Corruption Flux

Corruption à la Défense : 10e anniversaire de la mise en examen de l'ex-maire de Puteaux

Sans titre

Il y a tout juste 10 ans, en août 2007, Charles Ceccaldi-Raynaud était mis en examen pour "favoritisme, recel d'abus de biens sociaux et corruption passive" dans l'affaire de l'attribution du marché du chauffage du quartier d'affaires de la Défense. Depuis, la justice ne semble pas pressée de programmer un procès.

Entre-temps, la fille de Charles, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, est devenue maire de Puteaux à la place de son père. Elle a plusieurs fois été entendue par le juge d'instruction pour s'expliquer sur l'origine des 102 kilos d'or découverts sur un compte caché au Luxembourg et qui pourraient correspondre à une partie des dessous de table versés dans cette affaire de corruption.

Entre-temps également, le fils de Joëlle Ceccaldi, Vincent Franchi, est entré au syndicat intercommunal du chauffage de la Défense que présidait son grand-père ! Ainsi, les affaires peuvent malgré tout se poursuivre dans la discrétion familiale.

Verra-t-on un jour cette famille jugée ? Ne perdons pas espoir. Il a bien fallu 30 ans pour que les Balkany soient inquiétés.

Une nouvelle enquête pour fraude fiscale a d'ailleurs été ouverte... Elle vise la fille de Joëlle Ceccaldi.

LIRE MON DOSSIER SUR LE CHAUFFAGE DE LA DÉFENSE

(photo : Nouvel Obs 2003)


VIDEO Les 2 enfants de la maire Les Républicains de Puteaux ont été assistants parlementaires

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Vincent Franchi et Emilie Franchi-Laviec, les 2 enfants de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la maire Les Républicains de Puteaux, ont été assistants parlementaires.

Sans BAC, ni aucune expérience professionnelle, Vincent Franchi est devenu en 2005 assistant du sénateur des Hauts-de-Seine Jean-Pierre Fourcade. Celui-ci avait été réélu au Sénat grâce notamment aux voix de grands électeurs de Puteaux. Joëlle Ceccaldi était 2e sur sa liste. "C'est un jeune qui a de la méthode", m'avait à l'époque expliqué Jean-Pierre Fourcade aujourd'hui retraité. Vincent Franchi était officiellement chargé de "trier le courrier" du sénateur. Un fidèle collaborateur de Jean-Pierre Fourcade m'a assuré n'avoir jamais vu ce jeune homme au Sénat.

Mise à jour : Vincent Franchi aurait également été salarié par son grand-père au Sénat, m'indique un ancien assistant de ce dernier. Charles Ceccaldi-Raynaud a été sénateur de 1995 à 2004. Son petit-fils avait entre 16 et 25 ans.

Emilie Franchi-Laviec, également sans aucun diplôme, ni aucune expérience professionnelle, a été employée par sa mère lorsque celle-ci était députée de Puteaux-Neuilly à la place de Nicolas Sarkozy, entre 2005 et 2012. Là encore la discrétion d'Emile Franchi a été totale, comme d'ailleurs sa mère qui a été une députée fantôme avec 86% d'absentéisme.

Lors du conseil municipal de Puteaux du 8 mars 2017, j'ai posé la question suivante à Joëlle Ceccaldi-Raynaud : "Vos enfants Vincent et Emilie ont été assistants parlementaires. Pour quel montant total et pour quel travail réalisé ?"

La maire Les Républicains de Puteaux a refusé de répondre, se contentant de déclarer "c'est légal" (comme Fillon), avant de me menacer d'un procès pour diffamation : 


La casserole du maire de Puteaux dans L'autre JT, jeudi sur France 4

IMG_0738Un reporter de L'autre JT de France 4 a passé la journée de lundi à Puteaux. Il a essayé de rencontrer la maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, afin de lui remettre son prix "casserole" attribué par Anticor, l'association contre la corruption et pour l'éthique en politique. 

La mission n'a pas été simple pour le journaliste, vous vous en doutez. Il en a profité pour visiter la ville et rencontrer des Putéoliens.
A voir, jeudi 18 février à 23h10 sur France 4, et dès vendredi en replay, notamment sur la page Facebook de l'émission.


La maire de Puteaux reçoit la "Casserole" de l'association Anticor

Anticor

La maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, a reçu samedi soir le prix "Casserole " de l'association Anticor contre la corruption et pour l'éthique en politique. Elle succède à... Patrick Balkany, primé l'année dernière.

"Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux, reçoit une casserole pour son addiction à l'argent et ses pratiques clientélistes", annonce l'association sur son compte twitter.

La liste des lauréats est ici.


Prix "Ethique" et Casseroles 2015 ANTICOR par ANTICOR-TV


Anticor remet samedi ses prix éthiques et casseroles

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L'association contre la corruption et pour l'éthique en politique Anticor remettra samedi prochain à Paris ses prix "éthiques" et "casseroles" destinés à distinguer des élus nationaux et locaux, ainsi que des lanceurs d'alerte et des journalistes.

Comme chaque année, Puteaux est sur les rangs...

En 2015, les prix éthiques ont été remis à : 

Elise Lucet et l’équipe de Cash investigation,
Fabrice Arfi, journaliste à Médiapart,
Stéphanie Gibaud, ex salariée de la banque UBS,
Patrick Malick, chef d’entreprise ayant dénoncé des ententes sur des marchés publics,
Emile de Lombertie, maire de  Limoges qui a  mis en œuvre de la manière la plus complète les engagements de la charte éthique d’Anticor

Enfin, le jury a élu Patrick Balkany prix casserole 2015.


Soirée prix "Ethique" contre Casseroles 2015 par ANTICOR-TV


"Un élu de Puteaux possède trois logements mais habite dans une HLM" (Le Parisien)

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Le responsable de la section Les Républicains de Puteaux, Pascal Caumont, tout en étant propriétaire de 3 logements dans la ville, profite d'un grand appartement appartenant à l'office HLM communal. La municipalité n'y voit aucun problème, selon un article publié ce matin dans Le Parisien des Hauts-de-Seine.

J'avais dénoncé cette situation en septembre dernier dans une note publiée sur mon blog.

Je demande que Pascal Caumont, adjoint au maire à la démocratie, quitte volontairement son logement HLM, afin de permettre à une famille putéolienne dans le besoin d'être logée correctement. Ce serait un geste éthique.

Ce n'est pas un cas unique : d'autres élus de la majorité municipale bénéficient de logements sociaux alors qu'ils sont propriétaires de biens immobiliers en région parisienne. D'autres encore bénéficient de grands logements types F4/F5 alors qu'ils vivent seuls. D'autres ont des revenus élevés qui pourraient leur permettre de vivre dans le privé plutôt que de profiter de logements sociaux subventionnés par l'argent public.

Nous reviendrons sur chacun de ces cas.