Chauffage urbain Flux

10.000 logements de la Défense privés d'eau chaude pour maintenance : est-ce obligé ?

Douche

Depuis lundi et jusqu'à la fin de la semaine, 10.000 logements et 150 immeubles de bureaux raccordés au réseau de chauffage de la Défense - à Puteaux, Nanterre et Courbevoie - sont privés d'eau chaude. Cette coupure d'une semaine intervient chaque été. Elle permet d'effectuer des travaux de maintenance. Mais est-elle vraiment obligatoire ?

Ces interruptions, qui permettent de réaliser divers travaux d’entretien dans les centrales de production à Courbevoie et Nanterre, sont "indispensables" affirme Enertherm, la société qui exploite le réseau de chauffage.

Si des travaux de maintenance sont nécessaires, faut-il pour autant stopper la production et priver d'eau chaude des milliers d'habitants durant toute une semaine ?

A Vénissieux, la chaufferie était coupée 3 jours chaque été jusqu'en 2015. Mais suite au renouvellement du contrat de délégation de service public survenu en 2016, cette coupure a été réduite par contrat... à 12 heures

Mieux encore : à Cenon, suite à des travaux de modernisation sur le réseau de chauffage, il n'y a plus de coupure du tout. Ce sont 12.000 foyers concernés ! (voir l'illustration ci-dessous)

La coupure annuelle d'eau chaude à la Défense n'est donc pas une fatalité : il n'y a ni obligation légale, ni impossibilité technique.

Je ferai une intervention lors du prochain conseil municipal de Puteaux, pour réclamer des explications à l'opérateur et au SICUDEF (Syndicat Mixte de Chauffage Urbain de la Région de la Défense), voir s'il est possible de changer cela et dans quel délai.

Christophe Grébert

A Cenon, en Gironde, les 12.000 logements raccordés au réseau collectif ne doivent plus subir de coupure estivale d'eau chaude grâce à des travaux de modernisation : 

Cenon


Corruption à la Défense : 10e anniversaire de la mise en examen de l'ex-maire de Puteaux

Sans titre

Il y a tout juste 10 ans, en août 2007, Charles Ceccaldi-Raynaud était mis en examen pour "favoritisme, recel d'abus de biens sociaux et corruption passive" dans l'affaire de l'attribution du marché du chauffage du quartier d'affaires de la Défense. Depuis, la justice ne semble pas pressée de programmer un procès.

Entre-temps, la fille de Charles, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, est devenue maire de Puteaux à la place de son père. Elle a plusieurs fois été entendue par le juge d'instruction pour s'expliquer sur l'origine des 102 kilos d'or découverts sur un compte caché au Luxembourg et qui pourraient correspondre à une partie des dessous de table versés dans cette affaire de corruption.

Entre-temps également, le fils de Joëlle Ceccaldi, Vincent Franchi, est entré au syndicat intercommunal du chauffage de la Défense que présidait son grand-père ! Ainsi, les affaires peuvent malgré tout se poursuivre dans la discrétion familiale.

Verra-t-on un jour cette famille jugée ? Ne perdons pas espoir. Il a bien fallu 30 ans pour que les Balkany soient inquiétés.

Une nouvelle enquête pour fraude fiscale a d'ailleurs été ouverte... Elle vise la fille de Joëlle Ceccaldi.

LIRE MON DOSSIER SUR LE CHAUFFAGE DE LA DÉFENSE

(photo : Nouvel Obs 2003)


Les pots-de-vin introuvables du marché du chauffage de la Défense (3e partie de l'enquête de Médiapart sur Puteaux)

MediapartLe site Médiapart a publié la 3e partie de son enquête sur l'affaire du chauffage de la Défense dans laquelle Charles Ceccaldi-Raynaud est mis en examen pour corruption et sa fille Joëlle entendue comme témoin assistée.

Cette nouvelle partie porte sur le fond de l'affaire : l'attribution du marché du chauffage et de la climatisation des 3 millions de m2 de bureaux du quartier d'affaires de la Défense. La justice soupçonne un système de corruption et le versement de pots-de-vin à des élus.

Extrait : 

" (..) la justice a mis au jour un incroyable feuilleton, où se mêlent soupçons de favoritisme, escroquerie familiale et valises de billets rapatriées du Luxembourg. Mis en examen en 2007 pour corruption, l’ancien maire de Puteaux Charles Ceccaldi-Raynaud conteste avoir touché des pots-de-vin. Et malgré plusieurs indices troublants, il est difficile de discerner le vrai du faux dans une affaire où tous les acteurs semblent avoir quelque chose à cacher.

Tout a commencé par la bataille pour un énorme fromage : le chauffage et la climatisation du quartier de La Défense (3 millions de m2 de bureaux et plusieurs milliers de logements). Pour les entreprises concernées, c’est le marché de l’année, avec 875 millions d’euros de chiffre d’affaires sur vingt-cinq ans. À la surprise générale, c’est Enerpart, une petite société créée pour l’occasion, qui remporte le gros lot en novembre 2001 face à plusieurs poids lourds du secteur. L’appel d’offres était piloté par le Sicudef, un syndicat intercommunal ad hoc où siègent les élus de Puteaux, Nanterre et Courbevoie, et présidé d’une main de fer par Charles Ceccaldi-Raynaud, alors sénateur-maire de Puteaux, aujourd'hui âgé de 92 ans.

(..)

La juge Isabelle Prévost-Desprez, qui a hérité du dossier en 2003, lance une spectaculaire série de perquisitions visant Charles Ceccaldi-Raynaud et sa fille Joëlle, alors maire adjointe de Puteaux, secrétaire du Sicudef et députée (suppléante de Nicolas Sarkozy, elle a récupéré le siège de celui qui est alors ministre de l’intérieur). Mais la magistrate commet une erreur : elle n’a pas effectué toutes les opérations en même temps.

Le 9 décembre 2003, le domicile de Charles Ceccaldi à Puteaux est perquisitionné par les policiers de l’office anticorruption (3). Le lendemain, ils visitent sa résidence corse de Zonza, dont il est l’usufruitier depuis le décès de son épouse. Les enquêteurs sont frappés par le luxe de cette villa de 500 m2 avec piscine entourée d’un terrain de 2,8 hectares. D’autant plus que le relevé de propriété obtenu en mairie décrit « un bien immobilier non bâti dans une zone non constructible ». Dans la chambre à coucher, les policiers trouvent un coffre-fort… ouvert et vide (..)".

LA SUITE SUR LE SITE DE MEDIAPART

A LIRE SUR MONPUTEAUX, LE DOSSIER AFFAIRE DU CHAUFFAGE DE LA DÉFENSE 


MÉDIAPART enquête sur les affaires de Puteaux

MEDIAPARTLe site Mediapart publie une enquête sur l'affaire de la chaufferie de la Défense dans laquelle l'ancien et l'actuel maire de Puteaux, Charles Ceccaldi-Raynaud et Joëlle Ceccaldi-Raynaud, ont été entendus par la justice.

Extrait :

"C’est l’un des plus vieux dossiers du tribunal de Nanterre. Une affaire de corruption de 27 tomes et de milliers de pages, qui traîne depuis quatorze ans et a épuisé cinq juges d’instruction. Une enquête judiciaire sans doute trop sensible, qui met en cause les Ceccaldi-Raynaud père et fille, inamovibles édiles Les Républicains (LR) de la ville de Puteaux depuis quarante-six ans, proches de Nicolas Sarkozy et barons de son ancien fief des Hauts-de-Seine.

Ce dossier, c’est celui du marché du chauffage du quartier d’affaires de La Défense, attribué en 2001. L’ancien maire de Puteaux, Charles Ceccaldi-Raynaud, a été mis en examen en 2007 pour corruption et favoritisme. Tandis que sa fille Joëlle, qui lui a succédé, n’est pour l’instant que témoin assisté, malgré la découverte de 4 millions d'euros planqués sur son compte non déclaré au Luxembourg.

Si certains épisodes ont déjà été relatés, l'affaire restait, aujourd’hui encore, largement mystérieuse. Mediapart est en mesure de révéler les secrets de cette histoire aux allures de polar, où il est question de soupçons de trucage d’appel d’offres, de valises de billets rapatriées en hélicoptère, d'argent planqué au Luxembourg, d’amitiés corses, mais aussi du pillage de la fortune d’une dynastie industrielle et du rôle trouble joué par le célèbre homme d'affaires Alain Afflelou. Il y a enfin la haine familiale entre les Ceccaldi-Raynaud, Charles n’ayant pas pardonné à sa fille d’avoir conservé le fauteuil de maire, qu’il lui avait « prêté » en 2004 pour raisons de santé.

Nous avons choisi d’y consacrer une enquête en quatre volets. Cette plongée inédite dans l’univers impitoyable de Puteaux offre un nouvel exemple des mœurs très particulières du 92, ce département qui fut pendant trente ans, du temps où le « parrain » Charles Pasqua présidait le conseil général, au cœur du financement occulte du RPR, devenu l'UMP puis LR. (..)"

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