Chauffage urbain Flux

Vincent Franchi, le fils de Joëlle Ceccaldi, entre au syndicat du chauffage de La Défense

41761_1017791343_4253_nEn plein scandale sur les millions d'euros de Joëlle Ceccaldi-Raynaud dans des paradis fiscaux déclenché par un article du Canard Enchaîné, L'Express révèle à son tour que Vincent Franchi, le propre fils de la député-maire UMP de Puteaux, a été récemment désigné par la majorité UMP du conseil général des Hauts-de-Seine administrateur du Sicudef, le syndicat qui gère tout le marché du chauffage du quartier d'affaires de La Défense. C'est ce marché qui est à l'origine de l'enquête en cours au tribunal de Nanterre portant sur de possibles commissions occultes.
Dans cette affaire, Charles Ceccaldi-Raynaud, le père de Joëlle Ceccaldi, est mis en examen pour favoritisme, recel d'abus de biens sociaux et corruption passive. En août, Joëlle Ceccaldi a été entendue comme témoin assisté par le juge d'instruction, juste avant que ce dernier ne fasse l'objet d'une "promotion"... à Tahiti !
Vincent Franchi, administrateur du Sicudef à la suite de son grand-père et de sa mère, peut maintenant directement veiller au grain de ce juteux marché.

A LIRE SUR LE SITE DE L'EXPRESS

Il me semble tout à fait scandaleux que la majorité UMP du conseil général des Hauts-de-Seine désigne au poste d'administrateur du Sicudef le petit-fils de l'ancien président mis en examen dans une enquête en cours portant sur des malversations au sein de ce syndicat et le fils d'une autre administratrice entendue par les juges dans cette même affaire. La présomption d'innocence n'empêche pas la morale et la prudence politiques. L'UMP du 92 manque visiblement de tout cela. Même si la plupart des gens sont blasés par ces comportements, pour ma part cela continue de me choquer profondément.
Christophe Grébert

(photo : facebook)


Le député-maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, a déposé des millions d'euros dans des paradis fiscaux

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Dans son édition de mercredi 19 octobre 2011, le Canard Enchaîné consacre un long article à Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Selon l'hebdomadaire, la député-maire UMP de Puteaux, présidente de l'EPADESA (l'établissement public qui gère le quartier d'affaires de La Défense) a possédé jusqu'en avril 2009 des comptes au Luxembourg et dans des paradis fiscaux sur lesquels ont été déposés au moins 4 millions d'euros. En 2009, ces comptes ont été brusquement fermés et l'argent a disparu.

En août dernier, révèle le Canard, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a été entendue comme témoin assisté par Richard Pallain, juge d'instruction de Nanterre chargé de l'enquête sur les malversations financières liées à l'attribution du marché du chauffage de La Défense.
Charles Ceccaldi-Raynayd, lui même mis en examen dans ce dossier, accuse sa fille d'avoir touché des commissions occultes lors de l'attribution de ce marché. En septembre 2010, le juge a lancé une commission rogatoire au Grand Duché. Il en ressort que Joëlle Ceccaldi-Raynaud a effectivement ouvert un compte au Luxembourg en 1996 sur lequel ont transité d'importantes sommes via des paradis fiscaux. En 2005, le compte contenait plus de 4 millions d'euros. Ces comptes portaient également les noms de ses enfants, Emilie et Vincent Franchi.
Mais en avril 2009, les comptes sont brusquement fermés et l'argent est "transféré vers une destination inconnue", écrit le Canard.
Devant le juge, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a nié que cet argent provenait de commissions occultes. Selon elle, il s'agit de "fonds qui se trouvaient en Suisse et qui appartenaient à sa grand-mère". Ce que Charles Ceccaldi-Raynaud, bien décidé à torpiller la défense de sa fille, a démenti au juge, déclaration de succession à l'appui. Selon Charles Ceccaldi, sa fille n'a pas touché un tel héritage. L'origine de cet argent resterait donc mystérieuse.
L'enquête judiciaire en reste là pour l'instant... car le juge Pallain a été muté le mois dernier du tribunal de Nanterre à... Tahiti !
Contacté par un journaliste du Canard, la député-maire UMP de Puteaux a refusé de répondre à ses questions.

A suivre...

Lire mon dossier sur cette Affaire du chauffage urbain de La Défense.

La dépêche AFP sur les révélations du canard.
L'article du Parisien des Hauts-de-Seine.
Un article sur Mediapart.

Ces accusations sont gravissimes. En tant que citoyen et conseiller municipal de Puteaux, je suis particulièrement choqué par ces révélations. Surtout que celles-ci ne sont peut-être qu'une petite partie de la réalité.
La justice doit aller au bout de son enquête. Toute la lumière doit être faite. Et si des élus ont commis des malversations, ils doivent en répondre. Je suis pour ma part favorable à l'inéligibilité définitive des élus condamnés pour ce type de faits.

"Il faut nettoyer les écuries d'Augias" du 92, avait dit Patrick Devedjian lors de sa 1ère élection à la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine. Ce travail reste visiblement à faire. A Puteaux nous sommes malheureusement bien placés pour le savoir.
Christophe Grébert


Marché du chauffage de La Défense : Charles Ceccaldi-Raynaud accuse sa fille dans le livre "Sarko et Cie"

9782809805413-G Dans "Sarko et Cie, la République des copains et des réseaux", l'auteur Ian Hamel résume les différents affaires qui ont marqué la carrière politique de Nicolas Sarkoy, depuis son élection comme maire de Neuilly jusqu'à son arrivée à l'Elysée. L'ex-député de Neuilly-Puteaux connait bien la famille Ceccaldi-Raynaud : Charles et Joëlle ont été, tour à tour, ses suppléants à l'Assemblée.

Le journaliste consacre plusieurs chapitres à La Défense et à ses dossiers judiciaires, notamment celui de l'attribution du marché du chauffage et de la climatisation des tours du quartier d'affaires. L'enquête lancée il y a une dizaine d'années semble au point mort. Interrogé par Ian Hamel, Charles Ceccaldi-Raynaud, l'ancien maire de Puteaux, accuse sa fille d'avoir perçu de l'argent.

Extrait :

"(..) En cause, un virement suspect de 750.000 euros au Luxembourg lors de la signature du marché, non éclairci à ce jour. Charles Ceccaldi-Raynaud affirme qu'il a bien eu vent de rumeurs de pots-de-vin autour de ce marché public, mais clame son innocence (..). Un conseiller financier installé au Luxembourg a, pour sa part, confirmé l'existence de possibles détournements de fonds portant sur 15 millions d'euros.
Lors des deux entretiens qu'il nous a accordés à son domicile de Puteaux en avril et octobre 2010, Charles Ceccaldi-Raynaud a clairement accusé sa fille Joëlle d'avoir perçu de l'argent dans ce dossier, nous indiquant le nom de la banque dans laquelle l'argent avait été déposé (..). "Quand la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez a perquisitionné le domicile de ma fille, puis quelques mois plus tard son bureau à l'Assemblée nationale en 2003, cet argent a été placé dans des assurances-vie", assure "le renard argenté des Hauts-de-Seine". "Pour plus de discrétion les rendez-vous ne se tiennent plus à Luxembourg, mais à Metz. Le juge d'instruction possède toutes les preuves. Les mises en examen ne vont pas tarder à tomber. Ma fille étant présidente de l'Epad, ça va faire du bruit!", se réjouit Charles Ceccaldi-Raynaud en guerre ouverte contre sa fille. Depuis cette déclaration, qui remonte à une année, rien n'a bougé dans ce dossier, qui prend la poussière au palais de justice (..)".


L'affaire de la chaufferie de La Défense : Alain Afflelou entendu par le juge d'instruction de Nanterre

Lg_libe Cela fait pas loin de 10 ans qu'une instruction est ouverte au tribunal de Nanterre sur les conditions d'attribution du marché de la chaufferie Climadef du quartier d'affaires de La Défense. Un dossier dans lequel Charles Ceccaldi-Raynaud, l'ancien maire et toujours conseiller général UMP de Puteaux, est mis en examen pour "favoritisme, recel d'abus de biens sociaux et corruption passive" et dans le cadre duquel des perquisitions ont été menées aux domiciles de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, actuelle députée-maire UMP de Puteaux (in Le Monde).

Nous n'avions plus de nouvelle de l'enquête. Et voilà que mercredi, Libération a publié un article sur l'une des branches de l'enquête. Selon le journal, Alain Afflelou a été entendu en septembre comme témoin assisté (ultime grade avant la mise en examen) par le juge chargé de l’instruction, Richard Pallain. Le lunetier a participé au montage complexe pour racheter la chaufferie de La Défense. Il aurait investi 11 millions d'euros. Un investissement officiel et légal, mais pour lequel il aurait touché au moins 238 000 euros de commissions occultes en liquide, remis sous enveloppe au Fouquet's, ainsi qu'un virement en Israël.

Extrait de l'article de Libé :

"(..) C’est une résurgence inattendue de la vieille affaire Climadef, usine de chauffage et climatisation du quartier de la Défense, le plus grand marché du genre en Europe. En 2001, deux papys des affaires rétifs à toute retraite - Bernard Forterre, 72 ans, ancien numéro 2 de la Générale des Eaux, et Jean Bonnefont, 88 ans, ex-numéro 3 de Charbonnage de France - emportent l’appel d’offres. L’enquête pénale s’oriente un temps sur un soupçon de corruption politique, avec la mise en examen de Charles Ceccaldi-Raynaud, député-maire de Puteaux (l’une des trois communes des Hauts-de-Seine sur lesquelles est implantée la Défense). En cause, un virement suspect de 750 000 euros au Luxembourg lors de la signature du marché, non éclairci à ce jour. Contraint de céder ses mandats à sa fille, ce bon vieux CCR, 82 ans, souligne à Libération que l’attribution du marché fut décidée «à l’unanimité des élus locaux, dans un arc-en-ciel politique». (..)".

Espérons qu'un jour, avant la disparition des principaux concernés, nous saurons toute la vérité sur cette affaire. Charles Ceccaldi-Raynaud affirme que des comptes au Luxembourg existent et qu'ils ont profité à différentes personnes. Mais la justice est lente ou plutôt peu pressée.


Chauffage urbain de La Défense : un dossier opaque

Publié sur le site de Sylvie Cancelloni :

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Vous avez peut-être gardé en mémoire les affaires de chauffage urbain à Puteaux. Une enquête a été diligentée sur les conditions d’attribution du chauffage urbain de la Défense en 2001 à la société Enertherm par le SICUDEF (Syndicat intercommunal de chauffage urbain de la Défense) dont Charles Ceccaldi était président et Joëlle, sa fille, administratrice. Dans une filiale d’Enertherm était aussi signalée la présence de l’ancien directeur HLM de Charles Ceccaldi, présenté comme "routier des marchés publics" et ancien membre directeur du RPR. L’enquête est toujours en instruction.


C’est dans ce contexte que lors du conseil municipal de Puteaux du jeudi 8 avril, le maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud a proposé, pour avis, l’extension du périmètre du SICUDEF. Méfiance de notre part, car l’avis est faiblement argumenté et fournit peu d’informations. En substance, il nous est dit que le périmètre du SICUDEF doit suivre l’évolution de la Défense et s’élargir à l’Opération d’Intérêt National (OIN) de la Défense et Seine Arche. Très honnêtement, c’est un peu sibyllin.

Compte tenu de l’opacité de cette structure et des graves insuffisances relevées par la Cour des Comptes en 2006 dans le contrôle financier des délégataires (SUC et ENERTHERM), compte-tenu aussi de la très forte rentabilité d’ENERTHERM, alors que les tarifs acquittés par les usagers restent élevés, cette modification de périmètre pose plein de questions :

-    pourquoi et comment se justifie une extension aussi importante de périmètre ? Quelles en sont les raisons ?

-    n’y a-t-il pas, derrière cette opération, une tentative d’arriver, pas à pas, selon des étapes progressives « légales », à une mainmise complète et à quelles conditions ?

-    pourquoi les villes de Courbevoie et de Puteaux communiquent-elles de façon aussi parcimonieuse sur ce dossier ? La ville de Courbevoie n'a pas présenté cette question pour avis en Conseil Municipal,

-    cela entraîne-t-il une modification du périmètre d’intervention des délégataires actuels, dont les cahiers des charges et les contrats de concession sont limités à la zone précédente ? Ce qui serait, du fait du Code de la concurrence, parfaitement illégal.

Nous avions déjà relevé, à l’occasion d’un changement de statuts du SICUDEF, que s’était subrepticement imposé un mode exclusif d’organisation du service public, sous la forme de  concession, dont le nombre était en plus  fixé statutairement (!), et que cela était franchement de nature à obérer la liberté future du syndicat, si un autre mode d’organisation s’avérait favorable. Nos maires n’ont manifestement pas relevé cela…

La réponse apportée par le Directeur des Services, en Conseil Municipal, ne m’a été d’aucun secours. J’ai toujours un peu de mal à comprendre ce qu’il dit…

Il est essentiel pourtant, à l’heure où notre propre maire est devenue présidente de l’EPAD, que ce genre de dossiers sorte enfin de l’ombre où l’histoire l’a soigneusement confiné. Il n’est pas acceptable que des informations soient aussi difficiles à réunir sur une question qui engage les finances et la sécurité de nos communes.

Merci aux lecteurs qui le pourront de m’apporter toute information susceptible d’éclairer l’intelligence de ce dossier.
Sylvie Cancelloni
Conseillère municipale MoDem de Puteaux


(photo : Le Parisien du 31/5/06)

Marché du chauffage de La Défense : où en est l'enquête pour corruption et abus de biens sociaux ?

Enertherm L'information est sortie le 30 avril 2004 dans le journal Le Monde : la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez a mené une perquisition dans le bureau de Joëlle Ceccaldi-Raynaud à l'Assemblée nationale. La juge s'intéresse alors aux agendas du député de Puteaux-Neuilly, suppléante de Nicolas Sarkozy. Quelques mois plus tôt, d'autres perquisitions avaient été menées à la mairie de Puteaux, ainsi qu'aux domiciles de Joëlle et Charles Ceccaldi.
L'enquête pour "corruption" et "abus de biens sociaux" porte sur l'attribution du marché public du chauffage de la Défense. Ce marché a été remporté en 2001 par la société Enerpart, créée pour l'occasion par trois associés Jean Bonnefont, ex-dirigeant de Charbonnage de France, Bernard Forterre ex-dirigeant de Vivendi et Laurent Gimel. Filiale d'Enerpart, Ernetherm fournit chauffage et climatisation à 3 millions de m2 de bureaux et 10.000 logements sur Puteaux et Courbevoie.
Dans un rapport adressé en 2002 au parquet de Nanterre, la direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) avait fait part de ses doutes sur la régularité de la transaction. On parle alors de 100 millions de francs de commissions occultes.
En août 2007, après 5 ans d'instruction, Charles Ceccaldi-Raynaud, ex-président du Sicudef (le syndicat intercommunal qui a attribué le marché public), est mis en examen pour "favoritisme, recel d'abus de biens sociaux et corruption passive". Je remarque à l'époque que cette mise en examen intervient alors que Charles Ceccaldi vient tout juste d'annoncer qu'il se présenterait l'année suivante contre sa fille à l'élection municipale.
2 ans ont passé depuis cette soudaine mise en examen. Et depuis, plus rien. L'instruction menée par le juge Richard Pallain en est maintenant à sa 8e année. Dans cette affaire, la justice prend son temps...

VOIR MON DOSSIER SUR LE CHAUFFAGE URBAIN A PUTEAUX

(photo : enertherm)