Previous month:
juin 2015
Next month:
août 2015

juillet 2015

La mairie de Puteaux s'entoure de grilles... qui disparaissent ensuite...

Le portail devant la mairie de Puteaux était bien l'annonce d'une fermeture de l'ensemble du parvis : lundi, des ouvriers ont commencé à installer des grilles... Mais mercredi, surprise : les grilles ont disparu. Allez comprendre quelque chose... Tout cela a coûté combien de dizaines de milliers d'euros aux contribuables ?

Les travaux lundi (sur Twitter) : 

CK-8Lv-WUAA9dy4

Mercredi, les grilles ont été retirées (sur Twitter) :

CLEA5tQWsAAlXPv
 


Le CCAS de Puteaux convoqué en plein pont du 14 juillet

IMG_9710Organiser une séance du Conseil d'administration du Centre Communal d'Action sociale lundi 13 juillet à 11h... c'est s'assurer une présence maximale des élus !

Nouvel administrateur du CCAS de Puteaux, je ne pourrai malheureusement pas assister à cette séance d'installation : je serai en vacances. Il faut dire que la date du 13 juillet, coincée au milieu du pont de la fête nationale, n'est pas non plus idéale pour organiser une réunion aussi importante, du moins si le maire de Puteaux, qui préside le CCAS, désirait que le plus grand nombre d'administrateurs y assiste.

Je remarque par ailleurs que le courrier de convocation est daté du 3 juillet, mais que je ne l'ai reçu que le 9, soit 4 jours seulement avant la tenue de la réunion (VOIR LA PHOTO, cliquer dessus pour l'agrandir).

J'ai écrit au maire pour lui dire que je souhaite qu'à l'avenir les dates des conseils d'administration du CCAS soient communiquées aux administrateurs au moins 1 mois à l'avance afin qu'ils puissent s'organiser pour y venir. Mais vous vous doutez bien que cette demande sera traitée avec mépris.

LE MAIRE DE PUTEAUX, UNE SUPER ASSISTANTE SOCIALE... POUR SES AMIS ?

Au cours de cette 1ère séance, Joëlle Ceccaldi-Raynaud demandera aux administrateurs (présents) de lui accorder une délégation afin de tout décider sans eux. Notamment, le maire veut s'accorder la possibilité d'attribuer des aides financières sans aucun contrôle jusqu'à 1.600 euros par personne. Un formidable outil clientéliste dont elle, comme son père avant elle, ne se prive pas : entre le 1er et le 30 avril (je n'ai malheureusement pas les chiffres de janvier, février et mars qui doivent être astronomiques), le maire a ainsi distribué 4.380 euros en liquide via la caisse du CCAS sans que les administrateurs sachent à qui cet argent a été donné et dans quel but. Environ 100.000 euros sont ainsi distribués chaque année dans une grande opacité.

L'aide sociale d'urgence est une nécessité. Encore faut-il s'assurer que l'argent public, réservé pour cela, aille effectivement à ceux qui en ont vraiment besoin. A Puteaux, nous ne pouvons pas garantir que c'est bien le cas. Rien ne nous permet en effet de le contrôler et donc de pouvoir le démontrer. 


Le Programme local de l'habitat de Puteaux et Courbevoie : les mairies pensent aux promoteurs immobiliers plutôt qu'à la population locale

PlhLes communes de Puteaux et Courbevoie, réunies dans l'intercommunalité Seine Défense, ont conçu un "Programme local de l'habitat". Après avoir été présenté en conseil communautaire le 22 juin, il fera l'objet d'une consultation pour avis lors du conseil municipal de Puteaux de jeudi.

QU'EST CE QUE LE PLH ?

Le PLH est le principal dispositif en matière de politique du logement au niveau local. Il est le document essentiel d'observation et de programmation des investissements et des actions en matière de politique du logement à l'échelle d'un territoire.

Il comprend 3 grandes parties :
- le diagnostic,
- l’énoncé des principes et des objectifs,
- le programme d’actions.

(voir sur wikipédia

CONSULTER LE PLH DE PUTEAUX-COURBEVOIE (PDF) :

Téléchargement CASD - PLH - Diagnostic Courbevoie-Puteaux - Tome 1 - 2015

Téléchargement CASD - PLH - Diagnostic Courbevoie-Puteaux - Tome 2 - 2015

Téléchargement CASD - PLH - orientations stratégiques & programme d'actions

PLH

Dans ce document, les communes de Puteaux et Courbevoie se donnent pour objectif de réaliser 3.600 logements sur la période 2016/2021 : 2.400 dont 420 logements sociaux (17,5%) à Puteaux et 1.200 dont 684 logements sociaux (57%) à Courbevoie. Si ce plan est réalisé, le territoire de Puteaux-Courbevoie comptera 15.000 habitants de plus en 2021.

En ne construisant que 17,5% de logements sociaux sur cette période, Puteaux va voir son taux de logements sociaux baisser, alors même que le diagnostic du PLH est sur ce point alarmant : avec des loyers moyens allant de 645 € (28,4€/m2) pour un T1 à 810 € (21,9€/m2) pour un T2, le parc privé est inaccessible pour une grande part de la population, en particulier pour les jeunes étudiants, salariés et apprentis.

Le PLH ne répond pas non plus au vieillissement de la population. Le nombre de personnes âgées de plus de 75 ans a augmenté de 17,2% entre 1999 et 2008 sur notre territoire. La part des ménages très modestes (éligibles au logement très social) s’élève à 22,1% des ménages de l’agglomération. 39,8% de ces ménages sont logés dans le parc locatif privé. Cette population, lorsqu'elle atteindra l'âge de la retraite, rencontrera encore plus de difficultés, sinon l'impossibilité de continuer à se loger localement, faute de logements et d'hébergements adaptés. Or, Puteaux ne compte réaliser que 166 places d'hébergement pour personnes âgées sur la période 2016/2021 et uniquement dans des structures privées hors de prix. Le maintien à domicile des seniors n'est évoqué dans le PLH que sous la forme d'expérimentations non chiffrées.

La mesure des enjeux n'est donc pas du tout prise en compte. Les majorités de Puteaux et Courbevoie ne semblent pas trop se soucier de l'intérêt général, mais plutôt de l'intérêt des promoteurs immobiliers, par la construction de logements privés de moyenne surface (T3, T4) et haut de gamme, qui ne répondent pas à la demande locale.

Une analyse du PLH et des propositions seront faites par l'opposition lors des séances du conseil municipal et du conseil communautaire de jeudi. 


Eric Césari, président de l'interco de Puteaux-Courbevoie, porte plainte contre moi pour avoir filmé le conseil communautaire

Cesari-ceccaldiJe sors du commissariat de police, où j'ai été entendu suite à une plainte déposée par Eric Césari, le président de l'intercommunalité de Puteaux-Courbevoie. Celui-ci me reproche d'avoir filmé le conseil communautaire, ce qui est pourtant parfaitement légal !

Le policier m'explique que le procureur de la République de Nanterre a été saisi par le président de l'intercommunalité et que je pourrais être condamné à une amende pour non respect d'un arrêté signé en octobre 2014 par Eric Césari interdisant aux élus de l'assemblée communautaire de filmer les séances du conseil depuis leurs sièges.

Cet arrêté signé par Eric Césari est contraire à la loi

L’article L2121-18 du Code Général des Collectivités Territoriales est en effet très clair : « Les séances des conseils municipaux sont publiques ». Chacun peut donc assister mais aussi librement enregistrer les débats. Cette liberté de filmer vaut pour le public comme pour les élus. Et aucun règlement ou arrêté ne peut venir limiter cette règle de transparence démocratique.

J'imagine que ce sont avant tout mes articles qui déplaisent à Monsieur Césari et que c'est peut-être ce qui me vaut cette procédure judiciaire :

Eric Césari, mis en examen dans l'affaire Bygmalion, me dénonce au procureur de la République

VIDÉO : Comme à Puteaux, Eric Césari ne veut pas de caméra au conseil communautaire

Eric Césari, le président UMP de l'interco de Puteaux-Courbevoie, veut limiter les caméras au conseil communautaire

Mise en examen d'Eric Césari : "Il doit se mettre en retrait de ses mandats politiques"

Eric Césari, le président UMP de l'agglomération de Puteaux-Courbevoie, mis en examen dans l'affaire Bygmalion

Eric Césari, le président UMP de l'Interco de Puteaux-Courbevoie, placé en garde à vue dans l'affaire Bygmalion

Eric Césari, président de l'interco Puteaux-Courbevoie, licencié de l'UMP pour "faute grave"


Le festival d'Art urbain "Rue Stick" à Puteaux déménagé durant le week-end... sur un parking

19261649279_eff31b3231_zPuteaux accueillait ce week-end le festival d'Art urbain "Rue Stick" sur le parvis de l'hôtel-de-ville. Mais en plein festival, le maire a décidé de déménager toutes les animations sur un parking (sic) sur l'île de Puteaux. Résultat : une manifestation coupée en 2, des visiteurs désorientés et des artistes déçus.

Témoignage d'un Putéolien :

Dimanche, je me suis rendu au festival RueStick sur l'esplanade de la mairie. Il n'y avait quasiment aucune animation, ni aucun public. Les artistes présents m'expliquent que samedi, en visitant le festival, le maire a eu l'idée de faire déplacer les stands sur un parking de voitures sur l'île de Puteaux. Dimanche matin, tous les stands, excepté un seul de peinture qui n'était pas déplaçable, ont été déménagés... Les organisateurs n'ont même pas été prévenus !
 
Dimanche soir, la maire n'est pas venue au cocktail de clôture du festival. Elle a eu trop peur d'être prise à partie par les artistes et les organisateurs. C'est une conseillère qui a prononcé un discours à sa place. Elle a effectivement été interpelée par des artistes : "Je ne suis pas décisionnaire, mais je vais en référer à qui de droit", a-t-elle déclaré. Plusieurs artistes ont refusé de poser sur la photo avec elle. Ils ne voulaient pas participer à l’opération de communication de la ville qu'ils jugeaient avoir trahi le festival.
 
Déménagé sur un parking, quel Symbole ! Difficile d'organiser un festival de street art, forme de culture contestatrice par essence, dans une ville gérée par un despote qui veut tout contrôler et qui nous enferme derrière des grilles ! La culture a besoin de liberté. Puteaux n'offre pas cette liberté. C'est un fait, une fois de plus.
Christophe Grébert

(photo : Flickr)


Une oeuvre graffiti de 3.000 m2 à découvrir ce week-end au siège d'Havas à Puteaux

StairwaytoParis_3Des escaliers de secours de l'immeuble de l’agence Havas, sur les quais à Puteaux, entièrement recouverts de graffitis ! Cette oeuvre murale de 3.000 m2, intitulée "Stairway to Paris", a été réalisée par une quinzaine de street artistes accueillis en résidence chez Havas pendant plus de 3 mois. Vous pouvez la découvrir tout ce week-end dans le cadre du festival "Rue Stick".

Attention, c'est gratuit, mais il faut réserver sa visite. Pour cela RDV au point inscriptions sur l'esplanade de l'Hôtel-de-ville de Puteaux les 4 et 5 juillet.

Téléchargez le programme complet du festival Rue Stick 2015 : Programme-RueStick2015 (pdf).