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Les affaires reprennent aux HLM de Puteaux : un collaborateur de Joëlle Ceccaldi devient directeur général de l'OPH

CressotLe conseil d'administration de l'Office HM de Puteaux s'est réuni mercredi pour désigner le nouveau directeur général de l'organisme après le départ il y a 3 mois de Sylvie Ramond. Il s'agit de Didier Cressot, un proche collaborateur de Joëlle Ceccaldi à la mairie. Cette nomination ne risque pas de remettre en cause le système opaque du logement social dans notre ville. 

En octobre dernier, l'ex-directrice Sylvie Ramond a été démissionnée tellement vite que Joëlle Ceccaldi ne lui pas laissé le temps dire au revoir aux employés de l'Office. Elle a servi de fusible après la publication d'une enquête du ministère du logement révélant la gestion catastrophique du bailleur social : non application des surloyers, irrégularités dans l'attribution des logements et dans la construction d'un parking souterrain. L'office de Puteaux a dû payer une amende record d'un million d'euros pour "fautes graves de gestion" !

POUR LA MAIRE DE PUTEAUX, PAUVRE = "RACAILLE"

Depuis la publication du rapport de l'Ancols, l'OPH de Puteaux est placé sous surveillance. La dernière commission d'attribution, où siège un administrateur de la préfecture des Hauts-de-Seine, a été marquée par un accrochage : "vous voulez nous imposer toute la racaille", a lancé la maire au représentant de l'Etat. Il s'agissait en fait de reloger une famille bénéficiant d'un dossier DALO. Pour Joëlle Ceccaldi, être vraiment prioritaire pour un logement HLM, c'est appartenir à la "racaille".

UN COURTISAN AUX ORDRES DU MAIRE

Pour remplacer Sylvie Ramond à la direction de l'OPH, des annonces d'emploi ont été diffusées. Des candidats ont bien été reçus, mais la maire tenait surtout à s'assurer que le nouveau directeur suive strictement ses consignes, alors que dans le cadre du Grand Paris, les OPH ne seront plus soumis aux communes mais aux Territoires. Joëlle Ceccaldi-Raynaud a donc choisi Didier Cressot, directeur adjoint Ressources de la ville. Il lui dit "oui à tout", selon un ancien cadre de la ville.

Didier Cressot est arrivé à Puteaux  il y a 3 ans, après avoir notamment travaillé pour le maire Les Républicains d'Asnières Manuel Aeschlimann, autre figure du sarkozysme des Hauts-de-Seine. Fin politique, il s'est vite entendu avec Vincent et Emilie Franchi, le fils et la fille du maire très présents dans le système. La méfiance a en revanche été de mise avec la directrice générale des services, Amel Kherchouch, dont il pouvait espérer le poste.

DES EMPLOYÉES DE MAIRIE SE SONT PLAINTES

Des problèmes relationnels avec des employées de mairie m'ont été signalés au cours de ces 3 ans. Elles se sont plaintes et seront soulagées de ce départ. Mais les choses se passeront-elles mieux à l'OPH ?

En quittant ses fonctions à la mairie de Puteaux, Didier Cressot ne devra pas oublier de rendre son appartement de fonction où il a fait faire d'importants travaux. A l'époque, j'avais pu retrouver pour près de 100.000 euros de factures payées par la ville. Le total serait en fait bien plus élevé, selon une source interne.

En principe, selon la loi, "Le fonctionnaire consacre l'intégralité de son activité professionnelle aux tâches qui lui sont confiées. Il ne peut exercer une activité privée lucrative de quelque nature que ce soit". Pourtant Didier Cressot est actuellement recensé sous l'activité de "conseiller en affaires" sur le site societe.com. Qu'en est-il ?

AUCUNE EXPÉRIENCE DANS LA GESTION DU LOGEMENT SOCIAL

Didier Cressot n'a en revanche aucune expérience dans le domaine du logement social. Il n'a travaillé que dans des services administratifs de mairie.

A l'évidence, ce choix de Joëlle Ceccaldi est donc dicté par son soucis de rester seul maître à bord et pas par l'intérêt des 5.000 locataires de l'OPH de Puteaux.

Le recrutement d'un professionnel expérimenté aurait été nécessaire pour diriger l'un des plus importants OPH du 92, surtout après le rapport de l'ANCOLS qui "méritait une remise en question", selon l'ex-directrice Sylvie Ramond.


L'office HLM de Puteaux condamné : l'opposition réclame le départ de sa présidente

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Après la condamnation de l'office HLM de Puteaux a plus d'un million d'euros d'amende pour "irrégularités" et "fautes graves", l'opposition municipale réclame la démission de Joëlle Ceccaldi de la présidence de l'OPH communal.

Dans une tribune qui sera publiée dans le journal "Puteaux infos" de septembre, le groupe Le Rassemblement estime que "preuve est faite qu’il n’est pas bon que le maire préside aussi les HLM de la commune", et réclame d'urgence la démission de Joëlle Ceccaldi de l'OPH, ainsi que la désignation d'un membre de l'opposition au sein du conseil d'administration du bailleur social, "pour plus de contrôle".

L'opposition estime que l'OPH a été condamné par l'Ancols (Agence nationale de contrôle des logements sociaux) pour avoir "lésé les Putéoliens qui demandent un logement social, en refusant d’appliquer des critères équitables" et "pénalisé les locataires HLM, en leur faisant payer des charges indues, remboursées en retard, et en menant des opérations immobilières contestables".

La plus grave de ces opérations, rappelle l'opposition municipale, concerne le parking souterrain Lorilleux. Financé par l’OPH pour 9,5 millions d’euros, il devait être revendu à la mairie pour 2,3 millions d’euros, soit une perte de 7,2 millions d’euros pour les HLM.

LIRE LA TRIBUNE DE L'OPPOSITION


La Fédération nationale des Offices publics HLM dénonce la gouvernance de l'OPH de Puteaux

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La Fédération Nationale des Offices Public de l'Habitat se désolidarise de l'OPH de Puteaux qui vient d'être condamné à 1 million d'euros d'amende pour irrégularités et fautes graves de gestion. 

Dans un communiqué, la Fédération estime que l’OPH de Puteaux "n’est nullement représentatif de la qualité de la mission exercée par les 264 offices publics de l’habitat". La Fédération retient notamment un chiffre : "Tandis que le taux des bénéficiaires de l’APL est de 16% à l’OPH de Puteaux, le taux médian sur l’ensemble des offices est de 56,8%". "L’OPH de Puteaux ne remplit pas sa mission et sa gouvernance locale, compte tenu du poids qu’elle a dans son pilotage, porte une lourde responsabilité", estime l'organisation professionnelle nationale regroupant l'ensemble des offices publics de l'habitat.

D'autres OPH, cités dans le journal Le Monde, ont été condamnés à des amendes suite à des irrégularités, mais jamais pour un montant aussi élevé.

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L'office HLM de Puteaux condamné à 1 million d'euros d'amende

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Le ministère du logement confirme officiellement une sanction financière de 1.081.822 € contre l'office HLM de Puteaux pour des irrégularités et fautes graves de gestion, notamment dans  l'attribution abusive de logements et dans la construction d’un parking public. C'est la première fois que l'ANCOLS, l'agence nationale de contrôle des logements sociaux, inflige une amende aussi importante.

Interrogée par la radio France Bleu Ile-de-France, la ministre du logement Emmanuelle Cosse espère faire passer un message avec cette sanction : « Quand il y a des fautes de gestion graves, cela relève du droit pénal. Il faut dire à l’ensemble des offices HLM qu’ils doivent avoir une gestion irréprochable ». 

La "sévérité des sanctions est à la hauteur de la gravité des infractions", ajoute-t-elle sur son compte twitter et dans une interview sur iTélé (à partir de 3'30") :

En vacances, la maire Les Républicains Joëlle Ceccaldi-Raynaud a laissé son directeur de cabinet, Aurélien Mallet, réagir à sa place : selon lui, cette condamnation est ''un coup médiatique pour faire un exemple contre une ville de droite". Voici une explication bien simpliste qui ne répond pas aux faits graves relevés par l'Ancols : plusieurs millions d'euros ont été détournés de leur objet pour la construction d'un parking qui est aujourd'hui en grande partie vide !

Mallet

Le maire de Puteaux est surpris de la sévérité de cette sanction, car ces faits ne sont d'habitude jamais sanctionnés. Il était temps qu'ils le soient !
I
l est nécessaire que l'OPH, en tant que personnel morale, ne soit pas le seul sanctionné. Il faut aussi que des poursuites soient engagées contre ses principaux responsables : le président de l'office et son directeur.
Le préjudice pour les habitants des HLM de Puteaux et tous les Putéoliens est énorme. Ce scandale devrait leur permettre de comprendre que le clientélisme leur coûte en réalité bien plus cher qu'il ne leur rapporte.
Christophe Grébert

LIRE LE COMMUNIQUÉ DU MINISTÈRE DU LOGEMENT

(photo : chantier parking, résidence HLM Lorilleux)


HLM de Puteaux : la maire Ceccaldi se félicite du rapport de l'Ancols, avant de le dénoncer

Suite à la publication du rapport de l'Ancols sur l'office HLM de Puteaux, la maire LR de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, a réagit 2 fois. Une première fois dans le journal municipal "Puteaux infos" distribué à l'ensemble des habitants, et une seconde fois dans une lettre adressée au ministre du logement et communiquée aux seuls journalistes. Or, ces 2 réactions sont strictement opposées. Comment est-ce possible ?

Dans "Puteaux infos", le rapport de l'Ancols est "très positif" et "tous les voyants sont au vert", selon la majorité municipale (Document 1).

Dans la lettre adressée par la maire de Puteaux au ministre, ce même rapport devient "critique" à l'égard de l'OPH et ses auteurs sont "incompétents" et ne "comprennent rien" (Document 2).

Soit le rapport est "très positif", soit il est "critique". Il ne peut pas être les 2 en même temps. Quelle est donc la raison de cette double communication aux messages opposés ? Quand Joëlle Ceccaldi-Raynaud nous ment-elle ? 

Il y a, selon moi, une double volonté : mentir d'une part à la population en affirmant que le rapport est positif, et tenter de manipuler d'autre part les journalistes, en cherchant à discréditer les enquêteurs de l'agence nationale du logement social.
Le rapport de l'Ancols est exceptionnellement critique, car les faits sont exceptionnellement graves : des millions d'euros dépensés à perte pour un parking et des logements attribués illégalement... Rarement, un office HLM communal a autant été mis au service du système clientéliste d'un maire ! 
Le maire de Puteaux est surpris de la sévérité de ce rapport administratif, car ces faits ne sont d'habitude jamais sanctionnés. Il est temps qu'ils le soient.
Et il est nécessaire que l'OPH, en tant que personnel morale, ne soit pas le seul jugé et condamné. Il faut aussi que des poursuites soient engagées contre ses principaux responsables : le président de l'office et son directeur.
Christophe Grébert

DOCUMENT 1 : TRIBUNE DE LA MAJORITÉ LR-UDI DANS LE "PUTEAUX INFOS" DE JUILLET-AOÛT 2016

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DOCUMENT 2 : EXTRAIT DE LA LETTRE ADRESSÉE LE 29 JUILLET PAR JOËLLE CECCALDI AU MINISTRE DU LOGEMENT :

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Mainmise de Joëlle Ceccaldi sur les HLM de Puteaux : amendes et poursuites judiciaires en perspective

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Le rapport de l'Ancols révélant une série de "dysfonctionnements et d'irrégularités" dans la gestion de l'office HLM de Puteaux pourrait aboutir à de lourdes sanctions financières et à des poursuites judiciaires contre l'organisme communal présidé par la maire LR Joëlle Ceccaldi-Raynaud.

Selon le journal Libération, l’Ancols préconise une sanction de 1,081 million d’euros pour non-respect des «obligations légales et réglementaires».

"(..) A l’office public de l’habitat de Puteaux, «le conseil d’administration ne joue pas [son] rôle», pointe le rapport. Les directeurs de service et le directeur général sont privés d’initiatives, en raison de l’omniprésence dans la gestion courante de sa présidente, qui n’est autre que Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Un fonctionnement en contradiction avec la législation qui régit les organismes publics de HLM, souligne l’Ancols. Normalement, la présidente n’a pas à intervenir :«C'est le directeur général qui passe tous les actes et contrats au nom de l’office et le représente dans tous les actes de la vie civile», rappelle le rapport (..)".

UNE POSSIBLE ENQUETE JUDICIAIRE AUTOUR DE LA CONSTRUCTION DU PARKING SOUTERRAIN DE LA RÉSIDENCE LORILLEUX

La plus grosse partie de l'amende concerne la construction du parking souterrain de la résidence HLM Lorilleux : ce parking à une « vocation pour partie commerciale, ce qui ne rentre pas dans l'objet social d'un OPH », note l'Ancols, qui dénonce aussi « l'absence d'études financières préalables », un « équilibre d'exploitation non démontré » et une « mauvaise estimation du coût de construction, le coût définitif de la construction », qui s'élève à 8,3 millions d'euros hors subvention municipale, « ayant dépassé de 50% le coût initial estimé ».

Le ministère du Logement devrait, « dans les prochains jours, suivre les préconisations de l'Ancols », a précisé un porte-parole du ministère à l'AFP. Et il va aussi « transmettre les éléments du rapport au parquet car sur l'affaire du parking, les choses semblent très graves », a déclaré la ministre à Libération.

Une enquête judiciaire devrait donc être ouverte sur ce dossier.

Dans le journal municipal de Juillet-Août, la majorité LR/UDI ment tranquillement à la population en osant affirmer que le rapport de l'Ancols est "très positif" pour l'OPH : 

Tribune

- CONSULTER LE RAPPORT 2016 DE L'ANCOLS SUR L'OPH DE PUTEAUX

- ZOOM sur l'affaire du parking Lorilleux : L'office HLM de Puteaux voulait revendre 2,3 millions un parking qui lui avait coûté 9,5 millions (partie 5)

- Les principales révélations du rapport de l'ancols : www.monputeaux.com/ancols