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Vos questions pour le conseil municipal de Puteaux de jeudi

38164558446_68fe798d40_zVoici les questions que je compte poser au maire de Puteaux lors du conseil municipal du jeudi 14 décembre 2017. Elles reflètent vos propres préoccupations sur la gestion de la commune. Merci de votre participation.

CADRE DE VIE :

Christophe : L’escalator du boulevard Richard Wallace est en panne depuis 2 mois. Ce n’est ni la première fois, ni le seul escalier mécanique ou ascenseur dont le bon fonctionnement n’est pas assuré. Les liaisons entre le haut et le bas de la ville, ainsi qu’avec la Défense sont difficiles pour les personnes âgées et handicapées, ainsi que pour les personnes chargées de courses et les parents avec des enfants. Que comptez-vous faire pour enfin assurer le fonctionnement correct et régulier des escaliers mécaniques et ascenseurs de la ville ?

Alice : Je suis propriétaire d'un jeune chien. J’avais pris l'habitude de rejoindre les autres propriétaires qui en fin de journée laissaient leurs chiens sans laisse dans une sorte d'espace fermé situés près de la mairie Rue Chantecocq.
 À ma connaissance, il n'y a eu aucun incident,  ni chiens blessés ni maîtres ni même piétons aux alentours et pourtant une brigade de police est venue prévenir les propriétaires qu'à la prochaine récidive, il y aurait des amendes.

J’ai bien conscience que lâcher son chien est interdit. Mais les non prioritaires de jardins apprécient de pouvoir offrir une petite heure de liberté à leurs compagnons qui sont éduqués et quasiment enfermés dans le parc. 
S'il n'est pas possible de les lâcher, car l'espace n'est pas clos, est-il possible d'obtenir une clôture pour pouvoir défouler nos chiens ? 
Je pense que je parle au nom de beaucoup de propriétaires de chiens. En signifiant que nous sommes très attristés par cette interdiction.

Une pétition pour la création d’un parc canin clôturé à Puteaux a rassemblé 25.000 signatures.


Marie :
Pouvez­-vous installer des rails pour ranger les vélos ? 3 rails devant le monoprix pour tout le quartier,  c'est juste pas possible.


Des habitants du haut de Puteaux interpellent la municipalité :

Olivier : Pourquoi le haut de Puteaux reste-t-il sous équipé en commerces et bien moins décoré pour les fêtes de fin d’année que le bas de Puteaux ?
Près de l'avenue Gutenberg, la ville n'offre aucune aire de jeux pour sports collectifs. Pourquoi ?
 Le parc du moulin voit ses pelouses infectées par les déjections canines : les chiens ont ils priorité sur les enfants qui ne peuvent plus y aller ?
Le feu tricolore face à l’Urban foot est régulièrement ignoré par des véhicules alors que beaucoup d'enfants vont à l'école Jacotot : que comptez vous faire ?

Mélody : La municipalité de Puteaux va-t-elle mettre des actions en place pour veiller à la sécurité des résidents du haut de Puteaux (quartier Moulin / Bergères) victimes des cambriolages, des bandes qui traînent la nuit et font du tapage et dealent, des courses de voitures etc… La proposition d’un 2nd commissariat dans le haut de Puteaux serait une bonne chose contre cette insécurité.

De manière générale, les habitants du haut de Puteaux se sentent délaissés par la Municipalité : des tas de nouvelles résidences, écoles et hôtel (quartier Moulin / Bergères), mais presque aucun commerce ni service (il faut descendre en centre-ville).  A quand l’ouverture de commerces sur le haut de Puteaux ? Un article dans le magazine de Puteaux sur les futurs commerces serait le bienvenu.


CHAUFFAGE URBAIN :

Laurent : Quand interviendra le remboursement des particuliers pour les trop perçus de la sicudef pour le chauffage ?


URBANISME :

Christophe : Un permis de construire a été affiché le 30 octobre 2017 et porte sur un ensemble immobilier énorme et massif de 7 étages et de très forte densité sur l'actuel site de Toshiba. Pouvez-vous informer la représentation municipale sur ce projet immobilier ?

Olivia : Nous avons appris le retrait par le promoteur du permis de construire auprès du tribunal administratif concernant la construction d'un ensemble immobilier de 45 logements au 27 rue Rouget de Lisle (face à l’escalator en panne). Nous aimerions connaître les raisons ayant motivé ce retrait, ainsi bien évidemment que le nouveau projet municipal relatif à ce terrain lui appartenant.

Marie : Que va devenir l'immeuble la Sopra, rue des Pavillons ? Va-­t-­il être démoli ?

Olivier : Un promoteur immobilier basé à Londres, Pacific Investments, souhaite acquérir les terrains d'Urban foot, en haut de la rue de la République, pour construire du neuf. Un changement du PLU sera demandé. Urban foot semble déjà d'accord. On cherche des recettes fiscales en bétonnant un quartier où les espaces verts et les commerces sont déjà dramatiquement absents. On veut entasser des habitants dans des tours. Pourquoi ?

 

ENVIRONNEMENT :

Benoit : A ce jour, 367 communes ont refusé l'installation du compteur communiquant LINKY, comme l'a déjà fait la très écologiste Allemagne, qui ne l'a autorisé que pour les entreprises et pas pour les particuliers, car jugé non rentable. Il est difficile, bien qu'il en ait parfaitement le droit, pour un usager de s'opposer à cette pose lorsque le compteur est en dehors de l'habitation (cas des compteurs sur palier dans les immeubles collectifs, nombreux à Puteaux) alors que Linky suscite de nombreuses interrogations qui devraient conduire à en suspendre la pose, en vertu du principe de précaution :

- risques sanitaires (rayonnements électromagnétiques du courant porteur en ligne utilisé par le compteur pour transmettre les données, alors que ces risques disparaîtraient si la fibre optique était choisie ; risques classés potentiellement cancérigènes par l'Organisation Mondiale de la Santé, groupe "2B")

- risque sécuritaire (8 incendies déjà constatés en zones d'expérimentation, pannes d'appareils électriques ruineuses pour les usagers, risque de piratage qui ne sera jamais nul, d'atteinte à la vie privée ,d'exploitation des données, voire d'attaque de grande envergure car il est possible par ERDF mais aussi par un « hacker » de couper le courant à distance avec le Linky) 
- risque économique (facturation sur puissance apparente et non sur puissance active ; fin de la marge de tolérance de 10% sur la catégorie de puissance de l'abonnement)

- risque pour l'emploi (suppression des relevés sur place)


- risque environnemental (mise au rebut de 35 millions de compteurs pourtant en parfait état de marche!!)

Les compteurs électriques appartiennent aux collectivités locales et sont exploités par Erdf-Enedis. L’article L322-4 du Code de l’énergie stipule que les collectivités sont propriétaires des réseaux d’ouvrages électriques. Les compteurs font partie du réseau. La Commune en délègue, par concession, la gestion à Erdf-Enedis.

Aussi, envisagez vous d'interdire la pose de ces compteurs à Puteaux comme l'ont déjà fait les courageux maires de 32 commune d'Ile de France parmi lesquelles : Bagneux, Bonneuil sur Marne, Fontenay sous Bois, Bagnolet, Taverny, Bondy, Orgeval...) ?


Plus d'un mois de panne pour l'escalier mécanique du boulevard Wallace à Puteaux

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L'escalator qui permet de rejoindre la gare de Puteaux depuis le boulevard Richard Wallace est en panne depuis fin octobre. Cette panne fait "suite à une pièce importante défectueuse, pièce qui est aujourd’hui en rupture de stock chez le constructeur. La réparation devrait avoir lieu fin décembre 2017", m'écrit la mairie.

Quand une collectivité (ou une entreprise) passe un contrat de maintenance avec un prestataire - par exemple un réparateur d'escalier mécanique - celui-ci s'engage par contrat à assurer le fonctionnement du matériel, en respectant des délais de remise en route en cas de panne. S'il ne respecte pas ses engagements, le prestataire risque des pénalités et même une rupture du contrat.

Normalement, cela se passe partout comme ça. Mais à Puteaux, et de manière récurrente, la municipalité semble incapable de faire respecter ses obligations à son prestataire. Les escalators restent en panne des semaines, voire des mois.

Pourquoi cette situation ? La corruption, sous toutes ses formes, peut notamment produire ce genre de conséquence. Que peut-on en effet exiger d'un prestataire qui n'a pas été choisi pour ses compétences... mais pour d'autres raisons.

En attendant, et "afin de pallier à cette panne" (dixit le courrier du maire), la municipalité met une voiture avec chauffeur à disposition des personnes âgées les dimanches entre 8h30 et 13h15 (jour de marché).

On garde donc un réparateur qui ne répare rien... et on paye en plus un chauffeur... pour un escalator en panne depuis plus d'1 mois et qui le restera encore plusieurs semaines.

(photo : Twitter)


La ville de Puteaux dépense 5 millions d'euros pour construire une serre qui servira de... restaurant

12459747883_035ce29c02Lors du conseil municipal du mardi 29 avril 2014, le maire UMP de Puteaux a promis l'ouverture cette année de la "Grande Serre" de la rue Eichenberger. Cet équipement, dont le projet a été lancé il y a 8 ans (!), a déjà coûté 4 millions d'euros à la commune. Mais ce n'est pas terminé !

En janvier 2006, la municipalité lance une consultation pour la réalisation d'un parking souterrain rue Eichenberger sur lequel doit être aménagé un square et... une serre.

En 2008, Joëlle Ceccaldi-Raynaud reprend l'idée dans son programme municipal : la candidate UMP promet la réalisation d'une "serre botanique", comme elle l'écrit dans son programme municipal :

Projetump2008

Le maire souhaite y ouvrir une exposition permanente d'orchidées. Mais lorsque le chantier du parking souterrain est lancé en 2011, le projet de serre devient soudainement un espace de restauration. Le parking ouvre en 2012. Les travaux de la serre et du jardin commencent en 2013. Le restaurant doit ouvrir en septembre 2013, annonce alors une banderole :

Palissade+de+chantier+-restaurant+-+palissade+décorative+-+puteaux+-+bâche

Mais depuis septembre 2013, cet équipement est inutilisé et le jardin reste fermé au public. Jusque là, la ville a dépensé 4 millions d'euros pour l'aménagement de la serre et de son jardin.

Mais la facture s'allonge encore : la ville a depuis acheté pour 392.300 euros de climatisation. Ouvrir un restaurant dans une serre nécessite en effet un sacré système de chauffage l'hiver et de refroidissement l'été ! Voilà une idée qui va à l'encontre du développement durable !

Au cours du conseil municipal du 29 avril 2014, le maire a annoncé 552.000 euros de nouvelles dépenses (460.000 euros Hors Taxes) avant l'ouverture du restaurant :

Budget2014

 

216.000 euros ont en plus été budgétés pour la réalisation d'une fontaine, chantier confié à Eiffage.

Au total, cette serre devenue restaurant va donc coûter à la commune 5 millions d'euros en investissement, sans compter les coûts d'entretien du bâtiment, de la fontaine et du jardin.

Voilà un nouvel exemple de la mauvaise gestion municipale. On lance un projet, sur un simple "coût" de tête. On le change en cours de route, sans se soucier des coûts et des retards. 5 millions d'euros d'argent public, c'est le prix d'une crèche ou de la réhabilitation d'un ensemble HLM.

(photo : Flickr)