Clientelisme Flux

Des cartables roses et bleus pour les écoliers : attention, ce n'est pas gratuit. L'école est payante à Puteaux

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Tous les parents des enfants scolarisés à Puteaux ont reçu dans la semaine un carton signé par la maire LR de Puteaux, Joëlle Ceccaldi, et par son fils et maire adjoint à l'éducation, Vincent Franchi. Ils étaient invités à venir chercher ce matin en mairie des cadeaux pour la rentrée des classes, dont un cartable : rose pour les filles et bleu pour les garçons.

Sur twitter, la mairie de Puteaux suggère que cette distribution de cartables genrés et de fournitures scolaires se fait au nom de l'"égalité des chances".  En réalité, c'est une simple opération clientéliste. Car ces cartables et les cadeaux qui les accompagnent (des chocolats notamment) ont été financés sur le budget des écoles. C'est donc autant d'argent en moins pour le fonctionnement des activités scolaires. Résultat : tout au long de l'année, pour payer tel ou tel matériel nécessaire en classe, les enseignants doivent réclamer de l'argent aux parents... Ces derniers se retrouveront donc à payer après coup le "cadeau" offert ce matin à leurs enfants, et parfois au double !

L'égalité des chances, ce serait d'assurer l'école gratuite. Ce qui est donc loin d'être le cas à Puteaux. Ici, les activités scolaires et périscolaires sont payantes. En 2015, pour le périscolaire et la garderie, nous avons calculé que cela pouvait coûter jusqu'à 58 euros par mois et par enfant !

Une partie du matériel distribué en mairie n'arrive jamais dans les classes, parce qu'inutile ou doublé et même triplé d'année en année. C'est autant d'argent de moins pour le budget de l'éducation. "Ca fait plaisir" mais en fait c'est une mauvaise utilisation de l'argent. Ce que je propose depuis des années : que cet argent dépensé pour ces grandes distributions en mairie avec chocolats, clowns, etc, soit intégralement versé aux caisses des écoles : aux enseignants ensuite de commander et de distribuer le matériel nécessaire à tous les enfants et tout au long de l'année scolaire. c'est simple, logique, efficace, économe... même si ça fait moins "plaisir" qu'une fête en mairie.

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(photo : instagram)


Clientélisme : Les fours de la mairie de Puteaux sont déjà en vente sur Le Bon Coin

Chaque année c'est la même chose. Les fours micro-ondes de la mairie de Puteaux récupérés mardi sont revendus mercredi sur Le Bon Coin (voir la capture écran ci-dessous). La mairie a utilisé le budget du CCAS, normalement destiné à l'aide sociale, pour offrir ce "cadeau" que des gens revendent ensuite parce qu'ils n'en ont pas l'utilité. C'est autant d'argent de moins pour aider des personnes vraiment dans le besoin. Quand la mairie de Puteaux arrêtera de gaspiller l'argent public ?

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La mairie de Puteaux distribue des cadeaux : four à micro-ondes et épluche-pommes (sic)

ClientelismeGrande distribution de "cadeaux" aujourd'hui à‪ ‎Puteaux‬ : la mairie avait convoqué des milliers de personnes âgées au marché couvert de la rue Eichenberger. Venus avec leur caddie, les seniors sont repartis chacun avec le four à micro-ondes promis à Noël dernier, plus un épluche pommes en bonus !

Les 2.260 fours et les "pèles-pommes" ont ainsi été distribués, au cours d'une gigantesque opération clientéliste comme les Ceccaldi-Raynaud savent faire. Plusieurs centaines de milliers d'euros, normalement destinés à l'action sociale (CCAS), ont ainsi été encore dépensés pour faire plaisir aux électeurs.

Où comment acheter individuellement les citoyens... plutôt que d'agir en faveur de l'intérêt général.

Interrogée par Le Parisien, la mairie - pour justifier cette dépense - ose affirmer que les séniors ne seraient pas équipés de four et que certains mangeraient "leurs plats froids". Clientélisme et mensonge vont de pair, semble-t-il. Qui n'est pas équipé d'un four chez lui ? Une très faible minorité, heureusement. Cette justification n'a aucun sens. Il suffirait d'aider ceux qui sont vraiment dans le besoin. C'est l'objectif du budget du CCAS.

Olivier Kalousdian, élu d'opposition EELV, a assisté à cette distribution. Il témoigne sur son site : Une générosité bien ordonnée…

(photos : ED & Olivier Kalousdian)


Tribune de l'opposition à Puteaux : Pourquoi nous n’avons pas voté le budget 2016

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Voici la tribune du groupe d'opposition Le Rassemblement qui sera publiée dans le Puteaux Infos de mai 2016 :

Pourquoi nous n’avons pas voté le budget 2016

  • La cagnotte de 228 millions d’euros a été intégralement dépensée en frais de fonctionnement, fêtes, dépenses superflues et réalisations somptuaires,
  • Le fonctionnement de la ville coûte 2,5 fois plus cher que celui des autres communes de taille équivalente, avec 3.069€ par habitant en 2015,
  • La mairie n’arrive jamais à réaliser l’ensemble des investissements prévus chaque année,
  • Mme la maire continue d’affirmer (conseil municipal du 8 avril) que “l’Etat spolie Puteaux”, et ce alors que le budget de la ville atteindra cette année le montant record de 380 millions d’euros, permettant 130 millions d’euros d’investissements, soit des dépenses d’équipement de 2 800€ par habitant contre 350€ en moyenne ailleurs.

Toutes nos propositions ont par ailleurs été rejetées, en particulier la diminution de la taxe d’habitation de 20% et la réduction des tarifs municipaux, notamment ceux des cantines scolaires. A l’inverse, les budgets cadeaux, cocktails et voyages réservés à quelques uns ont eux été renouvelés.

La vérité est que la majorité municipale refuse toute solidarité et ne cherche qu’à continuer à alimenter son système clientéliste.

Vous comprendrez que nous ne pouvions pas approuver un tel budget.

Evelyne Hardy, Christophe Grébert, Francis Poézévara, Bouchra Sirsalane, Olivier Kalousdian


La ville de Puteaux vote un budget record de 386 millions d'euros en 2016. Mais les Ceccaldi crient au vol !

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Vendredi 8 avril 2016, lors du conseil, la majorité municipale de Puteaux a voté un budget record de 386 millions d'euros pour l'année 2016. Dans son intervention, Vincent Franchi, l'adjoint aux finances et fils du maire, a protesté contre les transferts de taxes vers le territoire et le Grand Paris pour financer des actions de solidarité, notamment le soutien à l'emploi.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud et Vincent Franchi refusent toute solidarité, car leur seul objectif est de garder tout l'argent pour eux afin de financer leur politique clientéliste : cadeaux, cocktails, voyages... Le bien commun et l'intérêt général sont des gros mots pour ces gens.

J'ai répondu à Vincent Franchi en séance. Mais sa mère (et maire) a coupé mon micro au bout de... 2 minutes, m'empêchant de terminer mon intervention. Cette censure est habituelle sinon systématique au conseil municipal de Puteaux.

Voici dans les 2 vidéos ci-dessous, un extrait de l'intervention de Vincent Franchi, puis ma réponse :

SUR MON DRIVE, JE METS À VOTRE DISPOSITION LES DOSSIERS DU CONSEIL MUNICIPAL DU 8 AVRIL AVEC LE BUDGET 2016 (EN INTÉGRALITÉ)


VIDEOS : le clientélisme électoral vu de Puteaux (Hauts-de-Seine)

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Mardi 5 avril, je participe à un débat sur le clientélisme électoral. C'est un sujet que nous connaissons bien à Puteaux. Pour illustrer cette réunion publique qui aura lieu à Montrouge, voici quelques vidéos.

En décembre 2014, BFM TV a diffusé un reportage sur le clientélisme politique. Une partie de l'enquête est consacrée à Puteaux. Dans l'une de ses rares interviews, Joëlle Ceccaldi-Raynaud affirme, dans un incroyable sophisme, que les cadeaux et les fêtes fastueuses ne sont pas du clientélisme "puisque c'est pour tout le monde" : 


Lors de la campagne municipale de 2008, quand la maire de Puteaux critique mon programme, c'est pour affirmer que je veux supprimer les cadeaux, révélant du même coup le fond de sa politique clientéliste :


Dans un reportage de Zone Interdite sur M6 diffusé en 2007, le journaliste a essayé de savoir comment les places en crèche étaient attribuées, notamment en fonction de l'inscription sur les listes électorales, un critère injuste :



Selon cet autre reportage diffusé en juin 2015 dans le 20h de France 2, certains habitants seraient privés des services de la municipalité parce qu'ils sont ... des opposants, ceux qui dénoncent l'injustice du système : 

Le clientélisme, c'est justement ne pas agir en faveur de tous de la même manière. Sinon, les clients ne se verraient pas comme des "privilégiés".

Dans un documentaire diffusé sur France 3 en 2015, "Le roman noir des Hauts-de-Seine", Charles Ceccaldi-Raynaud, l'ancien maire de Puteaux et père de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, définit et assume sa politique clientéliste. Selon lui, "le moyen pour un maire de se faire élire, c'est de rendre des services individuels" en espérant en retour que le client votera bien :

 
En conseil municipal en 2014, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a ainsi expliqué sa vision de la politique : donner du "bonheur" aux gens... à certains en tout cas :

Le clientélisme n'assure pas le bonheur des citoyens. Au contraire, il est facteur d'injustice et d'exclusion. Il individualise les rapports pour maintenir l'autre en dépendance. Le clientélisme s'oppose donc à l'intérêt général.
Ce système existe depuis la nuit des temps. On l'appelle aussi clanisme. Les anciens régimes fonctionnent comme cela : celui qui possède le pouvoir assure la protection de ses affidés qui en retour lui doivent fidélité absolue.
Mais la démocratie moderne fonctionne autrement : le pouvoir appartient au peuple. C'est pour cela que la transparence des décisions et le contrôle des dépenses publiques doivent être absolus, pour empêcher que certains s'accaparent le pouvoir.
A Puteaux, depuis 47 ans, la même famille contrôle la commune, en faisant des cadeaux à assez de clients pour assurer sa réélection mandat après mandat. Certains clients en tirent quelques avantages, la plupart du temps des miettes, mais c'est l'ensemble de la communauté qui paye et la démocratie qui trinque.