Commerces Flux

Kiki Fruits, c'est fini...

13532794_735894873179933_8418897980671434534_n"Kiki Fruits, c'est fini...", annonce l'association Citoyens en action à Puteaux sur sa page Facebook. Le populaire commerce de fruits & légumes de la rue Eichenberger a fermé et les locaux ont été détruits cette semaine. Un immeuble sera prochainement construit à la place.

Ainsi, Puteaux se transforme. Mais est-on vraiment obligé d'adopter, pour chaque nouveau bâtiment, ce pastiche d'haussmannien à la "village Disney" ?
C'est Puteaux. Ce pourrait être Marne-la-Vallée ou Le Plessis-Robinson.
Dommage pour l'âme de notre commune qui s'en va un peu plus avec cette "rénovation". 

Christophe Grébert

13511995_735894893179931_4802403976012266254_n


Environnement : Des panneaux publicitaires lumineux encombrent désormais les trottoirs de Puteaux

2015 - 1 (1)Une vingtaine de panneaux publicitaires lumineux en forme de "totem" viennent d'être installés sur les trottoirs du centre ville de Puteaux. Ils sont équipés de grands écrans vidéos sur les 2 faces qui diffusent quelques informations locales, mais surtout de la publicité.

S'il s'agit de promouvoir le commerce local, ce qui est à priori une bonne chose, il est à noter que les textes sur ces panneaux lumineux sont le plus souvent illisibles. Le plan du quartier, placé tout en haut de chaque "totem", ne peut être vu que par des piétons de grande taille. 
Outre le fait qu'ils prennent beaucoup de place sur les trottoirs, ces "totems" entraînent par ailleurs une forte pollution lumineuse de nuit (voir les photos ci-dessous).

A un moment où la planète cherche plutôt à trouver des solutions pour réduire sa consommation d'électricité, était-ce le bon support pour l'information locale ?

N'est-ce pas un gadget qui permet surtout à une entreprise de profiter de revenus publicitaires, mais sans réel service en retour pour les habitants ? 

Pour promouvoir le commerce local, nous avions d'autres propositions, notamment agrandir et dégager les trottoirs pour faciliter les circulations et permettre l'accès à tous des commerces de proximité. Ces "totems" - en plus de la pollution visuelle qu'ils entraînent -encombrent au contraire nos trottoirs. Nous aurions donc pu nous en passer.
A noter que tout cela n'a fait l'objet d'aucune discussion en conseil municipal. La maire a pris seule cette décision et nous sommes mis devant le fait accompli, comme le plus souvent.
Christophe Grébert

2015 - 1
POLLUTION LUMINEUSE

2015 - 2 2015 - 3

POLLUTION VISUELLE

(photos : Thomas H.)

puteaux, panneau publicitaire & pollution sonore

Vide-Greniers dimanche à Puteaux

Grande-braderie-de-l-APAC-septembre-2015_imageagendaLe traditionnel vide-greniers de Puteaux a lieu demain, dimanche 27 septembre 2015, de 9h à 18h.

1.500 exposants sont attendus entre le Boulevard Richard Wallace, la rue Jean Jaurès, l'esplanade de la mairie et la rue mars et Roty.

ATTENTION : si vous apercevez la maire (ou son fils Vincent) dans les rues, merci de m'avertir aussitôt en m'envoyant un sms au 06 10 14 88 20 en m'indiquant le lieu où elle se trouve. Merci de votre aide.


Eugène-Eugène : un nouveau resto à Puteaux... pour 5 millions d'euros d'argent public

11825552_1437870063210074_327840362059720106_n9 ans (sic) après le lancement du projet et 5 millions d'euros dépensés par la ville de Puteaux, le restaurant "Eugène-Eugène", rue Eichenberger, a - enfin - ouvert ses portes. Un superbe décor pour un restaurant de luxe aux prix inabordables pour la majorité des Putéoliens. Ces derniers ont pourtant financé cet équipement !

Retour sur une histoire peu banale : 

En janvier 2006, la municipalité lance une consultation pour la réalisation d'un parking souterrain rue Eichenberger sur lequel doit être aménagé un square et une serre.

En 2008, Joëlle Ceccaldi-Raynaud reprend l'idée dans son programme municipal. La candidate UMP promet la réalisation d'une "serre botanique" :

Projetump2008

Le maire déclare vouloir y créer une exposition permanente d'orchidées. Mais lorsque le chantier du parking souterrain est lancé en 2011, le projet de serre est transformé en "espace de restauration".

Le parking ouvre en 2012. Les travaux de la serre et du jardin commencent dans la foulée. Le restaurant "La Serre" doit ouvrir en septembre 2013, annonce alors une banderole :

Palissade+de+chantier+-restaurant+-+palissade+décorative+-+puteaux+-+bâche

Durant 2 ans, et sans aucune explication de la municipalité, cet équipement reste inoccupé. Le jardin "public" demeure fermé. Jusque là, la ville avait déjà dépensé 4 millions d'euros dans cet aménagement.

Mais la facture s'est encore allongée depuis :

- La ville a acheté pour 392.300 euros de climatisation. Ouvrir un restaurant dans ce qui a été conçu au départ comme une serre nécessite en effet un sacré système de chauffage l'hiver et de refroidissement l'été. Un non-sens environnemental ! C'est la commune qui finance la clim qui sera utilisée par le restaurateur... Ce sera un gouffre en électricité. Qui payera la facture EDF ?

- Au cours du conseil municipal du 29 avril 2014, le maire annonce encore 552.000 euros de dépenses (460.000 euros Hors Taxes), affirmant qu'il s'agit du "solde" de l'opération pour l'ouverture de la "grande serre" et de son restaurant (il a changé de nom) "Chez Eugène" :

Budget2014

 

- Ce n'est pourtant pas terminé : 216.000 euros sont encore budgétés en 2015 pour la réalisation d'une fontaine. Un chantier qui a été confié à la société Eiffage.

Au total, cette serre et ce jardin ont donc coûté à la commune plus de 5 millions d'euros.

C'est sans compter les coûts annuels d'entretien du bâtiment, de la fontaine et du jardin, le propriétaire du restaurant ne payant que le loyer du local de restauration et du jardin qui restent la propriété de la commune.

 

Eugene

Extrait "Puteaux infos" janvier 2015

 

UN JARDIN PUBLIC ... PRIVATISÉ

Voilà un nouvel exemple de la mauvaise gestion municipale : on lance un projet sur un simple coup de tête, on le modifie en cours de route sans se soucier des coûts et des retards, et on en confie l'exploitation à une entreprise sans se préoccuper du retour sur investissement et de l'utilité publique. Tout cela avec notre argent... Pour vous faire une idée, 5 millions d'euros, c'est le prix de construction de 2 crèches ou de 30 logements sociaux

Pour 5 millions d'euros, des collectivités ont créé des services qui profitent à tous et de vrais emplois qualifiants. Qu'en est-il ici ? Est-il logique qu'une collectivité finance l'ouverture d'un restaurant de luxe qui ne sera fréquenté que par une infime minorité de la population ? Certes, des emplois locaux sont créés, mais à quel coût et selon quelles conditions ? Et de toute façon, des restaurants ouvrent à Puteaux sans avoir besoin de subventions. Ils créent tout autant d'emplois locaux. Il n'y avait donc pas de nécessité de solliciter l'argent des contribuables putéoliens pour un tel équipement. Le seul gagnant ici, c'est le restaurateur qui dispose d'un investissement de 5 millions d'euros pour le prix d'un loyer.

Je ne suis pas opposé au principe d'un financement public d'un équipement commercial, mais il est indispensable qu'en contrepartie le projet serve l'intérêt général : des prix abordables pour le cas d'un restaurant, en faire un vrai lieu de convivialité et de rencontre ouvert à tous et pas un club de riches, créer des emplois d'insertion et qualifiants, monter un projet innovant et respectueux de l'environnement... Nous en sommes ici très loin. C'est même l'inverse qui a été produit. Enfin, et j'insiste, la règle devrait être qu'un espace vert financé par de l'argent public reste public.
Christophe Grébert

(photo : Flickr)


Le Top chef Norbert arrive à Puteaux dans un restaurant bénéficiant du financement public

15251106948_cedf516de2_zUn nouveau restaurant a ouvert boulevard Richard Wallace à Puteaux dans le quartier de la ZAC du Théâtre au style très Disneyland voulu par la maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Animé par Norbert, participant de l'émission Top Chef d'M6, le "Saperlipopette", comme les autres magasins de ce nouveau quartier, a bénéficié d'un financement public important. 

Les locaux appartiennent en effet à la commune, qui a dépensé beaucoup d'argent pour les réaliser et les aménager, avant de les louer à leurs occupants à des conditions semble-t-il très intéressantes.

La ville a directement dépensé plus de 10 millions d'euros pour le gros oeuvre et l'aménagement de cette place commerçante comptant seulement 10 magasins, soit 1 million d'euros en moyenne par magasin.

Mais ce n'est pas tout. La ville a aussi financé une partie des aménagements intérieurs du restaurant de Norbert. Dans une facture du 7 juillet 2014, on apprend que la commune a payé les travaux de serrurie, de menuiserie, de chauffage, de ventilation et de climatisation pour un montant de 89.000 euros HT sans "aucune remise après négociation":

Resto-puteaux1

Resto-puteaux2

C'est peut-être très bien qu'un nouveau resto ouvre à Puteaux. Mais est-ce le rôle d'une commune et la fonction de nos impôts, d'en supporter directement ou indirectement le financement ? 

D'autant que les repas au Saperlipopette ne sont pas vraiment donnés : entre 40 et 80 euros par personne, sans les boissons. Pas vraiment du service public...

(photo : Flickr)

A LIRE : 

Sur le site de Nadine Jeanne :  "Le lieu est certes agréable, les serveurs aux petits soins, la cuisine raffinée surtout entrée et dessert (pour mon 1er essai). En revanche, les prix sont très élevés et on ne peut guère parler d'"une brasserie à la portée de tout le monde". 35€ pour le 1er menu (et à ce prix-là il n'y avait pas grand choix pour les plats principaux)".