Conseil 2018 Flux

Des dizaines de familles toujours en attente d'un relogement, au milieu du chantier des Bergères à Puteaux

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2.200 logements sont en cours de construction sur le haut de Puteaux, autour du rond point des Bergères. Au milieu de ce vaste chantier, des dizaines de familles occupent encore de vieux immeubles qui ont été rachetés par la commune ou les promoteurs pour être démolis.
Le sort de ces Putéoliens est ignoré de la municipalité, qui refuse de les reloger alors qu'elle en a pourtant l'obligation. 
Lors du conseil municipal du 21 juin 2018, la conseillère Modem Bouchra Sirsalane est intervenue pour demander au maire de fournir un rapport sur la situation de ces familles. En vain. En séance, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a osé affirmer que ces familles préfèrent rester dans ces immeubles en ruine.

Extrait de l'intervention de Bouchra Sirsalane devant le conseil municipal : 

"Lors de la séance du conseil municipal du 8 mars 2017, nous avons présenté un voeu pour réclamer la création d'une mission de relogement des habitants de la ZAC des Bergères, considérant l’obligation de relogement encadrée et définie par les articles L314-1 et suivants du code de l’urbanisme.
Vous avez rejeté notre voeu en nous garantissant que ces familles étaient accompagnées. Or, ces familles occupent toujours actuellement des logements insalubres et impropres à l'habitation.
Nous vous avons exposé plusieurs situations pour attirer votre attention et vous inciter à mettre en oeuvre des mesures adaptées.
Nous sommes en contact avec des dizaines de familles occupant ces logements dégradés, impropres à l’habitation. Elles ne bénéficient d’aucun suivi de vos services, d’aucun accompagnement vers un relogement, d’aucune proposition de relogement. Comment expliquez-vous cela ?"

Cela fait de nombreuses années que nous dénonçons les méthodes de la municipalité de Puteaux vis-à-vis des habitants expulsables de la ZAC des Bergères. Tout est fait pour les amener à partir et à renoncer au relogement auquel ils ont pourtant droit.
Attitude détestable de la municipalité qui, encore une fois, ignore la loi et le principe de solidarité.
Christophe Grébert


Diffuseurs de parfum dans les HLM et bâtiments publics de Puteaux. La municipalité reconnait quelques allergies

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Lors du conseil municipal de Puteaux du 21 juin, j'alerte une nouvelle fois la municipalité sur la toxicité des diffuseurs de parfum installés dans les entrées des résidences HLM et des bâtiments publics de la commune. La maire reconnait "qu'il peut effectivement y avoir quelques allergies", mais elle n'entend pas renoncer à ce système pour lequel la ville a déjà dépensé 45.000 euros.

Voici le texte de mon intervention en séance : 

"Après les résidences HLM, la municipalité de Puteaux avez décidé d’installer des diffuseurs de parfum dans les bâtiments communaux. Combien d’argent allez vous dépenser pour cela ? 
En février, l'office HLM de Puteaux a installé des diffuseurs de parfum "pour ambiancer olfactivement les halls d'immeubles".
Si vous ne le saviez pas, Madame le maire, sachez que 4 mois plus tard, les diffuseurs installés sont arrêtés : les habitants se plaignant d'asthme et d'irritation, eux­-mêmes ou les gardiens à leur demande ont stoppé ces systèmes de diffusion de produits chimiques. Des produits qui provoquent des allergies et peut­-être pire encore, puisque selon une enquête de Que Choisir ces désodorisants et autres parfums ambianceurs sont suspectés de perturber le système hormonal.

Plutôt que de diffuser des parfums artificiels pour cacher les mauvaises odeurs dans les bâtiments municipaux et les résidences HLM, la ville a-t-­elle plutôt prévu d’améliorer le nettoyage de ces bâtiments et de les rénover quand c’est nécessaire ?"

Dans sa réponse, Joëlle Ceccaldi-Raynaud explique que la commune a dépensé 45.000 euros pour ce système de parfum. Elle affirme ensuite que ces sont les locataires qui les ont réclamé et qu'il y a "peut-être effectivement quelques allergies", mais qu'elle n'est pas au courant. Comment mentir 3 fois en seulement quelques secondes : quel locataire a demandé un système que tout le monde décrie  (ou comment reporter la faute sur les autres) ? Ce n'est pas "peut-être", les locataires avec qui j'ai discuté au cours de mes visites des résidences HLM se plaignent de ces diffuseurs. La maire n'est pas au courant ? Mon 1er article date du mois de février. Aussitôt des locataires me signalent que les appareils sont éteints. Enfin, à aucun moment, la maire dit qu'elle va renoncer à ce système et nettoyer/rénover les halls d'immeubles.
Les boitiers sont neutralisés, on dépense 45.000 euros pour rien, mais la maire continue à een installer, en semblant prendre mes alertes et celles des habitants à la légère.


Pourquoi Patrick Devedjian et la droite des Hauts-de-Seine veulent bétonner encore plus les villes de la Défense

Grebert2Lors du conseil municipal de Puteaux du 21 juin 2018, nous avons voté contre la demande de financement de l'établissement public Paris la Défense (ex-Epadesa) présentée par son président Patrick Devedjian, car la politique de celui-ci et de sa majorité Les Républicains-UDI des Hauts-de-Seine est de bétonner toujours et encore les villes autour du quartier de la Défense contre l'intérêt des habitants, mais pour le bénéfice financier de quelques uns. 

Voici le texte de mon intervention en séance : 

"Paris la Défense" est le nouvel établissement public qui a remplacé l'Epadesa et Defacto pour gérer le quartier d'affaires de la Défense.
 Son conseil d'administration compte 17 administrateurs, dont 9 élus du départements des Hauts-­de-­Seine. Le département présidé par Patrick Devedjian, qui dirige aussi Paris la Défense, détient à lui seul la majorité absolue au conseil d’administration et y fait donc ce qu'il y veut.

Il y a 8 autres administrateurs :
­ 2 représentants de l'Etat,
­ 1 représentant de Puteaux (la maire),
­ 1 représentant de Courbevoie,
­ 1 représentant de Nanterre,
­ 1 représentant de Paris,
­ 1 représentant de la région Ile-de-France,
­ et enfin 1 représentant de la Métropole du Grand Paris.

Chacune de ces collectivités est appelé par Patrick Devedjian à participer au budget d’investissement de l'Etablissement Public. Pour Puteaux, le montant réclamé est de 2,8 millions d’euros par an sur 10 ans, soit un total de 28 millions d’euros sur cette période.

Les villes de Paris et de Nanterre ont d’ores­ et ­déjà annoncé qu'elle refusait de payer, chacune avec ses propres raisons : http://defense­92.fr/paris­la­defense/nanterre­et­paris­refusent­de­payer ­pour­la­defense­56772
http://www.leparisien.fr/hauts­de­seine­92/finalement­qui­va­payer­pour ­entretenir­la­defense­19­06­2018­7781736.php

Nous serions tentés d'être du même avis. En effet :

Alors que l’intention affichée par Patrick Devedjian et par de la majorité Les Républicains/UDI du conseil départemental des Hauts-­de­-Seine est de faire de la Défense un quartier de vie, en réalité la priorité est toujours la même : construire toujours plus de tours de bureau et un peu de logements mais des logements de grand luxe.

Ainsi à Puteaux, est projetée la construction de la tour la plus haute de France "The Link" pour accueillir le nouveau siège de TOTAL : 120.000 m2. 
Projet qui va renforcer la bétonisation de la ville, dans un quartier déjà saturé, le quartier Bellini.

A Courbevoie, il y a le projet russo­-mégalo Hermitage, 2 tours jumelles constituées de bureaux, d’un hôtel de luxe 5 étoiles et de logements pour milliardaires. L'opposition à Courbevoie est opposée à ce projet qui va entraîner la destruction de logements sociaux

Dans le document que nous transmet Patrick Devedjian pour justifier cette demande d’argent public, il annonce que sur la Défense, il y aurait un potentiel de 150.000 logements ! Il affirme aussi que l’objectif est d’en créer 450 à 500 par an, tout en continuant à édifier toujours plus de tours de bureau. Comment atteindre ces objectifs, sinon en surdensifiant les villes de la Défense : Nanterre, La Garennes­Colombes, Courbevoie et Puteaux !

En surdensifiant sans se préoccuper de mixité sociale... Je l'ai déjà montré : les pauvres sont écartés du nouveau quartier des Bergères.

Après les bureaux et les logements, les équipements : Le plus scandaleux est le financement public du stade privé U arena désormais baptisé "Paris la Défense". L'Etablissement public, donc nous... allons verser plus de 3 millions d’euros par an pendant 10 ans, soit plus de 30 millions d'euros, pour louer le nom de ce stade. On pourrait discuter longtemps de l’intérêt de payer pour que ce stade porte le nom du quartier dans lequel il se trouve. Mais ce qui est plus déterminant encore, c’est que ce stade a été construit sur la promesse d’un financement 100% privé.

Patrick Devedjian demande à Puteaux une contribution de 28 millions d’euros. On va verser plus de 30 millions d’euros rien que pour une seule opération publicitaire décidée par Patrick Devedjian au bénéfice exclusif de Jackie Lorenzetti, richissime propriétaire du stade Arena de Nanterre (126e fortune de France).

Cet homme d'affaires affirme publiquement qu'il va faire d’importants bénéfices avec ce stade qui aurai été intégralement financé par nos impôts, entre le terrain, l’achat des bureaux par le conseil département et cette opération de "naming".

Conclusion  : la Défense n'est pas gérée comme un quartier de vie, mais toujours et encore comme un super coffre fort et une pompe à finance pour quelques uns.

Il serait donc sage que la municipalité Puteaux, soucieuse de défendre les intérêts des contribuables putéoliens, refuse -­ comme Paris et Nanterre -­ d'approuver cette convention de financement de l'Etablissement public de la Défense que nous impose Patrick Devedjian".


Puteaux va dépenser 12 millions d'euros pour une passerelle interdite aux cyclistes

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Lors du conseil municipal de Puteaux du 21 juin, le maire a annoncé une dépense de 700.000 euros pour illuminer la future passerelle de l'île. Au total, la ville va dépenser 12 millions d'euros pour ce nouvel équipement. Je suis intervenu en séance du conseil pour suggérer qu'une partie de l'argent de "'mise en lumière" soit plutôt employée pour rendre accessible cette passerelle aux vélos. Joëlle Ceccaldi a alors confirmé que les cyclistes n'auraient pas le droit de rouler sur la passerelle et qu'elle refuserait de modifier son projet.

Voici le texte de mon intervention en séance : 

"Vous faites dépenser à la ville 700.000 euros pour la “mise en lumière” de la future passerelle piétonne de l’île. 
Nous préférerions que cet argent soit utilisé autrement : pour permettre l’accès de cette passerelle aux cyclistes. En effet, selon le projet actuel, non seulement l’accès à la passerelle depuis les quais de Puteaux sera très difficile aux vélos, mais en plus les cyclistes ne pourront rouler dessus : ils seront obligés de descendre de leur vélo et de traverser la passerelle à pied en poussant leurs 2 roues. 
Notre ville doit faciliter la circulation à vélo. Cette passerelle ­ qui représente un investissement de 12 millions d’euros ­ doit évidemment être au niveau de l’évolution des déplacements en ville. 
Etes-­vous favorable à une modification de votre projet pour s’adapter à l’usage de plus en plus grand du vélo ? Acceptez­-vous de consacrer un peu moins d’argent au décorum et plus à l’amélioration de l’accès de la passerelle, notamment pour permettre aux cyclistes d’y circuler sans poser le pied au sol ?"