Notre commune n'est pas le Disneyland souvent décrit dans le magazine municipal "Puteaux infos". L'insécurité y règne aussi. Ainsi, en octobre 2012, un commerçant du bas de Puteaux a été victime de menaces et d'extorsion de fonds de la part de trafiquants de drogue. L'affaire a été à l'époque rapportée par la Presse. Le maire, pourtant chargé de la police de la ville et représentant de notre communauté, n'a pas bougé, laissant le commerçant seul dans sa galère...
Face à des menaces prises très au sérieux par la justice (puisqu'une personne a été condamnée et envoyée en prison), le commerçant a en effet préféré fermer l'affaire pour laquelle il avait pourtant fortement investi. En grande difficulté financière, il sollicite le maire pour un RDV. Dans un courrier, en novembre, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, lui écrit "c'est bien volontier que j'accède à votre requête. Mon secrétariat va prendre contact avec vous". Mais cette promesse en restera là. Aucun RDV n'est fixé. Isolé et découragé, le commerçant envisage donc de revendre son fonds. En décembre, un maire-adjoint, M. Ghanassia, le reçoit et évoque la possibilité d'une préemption par la ville. 1 mois passe... En janvier 2013, le commerçant reçoit un courrier du maire qui porte l'objet suivant : "Acquisition amiable du fonds de commerce". Le maire lui écrit que la ville étudie une préemption. Cela donne un petit espoir au commerçant. 1 autre mois passe encore... En février, le commerçant contacte la mairie pour savoir si la ville est toujours intéressée. Pas de réponse... Enfin, vendredi 1er mars, le jeune chef d'entreprise parvient à être reçu par le maire. Joëlle Ceccaldi lui dit son grand étonnement : il n'a jamais été question de racheter son commerce !
Conclusions :
1/ Un commerçant de Puteaux est victime d'extorsion de fonds et le maire ne bouge pas de son bureau pour aller aussitôt le rencontrer, ou à défaut le recevoir à l'hôtel-de-ville, afin de lui apporter un soutien, au moins moral.
2/ Aucune information sur cette affaire n'est transmise par le maire aux élus et à la population, notamment sur les éventuelles mesures (pose de caméras, présence renforcée de police municipale, etc) qui ont été prises dans le quartier où ce sont déroulés ces actes très graves, afin d'y assurer une sécurité normale.
3/ Pendant 4 mois, on a laissé un commerçant, en grande galère, avec l'espoir que la ville pourrait préempter son commerce, pour finir par l'informer qu'il devra se débrouiller seul.
Voilà un dossier qui - de bout en bout - aurait mérité un autre traitement de la part du maire.
(photo : Flickr)


