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août 2015

Rentrée scolaire à Puteaux : la mairie distribue encore des cartables roses et bleus

IMG_0197Samedi dernier à Puteaux, les parents étaient priés de venir récupérer en mairie des cartables remplis de fournitures scolaires pour leurs enfants. 

Comme chaque année, le cartable était rose pour les filles et bleu pour les garçons. Mais il n'y a pas lieu de polémiquer, nous dit-on. Même l'association de parents d'élèves FCPE, citée par le Parisien, ne voit rien à redire à cette séparation des sexes basée sur la couleur !

Effectivement, le problème n'est pas tant la couleur des cartables que le gâchis d'argent public que représente cette distribution clientéliste.

Dans la plupart des autres communes, les maires préfèrent subventionner les caisses des écoles. La ville ou les écoles achètent des fournitures qui sont distribuées aux élèves par les enseignants selon les besoins et tout au long de l'année scolaire. 

Des citoyens transformés en clients béats

A Puteaux, le maire veut faire savoir aux parents (qui sont ses électeurs) que c'est bien elle et pas les écoles qui donne ces fournitures. D'où cette fête gigantesque organisée en mairie.

Chaque année, les enfants de Puteaux reçoivent donc un cartable et des fournitures qui finissent souvent dans des tiroirs, parfois à la poubelle ou sur le boncoin, mais qui au final sont rarement utilisés à l'école.

Les enfants accumulent ainsi les compas et autres calculettes redonnés chaque année dans le fameux cartable ou conservent à la maison des peintures... que les écoles fournissent déjà. Autant d'argent public qui aurait pu être utilisé autrement et surtout utilement.

Mais les enfants, achetés dès le plus jeune âge, sont contents de ces cadeaux et leurs parents, soumis ou complices, aussi, alors... Alors, il ne faut pas polémiquer. Il faut laisser faire et ne pas se poser de questions sur ce système défaillant. Le clientélisme fonctionne et fonctionnera encore tant il y aura des clients béats de gratitude et assez naïfs pour penser que ces cadeaux sont justifiés et qu'ils récupèrent ainsi une partie de leurs impôts ! Délirant !

PENDANT QUE NOUS GASPILLONS DES CENTAINES DE MILLIERS D'EUROS À PUTEAUX, dans d'autres villes, LES RESTOS DU COEUR COLLECTE DES FOURNITURES SCOLAIRES pour ceux qui en ont vraiment besoin. Mais pas de polémique surtout. Dormez en paix braves gens, le maire d'occupe de vous... 


Tribune de rentrée du groupe Le Rassemblement : "Puteaux 2015 : la fin de l’âge d’or"

Bandeau_RassemblementVoici la tribune du groupe d'opposition Le Rassemblement publiée dans le magazine "Puteaux infos" de septembre 2015 :

Puteaux 2015 : la fin de l’âge d’or  

En 2005, lorsque Joëlle Ceccaldi-Raynaud accède au pouvoir, la ville de Puteaux dispose de plus de 250 millions d’euros d’épargne. Grâce à elle, pendant dix ans, la maire va maintenir l’illusion d’une gestion saine de la ville ; ce mensonge lui assurera d’être réélue.

Cette année, ce qui devait arriver arriva : la totalité des 250 millions d’euros a été dépensée.

Mme Ceccaldi-Raynaud n’a pas été en mesure d’anticiper ce tournant budgétaire, son adjoint à la finance, Vincent Franchi (son fils), étant lui-même tout à fait dépassé par les événements. Voici donc Mme la Maire et son fils obligés de limiter des dépenses pourtant indispensables afin de préserver leur système de distribution clientéliste. Dans un premier temps, il a été décidé d’augmenter tous les tarifs.

Les exemples sont légions :      
-  Puteaux Plage : prix de l’entrée multiplié par deux, animations devenues payantes,      
- Les activités sportives et culturelles : prix multipliés par 2 ou 3 selon les activités pour les non-résidents, hausses de 30 à 50% sur les dernières années pour les Putéoliens,      
- L’île de Puteaux : accès devenu payant les dimanches d’été,      
- La fête des associations : entrée à 5€ (!), ce qui a entraîné une chute de sa fréquentation,      
- Sans parler des tarifs des activités périscolaires, jusqu’à 58 euros par mois et par enfant, alors que les villes voisines les proposent gratuitement.  

Chaque famille paiera donc cette année plusieurs centaines d’euros supplémentaires. Et ce, alors que Puteaux reste la ville la plus riche de France grâce à la manne de la Défense.  

Tant que le népotisme aura le dessus sur la compétence, et que Vincent Franchi, le maire-adjoint aux Finances, n’aura pas été remplacé par une personne capable, il n’y a malheureusement aucune chance pour que la situation évolue positivement.  

Francis Poézévara, Christophe Grébert, Bouchra Sirsalane, Olivier Kalousdian, Evelyne Hardy

www.rassemblement-puteaux.fr Suivez nos activités et participez au débat en envoyant un courriel à contact@rassemblement-puteaux.fr


Le clan Ceccaldi-Raynaud de Puteaux décrypté par L'Opinion

Lopinion

Le journal L'Opinion publie cet été une série d'articles sur "la politique de père en fille". Charles et Joëlle Ceccaldi-Raynaud, ancien et actuel maire de Puteaux, ont droit à leur portrait familial. Il y est beaucoup question de clientélisme. Extrait :

"Qu’importent les quolibets sur ses maigres diplômes ou les rumeurs sur son échec au baccalauréat. A Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a fait la seule école qui vaille : celle de son père, Charles Ceccaldi-Raynaud, maire SFIO, RPR puis UMP de la ville de 1969 à 2004. Figure des « Corses des Hauts-de-Seine », l’ancien avocat avait d’abord préparé son fils Louis à prendre sa suite. Mais la mort de ce dernier, survenue accidentellement au début des années 1990, propulsera sa cadette en position de dauphine. Elue au Conseil municipal et adjointe dès 1995, elle assimilera vite les ficelles qui ont permis de conserver la ville, parmi les plus riches de France, entre les mains de sa famille pendant près d’un demi-siècle (..)".

LA SUITE A LIRE SUR LE SITE L'OPINION (par abonnement)


Selon la maire (LR) de Puteaux, les médias qui la critiquent sont malades et pervers

PI_2015-07-2Les accusations de clientélisme lancées par plusieurs médias nationaux contre la maire Les Républicains de Puteaux ont particulièrement énervé cette dernière. Dans le dernier journal municipal, Joëlle Ceccaldi-Raynaud s'en prend notamment au Monde, à Libération et à France Inter.

Posant en majesté en couverture du "Puteaux infos" de juillet-août, la maire de Puteaux lance dans ce numéro une charge d'une rare violence contre les médias et la liberté de la Presse : "Les articles mêlant la calomnie, la caricature et les accusations sans preuve ont sali l’image de notre ville", affirme-t-elle, suite à la publication de plusieurs enquêtes dans Le Monde et Libération, et la diffusion d'une chronique humoristique sur l'achat de voix diffusée sur France Inter.

Elle dénonce les journalistes qui ont évoqué dans leurs articles son système "clientéliste" pourtant revendiqué haut et fort dans chacun de ses discours.

"Un grand quotidien national s’est étonné de notre gestion de la commune, mentionnant «une façon d‘administrer bien particulière ». Nous devons donner raison à l’auteur de cette formule", écrit-elle. "On nous reproche de veiller sur les anciens et nos «multiples attentions pour les personnes âgées» (..) Notre engagement en faveur des anciens est notre honneur".

"Dans cette France de la pensée unique, qui refuse la différence et méprise la réussite, il ne fait pas bon sortir du lot (sic). Mais il fait bon vivre à Puteaux. Sans doute la vie y est-elle plus douce et plus solidaire que de l’autre côté de la Seine ?", ajoute la maire Les Républicains toujours prête pour sa part à critiquer la commune UDI "de l'autre côté de la Seine", à savoir... Neuilly-sur-Seine !

Le "mépris" des journalistes à son égard serait, selon Joëlle Ceccaldi-Raynaud, "révélateur d’une certaine pathologie" (re-sic) qui correspondrait, d'après elle, à "une perversion de la pensée" ! 

Oui, énervée, sa majesté de Puteaux est. Un état pathologique qu'il serait tout autant intéressant d'analyser... 

Attaquer les journalistes qui font leur travail, c'est attaquer l'un des fondements de la démocratie : la liberté de la presse. Le maire de Puteaux rêve d'un monde sans journaliste et sans opposant. Ce serait pour elle le paradis (pas seulement fiscal) !
Christophe Grébert


Eugène-Eugène : un nouveau resto à Puteaux... pour 5 millions d'euros d'argent public

11825552_1437870063210074_327840362059720106_n9 ans (sic) après le lancement du projet et 5 millions d'euros dépensés par la ville de Puteaux, le restaurant "Eugène-Eugène", rue Eichenberger, a - enfin - ouvert ses portes. Un superbe décor pour un restaurant de luxe aux prix inabordables pour la majorité des Putéoliens. Ces derniers ont pourtant financé cet équipement !

Retour sur une histoire peu banale : 

En janvier 2006, la municipalité lance une consultation pour la réalisation d'un parking souterrain rue Eichenberger sur lequel doit être aménagé un square et une serre.

En 2008, Joëlle Ceccaldi-Raynaud reprend l'idée dans son programme municipal. La candidate UMP promet la réalisation d'une "serre botanique" :

Projetump2008

Le maire déclare vouloir y créer une exposition permanente d'orchidées. Mais lorsque le chantier du parking souterrain est lancé en 2011, le projet de serre est transformé en "espace de restauration".

Le parking ouvre en 2012. Les travaux de la serre et du jardin commencent dans la foulée. Le restaurant "La Serre" doit ouvrir en septembre 2013, annonce alors une banderole :

Palissade+de+chantier+-restaurant+-+palissade+décorative+-+puteaux+-+bâche

Durant 2 ans, et sans aucune explication de la municipalité, cet équipement reste inoccupé. Le jardin "public" demeure fermé. Jusque là, la ville avait déjà dépensé 4 millions d'euros dans cet aménagement.

Mais la facture s'est encore allongée depuis :

- La ville a acheté pour 392.300 euros de climatisation. Ouvrir un restaurant dans ce qui a été conçu au départ comme une serre nécessite en effet un sacré système de chauffage l'hiver et de refroidissement l'été. Un non-sens environnemental ! C'est la commune qui finance la clim qui sera utilisée par le restaurateur... Ce sera un gouffre en électricité. Qui payera la facture EDF ?

- Au cours du conseil municipal du 29 avril 2014, le maire annonce encore 552.000 euros de dépenses (460.000 euros Hors Taxes), affirmant qu'il s'agit du "solde" de l'opération pour l'ouverture de la "grande serre" et de son restaurant (il a changé de nom) "Chez Eugène" :

Budget2014

 

- Ce n'est pourtant pas terminé : 216.000 euros sont encore budgétés en 2015 pour la réalisation d'une fontaine. Un chantier qui a été confié à la société Eiffage.

Au total, cette serre et ce jardin ont donc coûté à la commune plus de 5 millions d'euros.

C'est sans compter les coûts annuels d'entretien du bâtiment, de la fontaine et du jardin, le propriétaire du restaurant ne payant que le loyer du local de restauration et du jardin qui restent la propriété de la commune.

 

Eugene

Extrait "Puteaux infos" janvier 2015

 

UN JARDIN PUBLIC ... PRIVATISÉ

Voilà un nouvel exemple de la mauvaise gestion municipale : on lance un projet sur un simple coup de tête, on le modifie en cours de route sans se soucier des coûts et des retards, et on en confie l'exploitation à une entreprise sans se préoccuper du retour sur investissement et de l'utilité publique. Tout cela avec notre argent... Pour vous faire une idée, 5 millions d'euros, c'est le prix de construction de 2 crèches ou de 30 logements sociaux

Pour 5 millions d'euros, des collectivités ont créé des services qui profitent à tous et de vrais emplois qualifiants. Qu'en est-il ici ? Est-il logique qu'une collectivité finance l'ouverture d'un restaurant de luxe qui ne sera fréquenté que par une infime minorité de la population ? Certes, des emplois locaux sont créés, mais à quel coût et selon quelles conditions ? Et de toute façon, des restaurants ouvrent à Puteaux sans avoir besoin de subventions. Ils créent tout autant d'emplois locaux. Il n'y avait donc pas de nécessité de solliciter l'argent des contribuables putéoliens pour un tel équipement. Le seul gagnant ici, c'est le restaurateur qui dispose d'un investissement de 5 millions d'euros pour le prix d'un loyer.

Je ne suis pas opposé au principe d'un financement public d'un équipement commercial, mais il est indispensable qu'en contrepartie le projet serve l'intérêt général : des prix abordables pour le cas d'un restaurant, en faire un vrai lieu de convivialité et de rencontre ouvert à tous et pas un club de riches, créer des emplois d'insertion et qualifiants, monter un projet innovant et respectueux de l'environnement... Nous en sommes ici très loin. C'est même l'inverse qui a été produit. Enfin, et j'insiste, la règle devrait être qu'un espace vert financé par de l'argent public reste public.
Christophe Grébert

(photo : Flickr)