la police municipale de Puteaux.
Bruno K. était jugé ce lundi par le tribunal de Nanterre pour harcèlement moral, suite à plusieurs plaintes déposées par des membres de la police municipale.

Tout commence après les élections municipales de 2008. La maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, veut asseoir pleinement son pouvoir et engage un nouveau chef de la police municipale. Tony Surville est embauché. Mais celui-ci ne vient pas seul : il a ses hommes  (dont son frère notamment) que les témoins qualifient de "gros bras". Bruno K., le chef adjoint de la PM, aurait alors reçu pour mission de mettre la pression sur quelques membres de l'ancienne équipe pour faire de la place et faire peur aux autres.

4 policiers municipaux et une ASVP sont sur le banc des parties civiles. L'un après l'autre, ils passent à la barre pour raconter ce qu'ils ont vécu durant plusieurs années, entre 2009 et 2012 pour les faits jugés.

"Sale gouinasse", "Pédé de bougnoule"

Les policiers témoignent longuement des moqueries, insultes et menaces physiques dont ils assurent avoir été victimes ou témoins. "C'était un acharnement quotidien, témoigne l'un. Nous étions traités de bons à rien, de larbins, de tas de merde". Parfois les insultes sont homophobes ("sale gouinasse"/"lécheuse de moule" pour qualifier une policière homosexuelle) ou racistes ("Pédé de bougnoule", lancé à un policier d'origine marocaine). Aux insultes s'ajoutent des brimades professionnelles, comme le refus de dates de congés ou le passage du travail de nuit à celui de jour qui entraîne une baisse de 30% des revenus.

Une autre fois, un couteau est lancé dans la direction d'un homme. La lame manque de l'atteindre. Ou alors, c'est un geste de coup de boule qui est mimé.

L'ambiance est si délétère dans le commissariat municipal que les arrêts de travail se multiplient, notamment pour dépression. Certains policiers réclament leur mutation et partent effectivement de Puteaux. 

"Avant de porter plainte, nous avons alerté la maire. Mais elle n'a rien fait", témoigne l'une des victimes. "K. est protégé : Mme Ceccaldi est comme sa maman. C'est un ancien garde du corps de Sarkozy". Il faisait en fait auparavant partie de la police municipale de Neuilly. "C'est dommage que le chef de la police et que la maire de Puteaux ne soient pas également jugés", tient à déclarer un ex-policier municipal.

Le procès révèle plus largement les méthodes très particulières de Puteaux, comme par exemple l'utilisation de la vidéosurveillance pour "suivre certaines personnes" sur ordre de la hiérarchie. Un fait trop rapidement abordé à la barre, car non retenu dans l'instruction qui a pourtant duré 5 ans !

"C'est un complot, de la jalousie"

Sur les insultes et les moqueries, l'ex-chef adjoint de la police municipale se défend : "C'était une habitude dans le service. Tout le monde se parlait comme ça. On plaisantait". Sur le couteau lancé en direction d'un de ses hommes, il ne se "souvient plus de ça". Face à ces multiples accusations de harcèlement, Bruno K. a une explication : "C'est un complot contre moi. C'est de la jalousie".

Quand la présidente de la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre lui demande s'il trouve normal qu'un policier fasse des plaisanteries homophobes et racistes... "tout dépend du contexte" lui répond le prévenu. Ce "management viril n'est pas compatible avec la gestion d'une police municipale" remarque la présidente.

Le procureur commence de son côté par affirmer que "cette affaire est un cas d'école du harcèlement moral". Estimant ensuite que les faits sont suffisamment "caractérisés", il réclame une sanction de 3 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. Les avocats des parties civiles réclament pour leur part entre 7.000 et 8.000 euros de dommages et intérêts pour chacune.

A la perspective de ce procès, Bruno K. avait été exfiltré de la police municipale de Puteaux. Il a été entre-temps embauché par Joëlle Ceccaldi-Raynaud comme responsable de la sécurité à l'office HLM communal... dont le siège se trouve à seulement 20 m du commissariat de police municipale. Chaque jour, l'ex-chef de la PM croise donc ses anciens collègues sur le trottoir...

Le tribunal a mis le jugement en délibéré. Il sera rendu le 15 mai.


Une canalisation d'eau percée, rue de la République à Puteaux

Canalisation

La rue de la République à Puteaux transformée en torrent. L'inondation a été provoquée en début d'après-midi par le perçage accidentel d'une canalisation d'eau lors de travaux dans la chaussée.

C'est une série ! Déjà la semaine dernière, un affaissement de chaussée s'était produit boulevard Richard Wallace suite à une fuite de canalisation d'eau.

Il me semble qu'il y a beaucoup d'accidents de ce genre dans notre commune. Notre réseau d'eau est-il mal entretenu ?

La fuite a été rebouchée dans l'après-midi et la chaussée a été nettoyée.


Affaissement de la chaussée et circulation bloquée sur le boulevard Wallace à Puteaux

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Le boulevard  Richard Wallace, dans le centre de Puteaux, a été bloqué à la circulation ce matin, suite à un affaissement de la chaussée risquant d'entraîner une fuite de gaz.

Policiers, pompiers et agents de GRDF étaient mobilisés sur place. L'affaissement a entraîné la rupture d'une canalisation d'eau. Mais le risque de fuite de gaz a été rapidement écarté. Le boulevard Richard Wallace restera fermé à la circulation automobile jusqu’à mercredi entre le pont de Puteaux et la rue Jean Jaurès.

L'eau a été coupée dans votre immeuble ? Merci de vos témoignages.


La mairie de Puteaux met à l'amende les pauvres qui récupèrent de la nourriture dans les poubelles

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A Puteaux, la pauvreté est-elle interdite ? La maire "Les Républicains" fait mettre des amendes aux personnes qui récupèrent de la nourriture dans les poubelles. Le Parisien des Hauts-de-Seine publie le témoigne de Luc.

Cet habitant de Puteaux va recevoir une amende de 33 euros, après avoir été surpris par la police municipale en train de regarder à l'intérieur de la poubelle du Carrefour City de la rue Lafargue. Il y cherchait de la nourriture.

Ce n'est pas le seul : Le Parisien nous apprend que 150 PV identiques ont été dressés !

Je suis choqué par cette information, tout d'abord en tant que conseiller municipal. J'apprends l'existence de cette décision du maire par Le Parisien. Aucun débat n'a eu lieu en assemblée communale. C'est pourtant une position scandaleusement importante de notre municipalité qui aurait nécessité une discussion publique !

Je suis aussi choqué en tant que citoyen : la maire de Puteaux lutte contre les pauvres au lieu de combattre la pauvreté. Ce n'est pas une première : elle refuse aussi l'installation d'un Restaurant du coeur sur notre commune et les actions du CCAS de Puteaux sont clientélistes (distributions de cadeaux inutiles) avant d'être utiles. Une véritable honte, alors que certains élus Les Républicains s'en mettent plein les poches avec notre argent...  

Sur Twitter, le conseiller municipal PS Francis Poézévara demande l'annulation de cet arrêté municipal. C'est effectivement le minimum. 


Janine a quitté l'immeuble incendié pour un hôtel de Puteaux

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Après l'incendie qui a frappé lundi dernier l'immeuble insalubre dans lequel elle vivait, Janine devait absolument partir de là. Semblant découvrir la situation de cette Putéolienne, le nouveau propriétaire, Vinci Immobilier, a aussitôt offert de la loger temporairement à l'hôtel en attendant qu'un solution pérenne de relogement soit trouvée.

Samedi soir, Janine a donc quitté le 63 rue Jean Jaurès où elle vivait depuis 2005 dans un petit 2 pièces. Privée d'eau depuis des mois et d'électricité depuis 1 semaine, elle a pu enfin dormir au chaud et en sécurité dans un hôtel de Puteaux.

Dimanche, Janine est retournée devant son ancien immeuble (photo). Elle réalise petit à petit que son cauchemar est enfin terminée.

VINCI AFFIRME AVOIR ÉTÉ TROMPÉ PAR L'EX-PROPRIÉTAIRE

Comme l'indique Nadine Jeanne sur son site, un représentant de Vinci Immobilier est venu visiter l'immeuble samedi matin. Il s'est alors rendu compte de la situation dramatique dans laquelle se trouvait Janine. Le promoteur affirme être de bonne foi : l'ancien propriétaire, contre lequel il a engagé une procédure, lui aurait vendu l'immeuble "libre de tout occupant".

Lorsque un immeuble est déclaré en "péril imminent", c'est à dire qu'il est reconnu comme non habitable, comme c'est le cas ici, la loi prévoit que le propriétaire est tenu d’assurer aux occupants un relogement pérenne. Si le propriétaire est défaillant, la mairie a alors le pouvoir de reloger elle-même les occupants et de se retourner ensuite vers le propriétaire pour se faire rembourser les frais engagés avec intérêts.

Le maire de Puteaux aurait donc pu agir depuis des années et contraindre le propriétaire à assurer le relogement de Janine. Il a fallu un incendie, et que l'immeuble menace littéralement de s'effondrer sur ses occupants, pour que les choses bougent. Et elles bougent parce que Vinci, tout nouveau propriétaire, a assumé ses propres responsabilités. La mairie est restée aux abonnés absents...

A LIRE :  Un dossier DALO que les HLM et la mairie de Puteaux (Hauts-de-Seine) refusent de traiter