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Le n°2 de la police municipale de Puteaux condamné à 3 mois de prison avec sursis pour harcèlement moral

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Jugé pour harcèlement moral, le chef adjoint de la police municipale de Puteaux a été condamné à 3 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nanterre. Il devra également verser un total de 15.000 euros aux 4 policiers municipaux qui ont porté plainte contre lui.

Ni Bruno K., ni son avocat n'étaient présents cet après-midi à l'audience pour entendre le rendu du jugement. Il a 10 jours pour faire appel.

Lors du procès qui s'est tenu en mars dernier, les 4 plaignants avaient raconté les moqueries, les insultes et les menaces physiques dont ils ont été victimes ou témoins. Après le jugement, ils se disent soulagés : "La procédure a duré 7 ans. Ca a été très dur", raconte l'un d'eux. 

La maire Les Républicains de Puteaux soutient Bruno K.

Malgré cette affaire, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a refusé de renvoyer le chef adjoint de la police municipale. Celui-ci a été muté à l'office HLM où il est responsable de la sécurité. Un poste spécialement créé pour lui et rémunéré 3.400 euros/mois ! "J'ai pris ma décision", a déclaré la maire lors du dernier conseil municipal. On peut s'interroger sur les raisons de ce soutien.

La gestion de la police municipale de Puteaux reste problématique

Cette condamnation illustre bien les problèmes de la police municipale de Puteaux. Son chef Tony S., visé au départ par la plainte, a bénéficié d'un non lieu. Celui-ci travaille en famille : il a fait embaucher sa femme, qui est secrétaire du service, et son propre frère, qui est son adjoint. Depuis janvier, une quinzaine de policiers municipaux sont partis. Ils n'ont pas pu être remplacés : la réputation de la PM de Puteaux est si mauvaise que personne ne répond aux offres d'emploi lancées par la ville. La police municipale travaille donc depuis des mois en sous-effectif, ce qui empêche un fonctionnement normal du service.

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